"Une bisbille" et "Être en bisbille" avec quelqu'un.

"Une bisbille"est un substantif féminin qui nous vient de l'italien "bisbiglio" ("murmure").

Relevant du registre familier, il désigne en français : une petite querelle pour un motif futile entre personnes s'entendant bien de façon générale ; un léger différend ; une brouille, une chamaillerie, un désaccord, une fâcherie ; une dissension sur des futilités.

On dit par exemple : "Tu en veux encore à ta cousine pour cette bisbille qui date de six mois ?".

Ou : "Être en bisbille" avec quelqu'un, je veux bien, mais pas pendant six mois !".

Sources : wiktionary.fr, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et Le Robert

Ne dites pas : "Ça veut dire quoi ?" ni "Qu'est-ce ça veut dire ?" !

Mais plutôt :

  • à tout le moins : "Qu'est-ce QUE cELa veut dire ?" (langage courant),
  • et idéalement : "Qu'est-ce QUE cELa SIGNIFIE ?" (registre soutenu),
  • voire : "Que cela signifie-t-il ?" (registre soutenu) !

"Ça veut dire quoi ?" relève du registre familier et "Qu'est-ce ça veut dire ?" du registre populaire

24 façons de dire "Tomber" en français.

Un bébé pleurant après être tomber par terre, en extérieur

"Prendre une gaufre", "Se casser la gueule", "Se gaufrer", "Se péter la gueule", "Se rétamer", "Se rétamer la gueule", "Se viander" et "Se vautrer" relèvent du registre argotique.

Tandis que "Ramasser un gadin", "Se boîter", "Se casser la binette", "Se casser la figure", "Se casser la margoulette", "Se gameller", "Se prendre une boîte", "Se ramasser" et "Se ratatiner" appartiennent au registre familier.

"Chuter", "Faire une chute", "S'étaler", "S'étaler de tout son long" et "Trébucher" relèvent du langage courant.

"Broncher" appartient au registre désuet.

Et "Choir" relève du registre soutenu.

"Une espèce" ou "Des espèces".

Ce substantif féminin change de signification en fonction du registre de langue dans lequel il est employé, ainsi que du nombre.

  • au singulier ("Une espèce"), il désigne en effet tout aussi bien, selon le contexte :
    • dans le langage courant :
      • un ensemble d'individus animaux (on parle également de "race") ou végétaux (on parle également de variété"), vivants ou fossiles, à la fois semblables par leurs formes adultes et embryonnaires et par leur génotype, vivant au contact les uns des autres, s'accouplant exclusivement les uns aux autres et demeurant indéfiniment féconds entre eux.

On dit par exemple : "Mon verger compte de nombreuses espèces d'arbres fruitiers".

Ou : "Tout bébé déjà, j'aimais les serpents, quelle que soit leur espèce".

      • la nature propre à plusieurs êtres vivants ou à plusieurs choses, qui permet de les faire entrer dans une classe, une catégorie distincte des autres.

On dit par exemple : "Il y a plusieurs espèces de voyous" ou "Il y a de nombreuses espèces de bombes ou de missiles".

      • dans le domaine juridique : un point précis en litige ; le cas particulier dont il s'agit ; une circonstance, une occurrence.

On dit ainsi : "En l'espèce, nous avons affaire à un pauvre homme, exploité, abusé et battu par sa femme depuis des années".

Et l'on parle de "cas d'espèce".

    • tandis que dans le registre familier, il renforce une injure adressée à quelqu'un.

On dit par exemple : "Tu ne peux pas faire attention, espèce d'incapable ! Le jardinier masse beaucoup mieux que toi !".

    • et dans le registre familier ainsi que dans le registre désuet : l'apparence sensible des choses. Et donc : un genre, une sorte, un type.

On dit par exemple : "Mon chéri, j'ai trouvé une espèce de vieille armoire métallique chez ma grand-mère que j'aimerai installer dans mon bureau. L'armoire, pas ma grand-mère !".

Ou : "J'aimerai acheter une espèce de petite camionnette ou de très grosse voiture, pour ma maison de campagne".

  • tandis qu'au pluriel ("Des espèces"), il désigne, selon le contexte, dans le langage courant :
    • la monnaie fiduciaire (billets) et la monnaie divisionnaire (pièces métalliques) ayant cours légal, que l'on appelle également "le numéraire" ou dans le registre familier "l'argent liquide", voire "le liquide".
    • un mélange de plusieurs plantes ou parties de plantes séchées et divisées en petits fragments pour être utilisé en tisanes.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.fr

"Un oiseau de nuit".

Un oiseau de nuit posé sur une branche (© Fotolia)

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme animalier relève du registre familier.

Et elle désigne, par analogie, au sens figuré : une personne active la nuit, aimant vivre la nuit.

Appartenant à cette catégorie depuis plus de 40 ans, je me suis tellement reconnu dans l'article d'un blogue québecois, mis en ligne le 8 septembre 2015 et intitulé "8 choses à savoir sur ton ami qui est un oiseau de nuit", que je m'en suis très largement inspiré pour rédiger le présent article.

