"Tournebouler".

J'aime beaucoup ce joli verbe qui relève du registre familier et signifie : bouleverser, mettre l'esprit à l'envers.

On dit par exemple : "L'annonce du divorce de ma soeur après plus de 20 ans de mariage a complètement tourneboulé ma mère".

"Ne pas pouvoir souffrir", "Ne pas souffrir" quelque chose ou quelqu'un ou "Souffrir que".

Ces différentes locutions verbales ne manquent pas de surprendre nos émis étrangers ou nos jeunes enfants.

Elle signifient en effet respectivement :

  • "Ne pas pouvoir souffrir" : ne pas pouvoir supporter, détester (registre familier),

On dit par exemple : "Je ne peux pas souffrir ce nouveau directeur".

  • "Ne pas souffrir" : ne pas supporter (registre soutenu),

On dit par exemple : "Ce film ne souffre pas la comparaison avec ses précédentes réalisations".

Ou encore : "Ne pas souffrir le moindre délai", "Ne pas souffrir d'exception", "Ne pas souffrir de répartie" ou "Ne pas souffrir de contradictions".

  • et "Souffrir que" : permettre, consentir (registre soutenu).

On dit par exemple : "Souffrez que je vous précède".

Source : www.cnrtl.fr

"Tantôt".

Cet adverbe polysémique signifie, selon le contexte :

  • autrefois (registre désuet) : dans un proche avenir ; bientôt, prochainement,

On disait par exemple : "Je réparerai le toit tantôt".

  • pour nos amis belges et québecois : dans peu de temps.

On disait par exemple : "J'allumerai mon radiateur tantôt".

Ou : peu de temps auparavant,

On dit par exemple : "J'ai appris la nouvelle tantôt".

  • dans le registre familier : cet après-midi.

On dit par exemple : "Je reviendrai tantôt", "À tantôt !"ou "Je suis venu tantôt".

  • ou, dans le langage courant : un coup, une fois :

On dit par exemple : "Tantôt il pleure, tantôt il rit".

Ou : "Tantôt il pleut, tantôt il neige".

La formule "Tantôt..., tantôt..." exprime l'alternance, la succession d'un état ou d'une situation dans un/e autre.

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

11 façons de dire "Une grosse poitrine" ou "Des gros seins".

De grosses totottes

Le registre argotique est naturellement d'une immense richesse concernant ce sujet. Peut-être en raison de ce que, curieusement, une partie de la gent masculine y accorde un grand intérêt. Au premier rang desquels, l'auteur de ces lignes, je le confesse.

"Des loches" relève du registre argotique.

Tandis que "De gros poumons", "De la conversation", "Des airbags", "Des doudounes", "Des obus" et "Du monde au balcon", relèvent du registre familier.

De même que les idiotismes comportant des noms de fruits et légumes "Des melons" et "Des pastèques".

Ou encore, dans le Nord-Pas-de-Calais, "Des totottes".

Enfin, "Des seins comme des ballons" relèvent du langage courant.

"Rouge comme un coq", "Rouge comme une écrevisse", "Rouge comme une pivoine" ou "Rouge comme une tomate".

"Rouge comme un coq", "Rouge comme une écrevisse", "Rouge comme une pivoine" ou "Rouge comme une tomate" : une jeune femme victime d'un coup de soleil

Ces différentes locutions adjectivales en forme d'idiotismes chromatiques relèvent toutes du registre familier.

Et elles qualifient :

  • le visage d'une personne devenant écarlate, après un effort, une émotion ou un effort intense,
  • ou parfois : son corps tout entier, après une trop longue exposition au soleil.

On dit par exemple :

  • "Mon oncle était rouge comme un coq après avoir voulu porter tout seul un coffre à moitié plein de vieux outils" (idiotisme animalier),

"Rouge comme un coq"

  • "Ma copine était rouge comme une écrevisse après avoir passé la journée au soleil sans chapeau" (idiotisme animalier),

Une écrevisse

  • "Ma mère était rouge comme une pivoine quand notre voisin lui a dit qu'elle avait la plus jolie poitrine du quartier" (idiotisme botanique),

"Rouge comme une pivoine"

  • et "Mon copain est devenu rouge comme une tomate quand la prof de maths lui a fait remarquer que sa braguette était ouverte" ( (idiotisme botanique).

Source : wiktionary.org

"Une trotte" et "Faire une trotte".

