Micheline Presle

L'actrice française Micheline Presle

Il s'agit du nom de scène de l'actrice française Micheline Chassagne, née le 22 août 1922.

L'actrice française Micheline Presle

Ce nom de "Presle" lui vient de son premier succès au cinéma, dans "Jeunes filles en détresse" de Georg Wilhelm Pabst (1939), son quatrième film, où elle incarne une jeune pensionnaire nommée "Jacqueline Presle".

Affiche du film français "Jeunes filles en détresse" de Georg Wilhelm Pabst (1939)

Par sa longévité et le prestige de sa carrière, elle est l'une des légendes vivantes du cinéma français.

Affiche du film français "Le diable au corps" de Claude Autant-Lara (1947)

En 1947 elle tourne aux côtés de Gérard Philipe dans "Le diable au corps" de Claude Autant-Lara (1947), avant de quitter la France pour les États-Unis à la fin des années 1940.

Elle y rencontre William Marshall (1917-1994) divorcé de Michèle Morgan (1920-2016) dont il a un fils, Mike Marshall (1944-2005). Ils se marient en 1950 et divorcent en 1954, après avoir eu une fille, Tonie Marshall, en 1951, devenue réalisatrice.

L'actrice française Micheline Presle et sa fille la future réalisatrice Tonie Marshall
L'actrice française Micheline Presle et sa fille la future réalisatrice Tonie Marshall

De 1965 à 1971, elle acquiert une grande notoriété en incarnant la pétulante Ève Lagarde, l'épouse de Pierre (Daniel Gélin), dans "Les Saintes chéries", un feuilleton télévisé à succès, réalisé par un certain... Jean Becker, assisté (pour la dernière saison tout du moins) du jeune... Jean-Jacques Beinex.

Lors de mon arrivée en France à l'âge de 4 ans, début 1965, il faisait partie de mes trois feuilletons préférés avec les mythiques "Au nom de la loi" et "Thierry la fronde".

Ève et Pierre Lagarde dans le feuilleton télévisé "Les saintes chéries" (1965-1971)
Ève et Pierre Lagarde dans le feuilleton télévisé "Les saintes chéries" (1965-1971)

Comme moi, j'en suis sûr, vous vous souvenez certainement de sa B.O. :

Source : wikipedia.org

Jean-Paul Le Chanois

Le réalisateur français Jean-Paul Le Chanois

Il s'agit du nom d'artiste du réalisateur et metteur en scène français Jean-Paul Dreyfus, né le 25 octobre 1909 et mort le 8 juillet 1985.

Entré en 1930 à "La Revue du Cinéma", il joue ensuite comme acteur dans les films de la société Pathé avant de devenir attaché de direction de la société. Il travaille ensuite comme assistant aux côtés de Julien Duvivier, Alexandre Korda, Maurice Tourneur et Jean Renoir avant d'exercer le métier de monteur.

Dans les années trente, il est l'un des animateurs du Groupe Octobre, un groupe artistique lié au Front populaire.

Jean-Paul Le Chanois réalise ses premiers films avant la guerre ("Le Temps des cerises" en 1938 et "L'Irrésistible rebelle" en 1940).

Communiste, et d'origine juive, il travaille comme scénariste sous un prête-nom pour la Continental-Films, société de production de films français dirigée par les Allemands sous l'Occupation. Jean-Paul Le Chanois dirige le Comité de libération du cinéma français, organisme de résistance sous l'Occupation, sous le pseudonyme de "Marceau" et signe un film unique : "Au coeur de l'orage" (1944). Réalisé à partir de séquences filmées dans le Maquis du Vercors, c'est le seul film sur la résistance tourné sous l'Occupation.

Après la guerre, il écrit quelques scénarios et dialogues pour d'autres réalisateurs avant de recommencer à tourner.

Il allie le populisme traditionnel du cinéma français au néoréalisme italien d'après-guerre.

Jean-Paul Le Chanois se tourne ensuite vers un cinéma moins élaboré, exploitant une veine souriante et comique, comme, en 1954, l'un de ses plus grands succès, "Papa, Maman, la Bonne et moi", une comédie de moeurs sur la famille française type. Suivi, en 1956, de "Papa, maman, ma femme et moi".

