"Stendhal".

Il s'agit du principal nom de plume de l'écrivain français Henri Beyle, né le 23 janvier 1783 et mort le 23 mars 1842.

Ses romans "Le Rouge et le Noir" (1830) et "La Chartreuse de Parme" (1839) lui ont conféré une notoriété internationale.

Ce nom de plume est inspiré d'une ville d'Allemagne "Stendal" (Saxe-Anhalt) , lieu de naissance de l'historien d'art et archéologue renommé à l'époque Johann Joachim Winckelmann, mais surtout proche de l'endroit où Stendhal vécut, en 1807-1808, un moment de grande passion avec Wilhelmine de Griesheim.

Ayant ajouté un "H" pour germaniser encore le nom, il souhaitait qu'on prononçât "stan-dal" et non "stun-dal", comme la plupart des gens le font actuellement, me semble-t-il.

Henri Beyle a également utilisé de très nombreux autres pseudonymes - plus de 250 dit-on -, parmi lesquels Louis Alexandre Bombet, Anastase de Serpière, Marquis de Curzay, Odile Watier, Giorgio Vasari, William Crocodile, Dominique, Don Flegme, Poverino, etc.

Le nom de "Stendhal" est associé à deux pathologies appelées "Syndrome de Stendhal" et "Syndrome de Brulard".

Source : wikipedia.org

"La célèbre statuette", "La précieuse statuette", "La statuette si convoitée" ou "La récompense si convoitée".

Ces différentes locutions nominales sont très employées chaque année par la classe journalistique française, aux alentours du mois de février ainsi qu'en mai.

Et elles désignent, selon le contexte : l'Oscar, le César ou la Palme d'Or, récompenses majeures des cinémas états-unien, français et mondial.

On dit par exemple : "Cette année encore, le célèbre acteur briguera la précieuse statuette".

Ou : "Rappelons que notre invité possède déjà deux statuettes, remportées dans les catégories Meilleur réalisateur et Meilleur scénario".

  • l'Oscar est la plus prestigieuse des récompenses cinématographiques internationales, décernée chaque année à Los Angeles (Californie) (États-Unis d'Amérique) depuis 1929 par l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences, dans les domaines choisis pour représenter les métiers de la création cinématographique (réalisation, interprétation, scénario, musique, décors, costumes, montage, etc.),

Un Oscar du cinéma

  • le César est une récompense cinématographique française, remise annuellement à Paris (75), depuis 1976, par l'Académie des arts et techniques du cinéma - ou Académie des César -  à des professionnels du 7e art dans différentes catégories, afin de saluer les meilleures productions françaises,

Un César du cinéma français

  • et la Palme d'Or est, depuis 1955, la récompense suprême décernée par le jury officiel du Festival de Cannes (06), accordée au meilleur film de la sélection officielle, élu parmi ceux en compétition.

Une Palme d'Or du Festival de Cannes

Son symbole, la palme, est tiré des armes de la ville de Cannes (06) :

Le blason de la ville de Cannes (06) et sa célèbre "palme"

Source : wikipedia.org

"Le goupil".

Renard

Il s'agit de l'ancien nom de l'animal que nous appelons aujourd'hui le "renard".

Il s'agit là d'un phénomène linguistique tout à fait exceptionnel, puisque ce changement de nom s'est effectué à la suite du phénoménal succès de "Renart" ( avec un "t"), un goupil, personnage éponyme du "Roman de Renart".

Cet ensemble médiéval de récits animaliers écrits en ancien français et en vers regroupe des récits disparates, rédigés par différents auteurs à partir de la fin du XIIe siècle et regroupés en recueil dès le XIIe siècle.

Même si la plupart des auteurs demeurent anonymes, quelques uns ont pu être identifiés : Pierre de Saint-Cloud, Richard de Lison, Guillaume, marquis de Madoc, et un prêtre, de la Croix-en-Brie (77).

Étonnamment, le succès du "Roman de Renart" a été tel que le nom même du héros ("Renart") a fini par totalement supplanter celui de l'animal ("goupil"), perdant naturellement au passage sa majuscule, mais également son "t" final, au profit d'un "d", pour devenir le mot "renard" que nous continuons d'utiliser actuellement !

Source : wikipedia.org

"Une bombe agricole" n'est pas "Une agricultrice canon" !

On entend souvent parler de "bombe agricole" :

  • à l'origine, lors des fins de manifestations d'exploitants agricoles, éleveurs ou vignerons qui dégénéraient,
  • puis lors de rencontres sportives mettant en présence des groupes de supporteurs relativement agités.

Cet engin à l'appellation curieuse ne désigne cependant nullement une jolie exploitante agricole !

