"CQFD".

J'aime beaucoup ce sigle signifiant "Ce Qu'il Fallait Démontrer".

  • Il est utilisé à l'origine en mathématiques, puisqu'il se place à la fin d'une démonstration afin d'indiquer que le résultat attendu a été démontré.

Il correspond à la formule latine "QED" pour "Quod Erat Demonstrandum", elle-même traduite du grec.

Mais de nombreux documents utilisent maintenant, plutôt que cette abréviation, des symboles variés pour marquer visuellement la fin d'une démonstration, comme par exemple le carré blanc "□".

  • Et - par extension - pour servir de conclusion à une démonstration.

Je l'utilise occasionnellement dans J'aime les mots ; peut-être avez-vous déjà eu l'occasion de le constater.

On ne dit pas : "Cela va continuer je suis certain" !

Comme l'a déclaré, le 20 juillet 2020, un journaliste de la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

Mais : "Cela va continuer, j'EN suis certain" ou "Je suis certain QUE cela va continuer" !

Pourquoi dire : "NIMBY", "Effet NIMBY", "Syndrome NIMBY" et même "Not In My Back Yard" ?

Et pas : "Pas chez moi" ou "Pas pour moi" !

L'acronyme anglais "NIMBY" et la locution adverbiale correspondante ("Not In My Back Yard") - apparus respectivement aux États-Unis d'Amérique dans les années 1980 et 1970 - signifient en effet "Pas dans mon arrière-cour".

Et ils sont généralement utilisés pour décrire soit l'opposition de résidents à un projet local d’intérêt général dont ils considèrent qu’ils subiront des nuisances, soit les résidents eux-mêmes. Le "nimbiste" désigne ainsi l'opposant à un projet d'aménagement motivé, non par une opposition de principe ou de nature environnementale, mais par l'emplacement de ce projet qui porte atteinte à son cadre de vie et à son patrimoine.

Le "syndrome NIMBY" désigne en particulier l'attitude des personnes voulant tirer profit des avantages d'une technologie moderne, mais refusant de subir dans leur environnement les nuisances liées aux infrastructures nécessaires à son installation. Progressivement, l’utilisation du terme NIMBY comme qualifiant péjoratif s’est adouci. Il est de plus en plus utilisé de manière neutre et analytique pour désigner les oppositions de riverains à l’implantation d’infrastructures nouvelles, perçues comme potentiellement nuisibles.

Ces oppositions peuvent viser : l’implantation de grands bâtiments, d’usines chimiques, de parcs industriels, de bases militaires, d’éoliennes, d’antenne-relais, d'antenne radioélectriques, de lignes à haute tension, de décharges ou de centres d'enfouissement, d’incinérateurs, de centrales nucléaires, de prisons, de centres d'hébergement et de réinsertion sociale, de stades, de lotissements et - c'est le cas le plus fréquent - de programmes d'amélioration de transport (nouvelles routes ou autoroutes, chemins de fer, ports, aéroports).

"NIMBY" peut également être utilisé, dans un sens figuré, afin de décrire les personnes prônant une certaine proposition (par exemple, des mesures d'austérité budgétaire, des augmentations d'impôts, des réductions d'effectifs), mais s'opposent à son application dès lors qu'elle exigerait un sacrifice de leur part.

Source : wikipedia.org

"Arguer".

Ce verbe polysémique du registre soutenu signifie, selon le contexte :

    • déduire quelque chose de quelque chose, l'en tirer comme une conséquence ; conclure.

On dit par exemple : De ces témoignages on ne peut arguer que l'accusé est coupable.

    • accuser.

On dit par exemple : "La défense argue ce courrier d'être un faux".

    • prétexter ; alléguer quelque chose, tirer argument d’une chose, l'avancer en tant qu'argument.

On dit par exemple : "Arguant que la maladie à coronavirus 2019 ne pouvait être prévue, le gouvernement se considère comme affranchi de toute responsabilité".

    • plaider, constituer un argument en faveur de.

On dit par exemple : "Les documents fournis par notre concurrent arguent malheureusement en sa faveur".

Prononciation :

Attention : le "u" se prononce, comme dans les mots "Argument" ou "Argutie", car il fait partie intégrante du radical, comme pour les verbes "Huer" ou "Tuer".

On dit donc "ar-gu-é" ou "ar-gu-an".

Sources : wikipedia.org, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Jérôme Anthony".

L'animateur de télévision français Jérôme Anthony

Il s'agit du pseudonyme de l'animateur de radio et de télévision français Jérôme Finkelsztejn, né le 11 novembre 1968.

Radio

Ayant débuté à la radio dès l'âge de 14 ans, sur Rockin' Chair à Nancy (54), il a ensuite travaillé sur Fun Radio Lorraine. Et est arrivé à RTL en 2018 et à M Radio (ex MFM radio) en 2019.

Télévision

À la télévision, où il a débuté en 1992, il a exercé successivement sur les chaînes RTL TV (devenue RTL9), TF1, France 2, Disney Channel, M6 et W9.

Source : wikipedia.org

On n'écrit pas : "N'le balance pas" !

Affiche du refuge de la SPA (Société Protectrice des Animaux) de Gennevilliers (92) de juin 2019 "N'le balance pas".

Comme a pu le faire le refuge SPA (Société Protectrice des Animaux) de Gennevilliers (92) sur Facebook, le 26 juin 2019.

Mais : "NE LE balance pas" !

Et même, idéalement : "NE L'ABANDONNE pas" !

Parce qu'il me semble que de telles dérives ne sont - selon moi - pas admissibles à l'écrit, je leur décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Ne dites pas : "S'palucher tout l'temps !".

Mais, à tout le moins : "Se tripoter l'engin" tout lE temps" (registre familier) !

Et, si possible : "Se masturber en permanence" (langage courant) !

Voire, idéalement : "Pratiquer constamment l'onanisme" (registre soutenu) !

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mes articles : "Ne dites pas à un québecois : J'adore les gosses, je joue tout le temps avec ; je suis très tactile !" et "Quand la différence de niveau de langage crée l'incompréhension...".

"Bjorg to be alive".

Spot publicitaire de février 2020 de la marque "Bjorg" : "Bjorg to be alive".

Tel est le nouveau slogan publicitaire en anglais lancé en février 2020 sur nos écrans de télévision par la marque française d'alimentation bio et diététique Bjorg.

Celle-ci a été fondée en 1988 par la société Distriborg (devenue Bjorg Bonneterre et Compagnie S.A.), créée en 1970 par le français Régis Pelen.

Ce slogan constitue naturellement un calembour avec le titre du célèbrissime tube disco du français Patrick Hernandez "Born to be alive" (1979).

"Une teuf" ou "Faire la teuf".

Une "teuf". "Faire la "teuf"
  • Le substantif féminin "Teuf" est un mot de verlan (registre familier) signifiant tout simplement : "Fête" (te-fê, contracté en "Teuf").
  • La locution verbale "Faire la teuf" signifie donc tout simplement : "Faire la fête".

On dit par exemple : "Mon grand frère a fait la teuf mardi pour fêter son bac".

Ou : "Je ferai une grosse teuf avec mes potes dès que mes parents seront à la campagne".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Faire la fête" en français.