Affiche du film français "Papa, maman, la bonne et moi" de Jean-Paul Le Chanois (1954)

 

Affiche du film français "Papa, maman, ma femme et moi" de Jean-Paul Le Chanois (1956)

Cinéaste engagé, ses films portent un regard sur les avatars contemporains : la crise du logement pour "Papa, Maman, la Bonne et moi" (1954), l'accouchement sans douleur pour "Le Cas du docteur Laurent" (1956) ou l'éducation permissive des enfants avec "Par-dessus le mur" (1961).

Affiche du film français "Par-dessus le mur" de Jean-Paul Le Chanois (1961)

Puis Le Chanois tourne en 1958 "Les Misérables", une des productions les plus coûteuses du cinéma français, en deux époques, avec Jean Gabin dans le rôle de Jean Valjean, Bourvil dans celui de Thénardier et Bernard Blier en inspecteur Javert.

Affiche du film français "Les misérables" (1ère époque) de Jean-Paul Le Chanois (1958)Affiche du film français "Les misérables" (2e époque) de Jean-Paul Le Chanois (1958)

En 1964 et 1966 il réalise encore deux films avec Jean Gabin, devenu son acteur fétiche, "Monsieur" et "Le Jardinier d'Argenteuil", avant de mettre un terme à sa carrière cinématographique.

Affiche du film français "Monsieur" de Jean-Paul Le Chanois (1964)Affiche du film français "Le jardinier d'Argenteuil" de Jean-Paul Le Chanois (1966)

Jean-Paul Le Chanois a également écrit et composé des chansons, pour Barbara, Édih Piaf ou Yves Montand.

Et créé, à la fin des années 1970, une association, "L'Image et la Mémoire", destinée à recueillir les témoignages filmés de tous les vétérans qui avaient fait le cinéma français.

Source : wikipedia.org

"Mag-Avril"

L'actrice française Mag-Avril

Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice française Marguerite Perrée-Sauvan, née le 9 mars 1899 et morte le 4 novembre 1985.

Elle a débuté au théâtre en 1949, après avoir commencé à tourner pour le cinéma en 1941.

Bien qu'on la retrouve au générique de 66 films jusqu'en 1974, elle n'a jamais eu, je crois, de rôle très important.

Mais comme je regarde toujours intégralement les génériques des films (*), j'ai très vite retenu son nom - étonné par son étrange pseudonyme -, puisqu'on la retrouve dans pas moins de 11 films de ma vidéothèque personnelle :

  • "Coeur de coq" de Maurice Cloche (1946), "Le boulanger de Valorgue" de Henri Verneuil (1953), "Le chômeur de Clochemerle" de Jean Boyer (1957), "Les vignes du Seigneur" du même réalisateur (1958), "La cuisine au beurre" de Gilles Grangier (1963), "Le bon roi Dagobert" de Pierre Chevalier (1963), aux côtés de Fernandel,

Affiche du film français "Le bon roi Dagobert" de Pierre Chevalier (1963)

  • "Lady paname" de Henri Jeanson (1950), aux côtés de Louis Jouvet,

Affiche du film français "Lady Paname" de Henri Jeanson (1950)

  • "Le cas du Docteur Laurent" de Jean-Paul Le Chanois (1957) et "Les misérables" du même réalisateur (1958), aux côtés de Jean Gabin,

  • "Fortunat" d'Alex Joffé (1960), "La cuisine au beurre" de Gilles Grangier (1963) et même "La grande vadrouille" de Gérard Oury (1966) aux côtés de Bourvil !

Affiche du film français "Fortunat" de Alex Joffé (1960)

Aujourd'hui bien oubliée de tous, j'ai eu toutes les peines du monde à trouver une misérable photo d'elle sur internet...

(*) : Je ne parle naturellement pas de ces génériques actuels interminables de 5 à 8 minutes, qui, par obligation légale, nous égrènent sempiternellement  - en particulier à la fin des films à gros budget états-uniens - la liste exhaustive des noms de l'intégralité des chauffeurs, assistants stagiaires éclairagistes et autres remplaçants menuisiers des deux ou trois équipes de tournages, ainsi que des dizaines de cascadeurs ou des centaines de spécialistes des effets spéciaux !

Mes lecteurs réguliers ont compris depuis belle lurette que mes goûts cinématographiques m'empêchent le plus souvent de trouver le moindre intérêt dans un film de moins d'un petit quart de siècle !