Dans tous les cas, il s'agit d'une bombe fabriquée artisanalement :

  • Originellement il s'agissait de bombes destinées à un usage agricole (forage de trous pour la plantation d'arbres ou de vignes, en particulier), surtout utilisées dans les zones méditerranéennes.
  • Mais le sens s'est ensuite étendu aux projectiles explosifs utilisés par certains supporteurs dans les stades.

Source : wiktionary.org

"Un sabot de Denver".

Un sabot de Denver

Il s'agit d'un dispositif conçu pour empêcher un véhicule automobile de circuler.

Pouvant de nos jours revêtir de très nombreuses formes en fonction des fabricants et des pays, il doit cependant son nom de "sabot" au fait qu'il était, à l'origine, constitué d'un gros bloc métallique, entourant la roue du véhicule de telle sorte que l'un et l'autre soient inamovibles.

Ce dispositif est essentiellement utilisé par les forces de police en lieu et place de l'enlèvement du véhicule. Mais il peut également être utilisé à des fins de sécurité, afin d'éviter qu'il ne soit volé.

Comme son nom l'indique, le nom de cet objet provient de la ville de Denver (Colorado) (États-Unis d'Amérique), qui fut la première à mettre en œuvre ce système.
Il a été inventé en 1944 par Frank Marugg, qui en a déposé le brevet en 1958, mais sa première utilisation date de 1955.

Frank Marugg comptait des amis parmi les politiciens locaux et les responsables de la police de sa ville, ce qui lui a permis de proposer son invention pour résoudre le problème de vandalisme et de vols sur les véhicules mis en fourrière, pour lesquels la municipalité était obligée d’indemniser les propriétaires.

Depuis, les états-uniens surnomme cet objet "La botte" ou - curieusement - "Le pit bull".

Personnellement, c'est de façon verbale que j'avais appris son nom, lorsque j'avais 6 ou 7 ans et habitait Courbevoie (92), à proximité immédiate de Paris (75), de 1965 à 1969, période à laquelle le "Sabot de Denver" a été adopté dans notre pays.

J'avais bien imaginé, malgré mon très jeune âge, que le nom de cet appareil provenait de la ville où on l'avait inventé. Mais comme on l'avait alors prononcé sabot de -dan-ver" (au lieu de "dène - veure")" et que j'ignorais alors l'existence de cette ville états-unienne de "Denver", je n'ai pas compris (pas de réseau internet à l'époque, hélas, pour le gamin assoiffé de connaissance que j'étais !) pourquoi on disait un sabot "de d'Anvers" (du nom de la ville belge, que je connaissais, elle, ne me demandez pas pourquoi !) et pas un sabot "d'Anvers". Oui, je sais, tout petit déjà j'étais un pinailleur !

Fort heureusement pour ma culture générale, le hasard fait parfois bien les choses et l'explication me fut assez rapidement donnée, grâce à la sortie, en avril 1968, de "La diligence", le 32e album de Lucky-Luke, par Morris et Goscinny.

"La diligence", 32e album des aventures de "Lucky-Luke" (avril 1968)

Dans ce superbe décalque du film américain de 1939 "La chevauchée fantastique", première collaboration officielle des légendaires John Ford et John Wayne (*), le génial René Goscinny exposait en effet, en préambule, à travers le texte d'une affiche placardée sur tous les murs de la ville : "Demain, une diligence quittera Denver à destination de San Francisco avec un chargement d’or d’une valeur sans précédent ! Le conducteur sera Hank Bully. La Wells Fargo & Cie s’est assuré le concours du célèbre Lucky Luke en sa qualité d’escorte spéciale. La Wells Fargo passe toujours !" ; l’objectif de ce qui est encore de nos jours l'une des plus grandes banques états-unienne étant naturellement de redorer le blason de son service de convoyage de fonds, régulièrement attaqué.

Le mystère était donc levé !

Et tant mieux car la sortie de cet album s'accompagnait, pour moi, d'une très mauvaise nouvelle.

Cet ouvrage, souvent mentionné, par les amateurs comme par les spécialistes, comme le meilleur de la série, était en effet le premier album cartonné de la série, à la suite du passage de Morris et Goscinny chez Dargaud, l'éditeur d'Astérix ; Morris étant mécontent des albums Dupuis, brochés, dont il estimait qu'ils ne rendaient pas suffisamment hommage à son héros.

Mais cette montée en gamme s'accompagnait malheureusement d'une explosion du prix unitaire, qui avait évidemment bigrement inquiété le fervent collectionneur que j'étais déjà, au vu de la faiblesse de mes moyens financiers de tout petit garçon ! Songez donc qu'il allait désormais falloir débourser environ 7FF (1,07€), contre 4,50FF (0,69€) auparavant, si mes souvenirs sont exacts !

