J'aime beaucoup cette jolie locution verbale du registre familier et du registre désuet.
Le substantif masculin singulier (pas de pluriel) du registre désuet "Le guilledou" désigne : des aventures galantes.
Aussi, "Courir le guilledou" signifie :
chercher l'amour, des aventures galantes ; ou des lieux de plaisir,
et, par extension : se rendre fréquemment, et surtout nuitamment, dans des lieux suspects.
On dit par exemple : "Je ne veux pas être méchant, mais je me demande tout de même sérieusement ce que fait ton frère à courir ainsi le guilledou en ville".
Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr, dictionnaire.reverso.net et www.linternaute.fr
Tel est le titre anglais de l'émission française diffusée de 15H à 17H, du lundi au vendredi, et de 14H à 17H, les samedi et dimanche, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.
Cela me semble d'autant plus exaspérant et inadmissible que, comme je l'ai expliqué dans un précédent article, la locution adjectivale anglaise "Non stop" peut se traduire en français d'innombrables façons.
Et que, par exemple, la formule française "Sans interruption" aurait, je pense, avantageusement remplacé cet horrible anglicisme.
Il s'agit d'un principe juridique en vertu duquel toute personne se voyant reprocher une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement démontrée.
La plupart des pays d'Europe reconnaissent et utilisent le principe de la présomption d'innocence.
Ce concept est distinct de la relaxe ou de l'acquittement au bénéfice du doute, qui en est une application particulière.
La présomption d'innocence, telle qu'entendue actuellement dans la plupart des pays d'Europe, se fonde sur l'article 11 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 de l'ONU qui la formule de la façon suivante :
"Article 11. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis".
C'est à l'écrivain français Nicolas Boileau, dit Boileau-Despréaux, que nous devons cette superbe formule.
La formule d'origine est : "Ce QUE L'ON conçoit bien s'énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément" .
Mais on la trouve le plus souvent, de nos jours, reformulée sous la forme "Ce QUI SE conçoit bien s'énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément".
Extraite de "L’art poétique", un poème didactique de onze cents alexandrins classiques paru en 1674, elle n'a, pour moi, pas pris une ride en près de 350 ans.
On ignore souvent la deuxième partie de cette citation. Ainsi que les trois phrases qui la précèdent, pourtant à mon sens tout aussi intéressantes : "Avant donc que d'écrire, apprenez à penser. Selon que notre idée est plus ou moins obscure, l'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure".
De fait, il est rare qu'une idée ou un concept pertinent fasse l'objet d'une explication confuse ou embrouillée.
Bien au contraire, ainsi que l'affirme Boileau-Despréaux, plus un concept est exprimé de façon simple, meilleur est-il, le plus souvent.
Sources : wikipedia.org et dicocitations.lemonde.fr
Cette locution nominale féminine désigne : le poids psychologique que fait peser (plus particulièrement sur les femmes) la gestion de tâches domestiques et éducatives, engendrant une fatigue physique et, surtout, psychique.
Ce principe de sociologie est introduit par la sociologue française Monique Haicault, en 1984, dans son article "La Gestion ordinaire de la vie en deux". Elle y décrit comment, chez une femme en couple qui travaille, son esprit demeure préoccupé par les tâches ménagères et la gestion du foyer, charge cognitive importante, constituant l'articulation de la "double journée" que mène celle-ci.
Monique Haicault met en avant le fait que, la double charge "travail + foyer" ne se limite pas à une simple addition des contraintes, mais que la femme emmène au travail une partie des tâches à gérer pour le foyer.
Bien que la distribution des tâches ménagères au sein d'un couple ait évolué - sans toutefois parvenir à un équilibre - il est en effet constaté que la charge mentale ménagère affecte davantage les femmes, que ce soit en temps "normal" ou de crise.
La quantité de charge mentale ainsi que sa répartition au sein d'un couple sont cependant très différentes suivant :
la situation familiale (avec ou sans enfants),
ainsi que sur le type de logement (appartement, maison avec ou sans jardin, locataire ou propriétaire).
Dans les cas avec enfants et en appartement locatif, la charge mentale est très généralement au détriment de la femme, même si les choses évoluent.
Tandis que dans le cas de résidence en maison en tant que propriétaire, et avec jardin, voire piscine et animaux, les charges mentales correspondantes, même si de natures différentes sont équilibrées, et même souvent au détriment de l'homme.
Même s'il en existe dans bien des villes de France - et notamment, par exemple, à Marseille (13) ou Paris (75) - c'est avant tout à la ville de Brest (29), que le nom de "la rue de Siam" fait le plus souvent penser, sitôt qu'il est évoqué.
La rue de Siam est en effet l’artère principale du centre-ville reconstruit de Brest (29).
