Pourquoi dire : "Un building" ?

Et pas, selon le contexte :

  • "Un immeuble de grande hauteur" ou "Un IGH" !
Des immeubles de grande hauteur ("buildings"), à Hong-Kong, vus depuis le Victoria Peak
Des immeubles de grande hauteur, à Hong-Kong, vus depuis le Victoria Peak
  • Ou : "Un gratte-ciel" (mot invariable) !
Un gratte-ciel : la Tokyo Skytree ("arbre des cieux"), une tour à treillis de 634 m de haut, achevée en 2012, deuxième structure la plus élevée du monde toutes catégories confondues
Un gratte-ciel : la Tokyo Skytree ("arbre des cieux"), une tour à treillis de 634 m de haut, achevée en 2012, deuxième structure la plus élevée du monde toutes catégories confondues

Pourquoi dire : "Les best practices" ou "Les good practices" ?

Et pas : "Les BONNES PRATIQUES" !

Cette expression désigne en effet, dans un milieu professionnel donné, un ensemble de comportements obtenant le consensus et considérés comme indispensables par la plupart des professionnels du domaine.

Ces comportements se trouvent généralement sous la forme d'un GBP (Guide de Bonnes Pratiques), conçu par la filière professionnelle ou l'organisme professionnel.

De tels ouvrages peuvent se limiter aux obligations légales, ou les dépasser.

Comme les chartes, ils ne sont opposables que s'ils ont été rendus publics. Et ils sont souvent établis dans le cadre d'une démarche de qualité.

La gestion des bonnes pratiques est une discipline à part entière, située à cheval entre la gestion des connaissances et la veille stratégique.

Source : wikipedia.org

"Avoir le seum".

Est-il nécessaire de le préciser, j'exècre naturellement cette immonde expression du registre argotique, dérivée de l'arabe, que les jeunes français utilisent massivement depuis quelques années et qui signifie : être énervé, en colère, dégoûté, frustré.

Le gouvernement français - à travers sa DSCR (Délégation à la Sécurité et à la Circulation Routières) devenue DSR (Délégation à la Sécurité Routière) en 2017 - s'en était pitoyablement fait le porte-parole, en décembre 2012, à travers une lamentable campagne publicitaire pour la sécurité routière destinée aux jeunes, dont les devises étaient "Si t'as pas de Sam, t'as le seum" et "Si t'as un Sam, t'as le swag".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être énervé" ou "Énerver".

 

Ne dites pas : "LOL" !

Mais,  à tout le moins : "MDR"(Mort De Rire)" !

Ce sera toujours mieux que de dire "Laughing Out Loud !", sans même le savoir ; ce qui - soyons réalistes - doit bien être le cas d'au moins deux tiers des utilisateurs de cette interjection en forme d'acronyme anglais. Et tout en ignorant naturellement davantage encore ce que cela peut bien signifier précisément ("Rire à haute voix").

Sachez surtout qu'au -delà d'à peine 25 ou 30 ans vous vous ridiculisez auprès des jeunes en utilisant ce type de formule !

"TM" ou "™" et "SM" ou "℠" et ®.

  • Il s'agit des symboles "Trade Mark" (pur "TM" ou "™") et "Service Mark" (pour "SM" ou "℠"), destinés à protéger des marques de commerce ou de service.

Ils sont utilisés pour avertir des tiers que l'on revendique l’usage exclusif d'une marque.

En règle générale, ils sont utilisés pour une marque qui n’a pas encore été déposée, pour faire savoir que la marque est utilisée et que l'on s'opposera à son usage par des tiers.

Cependant, revendiquer la marque ne veut pas dire qu’elle est protégée ou qu’elle peut l’être.

Le symbole "SM", beaucoup moins connu et usité que "TM", est utilisé pour les marques qui protègent des services.

  • Et du symbole "Registered" (pour ®), signifiant qu'une marque a été enregistrée après avoir subi les formalités de dépôt.

Source : lequaidesmarques.blogspot.com

"VF", "VO", "VOST", "VOSTF" ou "VM".

Ces cinq sigles désignent les différentes versions d'un film étranger (ou d'un programme : téléfilm, séries, etc.) proposées au public :

  • VF (Version Française) : le film est doublé en français. C'est la version traditionnellement retenue dans notre pays par les chaînes de télévision grand public, le téléspectateur français étant considéré comme peu polyglotte.

Et il ne risque guère de le devenir en partant de ce principe ! À la différence de nos voisins, néerlandais ou scandinaves, par exemple, qui parlent souvent beaucoup mieux et bien plus fréquemment l'anglais que nous, pour avoir notamment été habitués depuis leur plus jeune âge à regarder films et séries anglo-saxonnes en VOST, leurs langues nationales étant trop peu pratiquées dans le monde pour pouvoir rentabiliser un doublage.

  • VO (Version Originale) : le film est projeté dans sa langue d'origine.
  • VOST (Version Originale Sous-Titrée) : le film est diffusé dans sa langue d’origine, avec un sous-titrage des dialogues en bas de l’écran.
  • VOSTF (Version Originale Sous-Titres Français) : le film est projeté dans sa langue d’origine, avec un sous-titrage des dialogues en français en bas de l’écran. C'est évidemment la seule et unique version acceptable pour le cinéphile. Sauf naturellement à ce qu'il maîtrise suffisamment la langue du film pour pouvoir se passer de sous-titrage ; ce qui - je puis vous l'assurer - finit par arriver si l'on est un spectateur acharné. J'ai ainsi récemment revu le superbe "Casino" de Martin Scorsese, sorti en 1995, avec ma fille de 13 ans. Et nous avons mis près de dix minutes avant de nous apercevoir que nous avions oublié de programmer les sous-titrages pour visionner la seconde partie du film, située au verso du DVD !
  • VM (Version Multilingue) : le film est proposé simultanément en VO (Version Originale), sous-titré en français (VOSTF) ou doublé en français (VF).