L'oiseau de nuit appartient à cette espèce d'individu qui ne s'endort jamais avant 4 ou 5 heures du matin (personnellement, c'est même plutôt 11 ou 12 heures. Et rien ne m'a jamais semblé davantage amusant que d'entendre une personne déclarer qu'elle s'était couché "à minuit passé"). Le soir en revanche, et même la nuit, il déborde d'énergie et fait souvent un million de choses en même temps.

Ce type de personne présente généralement plusieurs caractéristiques :

  • Il est plutôt quelqu'un de créatif : ses bonnes idées lui viennent habituellement en tête après minuit.

L'expression "La nuit porte conseil" n'a pas été inventée pour rien. L'oiseau de nuit déborde d'idées. Inutile de se demander où il va les chercher : il les trouve la nuit ! Lorsqu'il est tout seul chez lui, les idées fusent de partout dans sa tête.

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"Aller un peu vite en besogne".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie :

  • au sens propre : travailler trop rapidement,

On dit par exemple : "Vous êtes allés un peu vite en besogne les gars : vous allez me refaire correctement ce parquet qui ne ressemble à rien !".

  • et au sens figuré : précipiter les choses ; aller trop vite ; être expéditif ; agir précipitamment.

On dit par exemple : "Quitter ta femme parce que tu l'as surpris en train d'embrasser un type ? Tu vas un peu vite en besogne !".

Sources : Le Robert et wiktionary.org

On ne dit pas : "J'me suis fait bâché par Luc Ferry" !

Le journaliste français Adrien Gindre

Ainsi qu'à pu le déclarer, le 6 novembre 2022, le journaliste français Adrien Gindre, dans l'émission "En toute franchise", qu'il présente, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "Luc Ferry S'EST MOQUÉ DE MOI" !

Cette utilisation populaire du verbe polysémique "Bâcher" me semble en effet relativement inopportune dans un débat de ce type.

"À la va comme je te pousse" (ou "À la va-comme-je-te-pousse")

J'aime beaucoup cette amusante locution adverbiale.

Relevant du registre familier, elle signifie : avec négligence, sans soin.

On dit par exemple : "Tu pourrais faire un effort quand tu viens voir ta grand-mère : tu es toujours habillé à la va-comme-je-te-pousse"".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

Donner ou recevoir "Une volée de bois vert".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme botanique et d'idiotisme chromatique relève du langage courant.

Et elle désigne :

  • au sens propre :
    • une bastonnade,

On dit par exemple : "J'ai reçu une volée de bois vert en pensionnat lorsque j'ai été surpris en train de m'enfuir en pleine nuit".

    • ou, par extension : une correction, une avoinée (registre argotique), une raclée (registre familier),

On dit par exemple : "Mon fils m'a pris ma voiture sans mon autorisation : je vais lui donner une volée de bois vert à son retour !".

  • et au sens figuré : une vive remontrance, de forts reproches.

On dit par exemple :"Ma prof de maths m'a mis une volée de bois vert en voyant que je l'avais dessinée à poil dans mon cahier".

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.expressions-francaises.fr

"Ne pas être un cadeau".

Cete locution verbale relève du registre familier.

Et elle s'utilise, au sens figuré, pour qualifier, selon le contexte :

  • une personne désagréable ou incompétente,

On dit par exemple : "Ton oncle c'est pas un cadeau : quand il ne râle pas il boit et quand il ne boit pas il dort !".

  • ou une situation contraignante, déplaisante, contrariante.

On dit par exemple : "Ce nouveau poste n'est pas un cadeau : j'ai plein de nouvelles responsabilités et à peine 100 euros bruts de plus par mois".

Sources : www.languefrancaise.net et www.linternaute.fr

"Être fagoté comme l'as de pique".

(© Poorly Dressed.com)

J'adore cette locution verbale qui relève du registre familier.

Et qui signifie : être très mal habillé, habillé bizarrement ou de manière négligée.

On dit par exemple : "Mais enfin, tu ne vas pas aller au lycée comme ça : tu es fagotée comme l'as de pique !".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être mal habillé" en français.

Sources : dictionnaire.notretemps.com et wiktionary.org

12 façons de dire "Être mal habillé" en français.

Une jeune femme fagotée comme l'as de pique

"Être mal fringué" et "Être habillé à la va comme je te pousse" relèvent registre populaire.

Tandis que "Être mal sapé" appartient au registre argotique.

Et "Être attifé", "Être fagoté comme l'as de pique" ou "Être mal fagotté" au registre familier.

"Être bizarrement arrangé", "Être habillé sans goût" et "Être mal vêtu" relèvent du langage courant.

Tout comme, par plaisanterie, "Être habillé comme un touriste allemand".

Et "Être accoutré" ou "Être affublé" appartiennent au registre soutenu.