Mots, locutions et expressions du registre familier
Cette collection réunit l’ensemble de mes articles consacrés à ces mots, locutions et expressions du registre familier utilisés dans la vie de tous les jours, dans les conversations non formelles.
Nombre total d’articles prévus dans cette collection : 1 472
"Une trotte" est un substantif féminin relevant du registre familier, qui désigne : une distance à parcourir à pied, considéré comme long et pénible.
"Faire une trotte" est une locution verbale relevant du registre familier signifiant : ne pas être tout près ; être plutôt loin et fatiguant à atteindre.
On dit par exemple : "Retourner à l'atelier à cette heure, patron ? C'est que ça fait une trotte !".
Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.
Et elles signifient respectivement :
"Avoir la vie dure" :
au sens propre : être difficile à tuer ou être très résistant.
On dit par exemple : "Ce soldat avait la vie dure : transpercé de toutes parts, le pauvre respirait encore".
et au sens figuré :perdurer, avoir du mal à disparaître, durer plus longtemps que prévu.
On dit par exemple : "Les habitudes ont la vie dure : il va s'écouler du temps avant que les gens ne changent leur façon de faire".
et "Mener la vie dure" : tourmenter au quotidien, harceler avec constance ; traiter avec brutalité, durement, malmener, se montrer dur avec, maltraiter.
On dit par exemple : "Mon arrivée n'a pas été bien acceptée : mes collègues m'ont mené la vie dure".
Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et langue-francaise.tv5monde.com
Ces trois locutions verbales relèvent du registre familier.
Et elles signifient respectivement, ausens figuré :
"Être bien luné" : être de bonne humeur, bien,disposé.
On dit par exemple : "Tu as de la chance : ton père est bien luné aujourd'hui, tu ne risques pas d'être trop sévèrement puni".
"Être mal luné" : être de mauvaise humeur, mal disposé.
On dit par exemple : "Mon patron a reçu une mauvaise nouvelle ce matin : il est mal luné".
et "Être dans la lune" ou "Être dans les nuages" : être perdu dans ses pensées, coupé du monde environnant, déconnecté de la réalité ou ne pensant à rien ; immobile, le regard fixe.
On dit par exemple : "Regarde ton frère : encore dans la lune ; il pourrait pleuvoir qu'il ne s'en rendrait pas compte !".
Ou : "Mon fils est souvent dans les nuages à l'école et il oublie de noter les devoirs à faire".
Sources : Le Robert, wiktionary.org, www.larousse.fr et www.linternaute.fr
Cette locution interjective du registre familier, utilisée dans tout le Sud de la France, est une expression utilisée pour exprimer tout aussi bien :
le désarroi, la colère, l'exaspération.
On dit par exemple : "Coquin de sort ! On a encore perdu !".
la malchance, la désolation.
On dit par exemple : "Coquin de sort ! J'ai perdu mon portefeuille !".
l'étonnement, la surprise.
On dit par exemple : "Coquin de sort ! Tu es déjà là !".
ou encore l'admiration.
On dit par exemple : "Coquin de sort ! Ton gâteau est magnifique !".
Cette formule bénéficie depuis quelques années d'une relative popularité grâce à l'émission de la chaîne de télévision française M6 "L'amour est dans le pré".
"Coquin de sort" est en effet le tic de langage de Thierry, un viticulteur du Vaucluse (84), candidat des saisons 10 et 17, en 2015 et 2022, et dont l'émission présentée par Karine Lemarchand a entretemps régulièrement donné des nouvelles.
En sorte que cet article, généralement placé en tête par Google, apporte régulièrement plusieurs centaines de nouveaux lecteurs à J'aime les mots lors de chaque nouvelle émission (315 lundi 22 août 2022 par exemple).
J'adore cette jolie locution interjective qui relève du registre soutenu.
Ne trouvez-vous pas, en effet, qu'il s'agit là d'une délicieuse façon de dire "Peu m'importe" ?
À l'apostrophe rageuse "Tu vas la dégager ta caisse pourrie espèce de gros con, où tu veux qu'j'appelle leskeufs !", on peut ainsi répondre "Peu me chaut mon brave, il se trouve que je j'appartiens moi-même à la maréchaussée et qu'il ne me déplairait nullement de converser avec quelques collègues".
La forme conjuguée "chaut" correspond à la troisième personne du singulier du verbe "chaloir".
Relevant aujourd'hui du registre désuet, ce verbe nous vient du latin "calere" ("être chaud", "désirer").
En sorte que la formule "Peu me chaut" signifie littéralement "Cela ne me fait ni chaud ni froid".