D'une longueur de 800 m, elle va de la place de la Liberté à la place des Français-Libres et au pont de Recouvrance, un pont levant, inauguré le 17 juillet 1954 et franchissant la rivière Penfeld et qui fut longtemps le plus grand pont levant d’Europe. Dominant l'arsenal et le port militaire, il remplace le pont National, un pont tournant, détruit en 1944 par les bombardements alliés, et relie le bas de la rue de Siam au quartier de Recouvrance.
Le pont levant de Recouvrance, à Brest (29), reliant la rue de Siam au quartier de RecouvranceLe pont levant de Recouvrance (levé), à Brest (29), reliant, depuis 1955, la rue de Siam au quartier de Recouvrance
La rue Saint-Pierre (l'ancien nom de la rue) fut tracée par Vauban comme l'une des artères principales de la ville qu’était Brest (29), avec la Grand-rue (renommée rue Louis-Pasteur en 1907) plus importante.
La rue de Siam, à Brest (29), au début du XXe siècle
Elle doit son nom actuel au débarquement de trois ambassadeurs du roi de Siam Narai le Grand, dans ce port, le 18 juin 1686. Accompagnés de six mandarins, trois interprètes, deux secrétaires et une vingtaine de domestiques, chargés de nombreux présents, ils venaient rendre visite au roi Louis XIV à Versailles (78), qui souhaitait, par cette alliance et l’établissement d’un comptoir au Siam, contrebalancer la puissance des Hollandais en Orient. (*).
Empruntant à pied la rue Saint-Pierre pour se rendre à l’hôtel du même nom, ils émerveillèrent les Brestois qui rebaptisèrent leur rue.
La rue de Siam, à Brest (29), au début du XXe siècle
La rue de Siam d’avant la Seconde Guerre mondiale était bien plus étroite que l'artère actuelle, le centre-ville ayant été détruit quasi en totalité par les bombardements alliés et les bulldozers de la reconstruction.
La rue de Siam, à Brest (29), avant-guerre
Une rue célèbre dans le monde entier
La rue de Siam est connue des marins du monde entier. Tous ceux qui ont fait escale au moins une fois à Brest (29), se souviennent en effet toute leur vie de cette rue au nom court, facile à retenir.
Une renommée largement dûe à la chanson française
Jacques Prévert l'a cité dans son célèbre poème "Barbara", publié en 1946 dans le recueil "Paroles" (et qui n'a strictement rien à voir avec la chanteuse du même nom).
Il nous y fait part de l'attachement qu'il avait pour la ville de Brest (29) ainsi que de sa tristesse à la suite de sa destruction par les bombardements alliés, lors de la Seconde Guerre mondiale.
"Rappelle-toi Barbara,
Il pleuvait sans cesse sur Brest,
Et je t’ai croisée rue de Siam,
Tu souriais,
Et moi je souriais de même".
Son poème a été mis en musique par Joseph Kosma en 1947.
et le chanteur et acteur françaisYves Montand a interprété ce poème dans une adaptation "poème parlé", en 1948, qui figure sous cette forme dans l'enregistrement public "L'Etoile 53".
Avant de le chanter, en 1955.
Par la suite, plusieurs autres interprétations en ont été effectuées, notamment par des artistes tels que :
le chanteur et acteur français Serge Reggiani, en 1966 (adaptation "poème parlé"),
le chanteur et acteur français Marcel Mouloudji, en 1970,
la chanteuse française Cora Vaucaire (adaptation "poème parlé").
ou le quatuor vocal français "Les Frères Jacques".
la chanteuse française Édith Piaf a également chanté une chansonportant le titre de "Rue de Siam".
Écrite par Jacques Larue et Guy Magenta et enregistrée en 1963, l'année de sa mort, elle n'a cependant été dévoilée qu'en 2003
"Avec ses yeux de marin anglais,
Et son ciré de la rue de Siam,
Dans la ville il déambulait,
Tellement sûr de plaire aux passants".
plus récemment, le chanteur français Christophe Miossec a cité la rue de Siam dans sa chanson "Brest", en 2004.
"Le Recouvrance que l'on délaisse,
La rue de Siam, ses nuits d'ivresse".
une chanson reprise, en 2010, par la chanteuse française Nolwenn Leroy dans son album "Bretonne".
enfin, le groupe de rock français Marquis de Sade a intitulé "La rue de Siam" l'une de ses chansons, ainsi que son deuxième album studio, en 1981.
(*) : la précédente ambassade avait débarqué au Havre (76), ce qui semble tout de même plus logique sur le plan géographique. Celle de 1686 était la troisième, puisqu'une première avait péri durant la traversée, en 1680.
Ces deux substantifsparonymiques du langage courant sont facilement confondus, alors qu'ils désignent des choses tout à fait différentes :
"Un écailler" est en effet un commerçant spécialisé dans la vente et l'ouverture des huîtres et autres coquillages.
