Ne pas confondre : "Un côlon", "Un colon" et "Un colon"

Ces trois mots parfaitement homonymes n'ont absolument pas la même signification :

  • le "côlon" est, chez les mammifères, la partie moyenne du gros intestin.  Situé dans l'abdomen, il mesure environ 1,5 m de long et 4 cm de diamètre chez l'homme,
  • le "colon" est la personne partie exploiter ou peupler une colonie,
  • et le "colon", apocope du mot "colonel" relève du registre argotique.

Voir également mon article : "Ben, mon colon !".

"Le général MacArthur".

General Douglas Mac-Arthur

Douglas MacArthur, né le 26 juillet 1880 et mort le 5 avril 1964 est l'un des plus prestigieux officiers supérieurs de l'histoire des Etats-Unis.

Il est l'un des cinq militaires à avoir atteint le grade de "général de l'Armée" dans l'armée américaine et le seul à avoir été "field marshall" de l'armée des Philippines.

Sorti premier de sa promotion à l'académie militaire de West Point, en 1903, il en fut par la suite le superintendant.

Plus jeune major-général de l'armée des États-Unis en 1925, chef d'état-major de l'armée américaine en 1930, à 50 ans, il joua un rôle prépondérant sur le théâtre Pacifique de la Seconde Guerre mondiale.

Ayant quitté l'armée américaine en 1937 pour devenir conseiller militaire auprès du Commonwealth des Philippines, il fut rappelé en service actif, à l'été 1941, à la tête des forces américaines et philippines aux Philippines.

Lors de l'invasion japonaise de décembre 1941, les forces américaines durent se replier à Bataan, où elles résistèrent jusqu'en mai 1942. En mars 1942, MacArthur, sa famille et son état-major quittèrent l'île de Corregidor et rallièrent l'Australie, où il devint le commandant suprême des forces alliées dans le Pacifique Sud-Ouest.

Après plus de deux ans de combats dans le Pacifique, il réalisa sa célèbre promesse de revenir aux Philippines ("Je reviendrai").

Le général MacArthur accepta formellement la reddition japonaise le 2 septembre 1945, à bord du cuirassé USS Missouri, et il supervisa l'occupation du Japon de 1945 à 1951.

Dirigeant effectif du Japon, il organisa de profonds changements économiques, politiques et sociaux.

Par la suite, il mena les forces des Nations unies durant la guerre de Corée, de 1950 jusqu'au 11 avril 1951, lorsqu'il fut relevé de son commandement par le président Harry S. Truman.

"Un rat des tunnels" ou "Un furet des tunnels".

Ces deux locutions nominales désignaient, durant la guerre du Vietnam, à compter de 1966, un soldat chargé d'inspecter et "nettoyer" les galeries souterraines creusées par les Viet-Congs, afin de s'y abriter et de tendre des embuscades.

"Rat des tunnels" était la formule utilisée par les soldats américains et "Furet des tunnels" par les volontaires australiens.

De manière générale, l'ensemble de ces "rats" ou "furets" avaient naturellement, la plupart du temps, une corpulence se prêtant à l'étroitesse des tunnels ainsi creusés.

Source : wikipedia.org

"Je reviendrai".

Douglas Macarthur

Cette très célèbre phrase, érigée en slogan, fut pourtant prononcée de façon relativement fortuite, le 13 mars 1942, par le général Douglas MacArthur, lorsque celui-ci fut contraint, avec sa famille et son état-major, de quitter l'île de Corregidor et de rallier l'Australie où il devint le commandant suprême des forces alliées dans le Pacifique Sud-Ouest.

Il tint finalement sa promesse, puisque après plus de deux ans de combats dans le Pacifique, il revint aux Philippines.

"Le Maréchal Mobutu" ou "Le président Mobutu".

Joseph-Désiré Mobutu, né le 14 octobre 1930 et mort le 7 septembre 1997 était un militaire et homme d'État congolais, autoproclamé maréchal, qui dirigea son pays durant plus de 31 ans, de novembre 1965 à mai 1997.

Ce dictateur s'était donné le nom de "Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Bangau", souvent abrégé en "Mobutu Sese Seko".

