Mais : "Un exutoire" !
Dérives
J’ai réuni dans ce chapitre l’ensemble de mes articles relevant de ce qui me hérisse le poil concernant la langue française et le triste usage qui en est fait au quotidien ; que ce soit dans la rue et dans les organes d’information.
Au premier rang de toutes ces dérives que je fustige, figurent bien évidemment les anglicismes, barbarismes, solécismes, pléonasmes et autres fautes d’orthographe.
De ce fait, la lecture des articles de ce chapitre est naturellement tout à fait contre-indiquée pour les apprenants étrangers de notre jolie langue !
Nombre total d’articles prévus dans ce chapitre : 9 432
"La xyloglossie" et "La xylolalie".
J'aime beaucoup ces deux néologismes humoristiques, en forme de mots savants composés.
Fondés sur le grec ancien, ils désignent : la langue de bois !
Pourquoi dire : "Un tennis elbow" ?
Et pas : "Une épicondylite" ou "Une tendinite du coude" !
Il s'agit d'une affection douloureuse résultant d'une inflammation des tendons reliant la main au coude et servant à la flexion du poignet, appelés "tendons épicondyliens".
L’épicondyle est en effet le petit relief osseux de l’humérus (os du bras) situé au niveau de la partie externe de l’articulation du coude. Elle permet l’insertion de certains muscles qui servent à étendre les doigts, tendre le poignet et faire tourner l’avant-bras de façon à ce que la paume de la main soit visible.
Une épicondylite est en réalité une tendinite du bras qui se caractérise par des douleurs du coude. Elle est provoquée par l’atteinte des muscles et plus particulièrement des tendons permettant de les fixer sur l’épicondyle. Les tendons sont constitués de fibres solides non étirables, lesquelles, si elles subissent des contraintes trop importantes ou des chocs soudains, peuvent se déchirer. Les épicondylites sont actuellement expliquées par des micro-déchirures des tendons. En effet, les symptômes surviennent après une mobilisation importante et/ou répétée du bras, la douleur au niveau du coude étant réveillée par la mise en tension ou la rotation du poignet, ainsi que par la répétition de mauvais gestes du bras et de la main.
Cette affection est classée dans les troubles dits musculo-squelettiques (TMS), un ensemble de pathologies affectant les muscles, les tendons ou les nerfs rendant impossible la réalisation de certains mouvements. Une prise en charge adaptée permet d’en limiter l’évolution. L’atteinte du coude représente 19% des cas de TMS affectant les membres supérieurs. Contre 45% pour l’atteinte du poignet, qui reste la pathologie la plus fréquente et détient la première place.
Chaque année, en France, l’épicondylite concerne 1 à 3% des adultes. Elle touche plus volontiers les personnes entre 40 ans et 60 ans et représente 80% des pathologies liées au coude. La fréquence de cette affection s’est par ailleurs accrue ces dernières années dans la population française, avec une augmentation de 20% du nombre de cas entre 1995 et 2005.
Dans de rares cas, les douleurs du coude sont attribuées à une épitrochléite, une affection semblable à l’épicondylite à la différence qu’elle touche l’épitrochlée (relief osseux de la face interne du bras).
Sources : www.santemagazine.fr et xww.sante-sur-le-net.com
On ne dit pas : "Un cordon bilical" !
Mais : "Un cordon ombilical" !
Il s'agit de l'organe qui, chez les mammifères, joint l'embryon puis le foetus à son placenta.
C'est à travers lui que circulent les vaisseaux sanguins (deux artères et une veine) qui alimentent l'embryon puis le foetus pendant la grossesse.
Il est coupé et noué à la naissance, chez l'homme, ce qui donne naissance à l'"Ombilic", plus communément appelé "Nombril".
Ne dites plus : "Faire une chute" !
Mais plutôt : "Chuter" ou "Tomber" !
Par exemple : "J'ai chuté dans mon escalier" ou "Je suis tombé dans mon escalier" plutôt que "J'ai fait une chute dans mon escalier".
"Un autobus" (ou un "Bus") et "Un autocar" (ou un "Car").
Je constate malheureusement que les deux mots "Autobus" et "Autocar" (ainsi que leurs aphérèses respectives "Bus" et "car") ont de plus en plus tendance à être - à tort -utilisés indifféremment l'un de l'autre.
Certes il s'agit dans les deux cas de véhicules de transport collectif, dont l'aspect extérieur peut parfois sembler assez similaire.
