"VELCRO®" est en effet un mot-valise, né de la combinaison des syllabes initiales des mots français VElours et CROchet.
Cette marque, créée en 1959, par l'ingénieur suisse Georges de Mestral, réunit sous son nom une gamme complète de produits simplifiant les opérations de fermeture et de fixation.
L’histoire de la découverte de ce procédé innovant commence en 1941, au cours d’une promenade à la campagne de Georges de Mestral en compagnie de son chien.
De retour chez lui, l'ingénieur remarque combien il est difficile d'arracher de son pantalon et des poils de son chien les fleurs de chardon alpin, la bardane. Surpris par le pouvoir agrippant de ces fleurs, il les observe au microscope et constate que les crochets de la fleur peuvent s'agripper à tout ce qui offre une forme de boucle. Il étudie donc la possibilité de reproduire ce principe on ne peut plus simple.
Il lui faudra cependant plus de 10 ans pour mettre au point un système de fixation composé de deux éléments, à savoirune bande de tissu linéaire avec de minuscules crochets pouvant adhérer temporairement à une autre bande de tissu avec de plus petites boucles, jusqu'à ce qu'elles soient séparées l'une de l'autre.
Conçu à l'origine en coton, matériau qui s'avéra peu pratique et trop fragile, le système de fermeture fut finalement fabriqué en nylon et en polyester.
Le principe de l'attache VELCRO®, vu en très gros plan
La première utilisation spectaculaire de l'attache est celle qu'en fait la NASA dans les années 1960 pour ses combinaisons de vol et le support des éléments de sécurité en apesanteur.
Puis vinrent les combinaisons de ski et celles de plongée sous-marine.
Par la suite, le Velcro a été utilisé dans le monde du textile, que ce soit pour les vêtements ou les chaussures, facilitant grandement la vie de toute une génération d’enfants !
Aujourd'hui, VELCRO®, marque déposée mais terme générique, est utilisé dans une vaste gamme d'industries, des soins de santé à l’informatique, en passant par l'automobile ou le médical.
Et, alors que chaque produit de la marque VELCRO® est conçu pour une tâche spécifique, le mécanisme principal reste le même.
J'ai toujours été amusé par le curieux nom en forme de gémination de cette localité, qui a donné son nom à la Biscuiterie St-Michel, fondée en 1905 et produisant notamment la "galette St-Michel".
Située dans l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (44), en région Pays de la Loire, à 18 km au Sud de Saint-Nazaire (44), elle comptait, en 2018, 5 173 habitants, appelés les "Michelois" et les "Micheloises".
Et l'origine et l'histoire de son nom est expliquée ainsi sur le site de la mairie :
Saint-Michel-Chef-Chef se nommait à l'origine Saint-Michel du Chevecier. La consultation des archives municipales et des registres paroissiaux, révèle que différentes orthographes interviennent selon les époques. Des changements vraisemblablement dus à des prononciations différentes et aux transcriptions fantaisistes des scribes. Du XIe au XVIe siècle, on peut ainsi relever : Chevecier, Chevechier, Chevescier, Chevescher, Cheveché, etc.
Avec l’introduction de la lettre "f", ces appellations se transforment et apparaissent alors les formes Chevechef et Chef-cier.
De 1630 à 1673, Chevechef sera d’usage courant. Chefchef ou Chef-Chef apparaîtra ensuite.
Le 16 nivôse an II (1792), pour satisfaire à un décret de la convention qui ordonne aux communes de changer leurs noms respectifs s’ils rappellent les souvenirs de la royauté, de la féodalité et de la superstition, le Conseil décide de s’en tenir au seul nom de Chef-Chef.
Puis, le premier pluviôse an II (1793), il est décidé de nommer la commune Les Sablons.
Enfin, le 12 brumaire an IV (1794), le Conseil municipal décide, à la demande des concitoyens, de reprendre le nom de Saint-Michel-Chef-Chef.
Sources : wikipedia.org et www.stmichelchefchef.fr
Je suis toujours surpris de l'incroyable richesse de notre langue concernant les différentes façons d'évoquer "une arme à feu de poing".
Comme toujours en pareil cas, c'est dans le registre argotique que l'on trouve le plus de termes, avec : "un aboyeur", "un calibre" (ou "un gros calibre"), "un feu", "un flingue", "un pétard" et "un soufflant".
