"Un P+R".

Un P+R Parc Relais

Ce sigle désigne un Parc Relais, que nos amis québecois appellent - plus intelligemment, me semble-t-il - "Un stationnement incitatif".

Il s'agit d'un espace de stationnement pour automobiles, situé en périphérie d'une ville et destiné à inciter les automobilistes à accéder au centre-ville en transport en commun : métro, tramway, train de banlieue ou autobus, en leur permettant de laisser leur véhicule dans un parking jusqu'à leur retour.

Ce parc de stationnement peut être payant ou gratuit, de surface ou en ouvrage, avec ou sans barrières, gardé ou non.

Pourquoi dire : "Un ferry" ou "Un ferry-boat" ?

Ferry

Et pas : "Un transbordier" !

Le mot "Ferry" est d'abord apparu en France en 1782, avant d'évoluer en "Ferry-boat" en 1848, puis de redevenir "ferry par ellipse lexicale.

Mais il s'agit d'une mauvaise interprétation du verbe anglais "To ferry", qui signifie "Transporter", car la langue anglaise utilise le mot "Car ferry" pour les navires transportant à la fois des personnes et des véhicules.

Les marseillais la particularité de ne pas avoir sacrifié a la pratique de l'ellipse, qui fait que beaucoup de personnes doivent aujourd'hui ignorer qu'un "Ferry" est normalement un "Ferry-boat", et de continuer par conséquent à utiliser le mot complet (sans le tiret). Et, qui plus est, à le prononcer avec un accent tout particulier !

Quant à nos amis québecois, ils utilisent le mot "Traversier".

Source : http://monsu.desiderio.free.fr

"Une tête au chocolat", "Une "tête au/de choco", "Une tête-mousse", "Un merveilleux" ou "Une merveille au chocolat".

Ces différentes locutions nominales désignent souvent désormais la "Tête-de-nègre", cette pâtisserie constituée de deux meringues entre lesquelles repose de la crème au beurre, le tout étant enrobé de chocolat.

Nos amis québecois, pour leur part, l'appellent "Whippet", par antonomase d'un nom d'une marque.

Son nom traditionnel de "Tête-de-nègre" a en effet parfois été l'objet de polémique, du fait du rappel péjoratif, pour certains, de l'esclavage, de la colonisation et du racisme ; ces esprits chagrins trouvant cette appellation galvaudée ou insultante.

Ce qui est - comme la plupart des fois, en pareil cas - parfaitement ridicule, puisque cela revient à sortir les choses de leur contexte. Le mot "nègre" désignait en effet, à l'origine une couleur ; l'expression " Tête de nègre" étant apparue en France pour la première fois en 1829 et désignant la couleur d'un vêtement.

"Le principe actif", "L'ingredient actif" ou "La substance active".

Il s'agit de la substance chimique qui, dans un médicament possède un effet thérapeutique.

Elle est généralement en très faible proportion par rapport aux excipients.

Il peut s'agir, selon les cas, :

  • d'une substance pure dont on connaît la structure chimique et qui est obtenue par des méthodes de synthèse chimique,
  • d'un mélange de plusieurs substances chimiquement proches,
  • ou encore d'une substance définie par son mode d'obtention.

On notera que nos amis québecois parlent d'"Ingrédient actif".

Source : wikipedia.org

 

"Mouiller à saux" ou "Pleuvoir à siaux".

Ces deux locutions signifient "pleuvoir abondamment".

"Siaux" est tout simplement une façon ancienne, parfois encore utilisée, de prononcer le mot "seaux".

Comme dans beaucoup d’expressions québécoises, il s'agit d'une prononciation conservée de certains parlers, essentiellement paysans, des provinces de l’Ouest de la France.

Pour celles et ceux que cela intéresserait aussi mon article "Toutes les façons de dire "pleuvoir abondamment"".

 

32 façons de dire "Pleuvoir abondamment".

Pluie abondante

Il existe de très nombreuses façons d'évoquer des "précipitations abondantes" en français dans le langage courant.

On parle par exemple de "forte averse", de "trombes d'eau" ou de "pluie battante". Et l'on utilise les formules "un temps à ne pas mettre le nez dehors" ou "un temps à ne pas sortir".

Plusieurs expressions utilisent  le verbe"tomber".

On dit ainsi "tomber des cordes" ou "tomber des hallebardes". Mais aussi "tomber comme à Gravelotte".

Les mêmes expressions s'utilisent avec le verbe "pleuvoir" et l'on parle donc de "pleuvoir des cordes", de "pleuvoir des hallebardes" ou de "pleuvoir comme à Gravelotte".

Mais on dit également "pleuvoir à boire debout" ou "pleuvoir à seaux".

Les expressions "pleuvoir à torrents", "pleuvoir à verse", "pleuvoir à flots", "pleuvoir fort", "pleuvoir très fort" ou "pleuvoir comme grêle" sont tout aussi parlantes.

Mais la plus évocatrice est sans conteste "pleuvoir comme vache qui pisse" (registre vulgaire). Et la plus simple : "flotter" (registre argotique).

Dans le domaine des idiotismes animaliers, on peut également évoquer, dans le registre familier : "un temps d'escargot", "un temps de chien" ou "un temps à ne pas mettre un chien dehors". Et, bien sûr, la célèbre "fête à la grenouille".

On compte également différentes expressions régionales telles que  "dracher" (dans le Nord ou chez nos amis Belges), "gloyer" (dans les Ardennes) ou "mouiller" (dans l'Ouest).

Et nos amis québecois parlent de "mouiller à siaux" ou de "pleuvoir à siaux", tandis que nos voisins helvétiques utilisent le verbe "roiller" et nos amis québecois "mouiller".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Pleuvoir légèrement" en français.

15 façons de dire "On n'y voit rien".

"On n'y voit que dalle" appartient au registre argotique.

L'expression "Il fait noir comme dans le trou du cul d'un nègre" relève du registre vulgaire et ne peut naturellement plus être employée de nos jours sans se voir immédiatement traité d'épouvantable raciste.

En revanche, l'église catholique, apostolique et romaine s'avérant sensiblement moins sourcilleuse et susceptible que certaines associations de défense des "minorités visibles", sans doute doit-on plus aisément pouvoir continuer d'utiliser la formule "Il fait noir comme dans le cul d'une nonne" (registre argotique).

Dans le registre familier, on dit : "On n'y voit goutte" ou "On n'y voit que pouic" (qui appartiennent également au registre désuet).

Et nos amis québecois utilisent l'idiotisme animalier "Il fait noir comme dans le cul d'un ours".

Le langage courant nous offre quelques autres possibilités, avec "Être dans le noir", "Il fait nuit noire", "Il fait noir comme dans un four", "Il fait noir comme dans un tunnel", "Il fait noir comme dans la gueule du loup" (idiotisme animalier) ou "On n'y voit pas clair".

Mais c'est naturellement le registre soutenu qui nous propose les formules les plus élégantes, avec "Être dans la plus totale obscurité",  ou "Il règne un noir d'encre" ou "Nous sommes plongés dans les ténèbres".