"Connétable".

Logo des sardines Connétable

Il s'agit du nom d'une marque française de conserves de poissons, appartenant à la conserverie Chancerelle.

Celle-ci, fondée en 1853 à Douarnenez (29) par Robert Chancerelle, est aujourd'hui la plus ancienne conserverie de sardines à l'huile au monde.

Les sardines et leur célèbre boîte rouge sont le produit phare de la marque Connétable.

Sardines Connétable

Une marque dont le nom fait référence au Connétable, grand officier de la Couronne, chef suprême de l'armée sous l'Ancien Régime.

Source : wikipedia.org

"L'accrobranche".

Ce mot-valise (accroché - branche) est une marque enregistrée, appartenant depuis 1994 à l'association française "Les Accro-Branchés", située à Annonay (07).

Il désigne :

  • une activité de plein air nomade et temporaire, consistant à grimper directement sur les branches des arbres jusqu’à leur cime tout en étant assuré par une corde, comme en escalade,
  • ou : un parcours aventure consistant en un déplacement horizontal sur des câbles d’acier fixes dans un parc d’attractions forestier.

Source : wikipedia.org

"Nous n'avons pas les mêmes valeurs".

"Nous n'avons pas les mêmes valeurs" : publicité télévisée pour Bordeau Chesnel

Cette phrase culte est apparue sur nos écrans de télévision en 1986 et a généré depuis toute une saga de publicités télévisées.

Au point de faire entrer l'expression dans le langage courant.

Il s'agit du slogan publicitaire de "Bordeau Chesnel", la marque grand public de rillettes du Mans de la société LDC, filiale à 100% du groupe agroalimentaire  français Soparind Bongrain, devenu le Groupe Savencia en 2015.

"Nous n'avons pas les mêmes valeurs" : publicité télévisée pour Bordeau Chesnel

Inchangé depuis 1986, ce slogan est directement associé à l'actrice Marie-Hélène Lentini depuis 2004.

La première publicité avec l'huissier (1986)

Cette mise en scène d'un "huissier" dans le premier message publicitaire télévisé de la société LDC est particulièrement savoureuse lorsque l'on sait que ladite société résulte de la fusion, en 1973, de deux sociétés de charcuterie industrielle de la Sarthe (72) :

  • Bordeau Chesnel, créée en 1922, à Yvré-l'Évêque (72), par Jules Bordeau et Marie-Louise Chesnel,
  • et... Luissier, créée en 1900, au Mans (72), par Albert et Blanche Luissier !

Les deux sociétés réunies sont alors devenues LDC pour Luissier Bordeau Chesnel.

Sources : wikipedia.org, www.perche-sarthois.fr, www.journaldunet.com et www.lsa-conso.fr

 

"Gilbert".

Logo de l'équipementier sportif britannique Gilbert spécialisé dans le rugby et le netball

Gilbert est le nom d'un équipementier sportif et d'une marque britanniques, produisant des ballons, des vêtements sportifs ainsi que des accessoires pour le rugby à XV et le netball.

Les origines de la société remontent à l'année 1823, lorsque William Gilbert (1799-1877), le cordonnier de Rugby (Angleterre), dont l'échoppe jouxtait le principal collège de ladite ville (la Rugby School) se mit à fournir aux élèves leurs premiers ballons.

La légende veut en effet que sur le terrain de cette école, (Angleterre), au cours d'une partie de football, cette année là, l'élève et futur pasteur William Webb Ellis, porte dans ses bras le ballon derrière la ligne de but adverse alors que la tradition était naturellement jusque là de le pousser au pied. En réalité, les origines du rugby sont bien plus complexes.

Les collèges britanniques de l'époque pratiquent chacun un jeu de ballon dérivé de la soule. Chaque collège avait ses propres règles et le jeu au pied et à la main était fréquents. Le geste de William Webb Ellis, de garder à la main le ballon, dans une phase de jeu qui ne le permettait pas, a fait progressivement évoluer la règle du collège de Rugby.

