Faisant référence aux quatre fers d’un cheval, elle signifie, au sens figuré : les jambes en l'air, les pieds chaussés ou non, par terre, à la renverse, sur le dos, étendu à terre, ; en général après avoir fait une chute brutale.
À l'image d'un cheval, qui parfois, après une chute soudaine et brutale, s'étale de tout son long sur le sol, les pattes en l'air, avec ses sabots ferrés. Donc, au sens propre : les quatre fers en l'air.
On dit par exemple : "Mon mari a glissé sur une peau de banane : il s'est retrouvé les quatre fers en l'air !".
www.expressions-francaises.fr, lebilletdelamarmotte.over-blog.com, www.languefrancaise.net et wiktionary.org
Ces deux formules proverbiales en forme d'idiotismes alimentaires relèvent du registre populaire.
Elles font référence au pot de fonte ou "chaudron", dans lequel on cuisait la soupe autrefois, qui reposait sur un trépied dans la cheminée ou était suspendu à une crémaillère ou à une chaîne. On ne lavait jamais ce chaudron, qui, de ce fait, se culottait. Comme on faisait systématiquement cuire la soupe sur le reste de la soupe précédente, plus le culottage était important, plus la soupe prenait de saveur. C’était donc, au sens propre "dans les vieux pots qu’on faisait la meilleure soupe", ou "les meilleures confitures".
Et elles signifient, au sens figuré, selon le contexte :
les vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves sont parfois plus efficaces que les nouvelles, encore non rodées,
On dit par exemple : "Les éditeurs de bande dessinée s'arrangent désormais pour que les principaux héros survivent à leurs créateurs : c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe !".
ou, en matière de sexualité : les femmes d’âge mûr sont sexuellement plus intéressantes que les jeunes, parce plus expérimentées.
On dit par exemple : "Ma nouvelle compagne a dix ans de plus que mon ex-épouse. Mais c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures !".
Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels signifient, au sens figuré : bien deviner ; prévoir correctement ; avoir de la sagacité, de l'instinct.
"Avoir du nez" relève du langage courant. Et "Avoir du pif" appartient au registre argotique.
On dit par exemple : "Mon frère a du nez pour les bonnes affaires".
Ou : "On ne connaissait pas l'adresse exacte, mais ma frangine a du pif".
Sources : www.lalanguefrancaise.net et wiktionary.org
Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie selon le contexte :
en parlant principalement des femmes, dans le registre familier : être séduisante, charmante, attirante, un peu provoquante ; retenir l'attention ; avoir du caractère,
On dit par exemple : "Tu as comme la femme de Maurice a du chien : je veux la même !".
et pour nos amis québecois, dans le registre populaire : avoir du caractère, de la ténacité.
Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr
Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent du registre familier.
Et elle signifie, au sens figuré : être évident, très visible, facile à voir et impossible à dissimuler.
On dit par exemple : "Comment as-tu pu ne pas trouver ma sacoche ! Elle est posée sur mon bureau et on la voit comme le nez au milieu du visage".
Ou : "Tu ne peux pas rater ma maison : c'est la seule située sur le côté gauche de la route en sortant du village. Elle se voit comme le nez au milieu du visage".
Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.larousse.fr
J'aime beaucoup ces deux amusantes locutions verbales en forme d'idiotismes.
Relevant du registre familier, elles signifient, au sens figuré : ne pas être très réveillé.
"Avoir la tête dans le pâté" est un idiotisme corporel ainsi qu'un idiotisme alimentaire.
On dit par exemple : "Ma mère vient tout juste de se lever, elle a la tête dans le pâté".
tandis que "Ne pas avoir les yeux en face des trous" est uniquement un idiotisme corporel.
On dit par exemple : "Le samedi soir, mon ado joue en ligne jusqu'à l'aube. Résultat : le dimanche, il n'a pas les yeux en face des trous avant 16 ou 17 heures".
Cette locution verbale en forme d'idiotisme religieux relève du langage courant.
Et elle signifie : il faut parfois faire des compromis ou des sacrifices afin d'obtenir ce que l’on désire.
Cette formule aussi laconique que cynique est traditionnellement attribuée au roi Henri IV, qui l'aurait prononcé le 25 juillet 1593.
Mais on s'accorde à convenir qu'elle est très probablement apocryphe.
Le contexte
Nous sommes en pleines guerres de religion. Le roi Henri III, dernier des Valois, est sans descendance mâle et il désigne pour lui succéder Henri de Navarre, prince de sang protestant et chef de file des huguenots, au détriment du Duc de Guise, catholique et chef de la Sainte Ligue. À la mort d’Henri III, le 1er août 1589, c’est donc Henri de Navarre qui doit hériter de la couronne. Mais il en est empêché par la Sainte Ligue qui refuse de voir un huguenot sur le trône de France malgré sa promesse solennelle de se faire instruire dans la religion catholique.
Ce n’est qu’en 1593, à la suite notamment des victoires d’Henri de Navarre à Arques (62), le 21 septembre 1589, puis à Ivry (94), le 14 mars 1590, que la noblesse de France se déclare prête à le reconnaître pour roi sous certaines conditions, parmi lesquelles qu’il se convertisse au catholicisme.
Finalement, prêt à tout pour diriger le royaume et après de longues tergiversations, le 25 juillet 1593, en l’église abbatiale de Saint-Denis (93), il abjure solennellement le protestantisme et fait profession de la foi catholique.
C’est à ce moment qu’il aurait prononcé cette phrase fameuse et qui aura vocation à traverser les siècles : "Paris vaut bien une messe !", justifiant ainsi le compromis qu’il venait d'effectuer afin d’obtenir la couronne.
Devenu catholique, Henri IV est ensuite sacré roi de France à la cathédrale de Chartres (28) le 25 février 1594.
Des doutes quant à la sincérité de la conversion d’Henri IV au catholicisme sont en effet permis. Il s’était en effet déjà converti une première fois au catholicisme, en 1572, pour échapper au massacre de la Saint-Barthélémy, avant de retourner à la religion réformée, en 1576. Selon les versions, il se serait même converti au total six fois à la religion catholique.
Dès lors, la formule "Paris vaut bien une messe", qui a perduré jusqu'à nos jours, met en évidence toute la place que les considérations et calculs politiques ont prise dans cette conversion.
Pour l'anecdote, on peut rapprocher cette expression de l'idiotisme animalier néerlandais "Een spiering uitgooien om een kabeljauw te vangen", signifiant "Jeter un petit poisson dans l’eau pour en attraper un plus gros".
Sources : vivreparis.fr, www.caminteresse.fr et anecdoteshistoriques;com