"Hors de ma vue" ou "Hors de ma vue !".

Le point d'exclamation change tout !

  • La locution adjectivale "Hors de ma vue" signifie en effet : que je ne peux voir, parce que trop loin ou parce que dissimulé.

On dit ainsi : "Les voleurs sont sortis par une porte située hors de ma vue".

  • tandis que la locution interjective "Hors de ma vue !" avec un point d'exclamation constitue une interjection signifiant : "Déguerpissez !" (registre soutenu) ou "Fichez-moi le camp !" (registre familier).

On ne dit pas : "Est-ce que vous roulez principalement en urbain" ni "Les aides de l'État réduisent chaque année" !

Fabrice Godefroy, directeur général de la société IDLP

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 14 juin 2022, Fabrice Godefroy, directeur général de la société IDLP, dans l'émission "Sens public", présentée par Thomas Hughes, sur la chaîne de télévision publique Public Sénat.

Mais : "Est-ce que vous roulez principalement en VILLE" et "Les aides de l'État DIMINUENT chaque année"!

"Les 2 vaches" et "Les prés rient bio".

J'aime assez les calembours des noms de cette marque et de cette société française de produits laitiers bio.

Logotype de la marque française "Les 2 vaches", de la société "Les prés rient bio"

"Les 2 vaches" est une marque de la société Stonyfield France, filiale bio du Groupe Danone, rebaptisée "Les prés rient bio" le 3 juillet 2017.

Logotype de la société française "Les prés rient bio"

Explication des calembours
Il résulte de l’homophonie entre les locutions « Les 2 vaches » et « Les prés rient bio » avec « Lait de vache » et « Les prairies bio ».

"Se pousser du col" ou "Se hausser du col".

J'aime assez cette locution verbale en forme d'idiotisme textile et vestimentaire.

Elle relève du registre familier et signifie, au sens figuré : être content de soi et manifester extérieurement sa satisfaction ; chercher à se mettre en valeur ; se vanter ; être prétentieux ; se croire important ; se mettre en avant ; se montrer ou agir avec ostentation.

Cette expression remonterait au XIXe siècle et nous viendrait de l'argot des habitants des faubourgs de Paris (75), qui avaient remarqué que les gens fats remontaient volontiers le col de leur chemise

On dit par exemple : "Je déteste ce type : toujours à se pousser du col"

Sources : langue-francaise.tv5monde.com, www.expressio.fr et Dictionnaire de la langue verte, 1866, d'Alfred Delva

On ne dit pas : "I' sont forts, i' peuvent tout à fait faire le back to back" !

L'animateur de radio et de télévision français Grégory Ascher

Comme a malheureusement pu le déclarer, le 24 novembre 2021, l'animateur français Grégory Ascher, dans son émission "L’Équipe de Greg", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "ILS sont forts, iLS peuvent tout à fait RÉCIDIVER" !

Ou : "ILS sont forts, iLS peuvent tout à fait ENCHAÎNER UN DEUXIÈME TITRE CONSÉCUTIF" !

"Être dans le pétrin" et "Coller dans le pétrin", "Fourrer dans le pétrin", "Foutre dans le pétrin" ou "Mettre dans le pétrin".

Ces différentes locutions verbales relèvent du registre familier (et vulgaire pour "Foutre dans le pétrin").

Et elles font référence au "pétrin", un substantif masculin qui désignant un appareil utilisé par les boulangers.

Elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Être dans le pétrin" : être dans une situation difficile, inextricable, très embarrassante, pénible, d'où il semble impossible de sortir.On dit par exemple : "Je suis dans le pétrin pour payer mon loyer depuis que je me suis séparé de mon compagnon".
  • et "Coller dans le pétrin", "Fourrer dans le pétrin", "Foutre dans le pétrin" ou "Mettre dans le pétrin" : mettre dans une situation difficile, inextricable, très embarrassante, pénible, d'où il semble impossible de sortir.

On dit par exemple : "En ne me remboursant pas ce que tu me dois depuis des mois, tu me mets dans le pétrin".

Source : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et Le Robert

"La goutte d'eau qui fait déborder le vase".

La goutte d'eau qui fait déborder le vase

J'aime beaucoup cette locution verbale qui désigne, au sens figuré : l’incident final qui déclenche une réaction ; la parole de trop qui engendre une explosion de colère.

On dit par exemple : "Cette nouvelle mesure est la goutte d'eau qui fait déborder le vase : les Français vont descendre dans la rue".

Cette expression française est apparue sous cette forme au XIXe siècle chez Stendhal, mais était déjà présente au XVIIe siècle chez Madame de Sévigné, avec un verre au lieu d'un vase.

Il s'agit d'une métaphore fondée sur la tension superficielle de l'eau (voir la vidéo), dans laquelle un récipient presque plein continue de recevoir du liquide goutte à goutte. La surface se bombe peut à peut, dépassant légèrement la hauteur du rebord, sans encore toutefois déborder, jusqu'à ce que soudainement, à cause d'une unique dernière goutte d'eau de trop, le trop-plein s'écoule à l'extérieur.

L'expression fait parfaitement le parallèle entre la tension ou l'énervement qui monte (le vase qui se remplit jusqu'à être plein) et l'explosion qui suit (lorsque le vase qui finit par déborder dès que la petite goutte de trop y a été versée).

On peut rapprocher cette expression des formules  "La coupe est pleine" et "En avoir ras le bol".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.expressio.fr

Comment prononcer l'acronyme NUPES ?

Logotype de la NUPES (Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale)

Pour moi, en toute logique, cet acronyme signifiant "Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale" se prononce tout simplement nu-pe.

Et non nup-se ou nu-pes comme s'amusent régulièrement à le faire ses différents adversaires.

Certes l'acronyme CAPES (Certificat d'Aptitude au Professorat de l'Enseignement du Second degré) se prononce ca-pès, mais il s'agit vraiment de l'exception qui confirme la règle.

Car le principe général, en français, est que dans les mots terminés par "es", le "s" final ne se fait pas entendre. Comme par exemple pour "certes", "napes", "pertes", "vaches", etc.

C'est ce qu'a rappelé le service du dictionnaire de l'Académie française mi-juin 2022.

Source : www.rtl.fr

"De prime abord".

J'aime bien cette locution adverbiale, qui relève du langage courant.

Elle signifie :

  • au premier abord, à première vue. Et elle indique qu'il s'agit d'une première impression, perçue lors du premier contact avec une chose, un lieu ou une personne, démentie ou modifiée par la suite.

On dit par exemple : "De prime abord, ce voisin nous avait semblé très sympathique. Nous ignorions qu'il compostait ses victimes depuis des années".

  • et par extension : dès le premier instant, sur le champ, sans analyse poussée ; ce qui peut évoquer un constat hâtif issu d'un jugement superficiel.

On dit par exemple : "De prime abord, nous avons cru qu'il s'agissait d'une maison saine, sans vérifier que les poutres étaient rongées par les termites".

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Repartir pour un tour", "Être reparti pour un tour".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : recommencer.

On dit par exemple : "Je suis certain qu'à l'automne c'est reparti pour un tour : le gouvernement va nous ressortir ses mesures liberticides".