"Un bras cassé" ou "Un bracass".

Un bras cassé dans le plâtre
  • "Un bras cassé" est une locution nominale désignant :
    • au sens propre, dans le langage courant : un membre supérieur humain fracturé,

On dit par exemple : "Mon fils a un bras cassé : il ne peut plus aller au collège à vélo".

    • et au sens figuré, dans le registre populaire : une personne incapable, bonne à rien, peu productive, sur laquelle on ne peut compter.

On dit par exemple : "Surtout ne fais pas appel à ce plombier c'est un bras cassé !".

  • et "Un bracass" est un substantif masculin en forme d'apocope de "Bras cassé", désignant : au sens figuré, dans le registre argotique : une personne incapable, bonne à rien, peu productive, sur laquelle on ne peut compter.

On dit par exemple : "Tu as vu les bracass en train de refaire les pelouses du parc ?".

Deux bracass : les municipaux (les Chevaliers du Fiel)
Deux bracass : les municipaux (les Chevaliers du Fiel)

Source : wiktionary.org

"Faire machine arrière" ou "Faire marche arrière".

Ces deux locutions verbales relèvent du langage courant.

Elles font référence au domaine ferroviaire et au domaine automobile, puisqu'elles signifient :

  • au sens propre : revenir en arrière, reculer.

On dit par exemple : "Il y avait un marché et j'ai dû faire marche arrière".

Une femme faisant marche arrière

  • et au sens figuré : se rétracter ; changer d'opinion ; renoncer à une mesure ou un projet, ou les modifier de manière conséquente.

On dit par exemple : "On peut penser que le gouvernement risque de devoir faire machine arrière".

Capture d'écran du site francetvinfo.fr du 29/04/2019
Capture d'écran du site francetvinfo.fr du 29/04/2019

Source :

"Être l'idiot utile" de quelqu'un ou "Jouer les idiots utiles".

La locution nominale masculine "L'idiot utile" relève du langage courant.

Et elle est couramment utilisée dans le domaine politique, afin de désigner : une personne, souvent perçue comme naïve,utilisée, instrumentalisée ou manipulée, qui - qu’elle en ait conscience ou non - sert les intérêts d’une faction politique, d’un groupe d’influence, d’un gouvernement ou d’un État hostile, d’un mouvement terroriste, etc., en promouvant et en diffusant leurs idées ou leur propagande aux dépens même de ses propres intérêts.

Ce concept serait apparu dans les années 1920 et se serait développé à partir de 1929, au moment des voyages de propagande du temps de l’URSS.

L’expression elle-même, calque de l’anglais "Useful idiot", fut utilisée pour la première fois aux États-Unis d'Amérique dans un article du New York Times par un journaliste correspondant à Rome (Latium) (Italie), qui l’aurait emprunté de l’italien au journal "L’Umanita" en 1948. Elle fut attribuée à Lénine par des auteurs états-uniens en pleine guerre froide, sans qu’on n’en retrouve aucune trace dans ses écrits ou ses propos rapportés.

L’expression qualifiait à l’origine les Occidentaux sympathisants du communisme qui reprenaient et répandaient, sans grand sens critique, la propagande de l’Union soviétique, à l’image d’Édouard Herriot, revenu d’Ukraine en 1933 et annonçant qu’il n’avait "vu que des gens bien nourris".

Source : wikipedia.org et wiktionary.org

"Applaudir des deux mains".

"Applaudir des deux mains"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme numérique s'utilise couramment pour signifier : apprécier chaudement, sincèrement. Et cela sans forcément joindre le geste à la parole.

Elle constitue néanmoins un bel exemple de pléonasme, puisque "applaudir" signifie : battre des mains, en frappant une paume contre l'autre, dans le but de produire un son, en signe d'approbation, d'admiration ou d'enthousiasme.

Source : www.capital.fr

"Préchi, précha", "Préchi-précha" ou "Préchiprécha".

Cette locution verbale et ces deux substantifs féminins en forme d'idiotismes religieux relèvent du registre familier.

Faisant référence à un mauvais sermon ou à un discours pontifiant, ils désignent tous trois : un discours moralisateur ennuyeux et généralement peu efficace ; du radotage, du rabâchage ou du bla-bla.

On dit par exemple : "Je ne supporte plus les préchi-précha de ma belle-mère".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Fourbir ses armes".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme militaire relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre : nettoyer ses armes en les frottant, préparer ses armes ; se préparer à la guerre, s'armer,

On dit par exemple : "Les deux pays fourbissent leurs armes".

