"Ne voilà-t-il pas" ou "Ne voilà-t-il pas que".

Cette locution verbale du langage courant souligne la surprise provoquée par un phénomène récemment survenu ou sur le point de survenir.

On dit par exemple : "Ne voilà-t-il pas qu'il m'annonce la naissance de leur bébé pour le mois prochain !".

Ou : "Ne voilà-t-il pas ce que l'on appelle une déroute électorale ?".

"V'là ti pas que" ou "V'là t'y pas que" constituent des variantes familières de cette locution.

Source : wiktionary.org

"La Dominique" et "La République dominicaine".

Ces deux petits pays insulaires des Caraïbes sont souvent confondus bien qu'ils n'aient évidemment strictement rien à voir l'un avec l'autre, sinon d'avoir été tous les deux découverts par l'explorateur italien Christophe Colomb, au cours de ses deux premiers voyages en Amérique.

  • "La Dominique", en forme longue "Le Commonwealth de Dominique", est un pays et une île des Petites Antilles, située entre les îles françaises des Saintes et de Marie-Galante (deux dépendances de la Guadeloupe) au Nord, et de la Martinique, au Sud.

Il s'agit d'un minuscule état de 754 km2 (Londres en compte 1 572) et 74 000 habitants (comme les trois premiers arrondissements du coeur de Paris) ; sa capitale, Roseau, n'en comptant que 17 000.

Ce qui ne l'a pas empêché de se voir âprement disputé, plus de trois siècles durant, par les espagnols autant que par les français et les anglais.

Histoire

Le premier Européen à l'avoir abordée est Christophe Colomb, le dimanche 3 novembre 1493, lors de son deuxième voyage aux Amériques. Il l'appelle donc "Domingo" ("dimanche" en espagnol), d’où provient son nom actuel de "Dominique" en français.

En 1625, lors de la guerre de Trente Ans, les Espagnols laissent la place aux Français puis au cours du XVIIe siècle, Français et Anglais s’affrontent pour gouverner l'île.

En 1660, Français et Anglais abandonnent l’île aux Caraïbes et la déclarent zone neutre ; pour mettre fin aux conflits, un traité de paix est signé entre les Français, les Anglais et les indiens Caraïbes.

Déjà installés à la Martinique et à la Guadeloupe, les Français s'implantent petit à petit à la Dominique.

Mais les Britanniques s'approprient de nouveau l'île en 1759.

À l'issue de la guerre de Sept Ans, par le traité de Paris (1763), la France cède la Dominique à l’Angleterre ; mais entre 1772 et 1814, les Français rompent le traité et s’emparent par deux fois de la Dominique. En 1814, après une dernière tentative de reconquête, les Français abandonnent définitivement l’île en échange d’une indemnité et cette dernière redevient britannique.

En 1898, l'île reçoit le statut de Colonie de la Couronne britannique. En 1956, elle acquiert son indépendance au sein de l'éphémère Fédération des Antilles britanniques et, en 1967, elle devient État associé au Commonwealth et entame l’instauration d’un régime démocratique.

L’indépendance de la Dominique est déclarée le 3 novembre 1978, lors du 485e anniversaire de sa découverte par Christophe Colomb.

  • et "La République dominicaine" est un pays des Grandes Antilles, créé le 27 février 1844.

Localisation de la République dominicaine

Elle occupe environ les deux tiers de l'île d'Hispaniola, en mer des Caraïbes, Haïti occupant le tiers Ouest de l'île.

La République dominicaine, à l'Est d'Haïti, sur l'île d'Hispanala

L'espagnol est la langue officielle de ce pays de 48 000 km2 (comme la Bourgogne-Franche-Comté), qui compte plus de 10 millions d'habitants (l'Île-de-France en compte 12,2).

Histoire

Habité par les Taïnos depuis le VIIe siècle, le territoire de la République dominicaine a été atteint par Christophe Colomb en 1492 et devint le site des premières colonies européennes en Amérique, Saint-Domingue devenant la première capitale espagnole au Nouveau Monde. Après trois siècles de règne espagnol, avec un interlude français et haïtien, le pays devint indépendant en 1821 mais fut rapidement repris par Haïti. Victorieux lors de la guerre d'indépendance de la République dominicaine en 1844, les Dominicains eurent pourtant de nombreuses difficultés à parvenir à une stabilité politique durant les 72 années suivantes.

Le nom du pays

Son origine se trouve dans le nom de la capitale, Saint-Domingue (Santo Domingo en espagnol), elle-même baptisée en l'honneur de saint Dominique Nunez de Guzman (en espagnol : Domingo Nunez de Guzman), un religieux catholique, prêtre, fondateur de l'ordre des frères prêcheurs appelés couramment "dominicains".

Né vers 1170 et mort le 6 août 1221, il fut canonisé par l'Église en 1234, et est célèbre sous le nom de "saint Dominique".

La République dominicaine n'a pas d'appellation officielle courte ou "forme courte". Cependant, il en existe plusieurs officieuses :

    • La "Dominicaine " ; cette appellation est peu usitée en français mais on trouve plus facilement ses équivalents anglais "Dominican" et espagnol "Dominicana".
    • "Saint-Domingue", par extension du nom de la capitale du pays, puisque c'est le substantif duquel dérive "dominicaine". Ce nom a cependant aussi été utilisé dans le passé pour désigner la colonie française qui occupait le tiers occidental de la même île (dite "Hispaniola") et à laquelle a succédé la république d'Haïti.
    • La "Dominicanie", terme surtout utilisé par les Haïtiens et qui date de l'occupation haïtienne.
    • et enfin "Quisqueya", le vieux nom indien de l’île d’Hispaniola. Le nom signifie probablement "Mère de la Terre" en taïno ; ses habitants s’appellant "Quisqueyanos".

Le génocide des Taïnos

De nombreux historiens considèrent que cette ethnie, chère au président Jacques Chirac, disparut du fait du génocide commis par les Européens durant la conquête de la région, ou des maladies introduites par les colons.

Ainsi, Bartolomé de las Casas, raconte dans son livre "Historia general de las Indias", qu'en 1508 il restait environ 60 000 Taïnos sur l'île d'Hispaniola. Mais que 23 ans plus tard, en 1531, l'exploitation des mines d'or, les suicides et les maladies avaient réduit ce nombre à 600, soit une diminution de 90 % !

Néanmoins des études de l'ADN mitochondrial (maternel), réalisées en 2002, ont permis de découvrir que 61,1 % des Portoricains et 15 % des Dominicains descendaient d'une femme taïno.

Curieusement, l'héritage langagier des Taïnos dans notre langue n'est pas négligeable et je lui ai consacré un article, dont je me permets de vous recommander la lecture.

Source : wikipedia.org

On n'écrit pas : "Demeurer coit", "Rester coit" ou "Se tenir coit" !

Mais : "Demeurer COI", "Rester COI" et "Se tenir COI" !

Sans "t" final, même si le féminin de cet adjectif du registre désuet et du registre soutenu signifiant "tranquille et silencieux" est bien "coiTE".

"Curieusement", "Étonnamment" et "Étrangement".

Ces trois adverbes du langage courant possèdent des significations très proches :

  • "Curieusement" signifie : d'une manière curieuse, étrange, inattendue, rare, surprenante.

On dit par exemple : "Les algorithmes de Facebook et Google fonctionnement vraiment curieusement".

  • "Étonnamment" signifie : d'une manière étonnante, surprenante, inattendue, étrange, extraordinaire ; bizarrement, curieusement ; à un degré élevé, étonnant.

On dit par exemple : "J'ai toujours trouvé Ava Gardner étonnamment belle".

  • et "Étrangement" signifie : d'une manière étrange, extraordinaire, inhabituelle, hors du commun, peu commune ; curieusement, bizarrement, étonnamment.

On dit par exemple : "J'apprécie énormément les acteurs peu loquaces au jeu étrangement sobre tels que John Wayne, Clint eastwood ou Steve McQueen".

Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

Ne dites pas : "J'ai failli m'faire enculer par c'te brute !" !

Mais : "Il s'en est fallu de peu que ce rustre ne parvienne à m'infliger un coït anal actif !" !

Vous passerez ainsi du registre argotique au registre soutenu.

Pourquoi dire : "Est-ce que vous aimez les punchlines de Donal Trump ?" ?

Comme l'a déclaré un présentateur de la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV le 21 juin 2020.

Et pas : "Est-ce que vous aimez les PHRASES CHOC de Donal Trump ?" !

"Gilbert".

Logo de l'équipementier sportif britannique Gilbert spécialisé dans le rugby et le netball

Gilbert est le nom d'un équipementier sportif et d'une marque britanniques, produisant des ballons, des vêtements sportifs ainsi que des accessoires pour le rugby à XV et le netball.

Les origines de la société remontent à l'année 1823, lorsque William Gilbert (1799-1877), le cordonnier de Rugby (Angleterre), dont l'échoppe jouxtait le principal collège de ladite ville (la Rugby School) se mit à fournir aux élèves leurs premiers ballons.

La légende veut en effet que sur le terrain de cette école, (Angleterre), au cours d'une partie de football, cette année là, l'élève et futur pasteur William Webb Ellis, porte dans ses bras le ballon derrière la ligne de but adverse alors que la tradition était naturellement jusque là de le pousser au pied. En réalité, les origines du rugby sont bien plus complexes.

Les collèges britanniques de l'époque pratiquent chacun un jeu de ballon dérivé de la soule. Chaque collège avait ses propres règles et le jeu au pied et à la main était fréquents. Le geste de William Webb Ellis, de garder à la main le ballon, dans une phase de jeu qui ne le permettait pas, a fait progressivement évoluer la règle du collège de Rugby.

William Gilbert confectionne ses ballons à partir d'une vessie de porc, achetée aux paysans, entourée de quatre panneaux en cuir cousus à la main.

Les premiers ballons ovales apparaissent en 1835. Et en 1851, William Gilbert expose à l'Exposition universelle de Londres son "Rugby School Football", un ballon ovale fabriqué à partir d'une vessie de porc. À l'Exposition Universelle de Londres de 1862, les ballons de rugby de la marque Gilbert remportent une médaille d'argent. Et, à partir de 1892, le ballon mis au point par William Gilbert devient le ballon réglementaire du rugby.

Ballon de rugby de la société britannique Gilbert

Le ballon évolue au fil du temps, le cuir étant notamment remplacé par des matières synthétiques.

Avec l’arrivée sur le marché de nouvelles marques concurrentes, l'entreprise Gilbert connaît des moments difficiles et la famille Gilbert vend la société en 1978. La société Gilbert change ensuite trois fois de propriétaire dans les années 80 et 90.

Durant cette période, la marque perfectionne ses ballons grâce à l’évolution des technologies de synthèse. Le rugby se professionnalise et Gilbert crée le ballon officiel de la première édition de la Coupe du monde de rugby à XV en 1987.

Gilbert se lance également dans la fourniture d'équipements de netball, un sport assez populaire en Australasie, où Gilbert est bien implanté commercialement.

Ballon de netball de la société britannique Gilbert

À la suite de difficultés financières, un autre équipementier britannique, Grays International, rachète en 2002 la société Gilbert.

Source : wikipedia.org

"Le netball".

Rencontre de netball féminin

Le "netball" est un sport collectif dérivé du basket-ball, opposant dans un stade deux équipes de sept joueurs (contre cinq pour le basket-ball).

Son développement débuta en Angleterre dans les années 1890.

À partir de 1960, les règles de jeux internationales furent standardisées et la Fédération internationale de netball (anciennement Fédération Internationale de Netball et Basket-ball Féminin) fut créée.

En 2011, la fédération internationale compte plus de soixante équipes nationales organisées en cinq régions géographiques.

Règles

Les matchs sont joués sur un court rectangulaire avec des paniers à chaque extrémité. Ils sont situés à la même hauteur que pour le basket-ball (3,05 m) mais ne sont pas équipés de panneaux verticaux sur lesquels le ballon peut rebondir.

Chaque équipe est composées de 7 membres : trois en attaque, trois en défense et un au milieu.

Rencontre de netball féminin

Le but du jeu est de marquer plus de paniers que l'adversaire. À la différence du basket-ball, le dribble est interdit et il est impossible de marcher avec le ballon.

Pendant la rencontre, un joueur disposant du ballon ne peut le posséder que pendant trois secondes avant de le passer à un autre joueur ou de tirer au but. L'équipe vainqueur est celle qui marquera le plus de points durant les soixante minutes que dure un match de netball.

Et des variantes ont été développées pour augmenter la cadence du jeu et attirer un plus large public.

Un sport international

Le netball est très populaire dans les pays du Commonwealth, spécifiquement à l'école, et est joué de manière prédominante par les femmes.

Selon la fédération internationale, le netball compterait plus de vingt millions de pratiquants dans le monde.

Le Championnat du monde de netball se dispute tous les quatre ans.

Et en 1995 le netball est devenu un sport reconnu par le CIO (Comité International Olympique), mais n'est toujours pas représenté aux Jeux Olympiques.

Source ; wikipedia.org

"En sorte que" et "Faire en sorte que".

Ces deux expressions du langage courant ont des significations légèrement différentes :

  • "En sorte que" est une locution conjonctive signifiant : si bien que, de telle manière que, tellement que.

On dit par exemple : "Je collectionne les mots et expressions depuis plus de cinquante ans, en sorte que je dispose d'un inépuisable réservoir pour J'aime les mots".

  • et "Faire en sorte que" est une locution verbale signifiant : agir de telle façon que, prendre les dispositions nécessaires pour que.

On dit par exemple : "Je fais en sorte que la plupart des articles de J'aime les mots comportent des exemples et/ou des photographies permettant d'illustrer mes propos".

"Parler français comme une vache espagnole" ou "Parler comme une vache espagnole".

Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie : mal parler le français, parler le français d’une manière incompréhensible.

On dit par exemple : "Je n'ai compris à ce que ce brave homme a essayé de me dire : il parlait français comme une vache espagnole".

Cette expression semble attestée depuis le milieu du XVIIe siècle, mais il existe différentes hypothèses sur son origine, qui demeure largement incertaine.

Source : wiktionary.org