Source : wikipedia.org

Anne Bancroft

L'actrice états-unienne Anne Bancroft dans "Le lauréat" de Mike Nichols (1967)

Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice et réalisatrice états-unienne Anna Maria Louisa Italiano, née le 17 septembre 1931 et morte le 6 juin 2005.

L'actrice états-unienne Anne Bancroft

Engagée par Darryl Zanuck pour la 20th Century Fox, elle débute au cinéma en 1952 dans "Troublez-moi ce soir" de Roy Ward Baker aux côtés de Marilyn Monroe et Richard Widmark.

L'actrice états-unienne Anne Bancroft et l'acteur états-unien Richard Widmark dans "Troublez-moi ce soir" de Roy Ward Baker (1952)
L'actrice états-unienne Anne Bancroft et l'acteur états-unien Richard Widmark dans "Troublez-moi ce soir" de Roy Ward Baker (1952)

Affiche du film "Troublez-moi ce soir" de Roy Ward Baker (1952)

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Mel Brooks

Le réalisateur états-unien Mel Brooks

Il s'agit du nom d'artiste de l'acteur et réalisateur états-unien Melvin Kaminsky, né le 28 juin 1926.

Producteur exécutif, scénariste, compositeur et producteur américain

En 1963, il coréalise son premier film : un court-métrage parodique sur l’art moderne intitulé "The Critic", qui remporte un Oscar.

Producteur de théâtre, il épouse en 1964 l’actrice états-unienne Anne Bancroft, avec laquelle il reste marié jusqu'au décès de celle-ci, en 2005.

L'actrice états-unienne Anne Bancroft et le réalisateur états-unien Mel Brooks

Il est ensuite le cocréateur de la parodie d’espionnage "Max la Menace", diffusée de 1965 à 1970, avec Don Adams.

Mel Brooks écrit ensuite un scénario fondé sur son expérience avec les producteurs de Broadway, qui devient son premier long métrage en tant que réalisateur - "Les Producteurs" (1968) - et qui remporte un Oscar (le seul de sa carrière).

C'est là qu'il fait la connaissance de l'acteur qui devient son coéquipier dans bon nombre de ses films, Gene Wilder.

En 1974, alors qu'il est en train de tourner un de ses plus célèbres films, "Le shérif est en prison", Gene Wilder lui propose un scénario original, "Frankenstein Junior", une parodie du grand film des années 1930, qui devient par la suite son film le plus célèbre, avec "Les Producteurs".

Le réalisateur états-unien Mel Brooks

En 1981, pour "La Folle Histoire du monde", Mel Brooks est à l'origine d'un morceau de rap intitulé "It's good to be the king" ("C'est bon d'être le roi") où il apparaît, dans cette séquence filmée, déguisé en Louis XVI.

Le clip, extrait de son film, étant un tube planétaire, il récidive avec d'autres morceaux rap comme "Inquisition", sans toutefois connaître un succès comparable à "It's good to be the king".

Travaillant simultanément comme scénariste, metteur en scène et acteur, Mel Brooks a souvent obtenu de mauvaises critiques en raison de son style excessif.

En tant que producteur, Mel Brooks oeuvre dans un registre beaucoup plus dramatique au sein de sa société de production Brooksfilms. Au cours des années 1980 il produit ainsi des projets aussi variés que "Elephant Man" de David Lynch (1980) ou "La Mouche" de David Cronenberg (1986).

En 1991, il fait une tentative de film non-parodique avec "Chienne de vie", mais le film est un échec. Il revient alors à son domaine de prédilection, les parodies, avec "Sacré Robin des Bois" et "Dracula, mort et heureux de l'être".

Mel Brooks passe la deuxième moitié des années 1990 à jouer le rôle d’Oncle Phil dans le feuilleton télévisé "Dingue de toi" sur NBC.

Enfin, en 2001, la version théâtrale des "Producteurs", avec Nathan Lane et Matthew Broderick, connaît un triomphe et bat un record en remportant un Grammy et douze Tony Awards mais aussi un Oscar et un Emmy.

Source : wikipedia.org

"Gérard Oury".

Le réalisateur français Gérard Oury

Il s'agit du nom d'artiste du réalisateur, scénariste et acteur français Max-Gérard Houry Tannenbaum, né le 29 avril 1919 et mort le 19 juillet 2006.

