"Une infestation acridienne".

Infestation acridienne, plus communément appelée "Invasion de criquets"

Cette locution nominale féminine étrange désigne généralement ce que l'on appelle plus communément : une invasion de criquets.

  • Le substantif féminin "Infestation" désigne en effet :
    • l'envahissement d’un organisme vivant par des parasites non microbiens, au contraire du terme "Infection", qui désigne l'envahissement d’un organisme vivant par des microbes.
    • et notamment, en agriculture, la contamination et l'envahissement par des parasites ou des adventices.

Infestation acridienne, plus communément appelée "Invasion de criquets"

Infestation acridienne, plus communément appelée "Invasion de criquets"

La Corne de l'Afrique (Somalie, Djibouti, Éthiopie et Érythrée), mais aussi le Kenya et l'Ouganda, ont connu, à partir de décembre 2019, une infestation acridienne comme elle n'en avait pas subi depuis des décennies, avec un essaim de 200 milliards de criquets mesurant 60 kilomètres par 40 (ce qui équivaut au Luxembourg), pouvant se déplacer de 100 à 150 km par jour ,et dévorant quotidiennement 400 000 tonnes de nourriture, correspondant à la consommation de 84 millions d'humains !

La corne de l'Aftrique

  • et l'adjectif "Acridien" (du grec ancien "akridis" qui signifiait "sauterelle") désigne :
    • ce qui ressemble ou est relatif à une sauterelle,
    • ou : ce qui est relatif aux "acrididés", c’est-à-dire aux criquets (autrefois confondus avec les sauterelles).
Un criquet
Un criquet

Source : wikipedia.org

 

 

"Celia Siderova", "Maria Istromena" et "Cyd Charisse".

L'actrice états-unienne Cyd Charisse surnommée "Les jambes" ou "Les plus belles jambes du monde".

Il s'agit des noms d'artiste successifs de l'actrice et danseuse états-unienne Tula Ellice Finklea, épouse Charisse, née le 8 mars 1922 et morte le 17 juin 2008.

Après des cours de ballet dans sa jeune enfance, elle intègre, en 1934, dès l'âge de 12 ans, la formation des Ballets russes de Monte-Carlo, avec lesquels elle se produit sous les pseudonymes de "Celia Siderova" et "Maria Istromena".

À 17 ans, elle épouse, en 1939, à Paris, le chorégraphe Nico Charisse. Le prénom de Cyd qu'elle adoptera plus tard est inspiré du surnom que lui donnait son jeune frère quand il était petit, " Sid" (dérivé de "Sis", l'apocope de "Sister" : "soeur " en anglais).

Après la dissolution de la troupe au début de la Seconde Guerre mondiale, elle regagne Hollywood, où elle décroche quelques petits rôles dansés non crédités, avant d'être remarquée pour son pas de deux avec le danseur Fred Astaire, dans "Ziegfeld Follies" en 1946. Une prestation qui lui procure un contrat de sept ans avec la MGM.

L'actrice états-unienne Cyd Charisse surnommée "Les jambes" ou "Les plus belles jambes du monde".

Réputée avoir "Les plus belles jambes du monde", Cyd Charisse est surnommée "Les jambes" ("Tthe legs"), tout comme Lauren Bacall était surnommée "Le regard" ("The look").

Des jambes qu'elle fait assurer pour 5 millions de dollars dès 1952.

En 1952, le danseur Gene Kelly la choisit comme partenaire pour le numéro sans paroles du film "Chantons sous la pluie" ("Broadway Melody").

L'actrice états-unienne Cyd Charisse surnommée "Les jambes" ou "Les plus belles jambes du monde". Ici avec Fred Astaire, dans "Tous en scène" de Vincente Minelli (1953)

Bien qu'elle ne soit pas chanteuse (elle sera doublée dans tous ses films), ses qualités plastiques et artistiques lui permettent de décrocher son premier rôle principal parlant, en 1953, dans "Tous en scène" de Vincente Minnelli, dans lequel elle retrouve Fred Astaire.

