"À coeur vaillant, rien d'impossible".

Cette locution adverbiale signifie qu'avec du courage et de la conviction, on vient à bout de tout et l'on peut réussir tout ce que l’on entreprend. 

Elle est directement issue de la devise du marchand français Jacques Coeur, né vers 1395-1400 et mort le 25 novembre 1456, : "À vaillant coeur, rien d'impossible".

Installé à Bourges (18), ce négociant, banquier et armateur, fut le premier Français à établir et entretenir des relations commerciales suivies avec les pays du Levant.

S'étant lancé dans de nombreuses entreprises commerciales et industrielles, il amassa une fortune considérable, qui lui permit d’aider le roi Charles VII, alors surnommé "Le petit roi de Bourges", à reconquérir son territoire occupé par les Anglais.

Nommé par celui-ci Grand Argentier du royaume de France en 1439, sa réussite éclatante l’amena cependant à la disgrâce : en invoquant diverses accusations, ses rivaux et ses nombreux débiteurs, dont le roi, provoquèrent sa chute en 1451. Emprisonné puis banni en 1456, il mourut sur l'île grecque de Chios, près de la Turquie.

Dit-on "Une enzyme" ou "Un enzyme" ?

Réponse
Les deux genres sont admis, même si le mot est plus souvent considéré comme féminin.

Ce substantif désigne une protéine accélérant les réactions chimiques de l'organisme.

Et les plus de 50 ans se souviennent certainement encore de la publicité de 1969 de la firme Unilever pour sa lessive "Ala", qualifiée de "Détergent biologique aux multi-enzymes" ou "Détergent glouton", qui m'a personnellement - comme beaucoup, sans doute - longtemps induit en erreur, en me faisant penser qu'il s'agissait d'un mot masculin.

Source : www.larousse.fr

"Depuis des lustres" ou "Il y a des lustres".

Cette locution adverbiale du langage courant signifie : depuis longtemps ; depuis une longue période indéfinie.

Le mot "Lustre" fait en effet ici référence à la période de temps de cinq ans existant entre deux recensements dans l'antiquité romaine.

On dit par exemple : "Je n'ai pas revu certains de mes cousins depuis des lustres".

Mais il existe encore bien des façons de dire "Depuis très longtemps" ou "Cela fait longtemps".

Pourquoi dire : "Un turfiste" ?

Et pas : "Un habitué des hippodromes" ou "Un passionné de courses hippiques" !

C'est évidemment bien plus long à dire ou écrire, mais tellement plus joli.

"Haut de gamme".

Cette locution qualifie des marchandises, services ou biens immobiliers ciblant les consommateurs aux revenus élevés.

Ces produits constituent la partie supérieure de la gamme de produits et évoquent le luxe.

Et c'est naturellement dans leur direction que s'effectue ce que l'on appelle la "montée en gamme".

"Une montée en gamme".

Il s'agit d'un processus économique consistant à remplacer un produit par un autre similaire, mais offrant des performances plus élevées, un service plus important ou étant de meilleure qualité (davantage "haut de gamme").

La montée en gamme peut être décrite du point de vue des producteurs, des vendeurs ou des consommateurs :

  • du point de vue d'un fabricant ou d'un fournisseur de service, elle consiste à remplacer ou ajouter à son offre des produits plus élevés dans la gamme de produits, qui pourront donc être vendus à un meilleur prix.
  • du point de vue du vendeur, il s'agit de proposer et pousser un acheteur à choisir un produit plus coûteux que celui qui était prévu ou que le produit qu'il remplace, en vue d'augmenter le volume des ventes et la marge réalisée, voire à tendre à l'imposer en ne proposant plus le produit haut de gamme.
  • du point de vue du consommateur, enfin, la montée en gamme peut être le résultat d'un choix de consommation et annoncer une élévation du niveau de vie.

Mais elle peut également être en partie subie, et découler d'obligations réglementaires ou de l'influence des actions de mercatique.

Source : wikipedia.org

"Le syndrome de Brulard".

Stendhal

Cette maladie psychosomatique désigne un trouble de la mémoire, qui substitue au souvenir lui-même des images vues ou informations perçues ultérieurement.

Elle a été nommée ainsi par le théoricien de la littérature Dominique Viart, en référence à "Vie de Henri Brulard", une œuvre autobiographique inachevée de Stendhal, dans laquelle l'écrivain évoque ses amours, ses aspirations, son enfance, ses parents et ses études.

Écrite en 1835-1836, elle ne fut publiée qu'en 1890, et son titre fait naturellement allusion au véritable patronyme de Stendhal (Henri Beyle), modifié par refus du nom paternel et goût des pseudonymes.

Au chapitre 45, Stendhal raconte son passage avec les armées napoléoniennes du col du Grand-Bernard. Mais il hésite dans le récit de son souvenir : "Les récits de l'intérieur de l'hospice qu'on me fit produisirent une image qui depuis trente-six ans a pris la place de la réalité. Voilà un danger de mensonge que j'ai aperçu depuis trois mois que je pense à ce véridique journal. Par exemple je me figure fort bien la descente. mais je ne veux pas dissimuler que cinq ou six ans après j'en vis une gravure que je trouvais fort ressemblante, et mon souvenir n'est plus que la gravure".

Les souvenirs d'expérience personnelle sont ainsi victimes de médiations qui les déforment, les reforment ou les défigurent.

J'en ai personnellement fait l'expérience, il y a plus de trente ans, avec mes amis étudiants co-fondateurs du syndicat étudiant "La lame de fond", à l'université de Paris X-Nanterre (92), en 1982.

En à peine quelques années, le récit de nos différents exploits, maintes et maintes fois narré publiquement, avait fait l'objet de tant de déformations et reformations, que nous fûmes totalement décontenancés, le jour où l'un d'entre nous dénonça ce phénomène et nous rappela avec précision la stricte réalité de certains faits, évoqués ce jour là par plusieurs d'entre nous d'une façon très sensiblement différente.

Source : wikipedia.org

Sur des sujets similaires, je vous recommande mes articles consacrés à : "L'effet Mandela" et "Le syndrome Bugs Bunny".

"Le syndrome de Stendhal" ou "Le syndrome de Florence".

Florence

Le nom de cette maladie fait naturellement référence à l'expérience vécue par l'écrivain français Stendhal, lors de son voyage en Italie et de son étape à Florence (Toscane) en 1817, qu'il décrivit en ces mots : "J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j’avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber".

Lisant alors un poème pour se remettre, Stendhal constata que ses visions empiraient en présence d'une telle profusion de beauté : il fut épris et malade à la fois de tant de profusion.

Cette maladie psychosomatique assez rare, appartient à ce que l'on appelle les "troubles du voyage" ou "syndromes du voyageur". Elle provoque des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations voire des hallucinations chez certains individus exposés à une surcharge d'oeuvres d'art.

Elle ne fut décrite comme un syndrome spécifique qu'en 1979, par la psychiatre italienne Graziella Magherini, qui, officiant à l’hôpital central de la ville de Florence, a observé et décrit plus de cent cas similaires parmi les touristes du berceau de la Renaissance.

Il ne doit pas être confondu avec le "syndrome de Brulard", également inspiré par  Stendhal, mais qui concerne les troubles mémoriels.