William Gilbert confectionne ses ballons à partir d'une vessie de porc, achetée aux paysans, entourée de quatre panneaux en cuir cousus à la main.

Les premiers ballons ovales apparaissent en 1835. Et en 1851, William Gilbert expose à l'Exposition universelle de Londres son "Rugby School Football", un ballon ovale fabriqué à partir d'une vessie de porc. À l'Exposition Universelle de Londres de 1862, les ballons de rugby de la marque Gilbert remportent une médaille d'argent. Et, à partir de 1892, le ballon mis au point par William Gilbert devient le ballon réglementaire du rugby.

Ballon de rugby de la société britannique Gilbert

Le ballon évolue au fil du temps, le cuir étant notamment remplacé par des matières synthétiques.

Avec l’arrivée sur le marché de nouvelles marques concurrentes, l'entreprise Gilbert connaît des moments difficiles et la famille Gilbert vend la société en 1978. La société Gilbert change ensuite trois fois de propriétaire dans les années 80 et 90.

Durant cette période, la marque perfectionne ses ballons grâce à l’évolution des technologies de synthèse. Le rugby se professionnalise et Gilbert crée le ballon officiel de la première édition de la Coupe du monde de rugby à XV en 1987.

Gilbert se lance également dans la fourniture d'équipements de netball, un sport assez populaire en Australasie, où Gilbert est bien implanté commercialement.

Ballon de netball de la société britannique Gilbert

À la suite de difficultés financières, un autre équipementier britannique, Grays International, rachète en 2002 la société Gilbert.

Source : wikipedia.org

"On se lève tous pour Danette !".

Publicité Danette 1986

"Cette célèbrissime formule publicitaire des années 1980 est assurément entré dans la mémoire collective et même, je crois, dans le langage courant des français.

Chanté par le chanteur français Richard Gotainer, de 1979 à 1992, ce slogan a contribué à l’incroyable succès de cette marque commerciale de crème dessert industrielle, créée par la société Danone en 1970 et consommée par 50% des ménages français en 2011.

La crème dessert industrielle de Danone "Danette" : dans les années 1980 et en 2016

Il ne s'agit pourtant que du refrain de la chanson de Gotainer et pas du slogan de cette marque, qui était... allez ; je vous le souffle, mais je suis bien certain que la plupart des plus de 40 ans s'en souviennent : "Que tous ceux qui aiment la Danette se lèvent !"

La publicité télévisée de 1986 :

La publicité télévisée de 1981 :

"Olida".

Publicité pour la marque de charcuterie française Olida, créée en 1855 par Ernest Olida

Olida est une ancienne société industrielle et commerciale de charcuterie fondée en 1855 par Ernest Olida.

Publicité pour la marque de charcuterie française Olida, créée en 1855 par Ernest Olida  Publicité pour la marque de charcuterie française Olida, créée en 1855 par Ernest Olida

Publicité pour la marque de charcuterie française Olida, créée en 1855 par Ernest Olida

Celui-ci ouvre d'abord une boutique de spécialités gastronomiques au Palais Royal, puis rue Drouot, à Paris (75).

Publicité pour la marque de charcuterie française Olida, créée en 1855 par Ernest Olida

La première usine voit le jour en 1896, à Levallois-Perret (92), à proximité de la Seine. Elle existait encore dans les années 1970 et les voyageurs de la SNCF en direction de la gare de Paris Saint-Lazare la regardait souvent de manière narquoise, en raison du cimetière qu'elle jouxtait...

Publicité pour la marque de charcuterie française Olida, créée en 1855 par Ernest Olida

Le développement de l'entreprise s'accélère dans les années 1950 avec le rachat de nombreuses sociétés agroalimentaires.

En 1967, Olida fusionne avec Caby. En 1971, l'entreprise lance la marque Cochonou.