Mais là s'arrête la ressemblance, puisque :
- l'autobus (ou bus) est un véhicule utilisé en zone urbaine, pour les "transports urbains".
Il circule normalement à vitesse réduite, avec de fréquents arrêts, et il arrive souvent que l'on doive y voyager debout.
On dit par exemple : "La ville d'Aix-en-Provence compte de nombreux autobus scolaires".
- tandis que l'autocar (ou car), pour sa part, sert :
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- à relier les villes entre elles, dans le cadre des transports "interurbains".
On y voyage donc toujours assis et le port de la ceinture y est obligatoire. Quant aux bagages encombrants, ils doivent être mis dans une soute à bagages.
On dit par exemple : "La navette autoroutière Aix-Marseille se fait par autocar".
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- ou à effectuer des voyages touristiques.
Les trajets s'avérant souvent relativement long, le véhicule comporte des toilettes ainsi que des sièges couchettes.
On dit par exemple : "J'ai voyagé en autocar de Paris à Bruxelles."
Ou : "J'ai visité Paris la nuit en autocar".
On ne dit pas : "Réhausser" !
Mais : "Rehausser" !
Rehausser c'est :
- au sens propre : élever quelque chose, le surélever, en accroître la hauteur.
On dit par exemple : "Nous allons rehausser les murailles de cette forteresse".
- et au sens figuré :
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- faire croître la valeur de quelque chose, lui donner une importance plus grande.
On dit par exemple : "Il convient de rehausser le prestige de notre cité".
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- ou mettre quelque chose en valeur, lui donner plus de relief.
On dit par exemple : "Ce maquillage va rehausser l'éclat de tes yeux !".
Source : www.larousse.fr
On ne dit pas : "Un fouteur de troubles" !
Mais : "Un fauteur de troubles" !
On désigne ainsi une personne générant ou provoquant volontairement du trouble, du désordre, dans un but de déstabilisation.
Ainsi de certaines catégories de manifestants venus avant tout pour casser des vitrines ou brûler des voitures.
Ne dites pas : "Queque part" !
Mais : "Quelque part" !
On ne dit pas : "Un infractus" !
Mais : "Un infarctus"!
Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article : "Quelle terrible maladie !".
"Un assistant familial" ou "Une assistante familiale".
Il s'agit de la nouvelle dénomination, depuis la loi du 27 juin 2005, de ce que l'on appelait autrefois "Une famille d'accueil".
C'est à dire : une personne accueillant à son domicile et dans sa famille, moyennant rémunération, des mineurs ou des jeunes majeurs âgés de 18 à 21 ans. Et devant pour ce faire obtenir un agrément
En 2019, la moitié des 176 000 jeunes pris en charge par l'Aide Sociale à l'Enfance, et devant être séparés de leurs parents pour diverses raisons, sont placés chez des assistants familiaux.
Pourquoi dire : "La lip sync" !
Et pas : "La synchronisation labiale" ?
Il s'agit, dans le domaine de l'audiovisuel, de l'ensemble des techniques destinées à faire en sorte que semblent synchronisés, d'une part, le mouvement des lèvres d'une personne ou d'un personnage, et d'autre part, les paroles ou les sons qu'il est censé prononcer, dans les situations où l'un et l'autre sont enregistrés ou diffusés par des moyens différents et où il est nécessaire de les réunir.
On retrouve la synchronisation labiale :
- dans la présonorisation ("Playback"), où elle consiste pour un chanteur à faire correspondre le mouvement de ses lèvres avec un enregistrement des paroles qu'il est supposé interpréter, afin de faire croire au public que c'est réellement lui qui chante.
- dans le doublage, où, selon le contexte, les problèmes posés sont différents :
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- Ainsi, dans le domaine de l'animation, des jeux vidéo, ou encore des marionnettes, c'est l'animation des personnages et de leurs lèvres qui doit s'adapter à la bande son.
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- Au contraire, lorsqu'il est question de doubler une oeuvre dans une langue étrangère, ou bien lorsque des dialogues sont réenregistrés en postproduction, c'est au texte d'être choisi de manière à s'adapter aux mouvements pré-existants des lèvres qui ont été filmés.
- Enfin, à la télévision, lorsque les signaux audio et vidéo sont transportés par des moyens différents, et que ceux-ci n'ont pas le même temps de latence, il peut apparaître un décalage, en particulier entre la bande son et le mouvement des lèvres.
Dans ce cas, il est nécessaire de retarder le plus rapide les deux signaux de manière qu'ils soient bien synchronisés.
Source : wikipedia.org