Affiche du film états-unien "Tous en scène", de Vincente Minelli (1953)Affiche du film états-unien "Tous en scène", de Vincente Minelli (1953)

S'ensuivent au cours des années 1950 plusieurs films musicaux à succès qui la hissent au rang de vedette, dont "La belle de Moscou" de Rouben Mamoulian, en 1957, une nouvelle version du "Ninotchka" d'Ernst Lubitsch (1939), l'avant-dernier film de Greta Garbo.

Affiche du film états-unien "La belle de Moscou", de Rouben Mamoulian (1957)

Le déclin du genre dans les années 1960 est également le sien, mais elle a attaché son nom aux grandes heures de la comédie musicale.

Affiche du film états-unien "Traquenard", de Nicholas Ray (1958)
Affiche du film états-unien "Traquenard", de Nicholas Ray (1958)

Vie privée

Divorcée de Nico Charisse en 1947, elle se remarie, en 1948, avec le chanteur et acteur états-unien Tony Martin.

Source : wikipedia.org

"Louper le coche", "Manquer le coche" ou "Rater le coche".

Ces différentes locutions verbales du registre familier signifient : laisser passer une belle occasion, rater une opportunité.

Et elles font référence au "Coche", un ancien type de véhicule hippomobile.

On dit par exemple : "Pete Best, Henry Padovani, Seymour Brussel et Gilles Petit : tous ont en commun d'avoir raté le coche, en quittant respectivement The Beatles, The police, Les inconnus et Les chevaliers du fiel avant qu'ils ne connaissent le succès !".

Sources : www.cnrtl.fr, www.expressio.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

Il ne faut pas confondre : "Bio", "Une bio" et "La bio".

Ces trois mots homophonographes sont des apocopes et ils appartiennent donc au registre familier.

  • Mais "Bio" désigne, selon le contexte, les adjectifs "biographique" ou "biologique",
  • tandis que "Une bio" désigne le mot "biographie",

"Une redondance", "Un pléonasme", "Une périssologie" et "Une battologie".

Seuls les deux premiers de ces quatre termes sont généralement connus : le pléonasme et la redondance. Et ils sont les seuls à pouvoir être considérés comme des figures de style.

La périssologie et la battologie sont en effet des défauts et ne peuvent donc être employés à bon escient que dans des textes ironiques ou comiques.

Essayer de différencier les quatre n'est cependant pas chose aisée, une certaine confusion règnant clairement quant à ces quatre termes.

"Redondance" et "Pléonasme" sont, a priori, très proches, leur étymologie renvoyant à peu près aux mêmes idées d’excès, de trop-plein ou de surabondance.

"Une redondance" est une figure de style consistant en un redoublement de l’idée dans deux phrases ou membres de phrase.

Le mot procède du latin classique "redundans" ("qui déborde")

Il s'agit d'une abondance de répétitions, de développements, d’ornements, généralement considérée comme excessive, critiquée pour sa lourdeur, son obscurité, son emphase".

"Redondance" est donc un terme générique, ce que l'on nomme en linguistique un "hyperonyme", c'est à dire un mot dont le sens recouvre, par son degré de généralité, le sens d’autres mots, plus précis.

Et "Pléonasme" serait l’un de ses "hyponymes" (antonyme d’"hyperonyme").

Une redondance est un redoublement expressif de l’idée par deux phrases proches.

La redondance n’est pas nécessairement une erreur, elle apparaît comme justifiée lorsqu'il faut insister sur l’étrangeté d’une assertion. S’il y a redondance dans les mêmes termes, c’est une "homéologie" et si c’est en termes différents, une "macrologie".

En d’autres termes, la redondance est propre à de nombreux discours, à de nombreux échanges où il faut revenir sur un élément, préciser, reprendre, rappeler au risque de répéter les mêmes mots ("homéologie") ou de redire quelque chose d’approchant avec d’autres mots ("macrologie").

Elle est donc nécessaire, incontournable, vraisemblablement omniprésente.

"Un pléonasme est une figure de style consistant en un redoublement de l’idée dans deux mots du même membre de phrase.

Le mot procède du grec ancien "Pleonasmos" ("surplus, excédent").

