"L'EMR-SSA".

L'EMR-SSA (Élément Militaire de Réanimation du Service de Santé des Armées), couramment appelé "Hôpital militaire de campagne", déployé à Mulhouse (68), du 21 mars au 17 avril 2020

Ce sigle désigne l'Élément Militaire de Réanimation du Service de Santé des Armées, couramment appelé "hôpital militaire de campagne".

L'EMR-SSA (Élément Militaire de Réanimation du Service de Santé des Armées), couramment appelé "Hôpital militaire de campagne", déployé à Mulhouse (68), du 21 mars au 17 avril 2020

Celui-ci a été déployé à proximité du Centre Hospitalier Émile Muller de Mulhouse (68) du 21 mars au 17 avril 2020, afin de soulager les structures médicales publiques de la région Grand Est.

L'EMR-SSA (Élément Militaire de Réanimation du Service de Santé des Armées), couramment appelé "Hôpital militaire de campagne"

Cette éphémère structure médicale modulaire sous tente, d'une capacité de 30 lits de réanimation, était dédiée à la prise en charge, par du personnel médical des armées, de patients atteints de la maladie à coronavirus 2019.

Sources : www.defense.gouv.fr et www.lepoint.fr

"Le Petit Poucet de la Coupe de France de football" ou "Le Cendrillon de la Coupe de France de football".

Ces deux appellations désignent de petites équipes de football amateures mises en lumière lors de leur participation à la Coupe de France parce qu'elles parviennent à réaliser l'exploit de battre successivement plusieurs équipes de divisions supérieures et notamment de première et de deuxième division (actuelles Ligue 1 et Ligue 2), qui sont des équipes professionnelles.

On parle souvent dans ces cas là de la "magie de la coupe", qui permet de telles surprises ; les rencontres à élimination directe rendant possible la mise en difficulté - le temps d' un match - d'équipes théoriquement supérieures par des équipes de divisions inférieures.

Ainsi, le 4 février 1957, le club algérien de division d'honneur du SCU El Biar élimine le glorieux Stade de Reims, finaliste de la précédente Coupe des clubs champions européens (actuelle Ligue des champions) face au Real Madrid !

De très nombreuses autres formations amateures ont éliminé des équipes professionnelles, parmi lesquelles l'incroyable US Quevilly :

  • finaliste en 1927,
  • puis victorieux en huitième de finale de l'Olympique lyonnais en 1968,
  • avant d'enchaîner deux séries mémorables en trois ans :
    • en 2010, face au Angers SCO, au Stade rennais et à l'US Boulogne avant de perdre en demi-finale 1-0 contre le Paris Saint-Germain,
    • puis en 2012, face au Angers SCO, à l'Olympique de Marseille et au Stade rennais avant d'échouer 1-0 contre l'Olympique lyonnais en finale.

Cependant depuis les débuts de la Coupe de France, seuls Le Havre AC (Ligue 2) en 1959 et l'En Avant de Guingamp (Ligue 2) en 2009 sont parvenu à gagner la Coupe de France en étant pensionnaires d'une division inférieure.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un sprinkler" ou "Un sprinkleur" !

Et pas : "Un asperseur" !

Un substantif masculin dérivé du verbe "Asperger" et à rapprocher du substantif féminin "Aspersion", utilisé dans la locution nominale "Baptème par aspersion".

L'asperseur est un appareil qui disperse de l'eau en fines goutelettes.

On retrouve ce terme dans deux domaines précis :

  • La lutte contre l'incendie :

Où l'asperseur est appelé "Gicleur d'incendie", "Gicleur" (par ellipse), "Tête d'extincteur automatique à eau", "Tête d'extincteur automatique d'incendie", "IEA (Installation d'Extinction Automatique à eau)"... ou "IFEA (Installation Fixe d'Extinction Automatique à eau)".

Ces six appellations désignent un appareil d'extinction fonctionnant seul en cas de chaleur excessive dans un local ou un site à protéger lors d’un incendie.

Ce système est mis en réseau au-dessus de la zone à protéger et comporte trois éléments constitutionnels : des têtes extinctrices (ou "buses"), vissées sur des canalisations, le tout relié à un poste de contrôle qui régule l'arrivée de l'eau.