Cette option qui offre une grande flexibilité permettant de satisfaire tous les publics est de plus en plus offerte par les chaînes de télévision française ces dernières années.

Mais nullissime comme je le suis dès lors qu'il s'agit de technologie, je n'ai encore jamais compris comment cela pouvait bien fonctionner !

"La loi Jospin".

Il s'agit du surnom de la loi d'orientation sur l'éducation du 10 juillet 1989, du nom du ministre de l'Éducation nationale Lionel Jospin.

Cette loi n° 89-486 a largement modifié le fonctionnement du système éducatif français.

Elle a est notamment à l'origine de la création des IUFM et de la revalorisation de la profession d'"Instituteur", devenue "Professeur des écoles".

La loi Jospin a été codifiée en 2000 mais ce qu'elle affirme et instaure est encore largement en vigueur.

Les principales modifications apportées par la loi Fillon de 2005 ont été le rattachement des IUFM aux universités et la suppression du CNP (Conseil National des Programmes).

Source : wikipedia.org

"IRPP" et "IR".

Il s'agit de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques et de l'Impôt sur le Revenu.

Le second a remplacé le premier depuis belle lurette, mais c'est à croire que nul n'est au courant !

L’IRPP n’existe plus en effet, dans notre pays, depuis près d'un demi-siècle, puisque la loi de finances pour 1971 l'a remplacé par l'IR, toujours en vigueur en 2019 !

Toutefois, le terme d’IRPP reste ancré dans le langage courant des Français pour désigner l’impôt sur le revenu, y compris parmi certains parlementaires et professionnels de la gestion de patrimoine !

Il existe encore en revanche, dans plusieurs pays d’Afrique, comme le Bénin, le Cameroun, le Gabon ou la Tunisie.

Les personnes résidant en Belgique sont quant à elles soumises à l'IPP (Impôt des Personnes Physiques).

Source : www.toutsurmesfinances.com

Connaissez-vous la "PUMA" ?

Indépendamment de la femelle du célèbre mammifère carnivore américain, il ne s'agit pas d'une nouvelle appellation, francisée, de la "Couguar", cette femme d’âge mûr multipliant les relations avec des hommes sensiblement plus jeunes.

Mais de... la Protection Universelle MAladie, l'ex CMU (Couverture Maladie Universelle) (*) !

Celle-ci donne à toute personne qui travaille ou réside en France de manière stable et régulière, le droit à la prise en charge de ses frais de santé à titre personnel et de manière continue tout au long de sa vie.

Ce changement de nom est intervenu au 1er janvier 2016, mais j'imagine que, comme beaucoup, vous n'en aviez vraisemblablement pas encore entendu parler !

Sans doute un haut fonctionnaire aimait-il tellement les animaux, qu'il a jugé indispensable ce changement de nom en forme de rétroacronyme, se disant qu'il était indispensable d'inverser l'ordre des mots "Maladie" et "Universelle" et de remplacer le mot "Couverture " par celui de "Protection" ?

Ou bien a-t-il simplement amuser ses enfants ou faire plaisir à sa compagne à qui il hésitait à offrir un manteau de fourrure...

On se perd en conjectures !

Mais il s'agit là, pour moi, de l'un de ces changements pas vraiment fondamentaux, qui ne parviennent jamais à s'imposer dans le grand public :

  • Imaginez-vous que la DDASS a disparu depuis le 1er avril 2010 - et ne s'occupait plus des enfants placés depuis la loi de décentralisation de... 1983 - mais que l'immense majorité des gens l'ignore encore, se demandant bien ce que peut être cette "ASE" dont vous les entretenez, lorsque que, comme moi, vous travaillez dans une MECS,
  • que la plupart des gens n'ont aucune idée de ce que sont les MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées) et leurs CDAPH (Commissions des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées), qui remplacent pourtant, depuis le 1er janvier 2006, la COTOREP (COmmission Technique d'Orientation et de REclassement Professionnel) et les CDES (Commissions Départementales d’Education Spéciale),

(*) : Du moins l'ex CMUB (Couverture Maladie Universelle de Base) ; la CMUC (Couverture Maladie Universelle Complémentaire) existant encore jusqu'au 1er novembre 2019, date à laquelle elle a été remplacée - tout comme l'ACS (Aide à la Complémentaire Santé) - par la CSS (Complémentaire Santé Solidaire (CSS). Limpide, vous dis-je !

Pourquoi dire : "U.S" et "Les U.S" ?

Et pas : "EU" et "Les EUA" pour "Etats-Unis" et "Les Etats-Unis d'Amérique" !

Ou encore : "États-unien(ne)" et "Les États-Unis d'Amérique".

Et à tout le moins : "Américain(e)" et "Les États-Unis".

"U.s" n'est que effet que l'apocope du sigle anglais  "USA" signifiant "United States of America" ("États-Unis d'Amérique").

Sur le même thème : Pourquoi dire : "Les states" ?

On ne dit pas : "Un coefficient intellectuel" !

Mais : "Un QUOTIENT intellectuel" !

Il est pourtant simple de s'en souvenir puisque l'on ne parle pas de "CI" mais de "QI"...

Le QI est le résultat d'un test psychométrique qui entend fournir une indication quantitative standardisée de l'intelligence humaine.

Les personnes dotées d'un QI élevé (à partir de 130) sont appelées :

  • HP (Haut Potentiel),
  • HPI (Haut Potentiel Intellectuel,
  • HQI (Haut Quotient Intellectuel),
  • "Surdoué"ou "Surdouée",

Et l'on parle désormais d'EIP (Enfant Intellectuellement Précoce).

Source : wikipedia.org