Un pléonasme est un terme ou une expression qui ajoute une répétition (consciente ou inconsciente) à ce qui a été énoncé.

Par exemple lorsque le Tartuffe de Molière dit : "Je l’ai vu, dis-je, vu, de mes propres yeux vu, ce qui s’appelle vu…" (1669).

Contrairement à la redondance, le redoublement de l’idée se fait dans deux mots du même membre de phrase.

"Une périssologie est un vice d'élocution ("défaut") consistant en un pléonasme vicieux (avec d’autres termes).

La périssologie consiste en effet à ajouter une pensée déjà suffisamment exprimée d’autres termes qui sont surabondants.

Mais bien qu'il s'agisse d'un défaut, ce défaut - et c’est toute la richesse et la puissance créatrice de la langue - peut être mis à profit en littérature ou dans le discours pour obtenir par exemple un effet comique.

Cela peut par exemple être le cas de formules telles que "monter en haut" ou sortir dehors", dès lors qu'elles sont utilisées en connaissance de cause.

Car on a redoublement de l’idée dans deux mots du même membre de phrase (comme dans un pléonasme) mais également vice d’élocution (comme dans une battologie) puisqu’il y a déviance par rapport à une norme d’élocution.

Et "Une battologie" est un vice d'élocution ("défaut") consistant en une redondance excessive, injustifiée (avec reprise des mêmes termes).

Ils'agit d'une répétition inutile, oiseuse et fastidieuse des mêmes pensées sous les mêmes termes dans deux propositions proches.

Et le mot "Battologie" vient du nom de "Battos 1er", un ancien roi qui était bègue et qui fut le fondateur et premier roi de Cyrène (actuelle Libye), vers 630 av. J.-C.

Sources : wsrl.wordpress.com/2013/06/01/de-la-distinction-entre-redondance-pleonasme-perissologie-et-battologie/, www.cnrtl.fr, Littré et "Gradus Les procédés littéraires" (Bernard. Dupriez)

"L'ignominie", "Une ignominie" et "Ignominieuse" ou "Ignominieux".

J'aime beaucoup ces jolis mots du registre soutenu qui désignent respectivement :

  • "L'ignominie" :
    • le degré extrême du déshonneur ou de l'indignité, résultant d'un outrage public, d'une condamnation ou d'une action infamante ("Il s'est couvert d'ignominie durant cette guerre"),
    • le caractère de ce qui est une cause de déshonneur ou d'indignité pour quelqu'un ("Connaître l'ignominie de l'exil"),
  • "Une ignominie" : une action déshonorante, dégradante pour son auteur ("Cette accusation est une ignominie !"),
  • "Ignominieuse" ou "Ignominieux" : qui cause l'ignominie, qui entraîne le déshonneur ou l'indignité ("Une condamnation ignominieuse" ou "Un article ignominieux").

Source : www.larousse.fr

Suivi d'une voyelle, le "t" de "C'est" doit se prononcer et l'on donc dire sè-te et non sè !

On doit par exemple dire :

  • "sè-te à vous" pour "C'est à vous" et non "sè à vous",
  • "sè-te adorable" pour "C'est adorable" et non "sè adorable",
  • "sè-te évident" pour "C'est évident" et non "sè évident",
  • "sè-te encore moi" pour "C'est encore moi" et non "sè encore moi",
  • "sè-te idiot" pour "C'est idiot" et non "sè idiot",
  • "sè-te insensé" pour "C'est insensé" et non "sè insensé",
  • "sè-te obligatoire" pour "C'est obligatoire" et non "sè obligatoire",
  • "sè-te occupé" pour "C'est occupé" et non "sè occupé",
  • "sè-te un bel homme" pour "C'est un bel homme" et non "sè un bel homme",
  • "sè-te un enfant" pour "C'est un enfant" et non "sè un enfant",
  • "sè-te une occasion" pour "C'est une occasion" et non "sè une occasion,
  • ou "sè-te une réussite" pour "C'est une réussite" et non "sè une réussite".

Je suis proprement exaspéré par cette faute de prononciation.

