On ne dit pas : "C'est deux soeurs" !

L'historien français du cinéma Patrick Brion

Comme le déclare l'historien français du cinéma Patrick Brion, dans sa présentation du film états-unien réalisé en 1953 par Bud Boetticher "Révolte au Mexique" (habile traduction du titre original "The wings of the hawk", "Les ailes du faucon"...), figurant dans les suppléments du DVD sorti en 2012.

Mais : "CE SONT deux soeurs" !

On ne dit pas : "Merci pour le support" !

Six coureurs de BMX aux Jeux olympiques de Tokyo 2020

Comme a pu le déclarer, le 30 juillet 2021, à l'issue de sa course, l'un des trois pilotes finalistes français de BMX aux Jeux olympiques de Tokyo 2020 (Romain Mahieu, Sylvain André et Joris Daudet), sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais bien évidemment : "Merci pour le SOUTIEN" !

On ne dit pas : "Ça peut faire changer la donne" !

L'ancien champion cycliste sur piste français François Pervis

Comme l'a déclaré, le 3 août 2021, l'ancien champion cycliste sur piste français François Pervis, commentant les épreuves de cyclisme sur piste des Jeux olympiques de Tokyo 2020, sur la chaîne de télévision publique française France 3.

Mais simplement, à tout le moins : "Ça peut changer la donne" !

Et idéalement ; "CELa peut changer la donne" !

"C'est étudié pour !".

Disque 45t de l'humoriste français Fernand Raynaud, sorti en 1955

Les plus âgés d'entre nous continuent parfois d'utiliser - de façon naturellement totalement ironique - cette formule en forme d'interjection.

Par exemple lorsqu'il s'agit de répondre à une question technique concernant une machine, un appareil ou une technologie dont on ignore tout ou presque du fonctionnement :

- "Mais comment ça fonctionne exactement cet appareil qui t'indique systématiquement l'itinéraire à suivre ?",

- "C'est étudié pour !".

Ou :

- "Je me demande bien comment ils font pour faire revenir leurs fusées et les réutiliser",

- "C'est étudié pour !"

Comme pour beaucoup d'autres, c'est au génial - et bien injustement oublié - humoriste français Fernand Raynaud que nous devons cette expression, puisqu'il s'agit, à l'origine, du titre de l'une de ses saynètes datant de 1955.

On ne dit pas : "C'est multiplié au coefficient de la difficulté" ni "Ils ont des protèges aux poignets" !

L'ancienne championne française de natation synchronisée Virginie Dedieu

Comme l'a déclaré, le 3 août 2021, l'ancienne championne française de natation synchronisée Virginie Dedieu, commentant les demi-finales de plongeon 3m hommes, sur la chaîne de télévision publique française France 3.

Mais : "C'est mutiplié PAR LE coefficient de la difficulté" et "Ils ont des PROTECTIONS aux poignets" !

"Se remettre la tête à l'endroit".

Cette locution verbale en forme d' idiotisme corporel appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : retrouver ses esprits, reprendre confiance en soi, après un temps de surprise où l'on n'a pas été capable de réagir convenablement à une situation donnée.

On dit par exemple : "Les français sont enfin parvenus à se remettre la tête à l'endroit, après un début de rencontre catastrophique".

On ne dit pas : "Faire une performance".

Mais : "OBTENIR une performance", "RÉALISER une performance" ou "RÉUSSIR une performance" !

"Acceptation" et "Acception".

Ces deux substantifs féminins paronymiques ne doivent surtout pas être confondus, puisqu'ils désignent respectivement :

  • "L'acceptation" : le fait d'accepter, le consentement.

On dit par exemple : "L'acceptation d'au moins l'un des deux parents est nécessaire pour qu'un adolescent puisse se faire vacciner".

  • et "Une acception" : un sens particulier, une signification particulière d’un mot, selon le contexte dans lequel il est employé.

On dit par exemple : "Je connaissais ce mot Girafon, mais j'ignorais cette acception".

Source : Le Robert

"Un client", "Un gros client", "Un sacré client" ou "Un sérieux client".

  • Le substantif masculin "Client" désigne, dans le langage courant, au sens propre : une personne qui achète contre paiement, des fournitures commerciales ou des services,
  • tandis que les locutions nominales  "Un gros client", "Un sacré client" et"Un sérieux client" désignent, dans le registre familier et au sens figuré, dans le domaine sportif : un adversaire expérimenté et redoutable, dont on connait le parcours et le palmarès, et dont on prévoit qu'il va réaliser une performance excellente  voire exceptionnelle.

On dit par exemple : "Le prochain tireur est un gros client : vice-champion d'Europe et médaillé de bronze aux précédents Jeux olympiques".

Ou : "Cet athlète est un sérieux client : détenteur du record d'Europe, vice-champion du monde et vice-champion olympique en titre".

Elles ne doivent surtout pas être confondues avec la locution nominale "Un bon client", à laquelle j'ai déjà consacré un article.

"Un girafon".

Ce substantif masculin désigne :

Une girafe léchant la tempe de son "girafeau" ou "girafon"

  • mais également, on l'ignore souvent : l'ouverture du pavillon (ou "toit") située au dessus de la porte arrière de la Fourgonnette R4 Renault, facilitant le chargement ou l’emport d’objets encombrants, particulièrement longs ou hauts : échelle, arbuste, grand tapis ou ... girafon !

Publicité de 1961 pour la Fourgonnette R4 Renault

Les publicités de l'époque n'ont pas manqué d'exploiter cette appellation amusante :

Publicité de 1961 pour la Fourgonnette R4 Renault

Apparu lors de la sortie de la Fourgonnette R4 en décembre 1961, ce dispositif de trappe a été repris depuis par Renault :

    • sur la Renault Express, en novembre 1985 :

Un Renault Kangoo, girafon ouvert

    • puis sur la Renault Kangoo, en novembre 1996 :

Un Renault Kangoo, girafon ouvert

Sources : www.lenouvelautomobiliste.fr,t www.carjager.com et http://leroux.andre.free.fr

On ne dit pas : "Il a une position assez particulière de tête" !

Comme a pu le déclarer, le 2 août 2021, le champion de tir français Michel Bury, commentant la finale hommes de pistolet rapide 25 m des Jeux olympiques de Tokyo 2020, sur la chaîne de télévision publique française France 3.

Mais : "Il  POSITIONNE SA tête DE FAÇON assez particulière" !

"La petite finale", "La finale des perdants", "La finale de consolation", "La finale pour la troisième place" ou "La finale pour la médaille de bronze".

Ces différentes locutions verbales désignent : une rencontre sportive opposant les perdants des demi-finales de certains tournois à élimination directe, afin de déterminer qui occupera les troisième (pour le gagnant) et quatrième places (pour le perdant), derrière les première et deuxième places attribuées aux participants de la finale ou "grande finale" (respectivement le gagnant et le perdant de cette rencontre).

Cette rencontre est généralement disputée avant la finale ou "grande finale".

Source : wikipedia.org