  • et au sens figuré : préparer ses arguments, ses réponses.

On dit par exemple : "La veille du débat, le président a fourbi ses armes avec son principal conseiller".

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

"Camper sur ses positions".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme militaire relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre, dans le domaine militaire : ne plus se déplacer, s'installer en un lieu le plus favorable possible pour attendre l'ennemi.

On dit par exemple : "À partir d'avril, les deux armées n'avancent plus et campent sur leurs positions".

Camper sur ses positions, au sens propre

  • et au sens figuré, dans le domaine politique ou social : maintenir son opinion, ne pas changer d'avis ; refuser toute concession.

On dit par exemple : "La direction de l'entreprise et les syndicats ne dialoguent plus et campent sur leur position".

Les grévistes CGT d'une raffinerie (octobre 2022)

Source : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Arracher le coeur" et "Constituer un arrache-coeur".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent du langage courant.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • causer une grande peine,

On dit par exemple : "Quitter l'Australie m'a arraché le coeur".

  • être la source d'une grande peine,

On dit par exemple : "Divorcer a constitué pour moi un arrache-coeur".

Le substantif "un arrache-coeur" a été popularisé par le succès de "L'arrache-coeur", dernier roman signé Boris Vian, publié en 1953 et conçu comme le premier volet d’une trilogie intitulée "Les fillettes de la reine", qui n’a jamais vu le jour.

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

"Agiter le drapeau blanc", "Lever le drapeau blanc" ou "Porter un drapeau blanc".

Des soldats russes sur un véhicule blindé arborant un drapeau blanc

"Un drapeau blanc" est une locution nominale en forme d'idiotisme chromatique et d'idiotisme textile désignant : un signal demandant un cessez-le-feu et des négociations.

Il s'agit du symbole de la paix le plus ancien et le plus universel, dont l'usage est fixé en 1899 par l'annexe à la Convention de La Haye concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre.

Les locutions verbales "Agiter le drapeau blanc", "Lever le drapeau blanc" ou "Porter un drapeau blanc"signifient donc, selon le contexte, que l'on est désarmé et a l'intention de négocier ou de se rendre.

Sources : wikipedia.org et www.vie-publique.fr

11 façons de dire "Une grosse poitrine" ou "Des gros seins".

De grosses totottes

Le registre argotique est naturellement d'une immense richesse concernant ce sujet. Peut-être en raison de ce que, curieusement, une partie de la gent masculine y accorde un grand intérêt. Au premier rang desquels, l'auteur de ces lignes, je le confesse.

"Des loches" relève du registre argotique.

Tandis que "De gros poumons", "De la conversation", "Des airbags", "Des doudounes", "Des obus" et "Du monde au balcon", relèvent du registre familier.

De même que les idiotismes comportant des noms de fruits et légumes "Des melons" et "Des pastèques".

Ou encore, dans le Nord-Pas-de-Calais, "Des totottes".

Enfin, "Des seins comme des ballons" relèvent du langage courant.

"Rouge comme un coq", "Rouge comme une écrevisse", "Rouge comme une pivoine" ou "Rouge comme une tomate".

"Rouge comme un coq", "Rouge comme une écrevisse", "Rouge comme une pivoine" ou "Rouge comme une tomate" : une jeune femme victime d'un coup de soleil

Ces différentes locutions adjectivales en forme d'idiotismes chromatiques relèvent toutes du registre familier.

Et elles qualifient :

  • le visage d'une personne devenant écarlate, après un effort, une émotion ou un effort intense,
  • ou parfois : son corps tout entier, après une trop longue exposition au soleil.

On dit par exemple :

  • "Mon oncle était rouge comme un coq après avoir voulu porter tout seul un coffre à moitié plein de vieux outils" (idiotisme animalier),

"Rouge comme un coq"

  • "Ma copine était rouge comme une écrevisse après avoir passé la journée au soleil sans chapeau" (idiotisme animalier),

Une écrevisse

  • "Ma mère était rouge comme une pivoine quand notre voisin lui a dit qu'elle avait la plus jolie poitrine du quartier" (idiotisme botanique),

"Rouge comme une pivoine"

  • et "Mon copain est devenu rouge comme une tomate quand la prof de maths lui a fait remarquer que sa braguette était ouverte" ( (idiotisme botanique).

Source : wiktionary.org