"Faire une fleur" à quelqu'un.

Une main, tenant une fleur en papier

Cette jolie locution verbale en forme d'idiotisme végétal relève du registre familier.

Et elle signifie au sens figuré : accorder de bonne grâce, avec amabilité, une faveur ou quelque chose de spécial à quelqu'un.

On dit par exemple : "Mon nouveau propriétaire m'a fait une fleur : il m'autorise à partir sans préavis".

Sources : wiktionary.org et www.10doigts.fr (pour la photographie)

"Faire son miel" de quelque chose.

Cette jolie locution verbale en forme d'idiotisme animal et d'idiotisme alimentaire relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : profiter, exploiter quelque chose ; en tirer parti, en tirer profit.

À l'instar de abeilles, qui fabrique leur miel à partir du pollen des fleurs.

Une abeille en train de butiner

On dit par exemple : "La presse à scandale britannique fait son miel des frasques de la famille royale".

Un apiculteur en train de faire son miel (au sens propre)
Un apiculteur en train de faire son miel (au sens propre)

Sources : wiktionary.org et

"Du coeur à l'ouvrage", "Mettre du coeur à l'ouvrage", "Donner du coeur à l'ouvrage", "Redonner du coeur à l'ouvrage", "Avoir le coeur à l'ouvrage" ou "Manquer de coeur à l'ouvrage".

J'aime beaucoup ces différentes locutions verbales à connotation positive, qui relèvent toutes du registre familier.

Dans chacune d'elle, l'idiotisme corporel "Du coeur à l'ouvrage" désigne :

  • le plaisir pris à l'exercice d'une tâche effectuée avec zèle, ardeur, entrain, volontarisme et conviction,
  •  ou : la détermination dans ce que l'on fait ou dans ce que l'on doit faire.

On dit par exemple :

  • "J'ai rarement mis autant de coeur à l'ouvrage dans la rédaction de ce blogue que lors du premier confinement : je travaillais 14 heures par jour",
  • Votre gentil message m'a donné du coeur à l'ouvrage : je me suis remis au travail",
  • "Je n'avais plus le coeur à l'ouvrage depuis le départ de ma fille",
  • ou : "Je manque souvent de coeur à l'ouvrage lorsque le temps est maussade".

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net et www.linternaute.fr

On ne dit pas : "Un barrage-poutre" !

L'ancien coureur cycliste français Laurent Jalabert, reconverti en commentateur

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 14 juillet 2021, l'ancien champion cycliste français Laurent Jalabert, commentant le Tour de France 2022 sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais évidemment : "Un barrage-VOUTE" !

C'est à dire un type de barrage dénommé ainsi en raison de sa forme arquée caractéristique.

Un barrage-voûte

La forme courbe de ces barrages permet de reporter les efforts dus à la poussée de l'eau sur chaque côté des rives, le barrage décrivant un arc sur le plan horizontal.

Un barrage-voûte à double courbure

Ce type d'ouvrage est utilisé dans des vallées étroites disposant de versant très rigides capable de supporter le poids de l'eau.

Le barrage-voûte fonctionne sur le principe des voûtes : la pression de l'eau est reportée vers les points d'appuis sur les rives, qui jouent le même rôle que les murs porteurs d'une construction.

Certains barrages-voûtes sont arqués selon les deux plans (horizontal et vertical), on parle dans ce cas de barrage-voûte à double courbure. Dans ce cas, une partie de la poussée est dirigée vers le sol, qui joue le rôle d'un troisième mur, et ainsi permet de diminuer la poussée de l'eau sur les rives.

 

Historique

Les premières constructions primitives de ce type d'ouvrage datent de l'Antiquité. Le premier d'entre eux serait celui du site de Glanum près de Saint-Rémy-de-Provence (13).

En Europe, le premier ouvrage moderne de ce type est attribué à l'ingénieur François Zola, il s'agit du barrage Zola inauguré en 1854, au Tholonet, près de ma bonne ville d'Aix-en-Provence.

Le barrage Zola, au Tholonet (13)

Source : wikipedia.org

"Hacher menu" et "Se faire hacher menu".

Ces deux locutions verbales signifient :

  • au sens propre, dans le langage courant, dans le domaine culinaire :
    • mettre en pièces, hacher par petits morceaux,

Hacher menu, au sens propre

    • et : se faire mettre en pièces, hacher par petits morceaux,
  • et au sens figuré, dans le registre familier (idiotisme alimentaire) :
    • mettre en pièces, anéantir, massacrer, exterminer,

On dit par exemple :"Avec ces nouvelles mitrailleuses lourdes, nous allons pouvoir hacher menu les assaillants".

Hacher menu, au sens figuré

    • ou : se faire mettre en pièces, anéantir, massacrer, exterminer.

On dit par exemple : "L'infanterie va se faire hacher menu par l'artillerie ennemie".

"Se faire la cerise".

Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme avec des fruits et légumes relève du registre familier.

Et elle signifie : fuir, s'enfuir.

On dit par exemple : "La soirée était tellement nulle qu'on s'est fait la cerise".

Cette expression ne doit surtout pas être confondue avec la locution verbale "Se refaire la cerise", à laquelle j'ai déjà consacré  un article.

"Le pied d'appel" ou "Le pied d'appui".

Ces deux locutions nominales masculines en formes d'idiotismes corporel relèvent du langage courant et du vocabulaire et jargon sportif.

Et elles désignent : le pied (droit ou gauche) sur lequel on s’appuie à certains moments d’une épreuve sportive, afin de sauter ou tirer dans un ballon.

En athlétisme, dans les disciplines de saut (en hauteur, en longueur, à la perche, triple saut), il s'agit du pied qui donne l'impulsion finale déterminant le saut. Et qui est le dernier appui au sol du sauteur.

Ces deux locutions ne doivent surtout pas être confondues avec l'expression "Un appel du pied".

Source : wikipedia.org et wiktionary.org

"Ne pas être fait pour les chiens".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : être fait pour être utilisé ; ne pas exister sans raison ; avoir son utilité.

On dit par exemple : "Le paillasson ce n'est pas fait pour les chiens : tu as vu les traces de boue que tu laisses !".

Sources : wiktionary.org et dictionnaire.reverso.net

"Mordre la main nourricière", "Mordre la main qui vous nourrit", "Mordre la main qui vous donne à manger", ni "Mordre la main qui vous tend à manger".

Une main nourricière, donnant du pain à un canard

Ces trois locutions verbales en forme d'idiotisme alimentaire relèvent du registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : être ingrat, trahir celui qui vous a aidé.

On dit par exemple : "Voter contre cette loi ce serait mordre la main qui vous nourrit : c'est le ministre lui-même qui vous a obtenu ce siège de député".

Source : wiktionary.org

"Se requinquer" ou "Se refaire une santé".

Ces deux locutions verbales relèvent du langage courant.

Et elles signifient : recouvrer la santé, guérir, se rétablir, retrouver la forme.

Et par extension : améliorer sa situation.

On dit par exemple : "Le parti va devoir se requinquer s'il ne veut pas subir une terrible défaite aux prochaines élections européennes".

Ou : "La société a su se refaire une santé après quelques années difficiles où ses concurrents avaient pris le dessus".

Et on dit également, dans le registre familier : se refaire la cerise.