En 1972, Gérard Gorcy crée au sein d'Olida la filiale Gorcy, spécialisée dans la distribution d'entrées surgelées aux circuits spécialisés, notamment sous la marque "Marie". "Marie" devient une marque grand public proposée dans les supermarchés en 1983, et investit le rayon des plats préparés rayon frais en 1989, avant d'être revendue au groupe Saint Louis.

Dans les années 1980, Olida était un sérieux concurrent de Justin Bridou pour le saucisson sec et d'Herta pour les produits tranchés pré-emballés.

Au début des années 1990, l'entreprise comptait 1.800 salariés au total dans quatre unités de fabrication, situées ) Loudéac (22), Illkirch-Graffenstaden (67, Saint-Symphorien-sur-Coise (69), Libourne (33). Avec un siège social situé à Neuilly-sur-Seine (92).

En 1992, Olida est cependant rachetée par le groupe agroalimentaire vendéen Fleury Michon.Logo de la marque de charcuterie française Olida, créée en 1855 par Ernest Olida

L'acquisition double la taille de Fleury Michon et lui donne la position forte qu'avait Olida sur le marché pour les saucissons secs, les jambons cuits et secs, la charcuterie, les salaisons, etc.

Le nouveau groupe dépasse ainsi de nombreux concurrents, y compris Herta, la filiale de Nestlé. Cependant Olida, perdant presque un million de francs par jour, manque de faire couler Fleury Michon. À cause des opérations déficitaires d'Olida, les pertes de Fleury Michon sont montées à environ 300 millions de francs moins d'une année après l'acquisition. Aucune synergie ne s'avérant possible entre les deux sociétés, le Groupe Fleury Michon revend dès 1993 l'unité de fabrication spécialisée dans la charcuterie pré-emballée, à Herta, puis cède le pôle saucissons, avec ses marques Cochonou et Calixte, au groupe Aoste.

Enfin, Fleury Michon transfère les jambons et autres charcuteries préemballées Olida sous la marque Fleury Michon et devient le n°2 en volume sur le segment du jambon libre-service.

Source : wikipedia.org

"Esso".

Qui ne connaît aujourd'hui encore cette célèbre marque de carburant états-unienne, créée en 1912 ?

Peu de gens en revanche savent qu'elle est issue du nom même du sigle en forme d'acronyme de la société "Eastern States Standard Oil", fréquemment appelée  "Eastern States SO" ou, par ellipse et contraction, "SO" !

Cette société était le nouveau nom de la "Standard Oil of New Jersey", l'une des de 34 sociétés indépendantes (parmi lesquelles les célébres "Mobil" ou "Chevron"), dont certaines avaient gardé le droit d'utiliser la marque "Standard Oil" dans certains États américains ou pays, après le démantèlement, en 1911, de la compagnie pétrolière SO (Standard Oil), fondée en 1870 par John D. Rockefeller.

En 1972, cette marque a été en grande partie remplacée aux États-Unis d'Amérique par la marque "Exxon", tandis que "Esso" est restée largement utilisée ailleurs dans le monde.

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "SMS" ou "Texto" !

Mais : "Minimessage téléphonique" !

  • "SMS" est un sigle anglais signifiant "Short Message Service" ("Service de messages courts").
  • Et "Texto" a été déposé en 2001 comme nom de marque par la société française SFR (Société Française du Radiotéléphone) mais celle-ci a été définitivement déboutée en justice en 2009 et le mot est devenu librement utilisable.

Ce service de messagerie de téléphonie mobile, introduit par la norme GSM, permet de transmettre de courts messages textuels.

Appelé "Messagerie texte" dans certaines régions du monde comme l’Amérique du Nord, le Royaume-Uni ou les Philippines, certains le désigne également par rétroacronymie, "Service de Messages Succincts".

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Une fermeture éclair" ni "Un Zip" ou "Un zipper" !

Fermeture à glissière dite "Fermeture Éclair"

Mais : "Une fermeture À GLISSIÈRE" ou "Une fermeture à CRÉMAILLÈRE".

