"Se faire la cerise".

Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme avec des fruits et légumes relève du registre familier.

Et elle signifie : fuir, s'enfuir.

On dit par exemple : "La soirée était tellement nulle qu'on s'est fait la cerise".

Cette expression ne doit surtout pas être confondue avec la locution verbale "Se refaire la cerise", à laquelle j'ai déjà consacré  un article.

"Un appel du pied" ou "Des appels du pied".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle désigne : une ou des avances ou invitations discrètes, allusives ; une ou des propositions de rapprochement adressées de manière indirecte à une personne ou à un groupe de personnes.

On dit par exemple : "Sitôt connu les résultats du second tour des élections législatives, le soir du 19 juin 2022, on a vu en direct sur les plateaux de télévision, les députés et journalistes d'nsemble (ex LREM) faire des appels du pied éhontés aux représentants du Rassemblement National".

Ces deux locutions ne doivent surtout pas être confondues avec l'expression "Un pied d'appel".

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

"Faire dans sa culotte" ou "Se faire dessus".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre argotique.

Et elles signifient :

  • au sens propre : déféquer, sans avoir eu le temps de retirer ses vêtements et sous-vêtements.

On dit par exemple : "Mon fils a levé la main pendant cinq minutes avant qu'on ne l'emmène aux toilettes. Résultat : il a fait dans sa culotte".

Ou : "À cause de la grève des transports, j'ai mis uatre heures pour rentrer chez moi et je me suis fait dessus avant de pouvoir m'asseoir sur les toilettes !".

  • et au sens figuré : avoir très peur, beaucoup s'inquiéter.

On dit par exemple : "À l'approche de ces élections législatives, je crois qu'il y a quelques ministres candidats qui sont en train de faire dans leurs culottes".

Ou : "Tu aurais vu la tête des types du conseil d'administration quand les portes ont été enfoncées et qu'ils se sont retrouvés face à 200 routiers qui leur gueulaient après : on a cru qu'il allait se faire dessus !".

"Faire dans sa culotte" est un idiotisme textile ou vestimentaire et une ellipse de "Faire caca dans sa culotte".

Et "Se faire dessus" une ellipse de "Se faire caca dessus".

 

"Avoir fait l'indochine", "Avoir fait l'Algérie", "Avoir fait le Vietnam" ou "Avoir fait l'Afghanistan".

Ces différentes locutions verbales relèvent toutes du registre familier.

Et elles signifient, par ellipse : "Avoir fait lA GUERRE D'Indochine", "Avoir fait lA GUERRE D'Algérie", "Avoir fait lA GUERRE DU Vietnam" et "Avoir fait lA GUERRE D'Afghanistan".

"Faire une partie de jambes en l'air".

Un couple en train de "faire une partie de jambes en l'air"

Cette amusante locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle ne manque naturellement pas de surprendre nos amis étrangers ou nos jeunes enfants lorsqu'il l'entendent pour la première fois.

Elle signifie, au sens figuré : avoir un rapport sexuel, faire l'amour.

On dit par exemple : "J'avais dit à ma femme de partir chez sa mère quelques jours car j'allais être débordé au bureau. Mais en rentrant à la maison après seulement 48 heures, elle m'a surpris au bord de la piscine en train de faire une partie de jambes en l'air avec mon assistante".

"Faire ami-ami".

Cette locution verbale en forme de gémination relève du langage courant.

Et elle signifie : se lier d'amitié de façon assez superficielle ; établir des relations cordiales ; établir une connivence, une relation pacifique ; sympathiser.

On dit par exemple : "Au mariage de mon frère j'ai fait ami-ami avec ma belle-soeur : j'avais promis de bien me tenir".

Sources : www.expressio.fr

"Frisquet" ou "Faire frisquet"

Un temps frisquet

"Frisquet" est un adjectif ou un adverbe relevant du registre familier et signifiant :

  • au sens propre : un peu frais ou assez froid.

On dit par exemple : "Il y a un petit vent frisquet aujourd'hui" (adjectif).

Ou : "Il fait frisquet ce matin : couvre toi bien" (adverbe).

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Avoir très froid" ou "Faire très froid".

  • et au sens figuré : dénué de chaleur humaine, peu chaleureux, réservé, plutôt froid.

On dit par exemple : "L'accueil a été plutôt frisquet, mais il faut dire que nous avions réveillé tout l'hôtel" (adjectif).

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Pour ce faire" et "Pour se faire".

Ces deux locutions verbales homophones ne doivent surtout pas être confondues puisqu'elles ont des significations radicalement différentes :

  • "Pour ce faire" relève en effet du registre soutenu et signifie : "À cette fin", "Pour faire cela", "Dans ce but" ou "Pour parvenir à un tel résultat".

On dit par exemple : "Ne te fais pas surprendre par les températures à Montréal, en hiver. Pour ce faire, emmène ce que tu as de plus chaud et en quantité".

  • tandis que "Pour se faire" relève du langage courant et signifie : "Pour pouvoir être".

On dit par exemple : "C'est connu, les vedettes arrivent toujours en retard pour se faire désirer".

Source : www.lalanguefrancaise.com

"Faire des gorges chaudes" de quelque chose ou de quelqu'un.

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : se moquer de quelqu'un en faisant preuve d'une malignité excessive.

On dit par exemple : "De nombreux français font des gorges chaudes du couple présidentiel".

On disait autrefois (registre désuet) :  "Faire gorge chaude de quelque chose" pour signifier "Se l’approprier".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

9 façons de dire "Faire la fête".

"Faire la fête", "Faire la bringue", "Faire la fiesta", "Faire la foire", "Faire la java", "Faire la noce", "Faire la nouba" ou "Faire la teuf"

"Faire la bamboula", "Faire la bombe", "Faire la bringue", "Faire la fiesta", "Faire la foire", "Faire la java", "Faire la noce", "Faire la nouba" et "Faire la teuf" (verlan) relèvent toutes du registre familier.

 

"Décrocher un podium", "Être sur la boîte", "Être sur le podium", "Faire podium", "Faire un podium", "Figurer sur le podium", "Grimper sur la boîte", "Grimper sur le podium", "Monter sur la boîte" ou "Monter sur le podium".

Un podium olympique

Toutes ces locutions verbales relèvent du jargon sportif.

Et elles signifient : se classer dans les trois premiers, d'une épreuve ou d'une compétition sportive.

On dit par exemple : "Cette fois encore notre champion national espère grimper sur le podium".

"Être sur la boîte", "Faire podium", "Grimper sur la boîte" et "Monter sur la boîte" relèvent du registre familier.

Et "Décrocher un podium", "Être sur le podium", "Faire un podium", "Figurer sur le podium", "Grimper sur le podium" ou "Monter sur le podium", du langage courant.

Source : Le Robert

Pourquoi dire : "Faire le break" ou "Faire un break" ?

Et pas simplement, en français :

  • "Creuser un écart",
  • et : "Faire une pause" ou "S'interrompre" !