Une augmentation anormale de la température entraîne la rupture de l’ampoule ou la fonte du fusible qui maintient la tête fermée.

La canalisation d’eau sous pression permanente, connectée à la tête, alimente alors celle-ci pour arroser par brumisation la zone enflammée.

Son déclenchement ne nécessite aucune intervention humaine. La circulation d’eau dans les canalisations actionne une cloche hydraulique donnant l’alarme au niveau du poste de contrôle (et renvoie une alarme vers le poste de sécurité grâce à un pressostat.

  • Le jardinage et l'agriculture.

l'asperseur constitue une composante d'un système d'arrosage.

On parle alors d'"arroseur automatique enterré", avec, selon les cas :

Turbine arrosage

    • des tuyères d'arrosage, à jet fixe, qui arrosent en pluie fine sur un rayon de 3 à 5 mètres,

 

    • ou des turbines d'arrosage, à jet circulaire ou oscillant, en arc de cercle, couvrant un rayon de 5 à 15 mètres.

Source : wikipedia.org

"Mr. Bricolage".

Enseigne de la GSB Grande Surface de Bricolage) française Mr. Bricolage

Cette enseigne française de GSB (Grande Surface de Bricolage) spécialisée dans le bricolage, le jardinage, la décoration et l'aménagement de la maison et du jardin est née en 1980.

Sa création avait pour but de donner une enseigne commune aux magasins réunis depuis le 11 mai 1965 au sein de l'ANPF (Association Nationale des Promoteurs du Faites-le-vous-même).

Son nom devrait bien évidemment s'écrire "M. Bricolage" - pour "Monsieur Bricolage" - et non "Mr. Bricolage", l'abréviation "Mr." signifiant "Mister" ("Monsieur") en anglais !

"L'ALAT".

Cet acronyme peut avoir deux significations radicalement différentes :

  • dans le domaine militaire, il désigne en effet : l'Aviation Légère de l'Armée de Terre.

Hélicoptères de l'ALAT (Aviation Légère de l'Armée de Terre)

Le grand public l'ignore en effet souvent, mais 70% environ des hélicoptères de l'armée française ne relèvent pas de l'Armée de l'air... mais de l'Armée de terre !

Et j'avoue ne l'avoir pour ma part découvert qu'au début des années 2000 lors de l'élaboration de mon dictionnaire de sigles et acronymes.

Pilotes et mécaniciens de l'ALAT (Aviation Légère de l'Armée de Terre)

L'ALAT est historiquement issue de l'artillerie dont elle a réuni en 1952 les moyens aériens sous le nom d'ALOA (Aviation Légère d'Observation d'Artillerie), avant de prendre son nom actuel en 1954 et de devenir une arme distincte de l'artillerie en 2003.

Insigne de l'ALAT (Aviation Légère de l'Armée de Terre), créée en 1954

L'ALAT compte environ 4 500 hommes et son COMALAT (Commandement de l'ALAT) est basé à Vélizy-Villacoublay (78), près de Versailles (78), depuis 1967.

Elle utilise principalement des hélicoptères (409 en 2020, pour seulement 15 avions) et sert principalement à l'appui des troupes au sol.

Hélicoptères de l'ALAT (Aviation Légère de l'Armée de Terre)

Ses différents rôles sont en effet :

    • l'éclairage des forces au sol (chars et infanterie),
    • le repérage de cibles pour l'artillerie,
    • le combat contre les éclaireurs adverses,
    • le combat antichar,
    • le ravitaillement,
    • ainsi que la dépose et la récupération de soldats en zone ennemie.
  • tandis que dans le domaine de la santé il désigne : l'ALanine AminoTranférase, qui est une enzyme se trouvant normalement à l'intérieur des cellules du foie et qui se libère dans le sang en cas de destruction totale ou partielle de ces cellules.

Le taux d'ALAT dans le sang sert donc à diagnostiquer et suivre les maladies du foie.

L'alanine aminotranférase est également désignée sous le sigle ALT.

Sources : wikipedia.org et www.futura-sciences.com

"Un RADAR".

