"Avoir de la conversation".

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : parler avec aisance en société, être capable de s’entretenir de divers sujets, ne jamais être à court de mots lors d’une discussion, avoir de l’esprit.

On dit par exemple : "J'ai eu l'occasion de discuter avec ton nouvel associé: il est très intéressant, il a de la conversation".

"Avoir de la conversation", au sens propre

  • et au sens figuré, dans le registre familier et, sans doute, aujourd'hui, malheureusement, dans le registre désuet : avoir une jolie poitrine, des seins attirants, en parlant d’une personne de sexe féminin.

"Avoir de la conversation" au sens figuré

On dit par exemple : "Elle est très mignonne ta cousine : elle a de la conversation".

Source : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Un gazier".

Ce substantif masculin désigne, selon le contexte :

  • dans le langage courant :
    • un ouvrier travaillant à la fabrication, au transport et à la distribution ou à l'utilisation du gaz,

Un gazier, dans une usine à gaz, en UkraineDes gaziers de GRDF

    • un employé posant les appareils à gaz et les vérifiant,

Un employé du gaz (ou "gazier") relevant des compteurs

    • ou : un navire servant à transporter du GNL (Gaz Naturel Liquéfié) dans ses citernes,
Un gazier, transportant du GNL (Gaz Naturel Liquéfié) ou LNG (Liquefied Natural Gas)
Un gazier, transportant du GNL (Gaz Naturel Liquéfié) ou LNG (Liquefied Natural Gas)
  • dans le registre familier, par plaisanterie : une personne victime d'aérophagie,
  • et dans le registre populaire : un personnage quelconque, un gars, un type.

On dit par exemple : "Il n'y avait personne quand je suis arrivé, sinon un gazier qui passait à vélo".

À ce sujet, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de désigner en français un homme dont on ignore ou dont on n’exprime pas le nom.

Source : www.larousse.fr et wiktionary.org

13 façons de dire : "La nourriture".

De la nourriture

"La boustifaille" et "La bectance" (ou "La becquetance") relèvent du registre populaire.

Et "La bouffe", "La bouffetance", "La cuistance" et "La tortore" appartiennent au registre argotique.

"Les aliments", "Les produits alimentaires" et "Les provisions" relèvent du langage courant.

"La mangeaille" appartient au registre familier, ainsi qu'au registre désuet.

"La provende" relève du même registre désuet.

"Les victuailles" appartient au langage courant.

Et "Les mets" au registre soutenu.

"Le mariage de la carpe et du lapin".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : une alliance impossible, entre deux choses incompatibles ou opposées qui paraissent s'exclure mutuellement ; une union mal assortie, éventuellement ratée, mal perçue, considérée comme contre nature.

On dit par exemple : "Tu as vu la nouvelle copine de Stéphane : c'est vraiment le mariage de la carpe et du lapin !".

Sources : www.laculturegenerale.com, www.linternaute.fr et wiktionary.com

"Comme le nez au milieu de la figure" ou "Se voir comme le nez au milieu de la figure".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie : clairement visible, facile à voir et impossible à dissimuler ; évident, ne pouvant être nié.

À l'image du nez, qui, étant situé au centre du visage, en est la partie la plus visible.

On disait d'ailleurs auparavant : "Comme le nez au milieu du visage" et "Se voir comme le nez au milieu du visage".

On dit par exemple : "Mais comment peux-tu ne pas trouver cette télécommande : elle est posée à sa place, sur la table du salon, et elle se voit comme le nez au milieu de la figure !".

Sources : dictionnaire.notretemps.com, www.expressio.fr et wiktionary.org

"Un serment d'ivrogne".

Cette locution nominale masculine relève du registre familier.

Et elle désigne : une promesse pleine de bonnes intentions qu'on ne tient pas et sur laquelle on ne peut donc guère compter.

On dit par exemple : "Bien sûr, il t'a dit qu'il ne recommencerait plus et que tu pouvais lui faire confiance, mais ce n'est qu'un serment d'ivrogne".

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net et www.expressio.fr

"Une mater" et "Mater".

Ces mots homophonographes ne doivent surtout pas être confondus :

  • "Une mater" (ma-tère) est un substantif féminin du registre familier, signifiant selon le contexte :
    • par apocope : un établissement hospitalier public ou privé, service d'hôpital ou de clinique, réservé aux femmes sur le point d'accoucher ou présentant des complications dues à leur grossesse.

Un service de maternité

    • ou, pour les jeunes, par utilisation du mot latin "mater" ("la mère) : une mère.

On dit par exemple : "Ta mater est d'accord pour samedi soir ?".

Une maman et ses bébés, étendus sur l'herbe

Source : www.cnrtl.fr

"Un mal de chien", "Avoir un mal de chien à", "Faire un mal de chien" et "Se donner un mal de chien".

Ces différentes formules en forme d'idiotismes animaliers relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, et selon le contexte :

  • "Un mal de chien"(locution nominale) :
    • une douleur violente, une souffrance terrible,

On dit par exemple : "Ma femme a eu un mal de chien lorsqu'elle s'est cassé la cheville".

    • ou : beaucoup de difficultés,

On dit par exemple : "J'ai eu un mal de chien à obtenir mon baccalauréat au rattrapage".

  • "Faire un mal de chien" (locution verbale) : souffrir atrocement,

On dit par exemple : "Mes côtes fêlées me font un mal de chien".

  • et "Se donner un mal de chien" (locution verbale) : déployer une quantité déraisonnable d’énergie à la résolution d’un problème, mais avec un résultat généralement positif.

On dit par exemple : "Je me suis donné un mal de chien pour préparer la fête d'anniversaire de mariage de mes grands-parents".

Source : wiktionary.org

"Faire regretter d'être né".

Cette locution verbale relève du registre familier et s'utilise généralement au futur simple.

Elle signifie au sens figuré : faire énormément souffrir ; moralement ou physiquement ; la menace de sévices physiques étant assurément la plus fréquente.

On dit par exemple : "Je vais lui faire regretter d'être né à cet abruti !".

"Battre comme plâtre".

"Battre comme plâtre" c'est à dire : rosser, frapper, maltraiter ; battre avec violence à coups redoublés.

Cette locution verbale, qui remonterait au XVe siècle, relève du registre familier.

Elle signifie : rosser, frapper, maltraiter ; battre avec violence à coups redoublés.

On dit par exemple : "Le pauvre enfant s'est enfuit car son tuteur le battait comme plâtre".

Cette expression tire son origine du gâchage du plâtre, qui nécessitait autrefois une grande vigeur et beaucoup d'énergie si l'on souhaitait que le plâtre soit parfaitement bien délayé dans l’eau, afin d'obtenir une préparation de bonne qualité, c'est à dire une pâte lisse et malléable.

Un plâtre doté de qualités d’adhérence et de plasticité nécessitait alors un coup de main très puissant et devait donc être battu avec force.

Un plâtrier battant le plâtre, autrefois

Sources : www.linternaute, caminteresse.fr et www.jacqueslanciault.com

"Un faux-col".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre : un col de chemise amovible, pouvant être retourné après usure, très utilisé jusqu'au début du XXe siècle,

Des faux-cols

  • et au sens figuré, dans le registre familier : la mousse d’une bière dans un verre (idiotisme vestimentaire).

Un verre de bière "avec faux-col"

De fait, le blanc de celle-ci rappelle bien, en effet, la couleur et la forme de certains faux-cols.

Un faux-col

Source : wiktionary.org