"Éclair" est en effet une marque commerciale enregistrée en 1924 par la société française Éclair Prym France, située à Menneval (27).

Concrètement, il s'agit d'un dispositif mécanique permettant l'ouverture et la fermeture rapide d'un vêtement, d'un sac, de chaussures ou le raccordement et la séparation rapide de pièces de tissus (porte de tente par exemple).

Les premières fermetures rapides à glissières constituées d'oeillets et de crochets ont été élaborées aux États-Unis à Chicago en 1851. Mais c'est en 1913, que l'ingénieur suédo-américain Gideon Sundbäck met au point de la fermeture à glissière moderne en remplaçant le système d'oeillets et de crochets par un dispositif de dents engrenées à l'aide d'un curseur.

La fermeture se compose de deux bandes de tissu fort sur lesquelles sont serties des dents métalliques. Les bandes sont mises en regard l'une de l'autre, les dents étant décalées. Le passage d'une navette, appelée curseur, comportant deux gorges qui se rejoignent, permet d'engrener les dents ou de les séparer. Les gorges servent à guider les dents lorsque l'on fait glisser le curseur. La tirette proprement dite est la languette accrochée au curseur et qui permet de le déplacer. Si, à l'origine, les dents et le curseur étaient métalliques, on utilise également aujourd'hui des matières plastiques comme le nylon.

  • Nos amis québecois pourtant si souvent hostiles aux anglicismes utilisent les mots "Zipper" ou "Zip".
  • Et nos amis belges parlent de "Tirette" ou de "Zip".

Sacrées paronomases : nous l'avons échappé belle ! ou Comment des fabricants d'aphrodisiaques biologiques (à distinguer des vulgaires maraîchers, producteurs de carottes ou de bananes !) espèrent multiplier leurs ventes grâce aux noms savamment étudiés de leurs produits.

Images de coeurs rouges

Sans doute l'avez-vous remarqué, les publicitaires raffolent des paronomases, ces figures de style consistant à employer dans une même phrase des mots au son à peu près semblables, mais au sens différent, du type « Qui vole un oeuf, vole un boeuf ! » ou « À la tienne, Étienne ! ».

De « Legal, le goût ! » ou « Sader, ça adhère ! » à « Vas-y Wasa », notre imaginaire collectif regorge donc de slogans en forme de paronomase.

Peu de noms de produits en revanche, à ma connaissance, avaient recours à ce procédé. Mais certains sont décidément capables de faire vraiment très fort lorsqu'il s'agit de baptiser leurs nouvelles créations.

Ainsi du service mercatique des Laboratoires Claude, sis à Paris (75) et spécialisés dans les aphrodisiaques « biologiques » (sic) , que la lecture d'une publicité au sein du magazine gratuit « Senior Régions, le magazine d'infos des + de 50 ans », m'a en effet permis de découvrir.

Jugez-en plutôt : cette honorable maison, à l'évidence dotée de personnels à l'imagination aussi torride que débridée, propose à sa clientèle féminine le « sublimateur de libido » « Céline féline » !

Mais aussi, pour ses clients masculins, le « provocateur d'érection » « Virgile viril ». Et, enfin, le « retardateur de jouissance » « Gaston étalon » !!

Sans doute frémissez-vous, comme moi, à l'idée qu'Hercule puisse prochainement être, lui aussi, mis à contribution !

"Mannequin chez Olida".

Publicité pour la marque de charcuterie française Olida, créée en 1855 par Ernest Olida

Olida était une célèbre société industrielle et commerciale de produits charcutiers, fondée en 1855 par Ernest Olida.

Et l'expression "mannequin chez Olida" servait autrefois à désigner de manière narquoise - dans le registre familier - les jeunes femmes enrobées ou dodues.

Je l'entendais encore couramment dans les années 1970 et 1980, mais son usage s'est logiquement perdu avec la disparition de la marque.

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mes articles sur toutes les façons non grossières de dire "Une personne en surpoids" et sur toutes les façons de dire "Une fille laide".