Affiche du film français "Le corniaud" de Gérard Oury (1965)Affiche du film français "La grande vadrouille" de Gérard Oury (1966)

En tant que réalisateur, ses plus grands succès sont "Le corniaud" (1965), "La grande vadrouille" (1966) et "Les aventures de Rabbi Jacob" (1973), tous portés par l'acteur Louis de Funès (et bien sûr aussi par Bourvil, pour les deux premiers).

Gérard Oury est le scénariste de tous ses films à l'exception de "Fantôme avec chauffeur". Et il a été l'auteur et le metteur en scène d'une pièce de théâtre.

Réalisateur de grands succès populaires, il a été honoré à la fin de sa carrière d'un César d'honneur en 1993, décerné en l'honneur de l'ensemble du cinéma comique français, d'une entrée à l'Académie des beaux-arts en 1998, au fauteuil de René Clément, et d'une rétrospective consacrée à son œuvre au festival de Cannes 2001.

Fils d'un violoniste juif d'origine russe, Serge Tannenbaum,  il suit les cours de René Simon à dix-sept ans, puis entre au Conservatoire en 1938, aux côtés de Bernard Blier et François Périer.

Pensionnaire de la Comédie-Française en 1939, il obtient son premier rôle en remplacement d'un acteur mobilisé. En 1940, il fuit la zone occupée avec sa compagne comédienne, Jacqueline Roman, d'abord en zone libre, puis à Marseille (13), à Monaco et enfin à Genève (Suisse), afin d'échapper aux mesures antisémites ayant cours dans la France occupée. En 1942, il ne reconnaît pas sa fille unique, la réalisatrice Danièle Thompson, afin de lui éviter le statut imposé aux juifs.

À Marseille (13), il participe aux émissions de théâtre de la radio nationale, repliée sur place. Il est rmarqué par Paul Olivier, l'agent de Raimu, qui l'engage dans une revue avec Alibert, Raimu et Rellys. Et Raimu le prend un temps sous son aile.

C'est également à cette époque, en zone libre, qu'il fait ses premiers pas au cinéma, en tant qu'acteur, dans "Les petits riens" et "Médecin des neiges" (1942), de Marcel Ichac.
Gérard Oury

Après la Seconde Guerre mondiale, il revient en France. Il joue au théâtre et quelques seconds rôles au cinéma. Il boucle ses fins de mois avec les toiles que lui remettait le peintre Raoul Dufy, l'un des amis artistes de sa mère, qui l'avait initié à l'art.

Dans "La belle que voilà" (1949) de Jean-Paul Le Chanois, un film, dont le scénario est de Françoise Giroud, il embrasse pour la première fois l'actrice française Michèle Morgan, dans une scène tournée dans un ascenseur. Un baiser de cinéma qui n'enflamme pas l'actrice.

Affiche du film français "Le miroir à deux faces" de Gérard Oury (1958)

En 1958, il s'essaie au scénario dans "Le miroir à deux faces", coécrit avec André Cayatte. C'est à cette occasion qu'il entame une relation avec Michèle Morgan, qui demeure sa compagne jusqu'à son décès.

Gérard Oury réalise son premier film, "La main chaude", en 1959. Puis se met en scène dans "la menace", en  1961. Mais aucun des deux films n'est un succès.

Celui-ci arrive en 1962, avec "Le crime ne paie pas", qui réunit une distribution d'exception, avec entre autres Michèle Morgan et Louis de Funès. Celui-ci, qui tournait dans l'un des 4 saynètes du film déclare à Oury : "Toi, tu es un auteur comique, et tu ne parviendras à t'exprimer vraiment que lorsque tu auras admis cette vérité-là".

Gérard Oury l'écoute et prépare sa première comédie, "Le Corniaud", qui sort en 1965 et devient le plus gros succès du cinéma français avec près de 12 millions de spectateurs.

Oury renouvelle l'expérience avec "La grande vadrouille" (1966), qui réunit à nouveau Bourvil et Louis de Funès. Le réalisateur écrit le scénario avec sa fille Danièle Thompson, qui fait ses débuts comme scénariste et coécrira tous les films de son père jusqu'à "Vanille fraise", en 1989.

