"Faire pleurer Mirza".

"Faire pleurer Mirza", c'est à dire : uriner

Cette étrange locution verbale relève du registre familier.

Et signifie tout simplement : uriner.

On dit par exemple : "Attendez-moi les gars : je vais faire pleurer Mirza et j'arrive !".

Cette expression fait naturellement référence à la sympathique chanson "Mirza", chantée en 1965 par l'excellent Nino Ferrer, et dans laquelle celui-ci évoque son chien ; un animal que l'on sort... pour uriner.

Un petit chien sur une pelouse, urinant le long d'un arbre

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Uriner" en français.

"Faire la lumière" ou "Faire toute la lumière" sur une affaire ou sur quelque chose".

Ces deux locutions verbales du langage courant signifient, au sens figuré : l'élucider, l'expliquer, la clarifier, l'éclaircir ; en révéler les tenants et les aboutissants ; découvrir la vérité.

On dit par exemple : "Mon patron a décidé de faire la lumière sur cette affaire de contrefaçon éventuelle".

Ou : "Je ne dormirai pas tranquille tant que je n'aurai pas fait toute la lumière sur cette histoire".

Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr et dictionnaire.reverso.net

"Faire la grâce de".

J'aime beaucoup cette formule du registre soutenu.

Elle signifie, selon le contexte :

  • épargner quelque chose à quelqu'un, l'en dispenser,

On dit par exemple : "Le président m'a fait la grâce de m'obliger à réécrire l'intégralité de son discours".

Ou : "C'est trop de grâce que vous me faîtes !".

  • ou : lui accorder une faveur à laquelle il ne pouvait pas nécessairement prétendre.

On dit par exemple : "Faîtes-moi la grâce de penser que je ne suis pas assez sot pour avoir déclaré pareille sottise !".

Sources : dictionnaire.reverso.net, www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Faire pleurer dans les chaumières" et "Faire pleurer Margot".

Ces deux locutions verbales appartiennent au registre familier.

Elles s'utilisent toutes deux de manière légèrement ironique et signifient : susciter la pitié, émouvoir par des procédés faciles, faire pleurer en utilisant des sentiments grossiers.

On dit par exemple : "Tu as vu le reportage hier à la télé ? Ils ont voulu faire pleurer dans les chaumières avec leur histoire de bébés chiens affamés...".

Ou : "Ma fille a encore inventé une histoire à faire pleurer Margot pour justifier ses absences au collège".

Source : wiktionary.org, www.cnrtl.fr et www.languefrancaise.net

"Faire tintin".

Cette étrange locution verbale en forme de gémination relève du registre familier.

Elle n'a rien à voir avec le jeune journaliste à la houpe "Tintin", créé en 1929 par le dessinateur et scénariste belge Hergé.

Mais semble en revanche relativement contemporaine de cette période, puisqu'elle serait d'abord apparu dans l’argot militaire, au cours des années 1930, sous la forme "Faire tintin ballon", au sens de : "Être privé de vin".

Le jeune reporter Tintin, créé en 1929 par Hergé (© Moulinsart)
Le jeune reporter Tintin, créé en 1929 par Hergé (© Moulinsart)

Et elle signifie : être frustré, privé de quelque chose ; ne rien recevoir, ne rien obtenir, alors que l’on attendait quelque chose.

On dit par exemple : "Tu peux faire tintin pour que je t'aide la prochaine fois !".

Ou : "Mon mari a oublié de me souhaiter ma fête : je peux te dire qu'après ça il a fait tintin !".

Source : wiktionary.org

"Faire les frais de quelque chose".

Cette locution verbale appartient au langage courant.

Et elle signifie : subir les conséquences de quelque chose ; en être la victime ; supporter, s'y coller.

On dit par exemple : "C'est moi qui ai fait les frais de la stupide blague de mon frère : mon père m'a obligé à laver sa voiture".

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net et www.expressio.fr

On dit "Faire UNE sieste" ou "Faire LA sieste". Et on dit "Faire UN somme" mais pas "Faire LE somme" !

