"Une DSP" ou ""Une Délégation de Service Public".

Il s'agit d'une notion juridique de droit public français qui recouvre l'ensemble des contrats par lesquels une personne morale de droit public, soumise au code général des collectivités territoriales, confie la gestion d’un service public dont elle a la responsabilité à un opérateur économique, dont la rémunération est substantiellement liée au résultat d'exploitation du service.

La délégation de service public est un mode de gestion fréquemment utilisé pour les services publics, la collectivité pouvant également décider de gérer directement le service public (gestion en régie).

Les délégations de service public sont soumises à des règles d'attribution dont la violation est sanctionnée par le délit de favoritisme.

"La convergence des luttes".

Il s'agit d'une démarche syndicale en usage dans le syndicalisme de lutte, mais aussi parfois dans le monde associatif militant, tendant à faire converger dans un mouvement social commun des luttes différentes mais proches.

Cette réunion de différentes contestations dans un même mouvement social a déjà eu lieu par le passé, lorsque par exemple en 1968 le mouvement ouvrier a rejoint la révolte étudiante.

La France a alors été le théâtre de grèves générales d'une ampleur inégalée, puisqu'il s'agit du mouvement social le plus massif que la France ait connu, avec sept à dix millions de grévistes.

Source : wikipedia.org

"Le mutisme".

Ce substantif masculin désigne, selon le contexte :

  • le refus ou l'incapacité psychologique de parler.

Le sujet atteint de cette pathologie ne présente aucune lésion des organes de la phonation ni des centres nerveux du langage.

Et cette suspension de la parole, chez un adulte ou un enfant, peut être totale ou partielle, globale ou sélective, permanente ou transitoire.

  • ou, par extension : l'attitude, l'état d'une personne qui se tait, reste silencieuse, s'abstient volontairement de parler, refuse de parler.

La personne atteinte de mutisme est dite "mutique".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.passeportsante.net

"Une aphasie".

L'aphasie est un trouble du langage allant de la difficulté de trouver ses mots à une perte totale de la faculté de s'exprimer.

Elle est causée par dommages du cerveau provoqués dans la majorité des cas par un AVC (Accident Vasculaire Cérébral). Le rétablissement dépend de la gravité de la lésion.

Il existe cinq formes d'aphasie :

  • l'aphasie de conduction :

Elle se manifeste par un langage entrecoupé d’hésitations, d’arrêts occasionnés par une difficulté à trouver les mots et, surtout, par la production de nombreuses paraphasies. La personne atteinte mêle les sons dans les mots et, comme elle en est habituellement consciente, elle tentera de se corriger. Parfois, les paraphasies sont tellement abondantes qu’elles peuvent donner lieu à un jargon.

Contrairement à l'aphasie de Wernicke, à laquelle elle peut parfois ressembler, l’aphasie de conduction ne s’accompagne généralement pas de troubles importants de la compréhension. Elle peut être le résultat d’une aphasie de Wernicke ayant évolué positivement.

  • l'aphasie globale :

C’est la forme la plus grave de l’aphasie. Elle résulte d'un dommage important des zones du langage du cerveau. Le patient ne peut parler ou comprendre le langage parlé ou écrit.

  • l'aphasie mixte :

On parle d’aphasie mixte quand il y a à la fois une réduction de l’expression et des difficultés importantes de compréhension.

  • et l'aphasie progressive :

Comme son nom l'indique, elle s’installe insidieusement, le premier symptôme étant habituellement le manque du mot. Les personnes atteintes d’aphasie progressive primaire ont généralement une très bonne conscience de leur trouble du langage, ce qui génère beaucoup de frustration et est source d’anxiété devant la probabilité d’une détérioration plus globale de leurs capacités cognitives.

On distingue deux types d’aphasies progressives :

    • l’aphasie de type non fluent :

Chez la personne qui en est atteinte, le débit verbal est de plus en plus réduit, allant jusqu’au mutisme. Des éléments de dysorthographie sont notés dans le langage écrit qui se détériore progressivement lui aussi.

    • l’aphasie de type fluent :

On observe chez le patient une logorrhée, du jargon, des troubles importants de la compréhension orale et écrite ainsi que des troubles de la lecture à haute-voix et de la répétition.

Source : www.passeportsante.net

"Un AVC" ou "Accident Vasculaire Cérébral".

C'est ce que l'on appelle dans le langage courant une "Attaque cérébrale", ou - par ellipse - "une attaque", c'est à dire une défaillance de la circulation du sang affectant une région plus ou moins importante du cerveau.

Il survient à la suite de l’obstruction ou de la rupture d’un vaisseau sanguin. Et provoque la mort des cellules nerveuses, qui sont privées d’oxygène et des éléments nutritifs essentiels à leurs fonctions.

Chez la majorité des gens, il n’y a pas de signe précurseur d’une crise. Toutefois, plusieurs facteurs de risque peuvent être surveillés.