La scénariste et réalisatrice française Danièle Thompson et son père le réalisateur Gérard Oury

Sorti en décembre 1966, "La grande vadrouille" a longtemps été le numéro un des recettes du cinéma français. Il a fallu attendre 1998, et les 20 millions d'entrées de "Titanic", de James Cameron, pour que le record soit battu.

Le film de Gérard Oury est le plus gros succès public de l'histoire du cinéma français pendant plus de quarante ans, jusqu'en avril 2008, lorsque "Bienvenue chez les ch'tis" de Dany Boon le dépasse, suivi en 2011 par "Intouchables" de Olivier Nakache et Éric Toledano.

Le réalisateur enchaîne ensuite les succès avec :

Affiche du film français "Le cerveau" de Gérard Oury (1968)

Affiche du film français "La folie des grandeurs" de Gérard Oury (1971)

  • et "La folie des grandeurs" (1971), avec Louis de Funès et Yves Montand, qui rassemblent chacun plus de 5,5 millions d'entrées,

Affiche du film français "Les aventures de Rabbi Jacob" de Gérard Oury (1973)

  • puis "Les Aventures de Rabbi Jacob" (1973) qui en réalise 7,3 millions.

À la suite de l'échec de plusieurs projets de films, Gérard Oury se consacre à l'écriture d'une pièce, "Arrête ton cinéma", qui sera un échec critique et public, en 1977.

"La carapate" (1978) et "Le coup du parapluie" (1980), tous les deux avec Pierre Richard, sont de gros succès public avec respectivement 3 et 2,4 millions d'entrées, mais perdent de la vitesse en comparaison avec les précédents films de Gérard Oury.

En 1982, "L'As des as" avec Jean-Paul Belmondo réalise 5,4 millions d'entrées.

Mais "La Vengeance du serpent à plumes", avec Coluche (1984), n'en rassemble que 2 6 millions. Et "Lévy et Goliath" (1987) 2,1 millions.

Ses derniers films rassemblent encore moins de spectateurs : 700 000 pour "Vanille fraise" (1989), 1,5 million pour "La Soif de l'or" (1993), 420 000 pour "Fantôme avec chauffeur" (1995) et 200 000 pour "Le Schpountz" (1999).

En 1993, Gérard Oury a reçu un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

Source : wikipedia.org

"Michèle Morgan".

L'actrice française Michèle Morgan

Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice française Simone Roussel, née le 29 février 1920 et morte le 20 décembre 2016.

L'actrice française Michèle Morgan

Elle l'a adopté en 1937, pour le film "Gribouille", de Marc Allégret, après avoir interprété cinq tout petits rôles et une figurante dans six films sortis en 1935 et 1936.

Affiche du film français "Gribouille" de Marc Allégret (1937)

Des yeux magnifiques

Considérée comme l'une des plus grandes actrices du cinéma français du XXe siècle, elle était souvent surnommée "les plus beaux yeux du cinéma français".

L'actrice française Michèle Morgan

Son échange avec Jean Gabin dans le film "Quai des brumes" de Marcel Carné, en 1937, appartient aux plus célèbres répliques du cinéma français ("T'as d'beaux yeux, tu sais !", "Embrasse-moi !").

Affiche du film français "Le quai des brumes" de Marcel Carné (1938)

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"Pierre mac Orlan".

L'écrivain français Pierre Mac Orlan

Il s'agit du nom de plume de l'écrivain français Pierre Dumarchey, né le 26 février 1882 et mort le 27 juin 1970.

Écrivain prolifique, Pierre Mac Orlan est l'auteur d'une oeuvre abondante et variée.

Après avoir - en vain - tenté une carrière dans la peinture, il débute par l'écriture de contes humoristiques.

L'écrivain français Pierre Mac Orlan

Et il écrit, sous son véritable nom de Pierre Dumarchey et sous divers autres noms de plumes, une demi-douzaine de romans érotiques, entre 1905 et 1926.

Après la Première Guerre mondiale, son inspiration se tourne vers le registre fantastique et le roman d'aventures.

Et il consacre la dernière partie de sa carrière littéraire à l'écriture de chansons, d'essais et de mémoires.

