Pourquoi dire : "La first lady" ?

Et pas : "La première dame" !

Pourquoi dire : "Challenger" et "Un challenger" ?

Et pas : "Défier" et "Un compétiteur" ou "Un rival" !

Pourquoi dire : "Le business" ou "Un business" ?

Et pas : "Les affaires" ou "Une affaire" !

"Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait".

Cette citation de l'imprimeur et humaniste français Henri II Estienne (1528-1598), extraite de son recueil "Les prémices ou le premier livre des proverbes épigrammatisés" (ou "Des épigrammes proverbiales rangées en lieux communs"), paru en 1594, m'a longtemps semblé très pertinente.

Quel monde idéal nous aurions pu avoir, en effet, si seulement les jeunes (catégorie à laquelle j'appartenais alors) avaient déjà de l’expérience et si les vieux (dont j'allais, un jour, grossir les rangs) avaient encore de la force !

Fort heureusement, me semble-t-il, les jeunes d'aujourd'hui (dont je ne suis malheureusement plus, je suis né en 1961) en savent d'avantage. Si tant est, du moins, qu'ils le souhaitent. Par exemple en exploitant les fantastiques ressources offertes par la toile, auxquelles l'enfant et l'adolescent dévoré de questions et de curiosité que j'étais aurait naturellement rêvé d'avoir accès.

Et les vieux peuvent. Plus longtemps. Et en bien meilleure forme qu'autrefois. Quelle satisfaction là encore ! Combien de fois, n'ai-je entendu, enfant, les adultes parler d'une personne, disparue "sans avoir profité longtemps de sa retraite", donc mort peu après 65 ans. Tandis qu'aujourd'hui on demande couramment de quoi est mort celui qui est décédé avant 75 ans, si ce n'est plus, sans guère imaginer qu'il puisse s'agir de simple vieillesse.

Collégien au début des années 1970, je faisais figure de phénomène en ayant toujours mon arrière-grand-mère de plus de 80 ans. Mais n'étonne plus personne aujourd'hui en disant que ma mère, née en 1933, prend régulièrement l'avion pour rendre visite à ma soeur aux États-Unis d'Amérique, en Chine ou au Mexique, au gré des mutations de mon beau-frère. Ou que mon père, né en 1934, prend plusieurs fois par an sa voiture, pour aller en vacances dans sa maison de Dordogne (24).

"La loi Veil".

On surnomme ainsi la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975, relative à l'IVG.

Le jeune président Valéry Giscard d'Estaing, élu en mai 1974, qui souhaitait une loi encadrant une dépénalisation de l'avortement en France, en a effet confié la préparation à la ministre de la Santé Simone Veil.

"Simone Weil" et "Simone Veil".

L'homophonie de leur patronyme est la cause de bien des confusions entre ces deux grandes figures féminines françaises.

Mais vous allez pouvoir constater qu'il existe un moyen mnémotechnique de se souvenir de l'orthographe de leurs noms de famille respectifs.

  • La première, Simone Weil - avec un "W" -, est une philosophe humaniste, professeur et écrivaine, née le 3 février 1909 et morte le 24 août 1943, dépuisement moral et physique et de tuberculose dans un sanatorium anglais.

  • La seconde, Simone Veil - avec un "V" -, née Jacob, le 13 juillet 1927 et morte le 30 juin 2017, est une magistrate et une femme d'État française.

Rescapée de la déportation à Auschwitz (Pologne), elle épouse en 1946, à seulement 19 ans, le futur haut fonctionnaire et homme politique français Antoine Veil.

Elle devient, en 1974, ministre de la Santé de Jacques Chirac ; le président Valéry Giscard d'Estaing la chargeant de faire adopter la loi dépénalisant le recours à l'IVG, couramment désignée depuis comme la "Loi Veil".

Idole de la lutte contre la discrimination des femmes en France, elle est, de 1979 à 1982, la première personne à accéder à la présidence du Parlement européen, nouvellement élu au suffrage universel.

Ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville du gouvernement Édouard Balladur, elle intègre ensuite le Conseil constitutionnel de 1998 à 2007, avant d'être élue à l'Académie française en 2008.

Sur décision du président Emmanuel Macron, Simone Veil a fait son entrée au Panthéon avec son époux le 1er juillet 2018.

Petit moyen mnémotechnique pour se souvenir de quelle est la Simone dont le nom commence par un "W" et celle dont le nom commence par un "V" :

C'est, il me semble, extrêmement simple : Simone Veil, la femme politique, dont le nom s'écrit avec un "V", est celle qui a été Victime de la barbarie nazie.

À titre personnel ce petit "truc" m'a permis de ne jamais hésiter depuis 1974. J'espère qu'il en sera de même pour vous à l'avenir !

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Comme même" ni "Combien même" !

Mais seulement : "QUAND même" et "QUAND BIEN même", bien sûr !

Je suis effaré à chaque fois que j'entends quelqu'un utiliser l'une ou l'autre de ces deux formulations qui relèvent du registre populaire et du pur solécisme.

On dit par exemple :

  • "Quand même : tu aurais pu te débrouiller pour arriver à l'heure",
  • ou "Quand bien même je serais fatigué, je te promets de venir à ta soirée".