Une jeune femme effectuant une sieste sous des arbres

Ce qui étonne bien sûr fréquemment nos amis étrangers lorsqu'ils apprennent notre langue.

  • Le substantif féminin "La sieste" (langage courant) désigne en effet : une pratique consistant en un bref temps de repos pris au cours de la journée (ou de la nuit pour les travailleurs nocturnes), le plus souvent après l'heure du déjeuner (même si l'on a pas mangé), lorsque la fatigue apparaît et l'attention diminue.

On dit par exemple : "Faire la sieste vers 13H30 est très recommandé".

  • tandis que "Une sieste" désigne : ce que l'on fait lorsque l'on pratique la sieste.

On dit par exemple : "Je vais aller faire une sieste, cela me fera du bien".

  • et que le substantif masculin "Un somme" (langage courant) désigne lui : un bref temps de sommeil pris à n'importe quel moment de la journée.

On dit par exemple : "Ton père était fatigué en rentrant de son travail, il est allé faire un somme".

Alors qu'il n'existe pas de verbe spécifique correspond à la sieste, le verbe correspondant au substantif masculin "Un somme" est "Sommeiller", dont il faut savoir qu'il s'agit d'un verbe polysémique.

Sources : www.cnrtl.fr et www.lalanguefrancaise.com

"Faire la chose".

Cette locution nominale du langage courant constitue une très pudibonde façon de dire : s'accoupler, coïter, avoir une relation sexuelle, faire l'amour.

On dit par exemple : "Oh vous savez bien, très chère, que Gaëtan et moi ne faisons plus la chose depuis des années".

"Se faire une toile" et "Se faire un cinoche" ou "Aller au cinoche".

"Se faire une toile", c'est à dire "Aller au cinéma" dans le registre familier

Cette trois locutions verbales appartiennent au registre familier.

Et elles signifient : aller voir un film en salle, aller au cinéma.

"Se faire une toile", c'est à dire "Aller au cinéma" dans le registre familier

"Faire pleurer le colosse".

"Faire pleurer le colosse", c'est à dire : uriner

Cette locution verbale du registre argotique signifie, au sens figuré : uriner, pour un homme.

Elle m'a toujours beaucoup amusé, illustrant à merveille cette obsession typiquement masculine pour la taille et notamment la longueur du pénis (ou verge), que les hommes rêveraient souvent de posséder.

Une préoccupation que l'on retrouve par exemple dans l'expression "Dérouler du câble".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander mon article consacré à toutes les façons de dire "Uriner".

Pourquoi dire : "Faire tilt" ou "Tilter" ?

Et pas simplement, en français : "Percuter" (registre familier) ou "Comprendre" (langage courant) !

"Faire tilt", c'est en effet déclencher soudainement dans l'esprit les mécanismes de compréhension, de mémoire, d'inspiration.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Comprendre" en français.

Source : www.larousse.fr

"Bien dire fait rire, bien faire fait taire" ou "Dire fait rire, faire fait taire".

J'aime beaucoup cette formule de l'écrivain et académicien français André Dacier (9 novembre 1713 - 18 septembre 1722)

  • "Bien dire fait rire, bien faire fait taire", l'expression d'origine, signifie que l'on a généralement tendance à rire d'un bon mot, alors que l'on ne commente pas forcément une bonne action ou un travail correctement exécuté.

Les humoristes sont donc plus facilement récompensés de leur talent que toute autre profession.

  • tandis que "Dire fait rire, faire fait taire", la version abrégée qui en a été tirée et qui est souvent employée, signifie plutôt : les réalisations concrètes valent bien davantage que les paroles.

Car s'il est aisé de se moquer de paroles en les faisant passer pour des vantardises, critiquer des réalisations concrètes peut s'avérer plus délicat.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la formule "Dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit" ou "Dire ce que l'on va faire et faire ce que l'on a dit".

Sources : www.linternaute.fr et www.languefrancaise.net