"Chapeau !", "Chapeau bas !", "Chapeau l'artiste !", "Donner un coup de chapeau", "Rendre un coup de chapeau" et "Tirer son chapeau".

Toutes ces différentes formules du langage courant et du registre désuet, en forme d'interjection ("Chapeau !" par ellipse de "Chapeau bas !"), de locutions interjectives ("Chapeau bas !" et "Chapeau l'artiste !") ou de locutions verbales ("Donner un coup de chapeau", "Rendre un coup de chapeau" et "Tirer son chapeau") ne doivent pas manquer d'interloquer nos amis étrangers.

Elles s'utilisent toujours de nos jours en effet - mais au sens figuré désormais - afin d'exprimer le profond respect, voire l'admiration que l'on éprouve envers une personne.

Ou - plus largement - afin de faire part de ses félicitations, salutations ou remerciements.

Les porteurs de chapeau ayant naturellement totalement disparu de notre environnement depuis plus d'un demi-siècle, ces différentes formules trouvent leur origine au XVIIe siècle, lorsque le chapeau était un objet vestimentaire incontournable.

On avait alors coutume de saluer son prochain en enlevant et abaissant son chapeau.

Cette forme de salut respectueux consistant à incliner son chapeau vers le bas (saluer "chapeau bas") constituait alors une marque de respect et de déférence envers son interlocuteur.

La pratique (le geste) a perduré jusque dans les années 1960, lors de la disparition du chapeau.

Et la parole (les différentes formules : "Chapeau !", "Chapeau bas !", "Chapeau l'artiste !", "Donner un coup de chapeau",  "Rendre un coup de chapeau" et "Tirer son chapeau") jusqu'à nos jours, chez les plus âgés d'entre nous.

On notera que la forme "Chapeau l'artiste" s'emploie parfois au second degré, afin, par exemple de se moquer cyniquement de l'incurie ou de l'impéritie d'un pouvoir exécutif...

On dit ainsi : "Le Premier ministre Édouard Philippe ose annoncer, le 28 avril 2020, qu'il va rendre obligatoire le 11 mai, dans les transports en commun, le port de masques que son directeur général de la Santé déclarait totalement inutile, voire dangereux... le 19 mars : chapeau l'artiste !".

Sources : www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Un tombant".

Ce substantif polysémique du langage courant désigne tout à la fois :

Un tombant, paroi rocheuse limitant un plateau sous-marin et descendant verticalement jusqu'au fond,

  • une paroi rocheuse limitant un plateau sous-marin et descendant verticalement jusqu'au fond,
  • une coulée d'eau (un "tombant d'eau claire"),
  • le déclin, en parlant de la lumière (le "tombant du jour),
  • la qualité d'un tissu qui forme de beaux plis lorsqu'on le laisse pendre (un "très beau tombant pour robes drapées ou plissées"),
  • au pluriel le plus souvent, les restes, résidus, débris industriels (métal, bois, etc.) (des "tombants de scie" ou des "tombants de planches").

Source : wikipedia.org

"Une grolle".

Ce mot peut désigner, selon le contexte :

  • dans le langage courant : un récipient en bois,
  • et dans le registre populaire :
    • une chaussure,

Chaussure de ville pour homme

On dit par exemple : "Mon darron a toujours de vieilles grolles car il a horreur d'aller en acheter des nouvelles".

Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Des chaussures" en français.

    • et jusqu'à la fin du XIXe siècle au moins, dans l'ensemble de la France : une corneille ou un corbeau,

Ou, de nos jours, dans l'Ouest de la France et notamment en Charente.

Un corbeau

Source : wiktionary.org

Pourquoi dire : "Total look" et même "Look total" ?

Et pas : "Uniformité d'apparence" ou "Uniformité d'aspect" !

Cette pratique vestimentaire consiste en effet à assortir sa tenue de la tête aux pieds, qu'il s'agisse de couleur, de marque, d'imprimé ou de matière.

Par exemple : s'habiller tout en rouge, ou tout en "Addidas", ou tout en imprimé "léopard"...

Bref : une pratique souvent réservée aux excentriques ou aux personnes au bon goût pour le moins discutable.

"Michael "Air" Jordan", "His airness" ou "MJ".

Le joueur de basket-ball états-unien Michael Jordan

Il s'agit des surnoms du joueur de basket-ball états-unien Michael Jordan, né le 17 février 1963.

Michael Jordan a évolué dans le championnat nord-américain professionnel de basket-ball, la NBA (National Basketball Association), de 1984 à 2003.

Selon la BBC et la NBA, "Michael Jordan est le plus grand joueur de basket-ball de tous les temps".
Il est également considéré comme l'un des plus grands champions de tous les temps, tous sports confondus, et a indéniablement contribué à populariser le basket-ball et la NBA à travers le monde dans les années 1980 et 1990.

Le joueur de basket-ball états-unien Michael Jordan

Michael Jordan a rejoint alors les Bulls de Chicago en NBA en 1984.

Rapidement réputé pour être l'un des meilleurs défenseurs du championnat, il s'impose comme une vedette grâce à ses excellentes statistiques.

Le joueur de basket-ball états-unien Michael "Air" Jordan en extension

Sa détente et ses capacités de saut lui ont valu les surnoms de "Air Jordan" et "His Airness" ("sa légèreté").

