"L'Ohème".

Il s'agit du nom donné par les Marseillais, dans le registre populaire, à leur bien-aimé club de football , l'"OM" ou "Olympique de Marseille", fondé en août 1899 à Marseille (13) par René Dufaure de Montmirail.

Le club phocéen demeure, à ce jour, le seul club français vainqueur d'une "Ligue des champions", après avoir remporté en 1993, la première édition de cette épreuve sous cette appellation, la compétition étant précédemment appelée "Coupe des clubs champions".

Son stade, "Le Vél'", est réputé pour son ambiance et, à ce titre, prticulièrement redouté de ses adversaires.

Source : wikipedia.org

"Un rat de cave".

Cette locution nominale peut désigner, selon le contexte, un objet ou un type de personne :

  • c'est en effet une mèche d'éclairage, sorte de bougie mince et longue, enroulée sur elle-même, dont on peut se servir afin d'éclairer une cave,
  • mais également le surnom donné à un agent des douanes, en référence aux agents mobiles, contrôleurs ou inspecteurs du service des contributions indirectes s'occupant des droits sur les vins, tabac et boissons alcoolisées, qui arraisonnaient autrefois voitures et camions, avant de fouiller les fermes suspectées, en commençant souvent par une visite de la cave,
  • ou le nom d'un danseur de "be-bop", en référence à la troupe des "Rats de cave".

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "On a une responsabilité plus accrue qu'auparavant" !

Comme nous l'a asséné Lionel Naccache, neurologue spécialiste des neurosciences cognitives, invité de Nicolas Demorand, sur France Inter, le 8 mai 2019 à 8H40.

Mais : "On a une responsabilité plus importante qu'auparavant" ou "On a dorénavant une responsabilité accrue" !

En effet, "accrue", participe passé féminin singulier du verbe "accroître", signifie déjà "plus grande".

 

"Une accrue".

  • Il s'agit tout d'abord d'un terme d'agronomie ou de droit, synonyme d'"accroissement", qui désigne l'accroissement d'une chose, d'une valeur, d'un fonds territorial.

L'"accrue" peut ainsi désigner deux phénomènes naturels :

    • l'augmentation de surface d'un terrain par le retrait des eaux ou les terres que l'atterrissement ajoute à une rive ou un rivage. Cet accroissement appartient au propriétaire par "droit d'accroissement".
    • ou l'augmentation de l’étendue d'un espace boisé par rejets naturels, sans qu’on ait planté ni semé. Le bois s’est étendu de lui-même par les rejetons des racines, ou par le semis naturel des graines tombées des arbres.
  • Mais c'est également, dans le domaine de la pêche, une maille ajoutée à un rang de mailles, sur un filet.

 

"Mettre du baume au coeur".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporal et d'idiotisme médical relève du langage courant.

Elle fait référence au substantif masculin "baume", désignant un produit que l'on applique sur la peau pour apaiser une douleur.

Et elle signifie, au sens figuré : apaiser, consoler, rassurer, réconforter ; faire plaisir, faire du bien moralement, remonter le moral, aider à se ressaisir.

On dit par exemple : "Cela me met du baume au coeur de savoir que tu as finalement pu avoir un billet sur ce fameux Titanic".

Sources : www.larousse.fr, languefrancaise.net, www.linternaute.fr, www.expressio.fr et wiktionary.org

"L'amer" ou "Un amer".

Ce mot peut avoir différentes significations selon qu'il s'agit de l'adjectif ou du substantif :

  • l'adjectif  "amer" caractérise en effet l'une des saveurs primaires du goût appelée "amertume".
  • tandis que le substantif "Amer" désigne, selon le contexte :
    • est un point de repère fixe et identifiable sans ambiguïté, utilisé pour la navigation maritime, tel qu'un phare, un clocher, un château d'eau, etc.
    • ou une liqueur apéritive fabriquée à partir de l'infusion de plantes amères.

"Se faire bectares tout cru".

C'est dans le génial "Le cave se rebiffe", réalisé en 1961 par Gilles Grangier, que Michel Audiard fait dire cette superbe réplique à Jean Gabin : "I' vont t'bectares tout cru les vilains !".

Autrement dit : "Te becqueter tout cru", "Te bouffer tout cru", "Te manger tout cru", "Ne faire de toi qu'une bouchée".

39 façons de dire : "Ne pas s'inquiéter".

Le registre vulgaire nous propose "S'en ballec", "S'en battre les couilles" ou "S'en branler".

Tandis que le registre argotique met à notre disposition "Ne pas se biler", "Ne pas se cailler", "Ne pas se faire de bile", "Ne pas se faire de mouron", "S'en battre l'oeil", "S'en cogner", "S'en contrefoutre", "S'en foutre" ou "S'en tamponner le coquillard", dont personnellement je raffole.

Les formules "Ne pas s'en faire", "S'en contrefiche", "S'en ficher" ou "S'en moquer comme d'une guigne" relèvent du registre familier.

Et nous disposons, dans le langage courant, des formules "Ne pas avoir peur de", "Ne pas être angoissé par", "Ne pas être être inquiet", "Ne pas être préoccupé par", "Ne pas être être soucieux de", "Ne pas s'embarrasser de", "Ne pas se faire de mauvais sang", "Ne pas se faire de souci", "Peu m'importe" ou "S'en moquer".

Enfin, le registre soutenu nous offre lui aussi de nombreuses possibilités avec "Demeurer indifférent à", "Être indifférent à", "Faire peu de cas de", N'être aucunement/nullement angoissé par/inquiet de/préoccupé par/soucieux de", "Ne faire guère de cas de", "Ne pas se préoccuper de", "Ne pas se soucier de", voire "Peu m'importe".

Ainsi que ma formule préférée : "Peu me chaut" !

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à "Toutes les façons de dire "S'inquiéter" en français.