Encore une fois, comme dirait l'autre, "Tout ceci ne nous rajeunit pas" !

Sources : wikipedia.org et achat-voiture.ooreka.fr

(*) : John Wayne avait en effet déjà tourné six fois sous la houlette de John Ford, entre 1928 et 1930, mais sans jamais être crédité au générique.

"Un coussin berlinois", "Un ralentisseur berlinois" ou "Un ralentisseur cassis".

Un coussin berlinois

Il s'agit d'un dispositif de forme généralement carré, destiné à ralentir la vitesse des automobiles sans gêner les autres usagers de la chaussée.

Pour cela, il est suffisamment étroit, pour permettre aux cyclistes de passer à droite et aux autobus de passer par-dessus sans le toucher avec leurs roues, mais suffisamment large pour que les voitures doivent au moins faire passer une roue dessus.

Les coussins berlinois sont notamment utilisés sur les parcs de stationnement ou dans les zones prévoyant une vitesse de circulation relativement basse (les zone 30, par exemple, où la vitesse est limitée à 30 kilomètres par heure.

On les appelle "coussins" car c'est effectivement ce à quoi ils peuvent faire penser lorsqu'on les voit, et " berlinois" car ils ont été expérimentés pour la première fois à Berlin (Berlin) (Allemagne), une ville ayant classé près de 70% de ses voies en zone 30.

Source : wikipedia.org

 

"C'est une plaie".

Cette expression désigne une personne dont la fréquentation est particulièrement nuisible.

Et fait référence aux plaies d'Egypte, d’une douleur croissante, que Dieu, par l’intermédiaire de Moïse, envoya à Pharaon, l’oppresseur du peuple hébreu, qui refusait de laisser partir une main d’œuvre bon marché.

Face à la douleur de la mort de son fils aîné, la dernière des plaies étant la mort subite de tous les premiers-nés des hommes et des animaux, Pharaon avait cédé pour ensuite se reprendre et poursuivre le peuple hébreu jusqu’à la mer Rouge où ses troupes avaient péri.

On dit par exemple : "Mais c'est une une plaie ce type : il ne va donc jamais me lâcher !".

Source : www.addnarbonne.com

"Aide-toi, le ciel t'aidera".

Ce proverbe est issu du vers concluant la fable "Le chartier embourbé", publiée en 1668 par Jean de La Fontaine ; le terme de "chartier" étant naturellement une forme ancienne de notre moderne "Charretier" (conducteur de charrette).

Il signifie qu'avant d'en appeler à Dieu, il faut savoir fournir les efforts nécessaires. Autrement dit : avant de se plaindre, il faut examiner et tenter toutes les solutions possibles. Et une fois seulement tous les efforts possibles accomplis, on peut s’en remettre à la Providence.

Source : wikipedia.org et www.linternaute.fr

On n'écrit pas : "Faire bonne chair" !

Mais : "Faire bonne chère" !

Cette locution verbale signifie bien manger, ripailler.

Les variantes "Faire petite chère" (ne pas bien manger) et "Faire grande chère" (bien se nourrir, offrir un grand repas, bien nourrir ses invités, bien vivre) sont sensiblement moins utilisées.

Ces trois locutions sont construites sur la base du mot "Chère", venant du latin "Cara" (visage, face), qui signifiait autrefois "visage" ou "bon accueil".

Mais l'expression "Faire bonne chère" n'a pris son sens actuel qu’au XVIIe siècle, le sens premier signifiant "Faire bonne figure" ou "Faire bon accueil".

Source : wiktionary.org

19 façons de dire "Ne pas supporter".

Comme vous allez le voir, la langue française nous offre énormément de choix pour dire "ne pas supporter".

Dans le registre argotique, nous pouvons utiliser les locutions verbales "Ne pas pouvoir blairer", "Ne pas pouvoir piffer" ou "Ne pas pouvoir saquer".

Mais nous pouvons également dire "Ne pas pouvoir piffrer" (registre populaire).

Dans le registre familier, nous disposons de "Ne pas pouvoir encadrer", "Ne pas pouvoir encaisser", "Ne pas pouvoir sentir", "Ne pas pouvoir voir" et sa variante, superbement imagée, "Ne pas pouvoir voir, même en peinture".

Et nous avons dans le langage courant : "Avoir en horreur", "Détester", "Être insupporté par" et "Ne pas pouvoir souffrir".

Enfin, le registre soutenu nous offre : "Abhorrer" (ma formule préférée !), "Abominer", "Avoir une détestation de", Avoir une sainte horreur de", "Être prodigieusement incommodé par" et "Exécrer".