Nous y trouvons également l'affreux "un gun", qui relève bien évidemment uniquement de l'anglais.
Mais encore : "un feu", "un flingot", "un rif" et "un rigolo", qui appartiennent désormais au registre désuet.
"Un six-coups" désigne un type de revolver avec barillet de six cartouches fréquemment employé et évoqué dans les films et bandes dessinées de western.
Et le Colt SAA (Single Action Army) était surnommé "Pacificateur" ou "Faiseur de paix" ("Colt Peacemaker").
Les appellations "un Beretta", "un Browning", "un Colt", un Glock", "un Luger" , "un Mauser" et "Smith & Wesson" - qui sont des noms de marques - se retrouvent dans les vieux films et romans policiers.
"Un 38" et "un 45", de même que "un Parabellum" ou "un .357 Magnum" font référence au calibre de l'arme employée et appartiennent donc au registre familier et au jargon de la police ou des truands.
De même que"un P38", qui est un modèle spécifique.
Ou "un automatique" - ellipse lexicale de "un pistolet automatique" - qui ne s'utilise que s'il s'agit d'"un pistolet", et pas d'"un revolver".
Il s'agit en effet du nom d'une marque industrielle déposée par la société française Paulstra (longtemps appelée Paulstra-Silentbloc, aujourd'hui filiale du groupe Hutchinson).
Cette pièce est constituée d'un bloc élastique en matériau souple (caoutchouc naturel ou élastomère), comprimé et interposé entre des pièces n'ayant entre elles qu'un mouvement de très faible amplitude, permettant d'absorber les chocs et les vibrations entre des organes mécaniques, d'en améliorer la longévité et de réduire les nuisances sonores.
Et ce terme de "Silentbloc" est passé dans le langage courant pour dénommer les différents éléments amortisseurs souples utilisés par exemple pour insonoriser le fonctionnement d'un moteur en l'isolant de l'armature métallique qui le maintient, ou pour fixer une ligne d'échappement, afin d'en absorber les vibrations.
Dans une voiture, ces supports anti-vibratoires assurent la jonction entre le châssis du véhicule et le triangle de suspension. Et ils constituent un élément à contrôler pour des raisons de sécurité dès que le véhicule atteint 80 000 kilomètres.
Sources : avtotachki.com, www.larousse.fr et wikipedia.org
Cette formule publicitaire est entrée dans le langage courant.
Et il est assez fréquent que l'on entende des phrases dérivées de ce slogan, telles que : "À quoi ça sert qu'on se décarcasse !", "À quoi ça sert que l'on se décarcasse !" ou "À quoi ça sert que je me décarcasse !".
On dit par exemple, dans le registre familier : "À quoi ça sert que je me décarcasse, si vous saissez tout avec vos bottes pleines de boue !".
Ce slogan publicitairedevenu culte, ici utilisé en 1978 pour la préparation aromatique "Salagou", date en fait de 1975 et continue encore d'être utilisé sous des formes dérivées telles que : "Il se décarcasse et ça change tout !" ou "On se décarcasse, vous assurez !".
Le cuistot provençal des publicités des années 1970-1980 était l'acteur français Pierre Mirat (12 février 1924 - 16 juillet 2008), qui a notamment joué Pierre Miramas, dit Michel-Ange, le patron du café Les Bons Enfants, dans le premier feuilleton quotidien français, "Le Temps des copains", de Robert Guez, en 1961-1962, puis avec Jean-Paul Belmondo et Lino Ventura dans "Cent mille dollars au soleil", d'Henri Verneuil, en 1964, ainsi qu'avec Louis de Funès et Jean Gabin, dans "Le Tatoué", de Denys de la Patellière, en 1968.
Le véritable fondateur de Ducros, Gilbert Ducros (12 février 1928 - 22 décembre 2007) ne ressemblait pas du tout au cuisinier bedonnant et moustachu de ces publicités, si ce n'est l'accent du Midi, puisqu'il était originaire de la Drôme (26). "C'était un petit bonhomme brun énergique et typiquement provençal", dont le credo était "Etre provençal et mondial", confiait, en 2007, à l'AFP (Agence France-Presse) son fils Michel.