Dans les restaurants dotés d'une étale extérieure présentant fruits de mer et crustacés, l'écailler est en charge de la préparation des produits de la mer commandés par les clients (en salle ou à emporter).
Il ouvre les huîtres, prépare les différents mollusques et coquillages, dresse les plateaux de fruits de mer et autres préparations de langoustines, tourteaux, crevettes, etc.
Connaissant parfaitement les différents produits de la mer, il conseille la clientèle dans ses choix.
Et, avant chaque service, dresse l'étalage des fruits de mer, en veillant à en faire une belle présentation, ainsi qu'à la bonne réfrigération des produits et à leur état de fraîcheur.
Le breton Marcel Lesoille, 11 fois champion du monde des écaillers et détenteur du record du monde d'ouverture d'huîtres avec 2 064 huîtres ouvertes en... une heure !
tandis que "Un écailleur" est l'ustensile de cuisine utilisé pour écailler les poissons.
Un écailleur à poissons
Sources : www.carrefour.fr et www.lhotellerie-restauration.fr
Il s'agit du nom du nom de plume de l'écrivain français Honoré Balzac, né le 20 mai 1799 (1er prairial an VII du calendrier républicain) et mort le 18 août 1850, à l'âge de 51 ans.
Romancier, auteur dramatique, critique littéraire, critique d'art, essayiste, journaliste et imprimeur, il a laissé l'une des plus imposantes œuvres romanesques de la littérature française, avec plus de quatre-vingt-dix romans et nouvelles parus de 1829 à 1855, réunis sous le titre "La comédie humaine".
À cela s'ajoutent "Les cent contes drolatiques" (1832-1837), ainsi que des romans de jeunesse publiés sous des pseudonymes et quelque vingt-cinq oeuvres ébauchées.
Balzac est un maître du roman français, dont il a abordé plusieurs genres, du roman philosophique avec "Le chef-d'oeuvre inconnu" (1831) au roman fantastique avec "La peau de chagrin" (1831) ou au roman poétique avec "Le lys dans la vallée" (1836).
Mais il a en particulier excellé dans la veine du réalisme, avec notamment "Le père Goriot" (1835) et "Eugénie Grandet" (1833), des oeuvres d'un réalisme visionnaire, que transcende la puissance de son imagination créatrice.
Et des titres comme "L'auberge rouge" (1831), "Le médecin de campagne" (1833), "Le curé de Tours" (1832), "Le colonel Chabert" (1832), "César Birotteau" (1837), "Illusions perdues" (1837-1843), "Splendeurs et misères des courtisanes" (1838-1847), "Une ténébreuse affaire" (1841), "La cousine Bette" (1846) ou "Le cousin Pons" (1847) vous diront très certainement quelque chose.
Enfin, "La fille aux yeux d'or" (1835) est une nouvelle, adaptée au cinéma, en 1961, sous le même titre, par le réalisateur français Jean-Gabriel Albicocco, avec - dans le rôle-titre - une jeune actrice nommée Marie Laforêt, qui, avec ce film aura décroché un premier mari (pour quelques années, avant 3 autres) et un surnom, mais pour la vie.
Ce substantif masculin du registre désuet désigne :
dans le langage courant : un coussin de cuir rond en forme de couronne, destiné à soulager la position assise prolongée. En particulier pour les personnes atteintes d'hémorroïdes.
et par métonymie, péjorativement et ironiquement, dans le registre familier :
un employé de bureau sédentaire, par référence audit coussin, largement employé autrefois dans les bureaux des administrations ministérielles.
ou, pour la même raison : un fonctionnairesédentaire (employé dans un bureau).
On dit également, dans ces deux cas : "Un bureaucrate" (langage courant), "Un gratte-papier" (registre familier) ou "Un scribouillard" (registre familier).
et, par extension : une personne excessivement sédentaire.
On dit également : "Un cul-de- plomb" (registre argotique).
Le romancier et auteur dramatique français Georges Courteline a largement contribué à faireconnaître cette acception du mot "Un rond-de-cuir", à travers le titre de ce qui est sans doute son oeuvre la plus célèbre, le roman "Messieurs les ronds-de-cuir" (sous-titré "Tableaux-roman de la vie de bureau")(1893), adapté au cinéma en 1936 par Yves Mirande, en 1959 par Henri Diamant-Berger et à la télévision, en 1978, par Daniel Ceccaldi.
Affiche belge du film français "Messieurs les ronds-de-cuir" de Yves Mirande (1936), adapté du roman éponyme de Georges Courteline (1893)Affiche du film français "Messieurs les ronds-de-cuir" de Yves Mirande (1936), adapté du roman éponyme de Georges Courteline (1893)
Sources : wikipedia.org, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr