Cette amusante interjection, en forme de mot-valise, nous vient de l'ancien occitan "boun" ("bon") et "diou" ("Dieu").
Relevant du registre familier, ce juron signifie en français : "Bon Dieu !".
Et elle est utilisée, principalement dans le Sud de la France, pour exprimer, selon le contexte, la surprise, l'étonnement, l'admiration, l'émerveillement, la colère, la lassitude, etc.
On dit par exemple : "Boudiou ! comme elle a grandi cette petite !".
Cette charmante locution adjectivale relève du registre désuet.
Et elle signifie : de toute la France, de partout en France.
On dit par exemple : "Je ne veux pas être assailli de demandes de la part de toutes les célibataires de France et de Navarre".
Histoire
"De France et de Navarre" était un titre porté par plusieurs rois de France pour signifier qu'ils régnaient également sur le royaume de Navarre ou sur la Basse-Navarre.
Il fut notamment porté par Henri IV de France, déjà roi de Navarre (Basse-Navarre) au moment de son accession au trône de France en 1589.
Puis par ses successeurs jusqu'à la Révolution française de 1789 (Louis XIII, Louis XIV, Louis XV et Louis XVI).
Bien que la Basse-Navarre fût alors annexée à la France, le titre de roi "de France et de Navarre" fut de nouveau porté sous la Restauration sans signification particulière.
Géographie
La Basse-Navarre est la partie septentrionale de la Navarre, dont la plus grande partie, notamment la ville principale, Pampelune, se trouve sur le versant Sud des Pyrénées, en Espagne.
La principale ville de Basse-Navarre est Saint-Jean-Pied-de-Port (64).
La Basse-Navarre a fait partie du royaume de Navarre jusqu'à sa conquête par les Aragonais en 1512. Mais les conquérants renoncent en 1515 à se maintenir au Nord du col de Roncevaux, de sorte que la Basse-Navarre revient aux mains de son souverain, Jean III, qui conserve le titre de roi de Navarre.
En 1589, son arrière-petit-fils, Henri III de Navarre, accède au trône de France sous le nom d'Henri IV. Le royaume de Navarre du nord des Pyrénées est dès lors associé au royaume de France, les rois de la dynastie des Bourbons se nommant "roi de France et de Navarre".
En tant qu'entité féodale, la Basse-Navarre cesse d'exister en 1789, lorsque, après avoir aboli les privilèges le 4 août, l'Assemblée constituante décide d'uniformiser l'administration territoriale du royaume avec le système des communes et des départements : la Basse-Navarre cesse d'être un "royaume" et devient une fraction du département des Basses-Pyrénées (64).
Telle est l'incroyable formule en forme de diktat que le comparateur d'assurances "Mon Gustave" vous intime de cocher pour bénéficier de ses propositions !
Et cela sans même vous offrir un petit tube de lubrifiant facilitant la pénétration anale.
Impossible de n'approuver que ses CGU (Conditions Générales d'Utilisation) : vous devez impérativement accepter tout à la fois lesdites CGU ET d'être importuné des semaines durant par les hordes d'esclaves prospecteurs téléphoniques de ses "partenaires", c'est à dire de tous les assureurs de France et de Navarre !
Ainsi que l'on peut malheureusement l'entendre dans le commentaire du documentaire allemand "Un jour à Auschwitz", réalisé en 2020 par Winfried Laasch et Friedrich Scherer et diffusé le 31 janvier 2023, sur la chaîne de télévision publique franco-allemande ARTE.
Mais : "EN N'AYANT plus JAMAIS été inquiété par la justice" !
Ou : "Sans avoir JAMAIS été DAVANTAGE inquiété par la justice" !
Ainsi qu’a pu le déclarer, le 19 janvier 2023, le journaliste français Renaud Pila, dans l’émission "Brunet, Hammett et compagnie", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.
Mais : "C'est pour ça que le ministre est aussi INSISTANT" !
Ou : "C'est pour ça que le ministre est aussi PRESSANT" !
Ainsi qu'a lamentablement pu le déclarer, le 31 janvier 2021, le journaliste français Pascal Praud, dans son émission "L'heure des pros", sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.
Mais : "Les entreprises, IL faut plutôt les aider ; cE SONT elles qui FOURNISSENT du TRAVAIL" !
Pour cet incroyable charabia, je décerne sans hésiter à ce prétendu journaliste, aux proposbêtifiants aussi réactionnaires que nauséabonds, mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".