Mais il était également surnommé "Papa Maréchal" et "Roi du Zaïre", ainsi que "Le léopard du Zaïre", "Le léopard de Kinshasa" et "L'Aigle de Kawele".

Source : wikipedia.org

"Être à l'heure militaire".

Cette locution verbale du langage courant est utilisée lorsque quelqu'un arrive parfaitement à l'heure à un rendez-vous et est donc d'une ponctualité exemplaire.

Et elle signifie par conséquent : être parfaitement à l'heure.

On dit par exemple : "Tu es à l'heure militaire, dis-donc : il est très exactement quinze heures !".

"Hiberner" et "Hiverner".

Ces verbes paronymes sont naturellement tous deux en lien avec l'hiver, mais ils correspondent à deux activités sensiblement différentes :

  • hiberner, c'est en effet  :
    • pour un animal, tel que l'ours ou le loir, passer l'hiver dans un état d'engourdissement, de vie ralentie, de torpeur, d'insensibilité.
    • pour un malade, provoquer par des moyens physiques et l'emploi de produits pharmaceutiques, un abaissement considérable de la température du corps à des fins thérapeutiques.

Le substantif correspondant est l'hibernation.

  • tandis qu'hiverner, c'est :
    • pour un animal, se réfugier dans un abri ou dans un lieu tempéré, sans être pour autant en hibernation.
    • pour un navire ou des troupes, passer l'hiver dans un lieu protégé en attendant la belle saison.

Le substantif correspondant est l'hivernage.

Source : wikipedia.org et cnrtl.fr

"Avoir été blessé au front, au bras et par surprise".

Explication du calembour
« Il résulte de la polysémie du mot « Front », qui signifie ici le théâtre des opérations (par opposition à l' »Arrière ») et non la partie supérieure du visage« .
La même phrase sans zeugma
« Avoir été blessé au front, blessé au bras et blessé par surprise ».

"De quoi peut-on donc faire "trêve" ?".

Différentes locutions françaises utilisent la forme curieuse, "Trêve de" :

  • "Trêve de baliverne !" ou "Trêve de balivernes !",
  • "Trêve de bavardage !" "Trêve de bavardages !",
  • "Trêve de cérémonie !" ou "Trêve de cérémonies !",
  • "Trêve de commentaire !" ou "Trêve de commentaires !",
  • "Trêve d’enfantillage !" ou "Trêve d’enfantillages !",
  • "Trêve de plaisanterie !" ou "Trêve de plaisanteries !",
  • "Trêve de simagrée !" ou "Trêve de simagrées !",
  • et "Trêve de tergiversation !" ou "Trêve de tergiversations !".

Elles signifient toutes, au sens figuré, : "Assez de..." ou "Cessons de...", "et passons aux choses sérieuses !".

"Le maréchal Brune".

Guillaume Marie-Anne Brune, né le 13 mars 1763 et mort assassiné le 2 août 1815, est un maréchal d'Empire.

Tenu à l'écart des hautes fonctions administratives et militaires par Napoléon Ier en raison de son fervent républicanisme, il fut néanmoins gouverneur des villes hanséatiques en 1806, puis pair de France et comte de l'Empire en 1815.

Son nom a été donné au boulevard Brune, l'un des boulevard des maréchaux, qui entourent la ville de Paris (75).

Et il a, à ce titre été indirectement repris par le groupe pop rock français BB Brunes, qui y répétait à l'époque de sa création.

"Le mot de Cambronne".

Cette expression désigne, dans le langage soutenu, le mot "Merde".

Elle fait référence au nom du général napoléonien, Cambronne, qui, aux dires de Victor Hugo, dans son célèbre roman de 1862, "Les Misérables", aurait prononcé ce mot, lors de la bataille de Waterloo (Belgique), le 18 juin 1815, où il commandait le dernier carré de la Vieille Garde.

Il s'agissait d'une réponse au général britannique Charles Colville, qui lui enjoignait à nouveau de se rendre, après qu'il ait déjà formulé son célèbre "La garde meurt mais ne se rend pas !".