Le joueur de basket-ball états-unien Michael "Air" Jordan en extension

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"L'habit ne fait pas le moine".

Cette expression très ancienne - puisqu'elle remonterait au XIIIe siècle - mais toujours très utilisée de nos jours, signifie qu'il ne faut pas se fier aux apparences, qui peuvent parfois être trompeuses.

"Une jarretière".

"Une jarretière" peut désigner en français différentes choses :

  • c'est tout d'abord, naturellement, un accessoire constitué d'un ruban de soie, qu'hommes et femmes portaient depuis le Moyen-Âge pour faire tenir cet ancêtre de nos chaussettes qu'étaient les bas. Aujourd’hui, le port de la jarretière a disparu au profit des collants et des portes-jarretelles.

Seule est restée la jarretière de la mariée et son lot de traditions.

Jarretière de mariée

Celle-ci est un ruban de soie fermé par un petit bijou, que la mariée porte au-dessus du genou pour permettre certains jeux lors de la fête du mariage.

À l’origine, la mariée devait porter une jarretière destinée à être dérobée par un garçon d’honneur, un célibataire ou un enfant. Parfois vendue aux enchères, l’argent revenait au couple. Celui qui possédait la jarretière devait recevoir beaucoup de chance ! S’il était célibataire, il ne tarderait pas à trouver une épouse.

Le jeu de la jarretière est de moins en moins présent lors des mariages, puisque bon nombre de mariés proposent une corbeille, cagnotte ou urne en lieu et place de la liste de mariage. En sorte qu'il semble alors plus difficile de demander de nouveau de l’argent aux convives.

Le très noble ordre de la Jarretière, qui a pour devise - en français - "Honni soit qui mal y pense", a été fondé le 23 avril 1348 par le roi Édouard III et constitue de nos jours le plus prestigieux ordre de chevalerie du Royaume-Uni et le plus ancien subsistant encore au XXIe siècle.

Cordon optique ou "Jarretière" optique

  • mais la "jarretière" est aussi le nom donné aux deux fils de cuivre tressés et enrobés utilisés en télécommunication,
  • la "jarretière" est également un format publicitaire utilisé sur certains sites internet qui, accroché au bas du navigateur, permet à la page Internet de défiler en gardant toujours la publicité visible au bas de la page.
Un "Lépidope" également appelé "Jarretière", "Sabre" ou "Poisson-sabre".
Un "Lépidope" également appelé "Jarretière", "Sabre" ou "Poisson-sabre".
  • la "jarretière" est encore l'un de noms vulgaires du "Lépidope", un genre de poissons semi-pélagiques, dont le corps allongé (environ 2 m) et mince, en lame de couteau, présente l’aspect d’un large ruban argenté, nageant par ondulations et jetant des reflets de lumière.

On l'appelle également "Sabre" ou "Poisson-sabre".

La couleuvre rayée ou Serpent-jarretière

  • Enfin, le "serpent-jarretière" - ou "couleuvre rayée" - est une couleuvre de l'Amérique du Nord et du Québec, dont j'ai possédé quelques individus à une époque, lorsque je collectionnais les serpents...

Sources : nice-agency.overblog.com et wikipedia.org

"L'ordre de la Jarretière" ou "Le très noble ordre de la Jarretière".

Ce célèbre ordre de chevalerie britannique est le plus ancien subsistant encore au XXIe siècle.

L'ordre de la Jarretière a été fondé le 23 avril 1348, le jour de la Saint Georges, en pleine guerre de Cent Ans, par le roi Édouard III.

Selon la légende, la création de cet ordre aurait été décidée par le roi Édouard III lors d'un bal à Calais (62), où il dansait avec sa maîtresse, la comtesse de Salisbury. Celle-ci ayant, en dansant, fait tomber sa jarretière, le roi, galamment, la ramassa sous les quolibets des danseurs, la mit à son genou et coupa court aux railleries par ces mots : "Messieurs, honi soit qui mal y pense. Ceux qui rient maintenant seront très honorés d'en porter une semblable, car ce ruban sera mis en tel honneur que les railleurs eux-mêmes le chercheront avec empressement".

Source : wikipedia.org

"Tomber sur le râble", "Tomber sur le poil", "Tomber sur le paletot" ou "Tomber sur le dos" de quelqu'un.

Ces quatre locutions verbales du registre familier signifient :

  • au sens propre : assaillir, agresser, attaquer quelqu'un à l'improviste, de façon brusque ; le battre.

On dit par exemple : "Mon voisin s'est fait attaquer récemment : deux types cagoulés lui sont tombés sur le râble/poil/paletot/dos, alors qu'il sortait de sa voiture pour ouvrir la porte de son garage".

  • et au sens figuré : insulter quelqu'un, le critiquer très violemment.

On dit par exemple : "Je n'ai pas vraiment compris ce qui se passait : à peine mon discours terminé, la moitié de l'assemblée m'est tombé sur le râble/poil/paletot/dos".

"Tomber sur le râble" est un idiotisme animalier et un idiotisme corporel.

"Tomber sur le poil" est un idiotisme animalier et un idiotisme corporel.

"Tomber sur le paletot" est un idiotisme textile et vestimentaire, pouvant avoir une autre signification au sens figuré.

"Tomber sur le dos" est un idiotisme corporel.

Sources : www.expressions-francaises.fr, www.linternaute.fr, www.expressio.fr et wiktionary.org