Au cours de sa jeunesse dans les premières années du XXe siècle, Mac Orlan vit à Montmartre, à Paris (75), où il se lie d'amitié avec Guillaume Apollinaire, Francis Carco et Roland Dorgelès. À la même époque, il séjourne également à Rouen (76), Londres (Grande-Bretagne), Palerme (Sicile) (Italie), Bruges (Belgique), etc. Les souvenirs qu'il conserve de cette période, où ses moyens d'existence sont souvent précaires, lui servent de matériau pour élaborer une oeuvre à forte connotation autobiographique, qui influence entre autres André Malraux, Boris Vian et Raymond Queneau.

Témoin attentif de son temps, fasciné par les techniques modernes et les nouveaux moyens de communication, mais se tenant - autant que faire se pouvait - à distance des vicissitudes de l'histoire, Pierre Mac Orlan forge la notion de "fantastique social" afin de définir ce qui lui apparaît comme étant l'envers trouble et mystérieux de son époque.

Les amateurs de Jean Gabin lui doivent au moins deux grands films, adaptés de ses romans du même nom, : "La bandera" de Julien Duvivier (1935) et "Le quai des brumes" de Marcel Carné (1938).

Affiche du film français "La bandera" de Julien Duvivier (1935)Affiche du film français "Le quai des brumes" de Marcel Carné (1938)

Source : wikipedia.org

"Dominique Zardi".

Dominique Zardi, l'un des seconds rôles les plus employés du cinéma français

Il s'agit du nom d'artiste de l'acteur français Émile Cohen-Zardi, né le 2 mars 1930 et mort d'un cancer le 13 décembre 2009.

Écrivain, journaliste et auteur de chansons français, cette "gueule" du cinéma français, abonné aux seconds rôles, a fait les belles heures du cinéma pendant une soixantaine d’années où il est apparu dans des centaines de films, notamment chez Claude Chabrol, Pierre Granier-Deferre ou Jean-Pierre Mocky, dont il fut l'acteur fétiche.

Certains disent 300, d’autres 500 ou 600... en 64 ans de carrière. Je me permets cependant d'émettre une certaine réserve à ce sujet car Wikipedia, par exemple, annonce "Apparaissant dans plus de 600 films", mais ne cite dans sa "Filmographie complète" "que" 284 films et 72 téléfilms ou feuilletons...

Passionné de boxe, Zardi avait dirigé un journal consacré à sa passion, la revue des sports et des spectacles "Euro Boxe Show".

Et écrit une dizaine d'ouvrages où il racontait sa vie d'acteur.

Le premier film où l’on a pu apercevoir les yeux pétillants de Zardi est "Malaria" (1943), de Jean Gourguet. Et le dernier fut Le Bénévole (2007) de Jean-Pierre Mocky. Ce dernier faisait toujours appel à Zardi dans ses films. C’est simple, dans les années 2000 l’acteur n’a pratiquement travaillé que pour Mocky (huit films en huit ans) !

Sa fiche Wikipedia rappelle cette anecdote qui le définit parfaitement : "Lors d’une conférence de presse, une critique de cinéma avait demandé à André Hunebelle pourquoi il engageait des seconds couteaux comme Henri Attal et Dominique Zardi. Dominique Zardi lui répondit par une citation de Raimu : "Ce qui donne le goût au gigot, c’est la pointe d’ail. Eh bien, nous sommes la pointe d’ail qui donne le goût au gigot."

Assurément, cette pointe d’ail a donné du goût à bien des mets qui sans cela auraient été insipides !

Dominique Zardi, l'un des seconds rôles les plus employés du cinéma français

Mais Zardi n’était pas qu'un comédien d’appoint. Il avait son style, toute de froideur apparente, de tension, de nervosité. Et d’humour décalé. Acteur physique et burlesque, parfois. Et parfois inquiétant.

Abonné au rôle de petites frappes , Zardi apparaît dans nombre de grands films du cinéma français : outre Mocky ("La grande frousse", "Un drôle de paroissien", etc.) et Chabrol ("Le Scandale", "Les Biches", "Le Boucher", etc.), on le retrouve ainsi chez Granier-Deferre ("La Métamorphose des cloportes", "Paris au mois d’août", etc.), Godard ("Pierrot le fou", "Une femme et une femme", "Masculin féminin"), Costa-Gavras ("Compartiment tueurs") ou Claude Sautet ("Max et les ferrailleurs", "Les Choses de la vie"). Et il apparaît dans "Fantômas" d’André Hunebelle, dans "Le Doulos" de Jean-Pierre Melville, ou dans "Délicatessen" de Jeunet et Caro...