Antenne radar

Ce mot relève du vocabulaire et du jargon aéronautique, du vocabulaire et du jargon militaire ainsi que du vocabulaire et du jargon de la police et de la sécurité.

On ignore souvent que "Radar" est un acronyme américain signifiant "RADio Detection And Ranging", que l'on peut traduire par "Détection et estimation de la distance par ondes radio", "Détection et télémétrie radio", ou plus simplement "Radiorepérage".

Il a remplacé le sigle anglais précédemment utilisé : RDF (Radio Direction Finding), que l'on peut traduire par "Radiocompas".

Un radar est un système utilisant les ondes électromagnétiques pour détecter la présence et déterminer la position ainsi que la vitesse d'objets tels que les avions, les bateaux, ou la pluie.

Les ondes envoyées par l'émetteur sont réfléchies par la cible, et les signaux de retour (appelés "écho radar") sont captés et analysés par le récepteur, souvent situé au même endroit que l'émetteur :

  • La distance est obtenue grâce au temps aller/retour du signal,
  • la direction grâce à la position angulaire de l'antenne où le signal de retour a été capté,
  • et la vitesse avec le décalage de fréquence du signal de retour généré selon l'effet Doppler.

Le radar est utilisé dans de nombreux domaines :

  • en météorologie pour détecter les orages,
  • pour le contrôle du trafic aérien,
Radar routier fixe
Radar routier fixe
  • pour la surveillance du trafic routier,
Radars routiers fixes de nouvelle génération
Radars routiers fixes de nouvelle génération
  • par les militaires, afin de détecter les objets volants mais aussi les navires,
  • en astronautique,
  • etc.

On retrouve ce mot "Radar" dans différentes expressions : "Disparaître des écrans radar", "Disparaître des radars", "Passer sous le radar", "Passer sous les radars" ou "Rester sous le radar", "Rester sous les radars".

Source : wikipedia.org

"Un petit-beurre", "Un véritable petit-beurre" ou "Un VPB".

Petits-beurre, VPB ou Véritables petits-beurre

Ces différentes appellations concernent une sorte de biscuit sablé nantais dont le plus connu en France est le Petit Beurre de la société LU qui est aujourd'hui devenu un succès à l'échelle mondiale.

Ce gâteau sec a été inventé en 1886 par Louis Lefèvre-Utile à Nantes (44), en s'inspirant des productions anglaises de l'époque.

Mais le Petit Beurre de LU n'est pas le premier à apparaître, aussi la société LU ne possède-t-elle pas l'exclusivité de l'appellation.

Le substantif "petit-beurre" est passé dans la langue comme terme générique ; il prend un trait d'union et son pluriel "Petits-beurre" (et non "Touyoux" comme voudraient le faire croire certains...) est fréquemment source de fautes d'orthographe.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "La Lang de Blois" !

Mais : "Jack Lang" !

Jack Lang

Il s'agit en effet du surnom en forme de calembour de l'homme politique français, socialiste, Jack Lang, né le 2 septembre 1939.

Explication du calembour
Il résulte de la paronymie entre les locutions nominales « Lang de Blois » et « Langue de bois » et fait référence à l’homosexualité non assumée de Jack Lang.

Député et maire de Blois (41), Jack Lang a été plusieurs fois ministre (Culture, Communication et Éducation Nationale) dans des gouvernements socialistes, notamment en tant que "numéro deux du gouvernement".

Cofondateur, en 1958, avec Édouard Guibert, de la troupe universitaire de Nancy (54), il créé en 1963 le Festival de théâtre universitaire de Nancy, qu'il présidera jusqu'en 1973. Dès l'édition de 1968, l'événement dépasse la sphère artistique lorraine pour acquérir une réputation nationale et mondiale.

Appelé par le président Georges Pompidou à la direction du théâtre de Chaillot en 1972, Jack Lang s'engage à partir de 1974 aux côtés de François Mitterrand, le faisant profiter de son carnet d'adresses international.

Entré au Parti socialiste en 1977, il devient secrétaire national à la culture en 1979.

Et est révélé au grand public en 1981, lorsqu'il est nommé ministre de la Culture, un poste qu'il occupera pendant dix ans sous tous les gouvernements socialistes des deux septennats de François Mitterrand, de mai 1981 à mars 1986, puis de mai 1988 à mars 1993.

