"L'ypérite", "Le gaz moutarde" ou "La moutarde au soufre".

Il s'agit d'un composé chimique cytotoxique et vésicant ayant la capacité de former de grandes vésicules sur la peau exposée.

Il peut être létal mais sa première fonction est d'être très fortement incapacitant.

Il a été particulièrement utilisé comme arme chimique visant à infliger de graves brûlures chimiques des yeux, de la peau et des muqueuses, y compris à travers les vêtements et à travers le caoutchouc naturel des bottes et masques.

Et cela durant la Première Guerre mondiale et lors de plusieurs conflits coloniaux, puis, plus récemment, lors de la guerre Iran-Iraq.

Sous sa forme pure et à température ambiante, c'est un liquide visqueux incolore et inodore qui provoque, après un certain temps (de quelques minutes à quelques heures), des cloques sur la peau. Il attaque également les yeux et les poumons.

Bras affceté par le gaz moutarde

Ses différents surnoms viennent du fait :

  • qu'il fut pour la première fois utilisé au combat, en septembre 1917, près de la ville d'Ypres ("Ieper" en flamand), en Belgique, pour l'"Ypérite",

Carte de situation de la ville d'Ypres (Belgique)

  • et qu'une forme impure de ce gaz avait une odeur qui ressemblait à celle de la moutarde, de l'ail ou du raifort, pour "le gaz moutarde" ou "la moutarde au soufre".

Les allemands l'appellent "Kampfstoff LOST" ou "Gaz LOST", du nom de deux chimistes allemands.

Source : wikipedia.org

"Le gaz LOST" ou "Kampfstoff LOST".

"LOST (wilhelm LOmmel und wilhelm STeinkopf)" est un mot-valise allemand désignant le gaz de combat que nous appelons "Ypérite", "Gaz moutarde" ou "Moutarde au soufre".

Le terme provient de la combinaison des noms des deux chimistes allemands Wilhelm Lommel et Wilhelm Steinkopf, qui développèrent un procédé de production en masse pour l'utilisation militaire lorsqu'ils travaillaient pour l'entreprise chimique allemande Bayer AG.

"Cambronne".

Général Pierre Cambronne

Cet officier général français, né le 26 décembre 1770 et mort le 29 janvier 1842, vicomte et général de division du Premier Empire, est entré dans l'histoire en raison de son célèbre "mot".

Et, bien plus modestement, je pense, de la coupe de cheveux qui porte parfois son nom.

Mais son prénom est en revanche demeuré, je pense, parfaitement méconnu : Pierre.

"Revenir à la charge".

Cette expression, apparue au cours de la première moitié du XIXe siècle, est directement issue du domaine militaire, où elle signifiait "Retourner au combat après avoir plié ou été battu".

De nos jours, elle signifie plus simplement "Se montrer insistant pour obtenir quelque chose, pour parvenir à ses fins".

Source : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Un gargoussier".

Ce terme du registre désuet, désignait :

  • le militaire qui portait les gargousses,
  • mais également l'étui à gargousse, également appelé "gargoussière".

La gargousse était la charge d’une bouche à feu (ou canon) et elle était contenue dans une enveloppe cylindrique, faite de papier ou de toile, au diamètre exact de la chambre du canon.

"Un joyeux drille" ou "Un pauvre drille".

"Un drille" était autrefois un soldat vagabond.

Mais on n'utilise plus guère ce mot aujourd'hui que dans les locutions :

  • "Un joyeux drille", qui désigne un bon, joyeux compagnon, ou - parfois - un libertin,
  • et "Un pauvre drille", qui désigne un pauvre diable, un misérable.

"Obtempérer".

Ce verbe du registre soutenu relève des domaines administratif et judiciaire ou militaire et signifie : obéir, se soumettre sans discuter.

On peut ainsi écoper d'une contravention "pour refus d'obtempérer".

On obtempère normalement avant toute chose à un ordre, à une sommation, plus qu'à un voeu ou une prière, même si le verbe peut parfois s'utiliser en ce sens.

Et dire, par exemple : "J'ai obtempéré au désir de mes parents de me voir poursuivre mes études".

Source : www.cnrtl.fr

"Verney-Carron"

Verney-Carron S.A. est le plus ancien fabricant d'armes de chasse français.

La société a été fondée à Saint-Étienne (42) en 1820 par le jeune armurier Claude Verney, né en 1800 et issu d'une éminente famille d'armuriers stéphanois remontant à 1650, époque où son ancêtre, Guy Verney, était "faiseur de fusils". Le nom de l'entreprise est devenu "Verney-Carron" en 1830, après son mariage avec la fille d'une autre famille d'armuriers, Antoinette Carron.

La principale activité principale de la firme est la fabrication et la distribution d'une vaste gamme de fusils et carabines de chasse. Mais Verney-Carron est également le fabricant et distributeur du célèbre "Flash-ball", ce LBD équipant les forces de l'ordre française.

Les vêtements et accessoires de chasse à son nom sont en revanche fabriqués et distribués sous licence de marque par une autre société.

Enfin, Verney-Carron S.A. a développé récemment pour l'armée française un pistolet-mitrailleur, un fusil d'assaut et un fusil de précision semi-automatique.

"Se tirer une balle" et "Se tirer une balle dans le pied".

Ces deux expressions du registre familier possèdent des significations très différentes :

  • "Se tirer une balle" est en effet une locution verbale signifiant, par ellipse de "Se tirer une balle dans la tête" : se suicider.

On dit par exemple : "Si je ne décroche pas ce marché je n'ai plus qu'à me tirer une balle".

  • tandis que "Se tirer une balle dans le pied" est une locution verbale en forme d'idiotisme corporel signifiant, au sens figuré : faire quelque chose allant à l’encontre de son propre intérêt, se faire du tort, s'empêcher de réussir.

On dit par exemple : "Je pense qu'en agissant ainsi tu ne fais que te tirer une balle dans le pied".

Elle a une origine militaire directe, puisqu'elle fait référence aux soldats qui, désirant quitter le front se blessaient parfois volontairement pour être évacués.

Se tirer une balle dans le pied provoquait une incapacité à se déplacer et par conséquent suffisait à se faire rapatrier pour blessure de guerre. Et comme le pied est la partie du corps la plus éloignée du coeur, le risque de séquelles majeures était considéré comme moindre.

Source : wiktionary.org

"Un va-t-en-guerre".

Ce terme, que l'on entend souvent mais avons parfois du mal à écrire correctement, peut avoir deux significations :

  • au sens propre, il s'agit d'un belliciste, d'une personne poussant à la guerre ; partisane de la force pour la résolution d'un conflit,
  • tandis qu'au sens figuré, il désigne une personne recherchant l'affrontement, le combat.

Source : wikipedia.org