Les AVC ont des conséquences très variables, puisque plus de la moitié des gens en gardent des séquelles et qu'environ un individu sur 10 récupère complètement. La gravité des séquelles dépend de la région du cerveau atteinte et des fonctions qu’elle contrôle. Plus la région privée d’oxygène est grande, plus les séquelles risquent d’être importantes. À la suite d’un AVC, certaines personnes auront de la difficulté à parler ou à écrire (aphasie) et des problèmes de mémoire. Elles pourront aussi être atteintes d’une paralysie plus ou moins importante du corps.

Lorsque les cellules nerveuses sont privées d’oxygène, ne serait-ce que pendant quelques minutes, elles meurent et ne se régénéreront pas. Aussi, plus les délais entre l’AVC et la prise en charge médicale sont courts, plus le risque de séquelle grave s’amenuise.

Quels que soient les dommages causés par la privation d’oxygène, le cerveau a une certaine capacité d’adaptation. Des cellules nerveuses saines réussissent ainsi parfois à prendre la relève des cellules mortes si elles sont stimulées par différents exercices.

Source : www.passeportsante.net

"Une aphasie".

Il s'agit d'un trouble du langage allant de la difficulté de trouver ses mots à une perte totale de la faculté de s'exprimer.

Elle est causée par dommages du cerveau provoqués dans la majorité des cas par un AVC (Accident Vasculaire Cérébral).

Et le rétablissement dépend de la gravité de la lésion.

Source : wikipedia.org

"L'aphasie de Wernicke".

Il s'agit d'un trouble du langage tirant son nom du neurologue et psychiatre allemand Carl Wernicke, né le 15 mai 1848 et mort le 15 juin 1905, qui l'a découvert.

L’aphasie de Wernicke se caractérise par des difficultés importantes à comprendre ce qui est dit et ce qui est écrit. La personne atteinte parle facilement ou même abondamment, mais parfois elle fait des paraphasies ou elle jargonne. A l’écrit, elle rencontre généralement les mêmes difficultés que lorsqu’elle parle.

Il arrive que certaines personnes, tout au moins au début, ne soient pas toujours conscientes de leurs erreurs.

On l'appelle également "Aphasie de réception", "Aphasie sensorielle", "Aphasie réceptive" ou "Aphasie postérieure".

Source : www.aphasie.ca

Se donner rendez-vous en utilisant des expressions toutes faites telles que "À plus dans l'bus !" st vraiment trop compliqué !

Les conditions d'utilisation de ces expressions à vocation humoristique sont en effet extrêmement strictes !

Du moins si, comme moi, vous faites partie de ces personnes qui s'efforcent de faire ce qu'elles disent, et ce, même lorsqu'elles blaguent. Car on ne saurait rire de tout, n'est-ce pas !

Donner rendez-vous à vos interlocuteurs de cette façon vous oblige à moduler votre emploi du temps en fonction des types de transport annoncés et à votre disposition. Mais aussi à ne recourir auxdits transports qu'en fonction de vos disponibilités !

On ne peut ainsi retrouver quelqu'un que relativement rapidement. Et ce à condition :

  • d'habiter une métropole importante disposant d'un réseau d'autobus ("À plus dans le bus !") et d'un métropolitain ("À bientôt dans le métro !"),
  • de résider à proximité d'un port ("À bientôt dans l'bateau !"),
  • de vivre en zone rurale ("À plus tard dans le car !"),
  • ou d'être tout simplement agriculteur ("À tout à l'heure dans l'tracteur !") !

Pour se revoir un peu plus plus tard, un seul créneau - le lendemain - et seul moyen de transport - le train ! - ("À demain dans le train !")...

Non, vraiment, je ne trouve pas que ces blagues à la noix soient très pratiques !

"Un marocain" et "Un maroquin".

Atention : ces deux substantifs parfaitement homonymes et souvent confondus n'ont absolument pas la même signification :

  • "un marocain" est une personne originaire du royaume du Maroc, en Afrique du Nord.

Localisation du Maroc

  • tandis qu'"un maroquin" (mot dont on a tiré le mot "maroquinerie") peut désigner, selon le contexte, :
    • au sens propre : un cuir de grande qualité, constitué d'une peau de chèvre ou de mouton, tannée et teinte (souvent en rouge), selon un procédé qui aurait été mis au point au Maroc.

Le maroquin était notamment utilisé pour la reliure de livres de valeur.

Livres reliés en marocain rouge

Ou la confection de sacoches, porte-documents.

Porte-documents sacoche en cuir maroquin rouge doré au fer (XVIIIe siècle)
Porte-documents sacoche en cuir maroquin rouge doré au fer (XVIIIe siècle)

Et portefeuilles.

Portefeuille maroquin grenat et portefeuille maroquin vert olive
Portefeuille maroquin grenat et portefeuille maroquin vert olive
    • et par extension : une fonction ministérielle.

On parle ainsi  de "Maroquin ministériel" ou de "Portefeuille ministériel", héritage de l'époque où les ministres venaient au Conseil munis de leur maroquin de cuir.

    • ainsi que, dans le domaine maritime : un "étai" ou cordage tendu entre le haut du mât de misaine et le haut du grand-mât, afin de rigidifier la mâture.

Source : wiktionary.org