  • "Une trotte" est un substantif féminin relevant du registre familier, qui désigne : une distance à parcourir à pied, considéré comme long et pénible.
  • "Faire une trotte" est une locution verbale relevant du registre familier signifiant : ne pas être tout près ; être plutôt loin et fatiguant à atteindre.

On dit par exemple : "Retourner à l'atelier à cette heure, patron ? C'est que ça fait une trotte !".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Filer un mauvais coton".

Une femme africaine ilant du coton à la main

Cette locution verbale en forme d'idiotisme textle relève du registre familier.

Et elle se dit, au sens figuré :

  • d'une personne dont la santé ou le moral décline au point de donner de graves inquiétudes.

On dit par exemple : "Mon grand-oncle file un mauvais coton. Je crains ne pas le revoir vivant l'été prochain".

  • ou d'une personne sur une pente dangereuse où elle risque de perdre sa fortune, son crédit, sa réputation, sa probité.

On dit par exemple :"Tu files un mauvais coton, mon vieux : encore un coup comme celui-là et plus personne ne te fera confiance !".

Source : wiktionary.org

"Grimper au rideau" et "Faire grimper au rideau".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes textiles ne manquent pas d'étonner nos enfants ou nos amis étrangers.

Et pour cause, relèvant du registre familier, elles signifient au sens figuré :

  • "Grimper au rideau" : jouir, prendre son pied (registre argotique).

On dit par exemple : "Mon nouveau mec ne m'a encore jamais fait grimper au rideau...".

  • et "Faire grimper au rideau" : faire jouir.

On dit par exemple : "Ma nouvelle gonzesse je la fait grimper au rideau à chaque fois !".

Sources : wiktionary.org et www.lefigaro.fr

"Faire les gros yeux" à quelqu'un.

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie :

  • adresser un regard noir de mécontentement et de réprobation,

On dit par exemple : "Fais attention avec ton ballon dans le salon. Tu sais que t'aimes pas voir papa te faire les gros yeux !".

  • et par extension : menacer ou faire des reproches.

On dit par exemple : "Ne pouvant plus faire grand chose, je me suis contenté de partir en faisant les gros yeux".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Avoir la vie dure" et "Mener la vie dure".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement :

  • "Avoir la vie dure" :
    • au sens propre : être difficile à tuer ou être très résistant.

On dit par exemple : "Ce soldat avait la vie dure : transpercé de toutes parts, le pauvre respirait encore".

    • et au sens figuré : perdurer, avoir du mal à disparaître, durer plus longtemps que prévu.

On dit par exemple : "Les habitudes ont la vie dure : il va s'écouler du temps avant que les gens ne changent leur façon de faire".

  • et "Mener la vie dure" : tourmenter au quotidien, harceler avec constance ; traiter avec brutalité, durement, malmener, se montrer dur avec, maltraiter.

On dit par exemple : "Mon arrivée n'a pas été bien acceptée : mes collègues m'ont mené la vie dure".

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et langue-francaise.tv5monde.com

"Être bien luné", "Être mal luné" et "Être dans la lune" ou "Être dans les nuages".

Ces trois locutions verbales relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Être bien luné" : être de bonne humeur, bien,disposé.

On dit par exemple : "Tu as de la chance : ton père est bien luné aujourd'hui, tu ne risques pas d'être trop sévèrement puni".

Un bébé bien luné

  • "Être mal luné" : être de mauvaise humeur, mal disposé.

On dit par exemple : "Mon patron a reçu une mauvaise nouvelle ce matin : il est mal luné".

Un bébé mal luné

  • et "Être dans la lune" ou "Être dans les nuages" : être perdu dans ses pensées, coupé du monde environnant, déconnecté de la réalité ou ne pensant à rien ; immobile, le regard fixe.

Un enfant perdu dans ses pensées, "dans la lune"

On dit par exemple : "Regarde ton frère : encore dans la lune ; il pourrait pleuvoir qu'il ne s'en rendrait pas compte !".

Ou : "Mon fils est souvent dans les nuages à l'école et il oublie de noter les devoirs à faire".

Sources : Le Robert, wiktionary.org, www.larousse.fr et www.linternaute.fr

"Faire une fleur" à quelqu'un.

Une main, tenant une fleur en papier

Cette jolie locution verbale en forme d'idiotisme végétal relève du registre familier.

Et elle signifie au sens figuré : accorder de bonne grâce, avec amabilité, une faveur ou quelque chose de spécial à quelqu'un.

On dit par exemple : "Mon nouveau propriétaire m'a fait une fleur : il m'autorise à partir sans préavis".

Sources : wiktionary.org et www.10doigts.fr (pour la photographie)