"La course à l'échalote" ou "Faire la course à l'échalote".

Cette expression désigne :

  • au sens propre, un jeu ou une brimade enfantine consistant à pousser un camarade en le tenant d’une main par le col et de l’autre par le fond du pantalon,
  • au sens figuré, forcer quelqu’un à partir en le tenant d’une main par le col et de l’autre par le fond du pantalon,
  • et, par extension, une fuite ou une débandade, chasser ou faire s’enfuir quelqu’un.

Ne dites pas : "Sa grograsse a eu ses ragnagnas à 13 piges".

Mais : "Sa chérie a eu ses règles à 13 ans" voire "Sa dulcinée a été menstruée pour ses 13 printemps" !

Vous passerez ainsi du registre argotique au langage courant ou au registre soutenu.

"Le syndrome du ventre de pruneau".

Ce nom étrange vient de l'aspect froissé que peut prendre le ventre du nouveau-né atteint de ce syndrome.

Celui-ci consiste en un déficit de la musculature abdominale, des anomalies des voies urinaires et des testicules non descendus intra-abdominaux.

La cause de ce syndrome congénital, qui se produit principalement mais non exclusivement chez l'homme, est mal connue.

27 façons de dire "Les testicules".

Des testicules sur une statue

Comme pour tout ce qui a trait au sexe, mais davantage encore cette fois sans doute, le registre argotique est extrêmement riche pour désigner les testicules, puisque l'on peut tout aussi bien évoquer "les balloches" que "les ballutrines", "les boules", "les burnes", "les couilles", "les glaouis", "les grelots", "les joyeuses", "les roubignoles", "les roupettes", "les roustons" ou "les valseuses".

Le registre familier nous offre "les bonbons", "les choses de la vie" et "les coucougnettes". Ainsi que l'anglicisme "les balls".

Ainsi que cinq idiotismes avec des noms de fruits et légumes : "les noisettes", "les noix", "les olives", "les pruneaux" et "les prunes".

Voire six, si l'on prend en compte l'expression argotique "Avoir les patates au fond du filet".

Et trois autres idiotismes alimentaires : "les chouquettes", "les amourettes" et "les rognons" ; ces deux derniers désignant des testicules d'animaux.

Étonnamment, le langage courant ne nous propose aucun mot !

Tandis que nous en trouvons tout de même trois dans le registre soutenu, avec "les bourses", "les gonades" et "les parties" ou "les parties génitales".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Les organes génitaux masculins".

les « testiboules », les « couillasses », les « castagnettes », les « roubignoles », les « sac à jus », les « raisins secs », les « précieuses », les « bouboules », les « boulettes », la « paire sacrée ».

13 façons de désigner les organes génitaux masculins.

Les organes génitaux masculins sur une statue

On répugne souvent à évoquer le pénis et les deux testicules, lesquels constituent, réunis, "l'appareil génital masculin" (langage courant).

Certains parlent des "attributs masculins", "des attributs sexuels", des attributs virils" et d'autres des "parties génitales", "des parties intimes" ou "des parties viriles" (registre soutenu),

D'autres encore évoqueront simplement, par ellipse, les seuls "attributs" et "parties".

Les plus nombreux utilisent cependant les formules "les bijoux de famille" ou "le service trois pièces" (registre familier) voire "le bazar" ou "le paquet" (registre argotique).

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Les testicules".

"La solvabilité" et "L'insolvabilité".

  • Il s'agit de la capacité à payer, à répondre d'une dette.
  • Ou de l'incapacité à payer ou à répondre d'une dette.

Celui qui peut payer est dit "solvable". Tandis que celui qui ne peut pas est qualifié d'"insolvable".

"Une hypogée".

Ce terme désignait, dans l'antiquité, :

  • toute cavité souterraine : carrière, crypte, temple, tombeau.

On parle ainsi souvent d'hypogées lorsque l'on évoque, dans les documentaires, les différents tombeaux de la célèbre vallées des rois, en Égypte.

  • mais également le sous-sol des arènes ou des cirquescorrespondant aux coulisses des salles de spectacles actuelles.

"Une logomachie".

Ce mot du registre soutenu désigne, selon le contexte :

  • une querelle de mots, une dispute dont l'origine repose sur l'acception légèrement différente que l'on peut attribuer aux mêmes mots,
  • un discours oiseux et empreint de verbalisme.

"Logomacher", c'est donc se livrer à des "logomachies" ; parler pour ne rien dire.