Ne dites pas : "Voix off" !

Mais : "Voix hors champ" !

Il s'agit d'un procédé narratif utilisé dans les films ou les séries télévisées, et parfois aussi dans les jeux vidéo, consistant à faire intervenir au cours du déroulement d’un plan, d’une séquence ou d’une scène, la voix d’un personnage qui n’est pas vu dans ce plan, cette séquence ou cette scène.

Ce personnage peut être un de ceux que le spectateur a déjà vu dans le récit ou un narrateur sans visage (éventuellement omniscient et doué d’ubiquité), qui les guide dans des moments décisifs du film. La voix hors champ est toujours partie prenante de l'action, dont elle est un élément moteur, explicatif ou correctif.

Dans les documentaires, la voix du narrateur est appelée "Commentaire".

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Un aréoport" pas plus que "Un aréodrome" !

Ces deux mots n'existent pas !

Les avions atterrissent et décollent de l'"Aéroport". Ou de l'"Aérodrome" !

Je suis régulièrement sidéré de continuer à entendre très régulièrement ces deux barbarismes...

Et pas seulement dans la bouche de personnes peu instruites ou maîtrisant mal notre langue !

Ainsi ai-je été récemment stupéfait d'entendre récemment le barbarisme "Aréoport" en visionnant la série de 3 DVD des Éditions Montparnasse, réalisée en 2010 par Michel Poulain et intitulée "Nos années télé 1950/1980".

Celle-ci retrace, grâce notamment aux archives de l'INA, les 30 premières années de l'histoire de la télévision française, ses émissions cultes, ses rendez-vous incontournables et ses figures légendaires.

Parmi lesquelles, la célèbre série télévisée française en noir et blanc "Les globe-trotters",  réalisée par Claude Boissol et diffusée de 1966 à 1968.

Dans l'introduction du deuxième épisode de la première saison, intitulé "Marseille" et diffusé le 23 octobre 1966, on entend l'acteur français Yves Rénier - dans le rôle du journaliste français "Pierre", a priori censé parler un français correct - annoncer son départ pour "l'Aréoport", en voix hors champ !

Comment un dialoguiste a-t-il pu commettre une pareille faute ? Et comment a-t-on bien pu ensuite laisser passer une telle bêtise à l'antenne ? Je m'interroge... ; mais peut-être suis-je trop pointilleux ?

On ne dit pas : "Tous les feux sont à peu près allumés" !

Le journaliste sportif français Grégory Schneider

Comme l'a fait le journaliste sportif français Grégory Schneider, le 15 septembre 2019, dans l'émission vespérale "L'Équipe du Soir" de la chaine de télévision française "L'Équipe".

Mais : "PRESQUE tous les VOYANTS sont allumés" !

Ce qui signifie, au sens figuré, qu'il convient d'être prudent, méfiant, attentif.

Parce que ce n'est pas la première fois que ses propos m'écorchent les oreilles et parce qu'il est un professionnel du verbe expérimenté, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Ne dites pas : "Ça marche pas" ou "Ça marche plus", et encore moins "Ça marche p'us" !

Mais plutôt : "CELA NE FONCTIONNE pas" et "CELA NE FONCTIONNE pLus" !

Ne dites pas : "Euphémistique" ou "Euphémistiques" !

Mais : "Euphémique" et "Euphémiques" !

"Euphémistique" est un calque de l'anglais "Euphemistic" !

Cet adjectif qualifie ce qui appartientient à l'euphémisme, figure de pensée par laquelle on adoucit ou atténue une idée dont l’expression directe aurait quelque chose de brutal, de déplaisant.

Lorsque l'on dit par exemple : "Une longue et pénible maladie" pour "Un cancer" ou "Remercier quelqu’un" pour "Le licencier".

"Dior addict" : "Be Dior. Be pink".

Affiche Dior Addict "Be Dior. Be pink"

Tel est le slogan que se permet d'infliger le parfumeur français Dior au public français, sur ses affiches de mai 2019 vantant son nouveau "rouge brillance stellaire" (on croit rêver...)... "Dior addict" !

Et bien voyons !

 

 

 

 

 

Ne dites pas : "Réaliser" pour "Comprendre", "Se rendre compte de", "Prendre conscience de" ou "Se représenter concrètement/clairement quelque chose" !

Mais, justement, :  "Se rendre compte de", "Prendre conscience de", "Se représenter concrètement/clairement quelque chose" !

Ou encore : "S’apercevoir", "Comprendre", "Concevoir", "Constater", "Découvrir", "Imaginer" ou "Saisir" !

Cela vous évitera de rester, comme trop souvent malheureusement, sous l’influence de l’anglais "To realize".

Ne dites pas : "Un jingle" !

Mais : "Une chanson publicitaire", "Un refrain publicitaire", "Une ritournelle publicitaire", "Un sonal" ou "Une virgule musicale" !

Il s'agit d'une mélodie courte et accrocheuse servant en général d'annonce musicale, généralement associée à un slogan, accompagnant une publicité, ou à une marque.