"Foutraque" et "Un foutraque".

J'adore cet adjectif et ce substantif qui relèvent du registre familier et qui qualifient ou désignent une personne un peu folle, fofolle, extravagante, excentrique, excessif.

On dit par exemple : "Lire le Qui suis-je ? de l'auteur de ces lignes vous révèlera que le créateur et animateur de ce blogue est un peu foutraque".

Ou : "Moi un foutraque ? tout cela parce que je me réveille à 19H, regarde 6 films par semaine et passe 80 heures par semaine devant mon ordinateur !".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Un drôle de client", "Un drôle de numéro", "Un drôle d'oiseau" et "Un drôle de ouistiti".

Ces quatre locutions nominales relèvent toutes du registre familier.

Et elles désignent respectivement, au sens figuré :

  • "Un drôle de client" : une personne peu recommandable.

On dit par exemple :  "Moi j'ai tout de suite senti qu'il était louche, monsieur l'agent : je disais toujours à ma femme que c'était un drôle de client : sa première femme s'est tué dans l'escalier, sa deuxième s'est noyé dans la piscine, et la troisième est morte empoisonnée en mangeant des champignons".

  • "Un drôle de numéro", "Un drôle d'oiseau" ou "Un drôle de ouistiti" (idiotismes animaliers) : un individu particulier ou hors norme ; une personne originale, bizarre, un peu étrange.

On dit par exemple :  ""Mon frère est un drôle de numéro : il ne sort jamais sans son parapluie, même quand il n'y a aucune chance qu'il pleuve".

Sources : www.linternaute.fr, dictionnaire.reverso.net et wiktionary.org

 

"Avoir fait l'indochine", "Avoir fait l'Algérie", "Avoir fait le Vietnam" ou "Avoir fait l'Afghanistan".

Ces différentes locutions verbales relèvent toutes du registre familier.

Et elles signifient, par ellipse : "Avoir fait lA GUERRE D'Indochine", "Avoir fait lA GUERRE D'Algérie", "Avoir fait lA GUERRE DU Vietnam" et "Avoir fait lA GUERRE D'Afghanistan".

"Faire une partie de jambes en l'air".

Un couple en train de "faire une partie de jambes en l'air"

Cette amusante locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle ne manque naturellement pas de surprendre nos amis étrangers ou nos jeunes enfants lorsqu'il l'entendent pour la première fois.

Elle signifie, au sens figuré : avoir un rapport sexuel, faire l'amour.

On dit par exemple : "J'avais dit à ma femme de partir chez sa mère quelques jours car j'allais être débordé au bureau. Mais en rentrant à la maison après seulement 48 heures, elle m'a surpris au bord de la piscine en train de faire une partie de jambes en l'air avec mon assistante".

"Béhême" et "Une béhème" ou "Une BM".

  • "Béhême" - avec un "ê" est le nom d'un village de la commune belge de Léglise, dans la province de Luxembourg. Avant la fusion des communes de 1977, il appartenait à l'ancienne commune de Anlier.

Le village de Béhême, dans la commune de Léglise (Luxembourg), en BelgiqueLe village de Béhême, dans la commune de Léglise (Luxembourg), en Belgique

  • tandis que le substantif féminin"Une béhème" - avec un "è" - et l'apocope de sigle "Une BM" relèvent du registre familier et désignent : une automobile de la marque allemande BMW (Bayerische Motoren-Werke : "Manufacture bavaroise de moteurs").

On dit par exemple : "Vu leurs prix, je ne risque pas de pouvoir rouler en béhème !".

Source : wikipedia.org

"Un lascar", "Un drôle de lascar" ou "Un sacré lascar".

Le substantif masculin "lascar" nous vient du persan "lashkar" ("armée") par l'intermédiaire de l’anglais ou du portugais, ou de l’arabe al-askar ("armée").

Et elles désignent toutes trois, selon le contexte :

  • au sens propre, dans le registre désuet : un matelot indien, en particulier à ceux qui étaient embarqués, au XIXe siècle, sur les vaisseaux français, portugais ou britanniques naviguant dans les mers des Indes Orientales.

Des lascars, à bord d'un navire

  • et au sens figuré, de nos jours, dans le registre familier :
    • un individu hardi et rusé, jamais à court d'idées, connu pour sa capacité à se débrouiller ; un loustic, un gaillard.

On dit par exemple : "À l'armée, mon adjudant était un sacré lascar, qui avait fait l'Indochine et l'Algérie".

    • ou : une personne maligne, ou qui fait la maligne.

On dit par exemple : "Mon voisin est un drôle de lascar, jamais à court d'idées".

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr, www.larousse.fr et Le Robert

"Quatre à quatre".