Bref : Zardi c’est nous ! C’est notre histoire, notre identité.

Il était populaire parce qu’il était issu du peuple. Il témoigne que dans les années 50, 60 et 70, les maisons de productions se souciaient d’engager des comédiens qui parlaient le langage de la rue.

Le "cinéma de papa", comme l’appelle avec une pointe de condescendance les tenants du bon goût, empruntait aux conversations des bistrots, cette académie de la langue vivante. Le cinéma populaire tel qu’il existait à cette époque s’appuyait sur ce génie des mots et de la répartie. Le "bon peuple" se retrouvait dans ce mélange de canaillerie et d’élégance dont Michel Audiard fut bien évidemment le grand maître.

L'acteur français Dominique Zardi

Nous sommes certainement très nombreux à adorer cette incroyable réplique de Zardi - taillée sur mesure par Audiard - dans son film de 1968 "Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages" :

- Bernard Blier : "J’ai bon caractère mais j’ai le glaive vengeur et le bras séculier. L’aigle va fondre sur la vieille buse",
- Un figurant, jouant le rôle d’un porte-flingue, confie à son collègue joué par Zardi : "C’est chouette ça, comme métaphore",
- Zardi lui répond : C’est pas une métaphore, c’est une périphrase,
- Son collègue : "Oh, fait pas chier !",
- "Ça, c’est une métaphore" rétorque alors Zardi.

P.-S. : ainsi que me l'a très justement fait remarquer un lecteur, si Dominique Zardi - né Émile - s'était appelé François, il aurait pu faire carrière dans la chanson : "François Zardi" est un excellent nom d'artiste pour chanter en France.

Explication du calembour
Le calembour résulte de l’homophonie entre les noms « François Zardi » et « Françoise Hardy ».

Sources : www.agoravox.fr et wikipedia.org

"Roberto Roberti".

L'acteur, scénariste et réalisateur italien Vicenzo Leone, père du réalisateur italien Sergio Leone

Il s'agit du nom d'artiste de l'acteur, scénariste et réalisteur italien Vicenzo Leone, né le 5 août 1879 et mort le 9 janvier 1959.

Pionnier du cinéma italien, il réalise le premier western italien, "La Vampire indienne", en 1913, dans lequel son épouse, l'actrice Bice Waleran tient le rôle de l'Indienne.

L'actrice italienne Bice Waleran, mère du réalisateur italien Sergio Leone

Président des réalisateurs italiens, Roberto Roberti sera réduit au chômage du fait de son opposition au fascisme.

Le réalisateur italien Sergio Leone

Son fils, né en 1929, est le célèbre scénariste et réalisateur Sergio Leone. Lequel prendra en 1964 le pseudonyme américanisé de "Bob Robertson" en hommage au "Roberto Roberti" choisi par son père.

Source : wikipedia.org

"Jean Daniel".

Jean Daniel

"Jean Daniel"est le nom de plume du journaliste et écrivain français Jean Daniel Bensaïd, né le 21 juillet 1920 et mort le 19 février 2020.

Après la guerre il suit des études de philosophie à la Sorbonne, à Paris (75).

En 1954, il écrit son premier article qui est publié dans L’Express, pour lequel il couvrira la guerre d’Algérie en prenant partie pour des négociations avec le FLN (Front de Libération Nationale). Ses relations conflictuelles avec Jean-Jacques Servan-Schreiber ayant scellé la fin de sa collaboration avec le magazine en 1964, il décide alors avec l’industriel Claude Perdriel de reprendre l’hebdomadaire "France Observateur", qui devient "Le Nouvel Observateur" à la fin de l’année 1964 et "L'Obs" en 2014.

Jean Daniel reste directeur de la publication jusqu’en 2008 mais continue de collaborer au magazine en tant qu’éditorialiste.

Époux de l'écrivaine française Marie Susini puis de l'illustratrice française Michèle Bancilhon, première femme de son ancien associé Claude Perdriel, il est le père de la journaliste française, grand reporter et spécialiste du Moyen-Orient Sara Daniel.

Sources : wikipedia.fr et www.franceculture.fr