Pourquoi dire : "Name and shame" ?

Et pas : "Nommer et couvrir de honte" !

Voire : "Nommer et jeter l'opprobre" !

Cette pratique d'origine anglo-saxonne consiste en effet à exposer publiquement les comportements nuisibles d'un individu.

Très répandue aux États-Unis d'Amérique, elle y a souvent une mission rédemptrice, la personne mise en cause devant expier ses fautes en public.

Pourquoi dire : "Ça va matcher avec l'OM" !

Le journaliste sportif français Pierre Maturana

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Pierre Maturana, le 5 août 2019, dans l'émission "L’Équipe Mercato", de la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Ils iront bien ensemble, l'OM et lui" !

Parce qu'il est coutumier du fait et s'exprime souvent très mal, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

Pourquoi dire : "Mets du fizz dans ton trajet" et "Fizz, fresh & fun !" ?

Et pas : "Fais pétiller ton trajet" ou "Mets du pétillement (ou de l'effervescence) dans ton trajet" et "Pétillement (ou effervescence), fraîcheur et plaisir !".

Ce slogan utilisé en mai 2019 par la marque de confiserie française Lutti pour les distributeurs automatiques de bonbons situés sur les quais de gare ou de métro français, figure sur des affiches vantant les nouveaux produits de la marque, décidément fâchée avec le français :

  • "Bestfizz",
  • "Longfizz",
  • et "Surfizz" !

 

"Bestfizz", "Longfizz" et "Surfizz" !

Tels sont les noms anglais des produits vantés, en mai 2019, par la marque de confiserie française Lutti, sur les distributeurs automatiques de bonbons situés sur les quais de gare ou de métro français.

Lesquels noms figurent au surplus sur des affiches agrémentées des slogans "Mets du fizz dans ton trajet" et "Fizz, fresh & fun !"!

Honte à cette firme, décidément fâchée avec le français!

On ne dit pas : "Y a aussi un ton qui est donné des femmes dans cette série qui est formidable" !

Comme l'a fait l'actrice et auteure dramatique française Françoise Cadol (*), le 23 août 2019, dans l'émission radiophonique estivale de Frédéric Sigrist "Blockbusters", consacrée à "Desperate Housewives”, la cellule familiale !", sur France Inter.

Mais - probablement du moins, car sa phrase est tellement inepte et absconse que l'on peut s'interroger sur la teneur même de sa pensée - : "Cette série traite de la femme sur un ton qui est formidable" !

(*) : Très active dans le doublage, elle est notamment la voix française de l'actrice américaine Brenda Strong pour son personnage de Mary Alice Young, la narratrice de la série "Desperate Housewives".

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Mais pas que" !

Mais : "Mais pas seulement" ou "Et bien davantage" !

Je n'en peux plus de cette formule absurde du registre populaire que j'entends à longueur de journée depuis quelque temps.

Je vous recommande donc de dire :

  • "L'utilisation de cette formule stupide est l'apanage des sots, mais pas seulement", plutôt que "L'utilisation de cette formule stupide est l'apanage des sots, mais pas que",
  • "Diego Maradona avait du génie, mais pas seulement", plutôt que "Diego Maradona avait du génie, mais pas que",
  • ou "Elle est magnifique, et bien davantage", plutôt que "Elle est magnifique, mais pas que".

On ne dit pas : "Bah ça c'est pas acceptable" ni "Bah c'est dommage" !

Et j'en passe !

Surtout lorsque l'on est secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances et diplômé de l'ENA - comme Agnès Pannier-Runacher - et que l'on a à sa disposition des collaborateurs pour vous aider à préparer vos interventions télévisées, comme cet entretien télévisé du 30 juillet 2019 sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI !

Mais plutôt : "CELA N'est pas acceptable" ou, à tout le moins, "C'est INacceptable" !

Et : "EH BIEN c'est dommage" !

Cet usage populaire répété de l'interjection "Bah" constitue un tic de langage indigne, à mes yeux, d'un ministre, par ailleurs incapable de s'exprimer correctement dans notre langue et, à ce titre, digne lauréate de mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Jugez-en en effet par vous-même à la lecture de mes autres articles relatifs à son intervention de ce jour là (et encore : j'ai arrêté de l'écouter après à peine quelques minutes, ne pouvant en supporter davantage !) :

  • On ne dit pas : "Ils manifestent un doute sur la globalisation",
  • On ne dit pas : "On est en capacité de",
  • On ne dit pas : "Rester compétitif dans la compétition mondiale".

On ne dit pas : "Cap sur les États-Unis et sa fameuse route 66" !

Comme l'a déclaré le journaliste français Daniel Fiévet, le 16 août 2019, dans son émission radiophonique "Le temps d'un bivouac", sur France Inter.

Mais : "Cap sur les États-Unis et leur célèbre route 66" !

On ne dit pas : "Ça m'pose une interrogation" ni "C'est des sujets sur lesquels c'est pas si simple d'y répondre" !

Comme l'a déclaré le député LREM Richard Ramos, le 14 août 2019, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "CELA M'AMÈNE À M'INTERROGER" et "CE SONT des sujets AUXQUELS IL N'est pas si simple DE répondre" !

Pour ces deux déclarations pitoyables je décerne sans hésiter à cet élu de la Nation mon label de médiocrité "Fâchés avec le français"

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On ne dit pas : "Vous pensez quoi de" !

La journaliste française Julie Hammett

Comme a pu le déclarer, le 14 août 2019, la journaliste française Julie Hammett, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI, en interrogeant la secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées Geneviève Darrieusecq.

Mais : "Que pensez-vous de" ?

On ne dit pas : "Faire des griefs" !

Comme l'a malheureusement déclaré Catherine Nayl, directrice de l'information de France Inter, le 25 janvier 2019, au micro d'Emmanuelle Daviet dans l'émission radiophonique "Le rendez-vous de la médiatrice", se félicitant de ce que les auditeurs prenaient la peine de contacter ses journalistes afin de leur faire part de leurs reproches concernant la couverture médiatique du mouvement des "Gilets jaunes", souvent jugée abusive.

Mais : "Faire grief" ou "Faire part de griefs" !

En raison de son niveau de responsabilité, du domaine dans lequel elle travaille (l'information), de ce qu'elle est une professionnelle du verbe, exerçant au plus haut niveau et donc, à ce titre, entourée d'une équipe de spécialistes de la communication dont certains l'aident à préparer ses interventions, ainsi que du cadre dans lequel elle a sorti cette formule (entretien préalablement préparé), je lui décerne sans hésiter mon label "Fâchés avec le français" !

On ne dit pas : "Redonner la monnaie de la pièce" mais "Rendre la monnaie de sa pièce" !

"Rendre la monnaie de sa pièce" à quelqu'un, c'est lui faire subir la même chose que ce qu'il nous a fait subir, prendre sa revanche. On dit également "C'est un prêté pour un rendu" (registre familier dans les deux cas).

Mais cela n'a, de toute façon, strictement rien à voir avec ce que le joueur international de football français Paul Pogba souhaitait dire aux journalistes à qui il s'adressait, en conférence de presse à Istra (Russie), le dimanche 24 juin 2018, en leur déclarant : "Comme on m'aime beaucoup, il faut que je vous donne, que je vous redonne la monnaie de la pièce"...

À l'évidence, ce qu'il voulait en effet leur dire, c'était qu'il souhaitait "leur rendre la pareille" ; les remercier de la faveur qu'ils lui faisaient en l'aimant bien, en leur offrant en retour des moments ou des images privilégiés.

Voir éventuellement mon article sur la différence entre "Rendre l'appareil" et "Rendre la pareille".