Monter quatre à quatre

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme architectural et d'idiotisme numérique relève du registre familier.

Elle s'utilise à propos de la montée ou de la descente des escaliers.

Et elle signifie, par ellipse, au sens figuré : à grandes enjambées, très rapidement ; quatre marches par quatre marches, mais en pratique plutôt deux par deux.

On dit par exemple : "Je suis descendu quatre à quatre mais le facteur était déjà parti !".

Ou : "Je suis monté quatre à quatre mais j'ai raté la remise de la coupe !".

Source : www.languefrancaise.net

 

"Être de la revue".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie :

  • ne pas obtenir ce qu'on espérait, ne pas avoir profité, ne pas bénéficier de quelque chose ; être eu, trompé, dupé, mystifié ; avoir manqué son coup ; être déçu, frustré dans ses espérances ; en être pour ses frais,

On dit par exemple : "Je croyais pouvoir inviter des copains à la maison lorsque mes parents partiraient à la campagne pour Pâques, mais ils restent : je suis de la revue !".

  •  être coincé dans une corvée dont on se passerait volontiers,

On dit par exemple : "Je ne peux aller au cinéma samedi car mon patron m'a donné un dossier à traduire pour lundi matin : je suis de la revue !".

  • devoir repasser, revenir "se faire voir" à une prochaine occasion.

On dit par exemple : "La personne que je souhaitais rencontrer n'est pas venue à la réunion : je suis de la revue !".

"Sources : www.larousse.fr, www.languefrancaise.net, www.cnrtl.fr, www.expressio.fr et Claude Duneton, "La puce à l'oreille", 1978.

"Faire les quatre cent coups".

Cette expression en forme d'idiotisme numérique relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré :

  • à l'origine : aller contre le sens moral et les convenances ; mener une vie désordonnée, dissolue ; vivre sans respecter la morale, les us et coutumes et les convenances.

On disait par exemple : "Ces étudiants passent davantage de temps à faire les quatre cent coups qu'à étudier !".

  • et de nos jours, pour un enfant ou un adolescent : enchaîner les bêtises, voire les délits.

On dit par exemple : "À cette époque, mon ami Bruno et moi faisions les quatre cent coups dans le village".

Origine de l'expression

Elle trouve son origine dans un événement survenu en France, en 1621, lors des guerres de religion.

Cette année-là, en effet, le roi Louis XIII avait ordonné que les habitants de Montauban (82), alors place forte du protestantisme dans le pays, se convertissent au catholicisme.

Pour arriver à ses fins, il chargea ses troupes d’assiéger la ville et d’effrayer la population, afin qu’elle se rende. Quatre cents coups de canon avaient ainsi été tirés en direction des fortifications.

Mais cette stratégie n’avait pas eu l’effet escompté, puisque les Montalbanais n’avaient pas cédé. La légende raconte même qu’ils avaient festoyé au milieu des tirs.

Un non-respect des convenances et de l’ordre qui a, au fil du temps, donné son sens à l’expression utilisée aujourd’hui.

  • L'expression "Les quatre cent coups" a été largement popularisée par le célèbre film français de 1959 "Les quatre cent coups", première réalisation du jeune François Truffaut, qui révèla celui-ci au grand public et devint un film emblématique de l'essor de la Nouvelle Vague.

Affiche du film français "Les quatre cent coups", de François Truffaut (1959)

Quatre autres films viendront par la suite compléter la saga Antoine Doinel, toujours interprété par le génial Jean-Pierre Léaud, révélé à 14 ans : "Antoine et Colette" (segment du film à sketches "L'amour à 20 ans") en 1962, "Baisers volés" en 1968, "Domicile conjugal" en 1970 et "L'amour en fuite" en 1979. 

Rarement, je crois, un jeune acteur n'aura montré, lors d'un bout d'essai, un tel naturel :

Sources : wikipedia.org, wiktionary.org, www.linternaute.fr, www.cnews.fr et www.projet-voltaire.fr

"Un menton en galoche".

Un menton en galoche

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle désigne : un menton saillant.

Cette affection est appelée médicalement : prognathie mandibulaire ou prognathisme mandibulaire(pour la machoire du bas) ou maxillaire (pour la machoire du haut).

 

"Un vieux tableau" ou "Une vieille peau".

"Un vieux tableau" ou "Une vieille peau" : l'actrice états-unienne Mélanie Griffith

Ces deux locutions nominales relèvent du registre familier lorsqu'elles sont utilisées au sens figuré et désignent, de façon désobligeante : une personne âgée et en particulier une vieille femme exagérément fardée et maquillée pour son âge, jugée décatie.

Sources : www.lalanguefrancaise.com, www.larousse.fr et et www.cnrtl.fr