Ne dites pas : "Un certain nombre de personnes pensent que" !

Ainsi que je l'entends régulièrement dans les organes d'information.

Mais : "CERTAINES personnes pensent que" !

À l'instar de mon lecteur Christophe Natu, qui m'en a fait la remarque ce jour, je pense que l'on doit réserver la formule "Un certain nombre" aux cas où la valeur de ce nombre est décisive.

On peut ainsi dire "Au bout d'un certain nombre d'infractions, l'amende est doublée" dès lors que l'on ne connaît pas ce nombre.

"Un contre-sens" ou "Un contresens" et "À contre-sens" ou "À contresens".

Ce substantif masculin du langage courant désigne :.

  • "Un contre-sens" ou "Un contresens" :
    • une action ou une attitude absurde, n'ayant pas de sens ; une situation opposée à ce qui devrait être.

On dit par exemple : "Ce type de mesures est un contre-sens".

Ou : "Cette décision est un contresens".

    • ou : une interprétation opposée à la véritable signification ; un sens erroné.

On dit par exemple : "Analyser ainsi ce discours est un contresens".

Ou : "Cette traduction est remplie de contre-sens".

  • "À contre-sens" ou "À contresens" : en sens contraire à celui dans lequel on doit prendre quelque chose.

On dit par exemple : "Attention : tu prends ce tissu à contre-sens".

Ou : "Il arrive régulièrement que des conducteurs sous l'emprise de l'alcool prennent une autoroute à contresens".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

Pourquoi dire : "Un impact" ?

Et pas : "Une conséquence", "Un résultat" ou "Une influence" !

À moins qu'il ne s'agisse du choc d’un projectile contre quelque chose, ou de la trace, du trou laissé par ledit projectile ; seules définitions possibles en français du mot "Impact".

On ne dit pas : "Un wagon de voyageurs" !

Une voiture voyageurs

Mais : "UnE VOITURE voyageurs" !

Il s'agit d'une voiture de chemin de fer spécialement conçue pour le transport de passagers en position assise. Ou debout pour les transports de proximité.

Dans le jargon ferroviaire on distingue en effet deux grands types de véhicules remorqués. On parle de "Wagons" pour les marchandises ("Wagon de marchandises") et les animaux ("Wagons à bestiaux"), et de "Voitures" pour les passagers.

Et cela bien que certains véhicules historiques, comme ceux de la CWL (Compagnie internationale des Wagons-Lits) aient pu, un temps, au XIXe siècle, arborer le nom de "Wagon-lit" ou de "Wagon-restaurant".

Avant de prendre leur véritable nom de "Voiture-lit" et de "Voiture-restaurant".

Voiture-lit de la Compagnie internationale des wagons-lits
Voiture-lit de la Compagnie internationale des wagons-lits
Voiture-restaurant de la Compagnie internationale des wagons-lits
Voiture-restaurant de la Compagnie internationale des wagons-lits

De la même façon on parle improprement de "Wagon de l'Armistice" pour désigner la voiture de chemin de fer dans laquelle furent signés les armistices du 11 novembre 1918 et du 22 juin 1940 entre l'Allemagne et la France.

Le wagon de l'armistice de Rethondes
La voiture (et non le "wagon") de l'armistice de Rethondes
L'intérieur du wagon de l'armistice de Rethondes
L'intérieur de la voiture (et non du "wagon") de l'armistice de Rethondes

Source : wikipedia.org

"Un sabir".

J'aime beaucoup ce substantif masculin qui est une altération du mot portugais, castillan, catalan et occitan "Saber" ("Savoir "), dérivé du latin "Sapere") et qui désigne :

  • au sens propre : une langue d'appoint hybride, produit du mélange de plusieurs langues maternelles, créée pour les besoins de la communication.

On dit par exemple : "Arrivés là-bas nous nous sommes débrouillés tant bien que mal avec le sabir utilisé par les expatriés déjà sur place".

Historiquement, le terme "Sabir" désigne la langue utilisée, du XVIe au XIXe siècle, dans les ports de la Méditerranée, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, afin de commercer et communiquer.

Mélange de différentes langues méditerranéennes telles que le français, l'espagnol, le grec, l'italien et l'arabe, le sabir est évoqué par Molière, en 1670, dans "Le bourgeois gentilhomme" (acte IV, scène 5) : "Se te sabir, Te respondir" ("Si toi savoir, toi répondre).

  • et au sens figuré, de façon péjorative : un charabia, un jargon, un langage difficilement compréhensible, réservé à une élite.

On dit par exemple : "Je n'ai jamais rien compris au sabir des informaticiens".

Sources : wiktionary.org et wikipedia.org

"À tout le moins".

Cette locution, considérée comme désuète, mais que j'affectionne particulièrement, signifie : au minimum, pour le moins ou tout au moins.

On dit par exemple : "Si vous n'êtes pas capable de dire Ce que souhaite dire, dites à tout le moins Ce que je veux dire ; pas C'que j'veux dire" !

Ou : "J'espère à tout le moins décrocher une mention Bien".

"Instrumentaliser".

Ce verbe du registre soutenu signifie, selon le contexte :

  • considérer (quelque chose ou quelqu'un) comme un instrument ; rendre purement utilitaire.

On dit par exemple : "Certains singes instrumentalisent des brindilles pour manger des fourmis".

  • ou : détourner, manipuler, récupérer, utiliser à des fins détournées.

On dit par exemple : "Instrumentaliser une crise" ou "Instrumentaliser un débat".

Sources : Google et wiktionary.org