C'est en effet une épopée industrielle peu banale que celle de Gilbert Ducros, fondateur du groupe qui portait son nom.
Renoncant dans les années 1950 à une carrière d'officier pour se lancer dans les herbes aromatiques, suivant ainsi les traces de son père, courtier pour les grossistes de Carpentras (84), il commence modestement, en vendant du tilleul sur les marchés. En 1963, il crée avec son frère Marc une société de négoce en vrac de produits et aromates provençaux, poivres et épices à destination des industries alimentaires et pharmaceutiques. Et ses deux fils, Yves et Michel, les rejoignent au début des années 1970.
Les logotypes successifs de la société Ducros, de 1963 à 2013
Premier coup de génie mercatique, il développe dans les années 1960, cette fois pour le grand public, ses fameux petits bocaux à bouchon rouge pour herbes déshydratées et épices, et les meubles supports pour la vente en supermarchés. Le tout est complété, à partir de 1975, par la célèbre campagne, lancée avec Havas, suivie de "Les herbes de Provence, c'est Ducros qui me les ramasse". Ces différents slogans fonctionnent à merveille, assurant rapidement à la marque une incroyable notoriété
Gilbert Ducros réalise une deuxième opération mercatique en 1973, avec la création de Vahiné, marque de fruits secs conditionnés, d'arômes liquides et de toutes sortes d'aides à la pâtisserie. Le slogan - "Vahiné, c'est gonflé" - est tout aussi efficace.
Et en 1981, ce sera le tour de La Tisanière.
Peu à peu, cependant, la situation décline. Et en 1986, le groupe de Carpentras (84) commence à perdre de l'argent. Devenu numéro un européen des épices (260 millions d'euros de chiffre d'affaires en 1990), il a vu trop grand. Confrontés à des pertes et à un fort endettement, les Ducros sont également empêtrés dans des divergences familiales, les fils revendiquant une vision plus gestionnaire que le père. En 1992, les Ducros vendent l'entreprise à Eridania-Béghin-Say, le pôle agroalimentaire du groupe italien Ferruzzi-Montedison. L'Italien va restructurer, en se séparant des activités sauces, condiments et tisanes..., puis revendre en 2000 au numéro un mondial des épices, l'américain McCormick, pour 425 millions d'euros.
Mais dès 1992, quelques mois après la vente de son groupe, Gilbert Ducros - à qui Ferruzzi n'a pas fait signer de clause de non-concurrence - créée la surprise, en lançant une nouvelle entreprise sur le marché naissant des herbes aromatiques surgelées : GYMA, pour Gilbert, Yves et MArc Ducros !
Cette fois cependant son slogan "Gyma j'imagine !" lui vaut des ennuis judiciaires. Gilbert Ducros perd en effet le procès que lui intente la société helvétique Maggi (ma-ji) , car dans "Gyma j'imagine !", il y a "Maggi Maggi", le slogan de la marque Maggi !
Mais : "Un avertisseur sonore" et "Utiliser l'avertisseur sonore" !
Un avertisseur sonore est un appareil équipant les véhicules et émettant un son principalement destiné à donner un signal ou à prévenir d'un danger. Les avertisseurs sonores équipent notamment les automobiles, motocyclettes, camions, engins de chantier, trains, tramways et bateaux.
Mais, s'il est destiné à avertir d'un danger immédiat, l'avertisseur sonore peut également représenter une source de nuisances sonores. De ce fait, dans certains lieux et selon les circonstances, son utilisation est interdite ou réglementée.
"Klaxon" est une marque d'avertisseurs sonores, déposée en 1911 par la société du même nom, qui produit les premiers avertisseurs sonores pour automobiles à partir de 1908.
Un avertisseur sonore à air en forme de trompette, sur une automobile ancienneUn ancien avertisseur sonore à air en forme de trompette
Aujourd'hui, la société Klaxon ne produit plus que des sirènes anti-incendies. Et une grande partie des produits Klaxon est aujourd'hui commercialisée en France par la société KM Europ.
Sur les tramways, l'avertisseur est parfois appelé un "Gong".
Et dans le jargonferroviaire, l'avertisseur sonore est appelé "Sifflet".
Cette marque d'électroménager du groupe français SEB (Société d'Emboutissage de Bourgogne) a été fondée en Allemagne en 1909 par Robert Weintraud (1860-1927).
