16 façons de dire "Râler".

"Bisquer", "Bougonner""Chouiner", "Ronchonner", "Rouscailler" et "Rouspéter" appartiennent au registre familier.

De même que "Maronner", utilisé par les Marseillais et Provençaux.

Ou "Rognonner", qui relève également du registre désuet.

"Criailler", Grogner", "Grommeler", "Pester", "Rager" et "Se plaindre" relèvent du langage courant.

Et "Maugréer" et "Récriminer" appartiennent au registre soutenu.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Protester" en français.

Sources : www.crisco2.unicaen.fr et www.synonimo.fr

"Comme si de rien n'était".

Cette curieuse locution adverbiale qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers, relève du registre familier.

Et elle signifie : comme si rien ne s'était passé, comme avant ; comme s'il n'y avait aucun problème, ou du moins sans s'en préoccuper.

On dit par exemple : "Ne l'écoutez pas : faites comme si de rien n'était".

Ou : "Ne vous inquiétez pas pour mon régime : faites comme si de rien n'était".

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Marcher sur les pieds" de quelqu'un et "Se laisser marcher sur les pieds" ou "Ne pas se laisser marcher sur les pieds".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Marcher sur les pieds" de quelqu'un : l'importuner, le maltraiter, le dominer, profiter de lui.

On dit par exemple : "Cela fait bien dix ans que ces imbéciles me marchent sur les pieds".

  • "Se laisser marcher sur les pieds" : laisser couler, ne pas répondre alors qu’on serait en droit de se plaindre pour obtenir de quelqu’un d’arrêter de faire une chose que l’on considère préjudiciable.

On dit par exemple : "Si tu commences à te laisser sur les pieds, tu n'as pas fini, mon vieux !".

  • et "Ne pas se laisser marcher sur les pieds" : ne pas se laisser importuner.

On dit par exemple : "Ce n'est pas à soixante balais que je vais comencer à me laisser marcher sur les pieds !".

Source : www.linternaute.fr et wiktionary.org

 

"La trempe" ou "Une trempe" et "De cette trempe", "De la même trempe" ou "De la trempe" de.

  • "La trempe" ou "Une trempe" est un substantif féminin désignant, selon le contexte :
    • l'immersion dans un bain froid d'un métal ou d'un alliage (fer, acier, bronze) ou de verre chauffé à haute température en vue d'un refroidissement rapide, afin de donner des propriétés particulières à la matière.

La trempe

On parle ainsi d'"acier trempé" ou de "verre trempé".

Et de "Trempeur" pour la personne chargée de cette tâche.

Un trempeur

    • la qualité de dureté, d'élasticité ; la résistance au choc et à la la flexion, qu'un métal ou que le verre acquiert par cette opération,

On dit par exemple : "La trempe de cette épée est exceptionnelle".

    • dans le domaine de l'imprimerie : l'action de tremper, d’humecter le papier sur lequel on veut imprimer.

Qui est également appelée "Trempage".

    • dans le registre familier : une volée de coups, une bastonnade, une dérouillée (registre populaire), une raclée (registre populaire).

On dit par exemple : "Mon copain a mis une trempe au type qui m'avait mis la main aux fesses dans le bus".

Une raclée

  • tandis que la locution adjectivale "De cette trempe", "De la même trempe" ou "De la trempe" de signifie, au sens figuré : de ce niveau, de cette nature, de cette qualité physique ou morale.

On dit par exemple : Jamais je n'aurais dû affronter un joueur de cette trempe".

Ou : "Ce joueur est de la trempe des Platini ou des Ronaldo".

Sources : www.dictionnaire.lerobert.com, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

15 façons de dire : "Une gifle".

Une gifle

"Une baffe", "Une beigne", "Une mandale", "Une tarte", "Une tarte à cinq doigts" (idiotismes alimentaires et idiotisme numérique pour le second) et "Une torgnole" appartiennent au registre populaire.

"Une calotte", "Une giroflée", "Une giroflée à cinq feuilles" (idiotismes botaniques et idiotisme numérique pour le second), "Un taquet" ou "Une taloche" appartiennent au registre familier.

Ainsi que "Une mornifle" et "Une talmouse", qui relèvent désormais - hélas ! - du registre désuet.

"Une claque" relève du langage courant.

Et "Un soufflet" appartient au registre soutenu.

15 façons de dire "Protester".

Le joli verbe "Renauder" appartient au registre populaire ainsi qu'au registre désuet.

"Broncher" (surtout utilisé de façon négative : "Ne pas broncher"), "Rouscailler", "Rouspéter" et "Se rebiffer" relèvent du registre familier.

Tandis que "Contester", "S'insurger", "Se cabrer", "Se rebeller", "Se plaindre" et "Se révolter" appartiennent au langage courant.

