On ne dit pas : "Il peut, le droit lui autorise." !

Le journaliste sportif français Pierre Maturana

Comme a pu le déclarer, le 24 novembre 2021, le journaliste sportif français Pierre Maturana, dans l’émission de Grégory Ascher "L’Équipe de Greg", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Il peut, le droit L'Y autorise" !

"Une foire d'empoigne".

Une foire d'empoigne (© Éditions Hachette)

Cette amusante locution nominale féminine relève du registre familier.

Elle est contruite à partir du verbe "empoigner" et elle désigne, au sens figuré : la perte de toute retenue, de tout repère moral ; le règne du chacun pour soi ; une lutte sans merci, un affrontement, une mêlée générale, une bagarre générale, en vue d'obtenir une chose ou un avantage, doit lutter contre les autres, affronter les autres.

On dit par exemple : "On peut craindre que la nouvelle Assemblée nationale ne devienne une véritable foire d'empoigne".

Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr et

"Être à court" ou "Ne jamais être à court" de quelque chose.

  • "Être à court" est une locution verbale relevant du langage courant signifiant : manquer de quelque chose.

Ainsi, "Être à court d'arguments" signifie que l'on ne sait plus quoi dire pour essayer de convaincre quelqu'un.

Et l'on dit par exemple : "Je suis à court de bières : ma femme n'en a acheté  que deux caisses avant-hier".

  • tandis que "Ne jamais être à court" est une locution verbale relevant du langage courant signifiant : toujours disposer de quelque chose.

Ainsi, "Ne jamais être à court d'idées" signifie que l'on sait toujours comment se sortir d'une situation.

On dit par exemple : "Samedi soir on s'ennuyait ferme, mais comme Michel n'est jamais à court d'idées, on a fait une partie de pétanque dans le noir et on s'est bien marré".

On ne dit pas : "Quel dirigeant responsable ne pourrait pas se soucier de la santé des français" !

Ainsi qu'a malheureusement pu le déclarer, le 24 novembre 2021, l'infectiologue française Anne-Claude Crémieux, dans l'émission "C dans l'air", sur la chaîne de télévision publique française France 5.

Mais bien évidemment : "Quel dirigeant responsable POURRAIT NE PAS se soucier de la santé des français" !

Je retrouve désormais régulièrement, hélas, chez des personnes surdiplômées cette énorme faute de construction grammaticale, autrefois digne des cancres condamnés à arrêter précocément leurs études.

"Par le menu".

Cette locution adverbiale relève du langage courant.

Et constitue une ellipse de "Par le menu détail".

Elle signifie par conséquent : de façon précise, en détail.

On dit par exemple : "Si tu le souhaites, je peux te décrire la soirée par le menu et te donner la liste de tous ceux que ton ex a dragué".

Source : wiktionary.org

"Faire dans sa culotte" ou "Se faire dessus".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre argotique.

Et elles signifient :

  • au sens propre : déféquer, sans avoir eu le temps de retirer ses vêtements et sous-vêtements.

On dit par exemple : "Mon fils a levé la main pendant cinq minutes avant qu'on ne l'emmène aux toilettes. Résultat : il a fait dans sa culotte".

Ou : "À cause de la grève des transports, j'ai mis uatre heures pour rentrer chez moi et je me suis fait dessus avant de pouvoir m'asseoir sur les toilettes !".

  • et au sens figuré : avoir très peur, beaucoup s'inquiéter.

On dit par exemple : "À l'approche de ces élections législatives, je crois qu'il y a quelques ministres candidats qui sont en train de faire dans leurs culottes".

Ou : "Tu aurais vu la tête des types du conseil d'administration quand les portes ont été enfoncées et qu'ils se sont retrouvés face à 200 routiers qui leur gueulaient après : on a cru qu'il allait se faire dessus !".

"Faire dans sa culotte" est un idiotisme textile ou vestimentaire et une ellipse de "Faire caca dans sa culotte".

Et "Se faire dessus" une ellipse de "Se faire caca dessus".

 

Que signifie donc les sigles "AG" ou "TAG", lorsqu'il s'agit de désigner un trouble ou une maladie ?

Eh bien tout simplement : anxiété généralisée et trouble anxieux généralisé.

Ces deux pathologies se caractérisent par la présence d’inquiétudes et d’anxiété excessives et chroniques.

Le temps moyen quotidien passé à se faire du souci serait en effet d'environ 310 minutes par jour, contre 55 minutes pour le reste de la popiulation.

Au-delà des problèmes réels, actuels ou déjà vécus, et de la bien naturelle anticipation de leurs conséquences négatives, les patients souffrant d'AG ou de TAG s'inquiètent d'événements ayant une très faible probabilité de se produire, telles que la fin du monde, l'enlèvement ou la chute d'une météorite géante.

Leur mode de raisonnement est en effet le suivant : "si je ne m'inquiète, il pourrait arriver un malheur".

L'AG ou le TAG se déclarent en général au début de l'adolescence ou de l'âge adulte, et ils s'installent en général lentement et progressivement, sachant que l'on repère fréquemment une tendance à se faire du souci déjà présente dans l'enfance.

www.quebec.ca et tcc.apprendre-la-psychologie.fr

"Un drôle de client", "Un drôle de numéro", "Un drôle d'oiseau" et "Un drôle de ouistiti".

