"Les BRSA".

Ce sigle désigne les Boissons Rafraichissantes Sans Alcool.

Autrement dit : les boissons gazéifiées ou non, contenant des extraits de fruits ou de plantes aromatiques, que les anglo-saxons appellent "Soft drinks".

Il s'agit d'un sigle quasiment inconnu du grand public, relevant du jargon des professionnels de la restauration (eux-même appelés CHR, CHRD, CAHORE ou HORECA !), dont j'avais appris l'existence en 1993 en fabriquant des aimants publicitaires (ou "magnets"...) pour le compte de la direction marketing de Schweppes Cadbury France et sa marque "Oasis".

Pourquoi dire : "Les soft drinks" ou "Un soft drink" ?

Et pas : "Les BRSA" ou "Une BRSA" !

C'est à dire : une Boisson Rafraichissante Sans Alcool.

Il s'agit certes d'un sigle quasiment inconnu du grand public, relevant du jargon des professionnels de la restauration (eux-même appelés CHR, CHRD, CAHORE ou HORECA !)...

Mais il a au moins le mérite d'être français !

"Se taper des barres" ou "Se taper des barres de rire".

Sans doute vous demandez vous d'où peut bien venir cette curieuse expression du registre familier, récemment apparue et qui signifie "Rire de bon coeur", "Rire aux éclats" ?

Tout simplement de l'anglais, bien sûr, pour changer un peu !

Il s'agit en effet d'une mauvaise traduction de la formule anglaise "Barrels of laughs" (anciennement "Barrels of fun"), signifiant "Barils de rire", déjà sensiblement plus parlante... mais qu'il aurait davantage convenu  - me semble-t-il - d'utiliser dans notre langue sous une forme du type "Des caisses de rire".

Sur le même sujet, je vous recommande la lecture de mon article consacré à  "Toutes les façons de dire "Bien rire" ou "Rire beaucoup".

 

"Être HS" ou "Être hors service".

Ces deux locutions verbales signifient :

  • au sens propre : Non opérationnel et donc, en langage courant : en panne.

On place par exemple un panonceau "Hors service" sur la porte d'un ascenseur en cours de révision.

Ou un papier mentionnant "HS" sur un photocopieur en attente de réparation.

  • et au sens figuré, dans le registre familier : épuisé, vanné, incapable de continuer ou de faire quoi que ce soit, en parlant d'une personne.

On dit par exemple : "Avec la canicule et mes huit voyages quotidiens en transports en commun non climatisés, je suis complètement HS lorsque j'arrive chez moi !".

"Angelin Preljocaj" et "Catherine Preljocaj".

Ce prestigieux danseur et chorégraphe français de danse contemporaine est né en France, le 19 janvier 1957, mais est - comme son nom l'indique - d'ascendance albanaise.

Originaires d'Ivangrad en ex-Yougoslavie (aujourd'hui Berane, au Montenegro) , ses parents, arrivés en France comme réfugiés politiques, appartenaient en effet à la communauté albanophone de la confédération.

Son travail chorégraphique, très imprégné de l'histoire des ballets classiques, est résolument contemporain et la ville d'Aix-en-Provence (13) s'enorgueillit, depuis 1996, d'héberger son "Ballet Preljocaj" au sein du Centre chorégraphique national (CCN) "Le Pavillon Noir", construit en 2006.

Tout comme sa soeur, l'écrivaine française Catherine Preljocaj, née en 1959, Angelin Preljocaj a conservé son joli patronyme, qui, sachez-le, se prononce "Pré-lio-caille".

"Une péripatéticienne".

Ce mot directement dérivé du grec signifie de manière littérale "qui aime se promener en discutant".

  • Il désigne, au sens propre, une adepte du péripatétisme, la doctrine d'Aristote,
  • mais il est essentiellement utilisé, par plaisanterie, pour désigner une prostituée arpentant les trottoirs pour racoler les clients.

D'abord limitée au milieu estudiantin, cette utilisation du mot a progressivement gagné le reste de la population, même si elle continue naturellement de relever du registre soutenu.

Source : wiktionary.org

"Sur l'air des lampions".

L'expression "Sur l'air des lampions" désigne, de nos jours, de façon générale, la manière dont une foule scande un slogan, quel qu'il soit.

Et cela, depuis le célèbre "CRS - SS !" des manifestants, aux traditionnels "On a gagné !" et autres "Et 1, et 2, et 3-0 !" des supporteurs, aux "Une autre !, une autre !" des spectateurs enthousiastes ou au "Remboursez !, remboursez !" des spectateurs mécontents !

L'expression "Sur l'air des lampions" a une origine parfaitement connue et un caractère tout à fait historique, puisqu'elle date de la proclamation provisoire de la Deuxième République, en février 1848.

Le roi Louis-Philippe venant d'être chassé par une insurrection, les républicains montrèrent leur joie en illuminant leurs fenêtres. Mais, comme il y avait finalement peu de ces éclairages spontanés, les bourgeois parisiens étant dérangés par les émeutes, les gens dans les rues se mirent à scander "Des lampions ! Des lampions !", ce qui fit augmenter le nombre de fenêtres éclairées et écrire à Victor Hugo : "En un clin d'oeil, la ville fut illuminée comme pour une fête".

C'est de cet appel répétitif, d'une seule note et de trois syllabes que nous vient donc cette expression.

Et si, à l'origine, et pendant un moment, "L'air des lampions" était bien limité à trois syllabes et une seule note, il a fini par désigner tous les slogans scandés par de nombreuses personnes en séparant les syllabes et sur très peu de notes.

Source : www.expressio.fr