"Se pousser du col" ou "Se hausser du col".

J'aime assez cette locution verbale en forme d'idiotisme textile et vestimentaire.

Elle relève du registre familier et signifie, au sens figuré : être content de soi et manifester extérieurement sa satisfaction ; chercher à se mettre en valeur ; se vanter ; être prétentieux ; se croire important ; se mettre en avant ; se montrer ou agir avec ostentation.

Cette expression remonterait au XIXe siècle et nous viendrait de l'argot des habitants des faubourgs de Paris (75), qui avaient remarqué que les gens fats remontaient volontiers le col de leur chemise

On dit par exemple : "Je déteste ce type : toujours à se pousser du col"

Sources : langue-francaise.tv5monde.com, www.expressio.fr et Dictionnaire de la langue verte, 1866, d'Alfred Delva

"Être dans le pétrin" et "Coller dans le pétrin", "Fourrer dans le pétrin", "Foutre dans le pétrin" ou "Mettre dans le pétrin".

Ces différentes locutions verbales relèvent du registre familier (et vulgaire pour "Foutre dans le pétrin").

Et elles font référence au "pétrin", un substantif masculin qui désignant un appareil utilisé par les boulangers.

Elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Être dans le pétrin" : être dans une situation difficile, inextricable, très embarrassante, pénible, d'où il semble impossible de sortir.On dit par exemple : "Je suis dans le pétrin pour payer mon loyer depuis que je me suis séparé de mon compagnon".
  • et "Coller dans le pétrin", "Fourrer dans le pétrin", "Foutre dans le pétrin" ou "Mettre dans le pétrin" : mettre dans une situation difficile, inextricable, très embarrassante, pénible, d'où il semble impossible de sortir.

On dit par exemple : "En ne me remboursant pas ce que tu me dois depuis des mois, tu me mets dans le pétrin".

Source : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et Le Robert

"Repartir pour un tour", "Être reparti pour un tour".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : recommencer.

On dit par exemple : "Je suis certain qu'à l'automne c'est reparti pour un tour : le gouvernement va nous ressortir ses mesures liberticides".

"Un appel du pied" ou "Des appels du pied".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle désigne : une ou des avances ou invitations discrètes, allusives ; une ou des propositions de rapprochement adressées de manière indirecte à une personne ou à un groupe de personnes.

On dit par exemple : "Sitôt connu les résultats du second tour des élections législatives, le soir du 19 juin 2022, on a vu en direct sur les plateaux de télévision, les députés et journalistes d'nsemble (ex LREM) faire des appels du pied éhontés aux représentants du Rassemblement National".

Ces deux locutions ne doivent surtout pas être confondues avec l'expression "Un pied d'appel".

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

"S'enjailler".

S'enjailler

Les adolescents et jeunes adultes actuels utilisent couramment ce verbe qui relève du registre familier.

Il signifie : s'amuser, faire la fête, passer du bon temps, prendre du plaisir, s'éclater (registre argotique).

On dit par exemple : "Pendant que je révise mon bac, mon frangin s'enjaille avec ses potes".

Et il nous vient de l'argot ivoirien, le nouchi, qui l'a lui-même emprunté à l'anglais "enjoy" dans les années 1980.

Mais les Anglais eux-mêmes l'avaient emprunté à l'ancien français "enjoir", signifiant "mettre en joie".

Sources : wiktionary.org et Le Robert

"Foutraque" et "Un foutraque".

J'adore cet adjectif et ce substantif qui relèvent du registre familier et qui qualifient ou désignent une personne un peu folle, fofolle, extravagante, excentrique, excessif.

On dit par exemple : "Lire le Qui suis-je ? de l'auteur de ces lignes vous révèlera que le créateur et animateur de ce blogue est un peu foutraque".

Ou : "Moi un foutraque ? tout cela parce que je me réveille à 19H, regarde 6 films par semaine et passe 80 heures par semaine devant mon ordinateur !".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Un drôle de client", "Un drôle de numéro", "Un drôle d'oiseau" et "Un drôle de ouistiti".

Ces quatre locutions nominales relèvent toutes du registre familier.

Et elles désignent respectivement, au sens figuré :

  • "Un drôle de client" : une personne peu recommandable.