Ces quatre locutions nominales relèvent toutes du registre familier.

Et elles désignent respectivement, au sens figuré :

  • "Un drôle de client" : une personne peu recommandable.

On dit par exemple :  "Moi j'ai tout de suite senti qu'il était louche, monsieur l'agent : je disais toujours à ma femme que c'était un drôle de client : sa première femme s'est tué dans l'escalier, sa deuxième s'est noyé dans la piscine, et la troisième est morte empoisonnée en mangeant des champignons".

  • "Un drôle de numéro", "Un drôle d'oiseau" ou "Un drôle de ouistiti" (idiotismes animaliers) : un individu particulier ou hors norme ; une personne originale, bizarre, un peu étrange.

On dit par exemple :  ""Mon frère est un drôle de numéro : il ne sort jamais sans son parapluie, même quand il n'y a aucune chance qu'il pleuve".

Sources : www.linternaute.fr, dictionnaire.reverso.net et wiktionary.org

 

"Un bout d'essai" et "Tourner un bout d'essai".

Un chef d'audition ("directeur de casting") faisant passer une audition ("un casting")

"Un bout d'essai" est le test qu'effectuent les comédiens lorsqu'ils interprètent une scène devant la caméra afin de se faire engager pour le rôle par le metteur en scène ou le chef d'audition ("directeur de casting").

On dit par exemple : "Pour son premier long-métrage, en 1959, "Les quatre cent coups", le réalisateur français François Truffaut avait fait tourner un bout d'essai au jeune Jean-Pierre Léaud, alors âgé de 14 ans, en vue d'interpréter Antoine Doinel".

Sources : wikipedia.org et www.linternaute.fr

"Un inventaire à la Prévert".

Un inventaire à la Prévert

J'aime beaucoup cette locution nominale masculine qui relève du langage courant et qui désigne : une liste, une énumération hétéroclite, un inventaire n'ayant apparemment ni queue ni tête.

Elle est en effet composée :

  • du substantif masculin "inventaire",  qui désigne, au sens propre, en droit, un mémoire ou état (document) dans lequel sont énumérés et décrits, article par article, les biens, meubles, titres, papiers d’une personne,
  •  de la locution prépositive "à la" signifiant, par ellipse "à la manière, à la façon de",

Le poète français Jacques Prévert

  • et du patronyme de l'écrivain français Jacques Prévert, dont le célèbre poème "Inventaire", paru en 1946 dans le recueil "Paroles", énumère toutes sortes de sujets sans lien apparent entre eux.

Le poète français Jacques Prévert

On dit par exemple : "Tu aurais vu la liste des propositions du nouveau ministre : un véritable inventaire à la Prévert".

Inventaire

Une triperie, deux pierres
Trois fleurs, un oiseau
Vingt-deux fossoyeurs, un amour
Le raton laveur, une madame untel
Un citron, un pain
Un grand rayon de soleil

Une lame de fond, un pantalon
Une porte avec son paillasson
Un Monsieur décoré de la légion d'honneur
Le raton laveur
Un sculpteur qui sculpte des Napoléon

La fleur qu'on appelle souci
Deux amoureux sur un grand lit
Un carnaval de Nice
Une chaise, trois dindons, un ecclésiastique
Un furoncle, une guêpe
Un rein flottant

Une douzaine d'huîtres
Une écurie de courses
Un fils indigne
Deux pères dominicains
Trois sauterelles, un strapontin
Une fille de joie
Trois ou quatre oncles Cyprien
Le raton laveur

Une mater dolorosa, deux papas gâteau
Trois rossignols, deux paires de sabots
Cinq dentistes, un homme du monde
Une femme du monde
Un couvert noir, deux cabinets

Deux petits suisses
Un grand pardon
Une vache, un samovar
Une pinte de bon sang
Un monsieur bien mis
Un cerf volant
Un régime de bananes
Une fourmi
Une expédition coloniale

Un cordon sanitaire, trois cordons ombilicaux
Un chien du commissaire, un jour de gloire
Un bandage herniaire, un vendredi soir
Une chaisière un oeuf de poule

Un vieux de la vieille
Trois veuves de guerre
Un François premier
Deux Nicolas II
Trois Henri III
Le raton laveur

Un père Noël
Deux sœurs latines
Trois dimensions
Mille et une nuits
Sept merveilles du monde, quatre points cardinaux
Huit heures précises, douze apôtres
Quarante-cinq ans de bons et loyaux services
Deux ans de prison, six ou sept péchés capitaux

Trois mousquetaires
Vingt mille lieues sous les mers
Trente-deux positions
Deux mille ans avant Jésus-Christ
Cinq gouttes après chaque repas
Quarante minutes d'entracte
Une seconde d'inattention
Et naturellement
Le raton laveur

Sources :  wiktionary.org et www.musixmatch.com

"Avoir fait l'indochine", "Avoir fait l'Algérie", "Avoir fait le Vietnam" ou "Avoir fait l'Afghanistan".

Ces différentes locutions verbales relèvent toutes du registre familier.

Et elles signifient, par ellipse : "Avoir fait lA GUERRE D'Indochine", "Avoir fait lA GUERRE D'Algérie", "Avoir fait lA GUERRE DU Vietnam" et "Avoir fait lA GUERRE D'Afghanistan".