"Le tarmac".

Aire de trafic ("Tarmac") d'un aérodrome

Sans doute vais-je surprendre plus d'un parmi vous, amis lecteurs, mais il s'agit là d'un nom de marque !

Il s'agit d'une apocope du mot "Tarmacadam", juxtaposition de "tar" ("goudron" anglais) et "macadam".

  • Cette marque enregistrée est à l'origine un matériau breveté en 1901 par l'entrepreneur britannique Edgar Purnell Hooley. 

Composé de goudron et d'agrégats, le tarmac est étendu sur une surface, puis est compacté avec un rouleau compresseur.

La marque appartient aujourd'hui à la société britannique Tarmac Holdings Limited, l'une des plus grandes entreprises de matériaux de construction du Royaume-Uni.

  • L'"aire de trafic", souvent appelée "tarmac", est, sur un aérodrome, la zone sur laquelle on procède à l'embarquement, au débarquement, au chargement, au déchargement et à l'avitaillement des "appareils" ou "avions".
  • Et l"'aire de stationnement", que l'on appelle fréquemment aussi "tarmac", désigne, comme son nom l'indique, la partie d'un aérodrome, où l'on stationne les "appareils" ou "avions".
  • Le terme "tarmac" est parfois utilisé dans le jargon aéronautique et très souvent de manière abusive par les organes d'information pour désigner, à tort, l'ensemble de la surface extérieure bétonnée, y compris la "piste" ("L'avion s'est posé sur le tarmac de Roissy à 15H".) : l'avion ne peut se poser que sur la "piste", qui peut être en herbe, en béton ou en béton goudronné, avant d'aller stationner sur le "tarmac"/"aire de trafic" ; le déplacement entre la "piste" et l'"aire de trafic" se faisant sur les "voies de circulation".

Autres articles sur le même thème : La différence exacte qui existe entre un "aérodrome" et un "aéroport" et  La surprenante origine du mot "Avion".

Source : wikipedia.org

"La marque au losange".

Logos successifs de la société Renault

Il s'agit du surnom de la marque automobile française "Renault", fondée en 1898 par les trois frères Louis, Marcel et Fernand Renault.

Logo Renault 1900

La société voit le jour sous le nom de "Renault-Frères". A l’époque, pas de losange pour logo, mais deux "R" entrelacés dans un médaillon "art nouveau".

Du moins sur les documents internes, car sur les premières autos on distingue seulement le nom "Renault-frères" et les initiales "LR" (pour Louis Renault), gravées dans le moyeu des roues.

En 1906, le médaillon est remplacé par un engrenage à l’effigie de la Renault victorieuse du premier Grand Prix de l’ACF (Automobile Club de France).

Louis Renault, désormais seul à la tête de l’entreprise, la renomme "Société des Automobiles Renault" en 1910.

Après la Première Guerre Mondiale, le logo reprend la silhouette du char FT17, produit par le constructeur pour les Alliés.

En 1922, l’entreprise devient "Société Anonyme des Usines Renault".

C’est en 1923 que Louis Renault décide de doter ses voitures d’un emblème de proue. Une façon de mieux identifier ses autos. On met alors une grille ronde avec le nom de "Renault" inscrit au centre. Une grille qui cache par ailleurs l'avertisseur sonore. Adapté à la forme particulière des capots Renault dits "Alligator" (en forme de museau de crocodile), le logo se répartit de part et d’autre de l’arête centrale.

Puis le logo rond prend des angles et dès 1924, il apparaît à l’avant de la berline haut de gamme 40 CV Type NM. Un symbole géométrique qui est définitivement adopté dès 1925. On le trouve notamment sur les véhicules les plus sportifs et luxueux.

La nationalisation de l’entreprise, le 16 janvier 1945, et le changement de statut qui en découle font apparaître la mention "Régie Nationale" de la nouvelle appellation ("Régie nationale des Usines Renault"). En 1946, le jaune apparaît dans le sigle et devient la couleur de l’entreprise.