On dit par exemple :  "Moi j'ai tout de suite senti qu'il était louche, monsieur l'agent : je disais toujours à ma femme que c'était un drôle de client : sa première femme s'est tué dans l'escalier, sa deuxième s'est noyé dans la piscine, et la troisième est morte empoisonnée en mangeant des champignons".

  • "Un drôle de numéro", "Un drôle d'oiseau" ou "Un drôle de ouistiti" (idiotismes animaliers) : un individu particulier ou hors norme ; une personne originale, bizarre, un peu étrange.

On dit par exemple :  ""Mon frère est un drôle de numéro : il ne sort jamais sans son parapluie, même quand il n'y a aucune chance qu'il pleuve".

Sources : www.linternaute.fr, dictionnaire.reverso.net et wiktionary.org

 

"Avoir fait l'indochine", "Avoir fait l'Algérie", "Avoir fait le Vietnam" ou "Avoir fait l'Afghanistan".

Ces différentes locutions verbales relèvent toutes du registre familier.

Et elles signifient, par ellipse : "Avoir fait lA GUERRE D'Indochine", "Avoir fait lA GUERRE D'Algérie", "Avoir fait lA GUERRE DU Vietnam" et "Avoir fait lA GUERRE D'Afghanistan".

"Faire une partie de jambes en l'air".

Un couple en train de "faire une partie de jambes en l'air"

Cette amusante locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle ne manque naturellement pas de surprendre nos amis étrangers ou nos jeunes enfants lorsqu'il l'entendent pour la première fois.

Elle signifie, au sens figuré : avoir un rapport sexuel, faire l'amour.

On dit par exemple : "J'avais dit à ma femme de partir chez sa mère quelques jours car j'allais être débordé au bureau. Mais en rentrant à la maison après seulement 48 heures, elle m'a surpris au bord de la piscine en train de faire une partie de jambes en l'air avec mon assistante".

"Béhême" et "Une béhème" ou "Une BM".

  • "Béhême" - avec un "ê" est le nom d'un village de la commune belge de Léglise, dans la province de Luxembourg. Avant la fusion des communes de 1977, il appartenait à l'ancienne commune de Anlier.

Le village de Béhême, dans la commune de Léglise (Luxembourg), en BelgiqueLe village de Béhême, dans la commune de Léglise (Luxembourg), en Belgique

  • tandis que le substantif féminin"Une béhème" - avec un "è" - et l'apocope de sigle "Une BM" relèvent du registre familier et désignent : une automobile de la marque allemande BMW (Bayerische Motoren-Werke : "Manufacture bavaroise de moteurs").

On dit par exemple : "Vu leurs prix, je ne risque pas de pouvoir rouler en béhème !".

Source : wikipedia.org

"Un lascar", "Un drôle de lascar" ou "Un sacré lascar".

Le substantif masculin "lascar" nous vient du persan "lashkar" ("armée") par l'intermédiaire de l’anglais ou du portugais, ou de l’arabe al-askar ("armée").

Et elles désignent toutes trois, selon le contexte :

  • au sens propre, dans le registre désuet : un matelot indien, en particulier à ceux qui étaient embarqués, au XIXe siècle, sur les vaisseaux français, portugais ou britanniques naviguant dans les mers des Indes Orientales.

Des lascars, à bord d'un navire

  • et au sens figuré, de nos jours, dans le registre familier :
    • un individu hardi et rusé, jamais à court d'idées, connu pour sa capacité à se débrouiller ; un loustic, un gaillard.

On dit par exemple : "À l'armée, mon adjudant était un sacré lascar, qui avait fait l'Indochine et l'Algérie".

    • ou : une personne maligne, ou qui fait la maligne.

On dit par exemple : "Mon voisin est un drôle de lascar, jamais à court d'idées".

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr, www.larousse.fr et Le Robert

"Quatre à quatre".

Monter quatre à quatre

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme architectural et d'idiotisme numérique relève du registre familier.

Elle s'utilise à propos de la montée ou de la descente des escaliers.

Et elle signifie, par ellipse, au sens figuré : à grandes enjambées, très rapidement ; quatre marches par quatre marches, mais en pratique plutôt deux par deux.

On dit par exemple : "Je suis descendu quatre à quatre mais le facteur était déjà parti !".

Ou : "Je suis monté quatre à quatre mais j'ai raté la remise de la coupe !".

Source : www.languefrancaise.net