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13 façons de dire "Un établissement où se pratique la prostitution".

Une maison close, autrefois

J'ai toujours été très étonné par la richesse du vocabulaire français permettant de désigner ce type d'établissement. Qui est, je pense, tout à fait révélatrice de l'importance occupée par ce type de lieu dans la société française d'avant avril 1946.

C'est en effet le 13 avril de cette année-là que date la loi Marthe Richard abolissant le régime de la prostitution, réglementée en France depuis 1804, et ordonnant leur fermeture.

Le terme le plus courant et le plus célèbre est "un bordel", qui appartient au registre argotique.

Sans surprise, c'est bien sûr dans ce registre que l'on trouve le plus de mots synonymes, avec "un bobinard", "un boxon" ou "un claque".

Mais également les apocopes "un box" (pour "un boxon") et "un clandé" (pour "un établissement clandestin").

Ainsi que "un BMC" ou "un Bordel Militaire de Campagne", qui relèvent par ailleurs du vocabulaire et du jargon militaire.

Dans le langage courant nous trouvons : "une maison", par ellipse de "une maison close", "une maison de passe" ou "une maison de tolérance".

Enfin, le registre soutenu nous propose "un lupanar".

"Le Real", "Le Real Madrid", "Le Real Madrid Club de Futbol", "RMCF", "Los merengues", "Los galacticos", "Los blancos", "La maison blanche" ou "Le club madrilène" ou "Les madrilènes".

Logo du Real Madrid

Toutes ces appellations désignent un club professionnel espagnol de football, basé à Madrid (Espagne).

Logos successifs du Real Madrid depuis 1902
Logos successifs du Real Madrid depuis 1902

Fondé en 1902 par Julian Palacios et les frères Juan et Carlos Padros, le "Madrid Football Club" se voit adjoindre en 1920 le titre "Real" (signifiant "Royal" en espagnol) par le roi Alphonse XIII d'Espagne et son nom est hispanisé en 1941 pour devenir "Real Madrid Club de Futbol".

Vainqueur de très nombreux titres nationaux et internationaux, il a reçu de la Fédération internationale de football association (FIFA) le titre honorifique de plus grand club du XXe siècle.

Le Real Madrid s'impose au sommet du football européen au milieu des années 1950, sous la présidence de Santiago Bernabeu, en remportant notamment les cinq premières éditions de la Coupe d'Europe des clubs champions, de 1956 à 1960.

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Pourquoi dire : "Les states" ?

Et pas : "Les États-Unis d'Amérique" ou "Les EUA" !

Ou à tout le moins, par ellipse, : "Les États-Unis".

"States" n'est en effet que l'aphérèse de "UNITED states OF AMERICA" (États-Unis d'Amérique).

Sur le même thème : Pourquoi dire : "U.S" et "Les U.S" ?

"La place du mort". De quoi s'agit-il exactement ? Et est-ce bien celle à laquelle on pense le plus souvent ?

Cette périphrase morbide du langage courant désigne le siège passager avant d'un véhicule, réputée être la place la plus exposée en cas d'accident et la plus dangereuse lors d'un choc frontal.

Pourtant, selon une étude statistique effectuée par l'AWSR (Agence Wallonne pour la Sécurité Routière) destinée à connaître la place la plus sûre à bord d’une voiture et ayant analysé la place des passagers grièvement blessés ou tués dans des accidents corporels au cours des années 2007-2016 en Wallonie, ce ne serait finalement pas la place du passager avant qui serait la plus dangereuse, mais la place arrière centrale.

Cela est probablement dû au fait que le taux de port de la ceinture est moins bon à l’arrière et que dans de nombreux véhicules (plus anciens), ces places ne sont pas équipées d’une ceinture à trois points d’ancrage, mais uniquement d’une ceinture ventrale, qui protège moins bien en cas d’accident.

À l’inverse, ce serait la place arrière gauche - juste derrière le conducteur - qui serait la plus sûre.

Vous saurez donc dorénavant où vous installer à l’avenir si vous devez monter comme passager à bord d'une voiture. Merci jaimelesmots.com !

Sources : wiktionary.org et www.vroom.be