Jusque dans les années 1970, ce logo évoluera peu, si ce n’est en 1959 (à partir de la Renault 4), avec la disparition de la mention "Régie nationale" dans le Losange.

Logo Renault 1972

En revanche en 1972, c’est la révolution : Renault décide d’épurer son emblème et fait appel au peintre et plasticien Victor Vasarely. Le père de l’art optique, aidé de son fils Yvaral, fait disparaître le nom Renault du logo et imagine un losange doté de stries parallèles. Ce nouveau Losange apparaît pour la première fois sur la Renault 5 !

Logo Renault 1992

1992 : au logo de Vasarely est préféré un "blason" plus simple, plus massif et en relief. De plus le nom de "Renault" réapparaît sous le Losange dans les publicités.

Logo Renault 2004

En 2004, il se déplace sur le côté droit.

Logo Renault 2004

Pour revenir sous le Losange en 2007.

Et avec une identité graphique se voulant plus raffinée et une nouvelle police de caractères, en 2015.

Sources : https://www.france-pittoresque.com et Autoplus du 24/08/2015

"Un Abribus".

Beaucoup de gens l'ignorent, mais il s'agit là d'une marque enregistrée, désignant un type d'abri que nos amis belges appellent "Aubette".

Proposé pour la première fois en 1964 à Lyon (69), par l'entreprise JCDecaux, l'Abribus permet de protéger les usagers des intempéries aux arrêts des lignes de bus ou de cars, tout en offrant un emplacement pour des panneaux publicitaires.

Le matériel était souvent fourni gratuitement par la société qui se rémunérait par la publicité. Dans un contexte où la possibilité de créer de nouveaux emplacements publicitaires était limitée, ce concept a assuré la fortune de son créateur Jean-Claude Decaux et une position de quasi-monopole mondial.

L'idée a fait florès et l'abribus publicitaire n'a cessé d'évoluer, tout en demeurant le mobilier urbain emblématique de la société JCDecaux.

Source : wikipedia.org

Il y a 55 ans, ESSO donnait naissance à l'expression "Mettez un tigre dans votre moteur !", toujours utilisée de nos jours.

Publicité "Mettez un tigre dans votre moteur"

Cette devise publicitaire de la société Esso datant de 1965 a durablement marqué mon enfance de petit garçon, arrivé en France à l'âge de 3 ans et demi, au début de cette année-là.

Et celle de très nombreuses personnes, j'en suis certain, si j'en juge par la perdurance de la formule "Mettre un tigre dans son moteur" dans le langage courant actuel.

On se souvient en particulier, bien évidemment, du sympathique tigre qui y était associé, à travers d'énormes campagnes de presse et opérations promotionnelles comprenant des partenariats avec Walt Disney, Tintin, etc.

Distribuée par la Société Franco-Américaine de Raffinage, la marque de super-carburant "Esso" était présente dans notre pays depuis 1929.

Mais c'est durant la deuxième moitié des années 1960, je pense, que la marque a véritablement explosé dans notre pays, grâce à la formidablement exploitation du succès de ce slogan et de cet énorme félin.

En multipliant notamment les objets promotionnels et produits dérivés de toutes sortes - le plus souvent ornés, bien évidemment du célèbre tigre ! - ; lesquels envahissaient littéralement la vie quotidienne de ses consommateurs habituels ou potentiels, et notamment des petits garçons.

Mes petits camarades et moi avions ainsi :

  • des porte-clés Esso,
  • des figurines Esso,
  • des peluches Esso,
  • des garages Esso,
  • des camions Esso,
  • des wagons Esso,
  • des stylos Esso,
  • des panoplies Esso (!),
  • et même, souvent, de grandes affiches publicitaires "Esso".

L'une de ces affiches, en forme de longue fresque, figurait du reste encore sur une poutre du garage de mon père, dans sa maison de Dordogne (24), dans les années 2000, suscitant régulièrement la nostalgie attendrie des visiteurs !