"En sorte que" et "Faire en sorte que".

Ces deux expressions du langage courant ont des significations légèrement différentes :

  • "En sorte que" est une locution conjonctive signifiant : si bien que, de telle manière que, tellement que.

On dit par exemple : "Je collectionne les mots et expressions depuis plus de cinquante ans, en sorte que je dispose d'un inépuisable réservoir pour J'aime les mots".

  • et "Faire en sorte que" est une locution verbale signifiant : agir de telle façon que, prendre les dispositions nécessaires pour que.

On dit par exemple : "Je fais en sorte que la plupart des articles de J'aime les mots comportent des exemples et/ou des photographies permettant d'illustrer mes propos".

Ne dites pas : "J'ai fait un Master" ou "J'ai fait mon ingéniorat" !

Mais : "J'ai passé un Master" et "J'ai effectué mon ingéniorat" !

Ne dites pas : "J'ai fait des études de droit", "J'ai fait du droit" ou "J'ai fait mon droit" ni "J'ai fait des études de médecine", "J'ai fait médecine" ou "J'ai fait ma médecine" !

Mais : "J'ai ÉTUDIÉ LE droit" et "J'ai ÉTUDIÉ LA médecine" !

 

"Faire le dernier voyage", "Faire son dernier voyage" ou "Faire le grand voyage".

Ces trois locutions verbales du registre soutenu constituent une assez élégante façon de dire : mourir.

On dit par exemple :

  • "J'ai beaucoup parlé à ma grand-mère les semaines qui ont précédé sa mort et je sais qu'elle était prête pour le dernier voyage",
  • "Il est préférable d'avoir réglé certaines choses avant de faire son dernier voyage",
  • "Mon grand-père a fait le grand voyage il y a près de quarante ans déjà".

 

"Faire le mur".

Cette locution verbale du registre familier ne s'applique absolument pas - au sens propre - au maçon qui construirait un mur...

Mais elle ne s'utilise pas pour autant au sens figuré, puisqu'elle tire son origine de la formule "Sauter par-dessus le mur", qui se disait - par ellipse - "Sauter le mur" jusqu'au début du XXe siècle.

"Faire le mur" signifie par conséquent : quitter un lieu sans autorisation, sortir d'un lieu clos lorsque cela est interdit, sortir d'une enceinte où l'on est consignné (caserne, école, prison, hôpital, etc.).

On dit par exemple : "J'ai fait le mur dimanche après-midi pour aller voir ma copine".

Sources : www.languefrancaise.net et wiktionary.org

Ne dites pas : "Faire des digressions" ou "Faire une digression" !

Mais : "Digresser" !

Ce verbe du registre soutenu découle du latin "Digressio" qui désigne l'action de s'éloigner.

Digresser consiste à s'écarter du sujet principal d'une conversation, d'un discours, d'un exposé ou d'un développement.

On dit par exemple : "Mon meilleur ami me reprochait toujours de trop digresser et il est vrai que je suis capable d'ouvrir parenthèse sur parenthèse".

Sources : www.pornorthographe.fr et wiktionary.org

"En confidence", "Être dans la confidence", "Faire des confidences" ou "Faire une confidence" et "Mettre dans la confidence".

Ces différente locutions du langage courant- nominale pour la première et verbales pour les autres -  signifient :

On dit par exemple : "Mon patron m' appris en confidence que l'entreprise allait être rachetée par un groupe allemand".

  • "Être dans la confidence" : avoir connaissance d'un secret.

On dit par exemple : "J'étais dans la confidence depuis longtemps : mon ami m'avait annoncé son intention de divorcer depuis plusieurs mois déjà";

  • "Faire des confidences" ou "Faire une confidence" : communiquer des secrets - ou un secret - concernant soi-même.

On dit par exemple : "Je vais vous faire une confidence : je lis très peu de livres !".

  • et "Mettre dans la confidence" : confier un secret.

On dit par exemple : ""Ma fille m'a mis dans la confidence : elle a acheté une montre à mon ex-femme pour la fête des mères".

Source : www.larousse.fr

"Faire passer le goût du pain".

Cette expression du registre argotique signifie - au sens figuré - tuer quelqu'un.

On dit par exemple : "S'ils le chopent, i' vont lui faire passer le goût du pain !".

"Une toilette de chat" ou "Faire une toilette de chat".

Un chat faisant sa toilette

Cette expression parfaitement imagée du langage courant, en forme d'idiotisme animalier, signifie, au sens figuré : se débarbouiller sommairement, sans prendre le temps de bien se laver et sans trop utiliser d'eau, donc sans bain ni douche.

Une "toilette de chat" consiste ainsi, généralement, à se laver rapidement le visage et - au plus - certaines parties du corps jugées essentielles, pouvant varier en fonction de la personne concernée et des circonstances (aisselles, fesses, entrecuisse, mains, pieds...).

On dit par exemple : "J'avais la flemme de prendre une douche, j'ai simplement fait une toilette de chat".

Un chat gris faisant sa toilette

Cette expression fait naturellement référence au fait que le chat a pour habitude de se nettoyer sommairement le museau et la face à l'aide de l'une de ses pattes.

Attention : ces quatre photographies qui suivent ne montrent pas des "toilettes de chat" :

Un chat noir dans son bac à litière
Un chat noir dans son bac à litière
Un chat noir dans son bac à litière
Un chat dans son bac à litière
Chat faisant ses besoins dans une cuvette de toilette
Un chat faisant ses besoins dans une cuvette de toilette
Chat roux à poils longs faisant ses besoins dans une cuvette de toilette
Un chat roux à poils longs faisant ses besoins dans une cuvette de toilette

Source : www.linternaute.fr

"Faire la peau".

Cette locution verbale du registre argotique signifie - au sens figuré - tuer quelqu'un.

On dit par exemple : "Moi j'te l'dis : si Mimile apprend que Nénesse lui a chouravé sa caisse, il va lui faire la peau".