Celui-ci avait d'abord créé son entreprise en 1884 sous le nom de "Robert Weintraud GmbH & Co KG", avant d'en transformer le nom, en 1909, en "Rowenta (Robert Weintraud gmbh & co kg)".
C'est en 1988 qu'elle a été rachetée par le groupe SEB, dont le siège est situé à Écully (69).
Aspirateur traîneau RowentaCentrale vapeur RowentaAspirateur sans sac Rowenta
"Stabilo"est une ellipse de "Stabilo Boss", un produit créée en 1971 par le groupe familial allemand Schwan-Stabilo Schwanhäusser GmbH and Co, l'un des principaux fabricants d’instruments d’écriture en Europe.
Leur part de marché sur ce produit, en France, est tellement phénoménale - on vraiment parler de situation de quasi-monopole - que le mot "Surligneur" n'est pratiquement pas utilisé.
et "Fluo" est évidemment l'apocope de "Fluorescent", un adjectif devenu ici un substantif par ellipse lexicale de "un stylo feutre fluorescent".
Ces différentes locutions désignent toutes la société Renault, un constructeur automobile françaisfondé officieusement le 1er octobre 1898 et officiellement le 25 février 1899, à Boulogne-Billancourt (92) par les frères Louis, Marcel et Fernand Renault.
L'entrée de la société Renault Frères, à Boulogne-Billancourt (92)
Et devenue "Régie Nationale des Usines Renault", lors de sa nationalisation par le GPRF (Gouvernement Provisoire de la République Française), le 15 janvier 1945, après l'arrestation, à la Libération, comme collaborateur, de Louis Renault, son dirigeant, qui meurt en prison avant son procès.
L'industriel français Louis RenaultHerman Goering, Adolf Hitler et Louis Renault, au Salon de l'automobile de Berlin, en 1935 : l'industriel français leur présente le prototype de sa Juvaquatre
Privatisée en 1996, la société s'est ensuite successivement alliée aux constructeurs japonais Nissan, en 1999, et Mitsubishi, en 2017.
Le siège du groupe Renault, à Boulogne-Billancourt (92), de nos jours
Il s'agit, depuis le 29 août 2005, de l'appellation commerciale du Crédit Lyonnais société anonyme.
Longtemps surnommée "la banque au lion" ou "la banque du lion", cette banque française a été fondée à Lyon le 6 juillet 1863 par François Barthélemy Arlès-Dufour et Henri Germain.
Et acquise par le Crédit Agricole en 2003.
Considérée comme l'un des trois piliers de l'industrie bancaire française, elle fait partie des "Trois Vieilles" avec la BNP Paribas et la Société générale.
Cette stratégie constitant à faire progressivement disparaître le nom même de "Crédit Lyonnais" de son logo et de son appellation commerciale est naturellement intervenue après une invraisemblable série de scandales financiers et d'incendies fortuits de siège et d'archives, qui aura coûté au total à l'État français 14,7 milliards d'euros..., soit 812€ à chaque chaque français !
Or, aussi incroyable que celà puisse paraître pour les personnes de mon âge (je suis né en 1961), qui ne voient pas le temps passer (vous aussi, n'est-ce pas ?), cette mystification aussi ridicule que grossière semble avoir parfaitement réussi, puisque, déjà, aujourd'hui, en 2020, l'immense majorité des jeunes de moins de trente ans semblent apparemment n'établir aucun lien entre le sigle "LCL" et le nom réel de la société, demeuré inchangé : "Crédit Lyonnais" !
Qu'il est donc facile, hélas, de berner ainsi toute une population.
Il s'agit de l'ancien surnom, des années 1980 aux années 2000, environ, du Crédit Lyonnais société anonyme, désormaisdavantage connu sous le nom de sa nouvelle appellation commerciale de "LCL".
Les années 1980 ont vu fleurir de nombreux documents promotionnels arborant le personnage de jeune lion devenu la mascotte de la société : peluches, porte-clés, autocollant, etc.
Porte-clés publicitaire des années 1980 avec une figurine du lion mascotte du Crédit Lyonnais
Et même un disque 45t reprenant la chanson "Parole de lion"...
Moins de 40 ans plus tard, il est malheureusement presque impossible d'en trouver la trace sur internet.