Elle n'existait pratiquement pas il y a encore une dizaine années et elle s'est répandue au point d'affecter désormais une grande partie - voire une majorité - de nos journalistes et hommes politiques !

Tendez l'oreille si vous n'y avez encore pas prêté attention : je vous promets que vous n'allez pas être déçu !

Et ma fureur est d'autant plus grande que - compte tenu de la façon dont de plus en plus de gens ne savent plus écrire sans les intervertir une fois sur deux les mots "ces" et ses" - je finis par soupçonner toutes les personnes incapables de prononcer correctement ce "t" suivi d'une voyelle... de ne même pas savoir comment s'écrit ce mot "c'est" et de prononcer tous les "sè" sans liaison afin d'être sûr de ne pas se ridiculiser !

Pourquoi dire : "Le click and collect" ?

Promotion Carrefour France pour le "Click and collect"

Comme la plupart des enseignes ne cessent lamentablement de le faire, dans notre pays, depuis le premier confinement du printemps 2020, lié à la maladie à coronavirus 2019.

Et pas simplement : "Le CLIQUER ET EMPORTER" ou "Le COMMANDER ET RETIRER" !

Également appelé "Check and reserve" ("Vérifier et réserver") ou "Click and pick up" ("Cliquer et enlever"), ce mode de vente permet en effet au client de passer dans un magasin emporter les produits commandés en ligne et disponibles localement.

 

 

"Être droit comme un i", "Être droit comme un cierge" ou "Être droit comme un piquet" et "Se tenir droit comme un i", "Se tenir droit comme un cierge" ou "Se tenir droit comme un piquet".

Ces différentes locutions adjectivales du registre familier font référence à la forme rectiligne des trois objets évoqués : la lettre "i", un cierge et un piquet :

Lettre "i" majuscule
Lettre "i" majuscule
Un cierge blanc
Un cierge blanc
Un piquet de châtaignier
Un piquet de châtaignier

Et l'ensemble de ces expressions signifient donc :

  • pour une personne : être ou se tenir très droit, avec raideur,

On dit par exemple : "Malgré ses 92 ans, le vieillard était toujours droit comme un i".

  • ou pour un arbre par exemple : être parfaitement droit, rectiligne.

On dit par exemple : "L'allée était constituée d'une rangée de pins droits comme des cierges".

"Être droit comme un cierge" et "Se tenir droit comme un cierge" sont des idiotismes religieux.

Sources : wiktionary.org

"Bon sang de bois !" ou "Bon sang de bonsoir !".

J'adore ces expressions du registre familier et du registre désuet en forme d'interjection, qui marquent l'étonnement ou l'indignation.

Et que j'utilise régulièrement dans J'aime les mots.

On dit par exemple : "Je ne supporte plus les anglicismes bon sang de bois !".

Ou : "Bon sang de bonsoir : je n'en peux d'entendre ces tics de langage, ces mots, locutions ou expressions à la mode et ces pléonasmes à longueur de journée !".

L'origine de ces deux formules est très ancienne. Elle trouve même son origine au Moyen Âge, lorsqu'il existait de nombreux jurons comportant le nom de Dieu. Ce qui était par exemple le cas de "Par le sang de Dieu", "Nom de Dieu" ou "Bon sang de Dieu".

La mention de Dieu étant considérée comme blasphématoire par le clergé devenu extrêmement puissant au XVe siècle, le nom de Dieu a disparu, cédant la place à des formules du type "Palsambleu", "Bon sang de bois" ou "Bon sang de bonsoir", qui évitaient d'avoir à le prononcer.

"Bon sang de bois !" est un idiotisme botanique et un idiotisme corporel.

Et "Bon sang de bonsoir !" est un idiotisme corporel.

Pourquoi dire : "Un cluster" ou "Des clusters" ?

Comme la plupart des organes d'information, des journalistes et des pouvoirs publics français ne cessent de la faire depuis le mois de mars 2020 avec la pandémie de maladie à coronavirus 2019.

Et pas : "Un FOYER D'ÉPIDÉMIE" et "Des FOYERS D'ÉPIDÉMIE" !

J'enrage désormais dès que j'entends ce mot.