Et que "Clabauder", "Récriminer", "Regimber" et "Vitupérer" relèvent du registre soutenu.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Râler" en français.

Source : www.crisco2.unicaen.fr

"Un avocaillon".

Un avocaillon en train de téléphoner à l'extérieur

J'aie beaucoup ce substantif masculin, qui relève du registre familier.

Et il désign, de façon péjorative : un avocat minable, un piètre avocat, considéré comme n'ayant aucun talent ; un petit avocat sans notoriété ni clientèle.

On dit par exemple : "Tu n'as aucune chance de t'en tirer avec cet avpcaillon, voyons !".

Sources : Le Robert et www.linternaute.fr

"Une sinécure" et "C'est une véritable sinécure", "C'est une vraie sinécure" ou "Ce n'est pas une sinécure".

  • "Une sinécure" est un substantif féminin désignant :
    • à l'origine, au Moyen Âge, un bénéfice ecclésiastique (beneficium sine cura) accordé à un clerc pour lui permettre d'effectuer un travail de recherche sans avoir à assurer de services religieux ou, comme on dit, sans avoir charge d'âmes,
    • puis, par extension : une charge, un emploi ou une fonction n'obligeant à aucune fonction, ou ne nécessitant que très peu de travail effectif ; pour lequel on est par conséquent rétribué sans avoir rien (ou presque rien) à faire,
    • et donc : une situation de tout repos.

 

  • "C'est une véritable sinécure" ou "C'est une vraie sinécure" sont donc des locutions verbales en forme d'idiotismes religeux signifiant, dans le registre familier : c'est une situation, un emploi de tout repos.

On dit par exemple : "Encore un ancien ministre qui va bénéficier d'une véritable sinécure au frais du contribuable".

  • et "Ce n'est pas une sinécure" est une locution verbale en forme d'idiotisme religieux signifiant, dans le registre familier : il ne faut pas croire que c'est facile : c'est pénible, ce n'est pas de tout repos ; il y a une lourde charge de travail, souvent désagréable, se réalisant au prix de lourds efforts.

On dit par exemple : "Tu ne devrais pas être  jaloux du nouveau boulot de ton frère : ile est peut-être mieux payé que toi, mais ce n'est pas une sinécure, crois-moi !".

Sources : wikipedia.org, www.cnrtl;fr, Le Robert et www.larousse.fr

"Rigoler".

Ce verbe relève du registre familier.

Et il signifie selon le contexte :

  • au sens propre :
    • rire (souvent bruyamment), bien s'amuser,

On dit par exemple : "Ce flm nous a bien fait rigoler".

Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Bien rire" ou "Rire beaucoup" en français.

    • ne pas parler sérieusement, plaisanter.

On dit par exemple : "Attention les amis : il ne faut pas rigoler avec l'alcool au volant".

Ou : "Tu rigoles ? On ne va se baigner ici !".

    • ou, dans le registre désuet et le registre populaire  :
      • prendre du bon temps, faire la fête, la noce,

On disait par exemple : "Le samedi on va rigoler au bord de la Marne".

      • ou faire l'amour.

On disait par exemple : "Le Mathieu i' pense rien qu'à rigoler dans la grange".

  • et au sens figuré, dans le domaine sportif : fonctionner parfaitement, bénéficier d'une certaine réussite, échapper à la malchance.

On dit par exemple : "Ça a rigolé dès le début de la seconde mi-temps avec deux buts en sept minutes".

Ou : "Si ça rigole, on sera trois français dans les cinq premiers".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Faire la fine bouche".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie : se montrer dédaigneux, délicat, difficile, exigeant ; grimacer ; faire des façons et des simagrées ; faire le difficile face à ce qui est apprécié ordinairement ; être difficile à contenter ; être difficile sur la nourriture.

À l'origine - dès la deuxième moitié du XVe siècle - on disait "Faire la petite bouche" à propos d'une personne ne mangeant que des mets très raffinés.

Avec le temps, l'expression a évolué : le mot "petite" a été remplacé par "fine" et le sens de l'expression s'est étendu à toutes choses normalement appréciées.

On dit par exemple : "Je n'ai pas fait la fine bouche : j'ai pris ce boulot en attendant de trouver mieux".

Ou : "Si tu avais vraiment faim tu ne ferais pas la fine bouche".

Sources : www.expressio.fr, wiktionary.org, expressions-francaises.fr et www.linternaute.fr

"Saler la soupe".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire relève du registre familier.

Utilisée par les coureurs cyclistes, elle signifie, au sens figuré : prendre un excitant, des "vitamines", autrement dit se doper.

On dit par exemple, d'un coureur moyen ayant effectuée une course exceptionnelle : "Tiens, il a du saler la soupe celui-là".

Mais on utilise également, toujours au sens figuré, la formule : "Charger la chaudière" ou "Se charger".