"Une gaffe" et "Un gaffe".

Le substantif "Gaffe peut avoir différentes significations en fonction du niveau de langue (langage courant, registre familier ou registre argotique) et du genre (féminin ou masculin) :

  • "Une gaffe" désigne ainsi :
    • dans le langage courant : une perche munie d'une pointe métallique et d'un crochet (appelé "Croc") à une extrémité, pour attirer à soi quelque chose.

On en utilise en particulier à bord des bateaux, et l'on parle de "Gaffe de marinier" ou "Gaffe marinière" ; le substantif féminin "Équoirre" relevant du registre désuet.

Une gaffe téléscopique pour bateau, appelée "Gaffe de marinier" ou "Gaffe marinière", et autrefois : "Équoirre"
Une gaffe télescopique pour bateau, appelée "Gaffe de marinier" ou "Gaffe marinière", et autrefois : "Équoirre"
    • et dans le le registre familier : une bêtise.

On dit par exemple : "Évite de commettre une gaffe avec ta nouvelle patronne".

  • tandis que "Un gaffe" désigne, dans le registre argotique : un gardien de prison ou "surveillant pénitentiaire".

Également appelé, dans le même registre argotique et de façon péjorative : "Garde-chiourme" ou "Maton".

Surveillants pénitentiaires

Source : wiktionary.org

"Du gros temps" ou "Naviguer par gros temps".

Un voilier par gros temps

La locution nominale masculine "du gros temps" s'utilise, dans le domaine maritime pour désigner : du mauvais temps ; lorsque le vent est violent et que les vagues sont très grosses.

On dit par exemple : "Naviguer par gros temps ne n'improvise pas".

Source : wiktionary.org

"Un taquet".

Ce mot polysémique du langage courant désigne tout à la fois :

Taquet d'amarrage

  • une pièce de bois ou de métal servant à amarrer les cordages et les manœuvres,

Taquet d'amarrage

  • une pièce de métal servant de butée ou de verrou, comme par exemple la butée métallique destinée à limiter les mouvements du chariot d'une machine à écrire,
  • un petit coin en bois fixé dans un mur pour recevoir une vis,

Taquets d'étagères

  • un élément de quincaillerie d'ameublement - en métal ou en bois - destiné à supporter une tablette,
  • un petit piquet enfoncé dans le sol pour marquer un alignement,

Un taquet de porte

  • une petite pièce tournant autour d'un axe, servant à maintenir une porte fermée,

Taquet d'échelle

  • une marche ou support horizontal pouvant se fixer temporairement sur les barreaux d'une échelle,
  • chacune des butées assurant la rectification des feuilles avant la prise de pinces, sur les presses à imprimer,
  • une petite pièce en forme de parallélépipède, en cuir ou en matériau synthétique, fixée à l'extrémité du sabre du métier à tisser et servant à transmettre à la navette la percussion produite par le mouvement du sabre,

Voir également mon article consacré aux expressions "Être aux taquets", "Être à taquet" ou "Être taquet".

Source : www.larousse.fr

"Un gréement".

Il s'agit d'un terme de voile. Le mot "Gréement" est polysémique, puisqu'il peut tout aussi bien désigner :

  • l'ensemble des pièces fixes et mobiles d'un navire permettant la propulsion et la manoeuvre d'un bateau par la force du vent.

Il est constitué de l'ensemble des espars (mâts, vergues, bômes, tangons, etc.), cordages (manœuvres courantes : drisses, écoutes, etc.) et manoeuvres dormantes (étais, haubans, etc.) servant à régler, établir et manoeuvrer la voilure.

  • mais aussi, par extension, la configuration ou typologie de voilure d'une vergue, d'un mât ou d'un navire.

Ainsi, l'appellation "vieux gréement" désigne-t-elle un navire à gréement traditionnel (non bermudien), qu'il soit ancien ou qu'il s'agisse d'une réplique moderne.

  • ainsi que l'action de gréer,
  • ou le résultat de cette action.

Qu'est-ce qui différencie "Un gréement bermudien" d'"Un gréement non bermudien" ?

Il s'agit naturellement de termes de voile :

  • comme son nom l'indique, le gréement bermudien est un type de gréement de voilier, développé aux Bermudes au XVIIe siècle, dont la caractéristique la plus visible consiste en une grand-voile triangulaire comme unique voile d’arrière,

"Un grain".

Ce mot peut avoir, selon le contexte, de nombreuses significations :

  • la graine, le fruit et la semence de certains végétaux, en particulier des céréales.

On parle notamment du "grain de blé",

  •  une unité ancienne, soit de masse (0,0648 gramme), soit de longueur.

L'unité de masse est toujours utilisée de nos jours pour mesurer la poudre des cartouches d'armes à feu, ainsi que pour les perles et les diamants.

  • en météorologie maritime, un vent violent et de courte durée qui s'élève soudainement et est généralement accompagné de précipitations,
  • en métallurgie ou en physique des solides, un monocristal de petite dimension,
  • en musique, l'aspect chaleureux d'un morceau dégagé par ses instruments et parfois le support vinyle,
  • en photographie, le plus petit détail visible d'un tirage photographique,
  • à La Réunion (97-4), une graine de fabaceae, c'est-à-dire les fèves, lentilles, et pois qui complètent le riz traditionnel dans la composition d'un carry à base de viande ou poisson en sauce très épicée,
  • enfin, "Avoir un grain" signifie, dans le registre argotique, "être fou".

"Un minot".

Ce mot peut désigner différentes choses :

  • c'est d'abord, pour les provençaux, dans le registre familier, un enfant, un adolescent, un jeune (*),
  • mais c'est également, dans la marine, une pièce de charpente spécifique,
  • et c'était enfin, autrefois, une mesure de capacité pour les matières sèches telles que le grain, équivalant à 18,5 litres.

(*) Concernant les enfants, je vous recommande la lecture de mon article sur toutes les façons de dire "Un jeune enfant ou "Un enfant".

"Hiberner" et "Hiverner".

Ces verbes paronymes sont naturellement tous deux en lien avec l'hiver, mais ils correspondent à deux activités sensiblement différentes :

  • hiberner, c'est en effet  :
    • pour un animal, tel que l'ours ou le loir, passer l'hiver dans un état d'engourdissement, de vie ralentie, de torpeur, d'insensibilité.
    • pour un malade, provoquer par des moyens physiques et l'emploi de produits pharmaceutiques, un abaissement considérable de la température du corps à des fins thérapeutiques.

Le substantif correspondant est l'hibernation.

  • tandis qu'hiverner, c'est :
    • pour un animal, se réfugier dans un abri ou dans un lieu tempéré, sans être pour autant en hibernation.
    • pour un navire ou des troupes, passer l'hiver dans un lieu protégé en attendant la belle saison.

Le substantif correspondant est l'hivernage.

Source : wikipedia.org et cnrtl.fr