"Une dragée".

Ce substantif féminin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : une confiserie généralement constituée d'un noyau dur enrobé de sucre.

Un sachet de dragées

Les dragées sont traditionnellement offertes en petits sachets, à l'occasion de baptêmes, de mariages ou de communions, et présentées dans de petits récipients appelés "bonbonnières" ou "drageoirs".

Une bonbonnière remplie de dragées

On lançait jadis des dragées de petite taille durant certaines fêtes, ce qui fait qu'en français le nom des boulettes de plâtre puis des petits morceaux de papier qui leur ont succédé - les "confetti" - signifie "dragées" en italien.

Des confettis

  • et dans le registre argotique : une balle, un projectile d'arme à feu.

On dit par exemple : "Riton le Stéphanois s'est pris une dragée dans la guibolle en sortant de la banque : les flics nous attendaient !".

Des "bastos", "dragées" ou "pruneaux" ("balles" en argot)

Dans le même registre argotique, on utilise également les mots : "un pruneau" ou "une bastos".

Source : wikipedia.org

Très mauvais résultats en juillet pour J’aime les mots.

Courbe avec des chiffres en baisse
  • Seulement 77 395 lecteurs différents ce mois-ci en effet (contre 82 223 en juin), soit un recul historique de - 6%, alors même que le mois comptait 31 jours contre 30,
  • dont 74 049 via Google (contre 78 555 en juin).
Avec malheureusement la crainte que ces très mauvais chiffres de fréquentation perdurent en août.
 
Malgré cela, J’aime les mots a fêté ce 8 juillet 2021, son 600 000e visiteur différent.
 
Après avoir fêté le 2e anniversaire de sa mise en ligne technique le 1er juillet.
 
Pour ceux que cela intéresse, les chiffres détaillés ont été mis à jour sur la page "Statistiques du blogue".

L'"Homogamie", également appelée "Homogamie sociale" ou "Isogamie".

Ces trois substantifs féminins désignent : le fait de rechercher un conjoint au sein du groupe social auquel on appartient, c'est-à-dire un conjoint de même statut social, dont le niveau social est équivalent au sien.

On dit qu'il y a homogamie, lorsqu'il existe des unions préférentielles dans la population, c'est-à-dire quand les individus possédant les mêmes caractéristiques se marient plus fréquemment entre eux que ne le voudrait le hasard.

On parle également d'homogamie d'ethnie, de religion, de culture, d'opinion politique, d'âge, de profession, de diplôme, etc.

Sources : wikipedia.org, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Sans pareil", "Sans pareille", "Sans pareilles" et "Sans pareils".

Cette locution adjectivale du langage courant signifie : incomparable, inégalable, qui est unique, qui n'a pas son pareil.

À toutes celles et ceux qui se demande régulièrement comment l'écrire, ne sachant pas si elle doit s'accorder en genre et en nombre, voici très précisément ce qu'il en est :

  • "Sans pareil" s’accorde en genre ("Sans pareilLE") et en nombre ("Sans pareilLES") lorsque le nom qui précède est féminin.

On dit ainsi : "Le léopard des neiges est un animal d’une beauté sans pareilLE» et "Camille Claudel a réalisé des sculptures sans pareilLES".

  • tandis qu'au masculin, l’accord en genre ("Sans pareil") est obligatoire, mais il est facultatif en nombre ("Sans pareil" ou "Sans pareilS").

On peut ainsi dire : "Cézanne a peint des tableaux sans pareil" ou "Cézanne a peint des tableaux sans pareilS".

Le Larousse considère que l’invariabilité n’est pas incorrecte, même si elle est moins courante, l’accord semblant "plus conforme à la tendance actuelle de l’usage".

Il est donc autorisé de dire ""Une beauté sans pareil", "Des sculptures sans pareil» et "Des exploits sans pareil" (dans le sens "sans rien de pareil").

Source : www.larousse.fr et www.lefigaro.fr

"Un bric-à-brac".

Ce joli substantif masculin désigne selon le contexte :

  • au sens propre :
    • un ensemble de vieux objets hétéroclites, de vieilleries disparates, de peu de valeur et de provenances diverses, collectés de-ci, de là et présenté dans le plus grand désordre : vieilles ferrailles, vieux cuivres, vieux tableaux, etc,

On dit par exemple : "Je suis allé chez un petit brocanteur de province et je suis parvenu à repérer un petit vase de valeur dans tout le bric-à-brac qu'il exposait".

Un bric-à-brac dans une boutique de brocanteur

    • par extension : un ensemble d'objets divers entassés en vrac,

On dit par exemple : "Le grenier de mon père ne contient qu'un bric-à-brac sans valeur".

Un bric-à-brac dans un grenier

    • et au sens figuré : un ensemble hétéroclite de connaissances ou d'idées réunies sans lien entre elles.

On dit par exemple : "Le programme de ce parti n'est qu'un bric-à-brac sans intérêt".

Étonnamment, le mot est utilisé en anglais depuis l'époque victorienne, pour désigner :

  • à l'origine : des objets d'art de faible valeur, formant des collections de bibelots, tels que des tasses à thé et des petits vases richement décorés, des compositions de plumes ou de fleurs de cire sous des dômes de verre, des coquilles d'œufs décorées, des figurines en porcelaine, des miniatures peintes ou des photographies dans des cadres, etc.

Dans les maisons bourgeoises, le bric-à-brac était utilisé comme ornement sur les cheminées, les tables et les étagères, ou était exposé dans les cabinets de curiosités, parfois dans des armoires dotées de portes vitrées, afin d'y exposer les objets tout en les protégeant de la poussière.

Un bric-à-brac dans une vitrine

On retrouve par exemple cette acception dans "Les six Napoléons" ("The Adventure of the six Napoleons"), l'une des cinquante-six nouvelles de l'écrivain britannique Arthur Conan Doyle mettant en scène le célèbre détective Sherlock Holmes, parue pour la première fois le 30 avril 1904 dans l'hebdomadaire américain Collier's Weekly, avant d'être regroupée, en 1905, avec d'autres nouvelles, dans le recueil "Le retour de Sherlock Holmes" ("The return of Sherlock Holmes").

  • et de nos jours, par extension : un ensemble de bibelots ou d'articles de faible valeur, vendus dans les brocantes ou vide-greniers.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article "On se console comme on peut..." ou "Les francismes ; ces mots français ou locutions françaises utilisés par les anglophones".

Sources : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr, wikipedia.org et wiktionary.org