"Retenir son souffle".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre : s’arrêter temporairement et volontairement de respirer.On dit par exemple : "J'ai retenu mon souffle le temps que les policiers s'élognent".
  • et au sens figuré : attendre sans rien dire, tout en étant impatient, anxieux ou angoissé.

On dit par exemple : "Ce soir les amateurs de football retiennent leur souffle, dans l'attente du résultat de cette demi-finale de Coupe du monde".

"Un bas de laine".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme textile ou vestimentaire désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : une longue chaussette de laine, dans laquelle on avait coutume, autrefois de dissimuler ses petites économies, son épargne.

Un bas de laine

  • et au sens figuré, par métonymie, dans le registre familier : l'argent que l'on a économisé ; ses petites économies, sa petite épargne.

Un "bas de laine" au sens figuré

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré au mot "Éconocroques".

"Les chiens écrasés" ou "La rubrique des chiens écrasés".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme animalier relève du langage courant et du registre désuet.

Et elle désigne, par plaisanterie, au sens figuré, dans le jargon journalistique : une rubrique d'un journal regroupant les courts articles consacrés à des informations ou à des faits sans grande importance, sans lien, ni entre eux, ni avec le reste de l’actualité.

On parle désormais plus couramment de "faits divers".

On dit par exemple : "Ce grand journaliste a commencé par s'occuper des chiens écrasés".

Sources : wiktionary.org et wikipedia.org

"Un remède de cheval".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme médical appartient au registre familier.

Et elle désigne, au sens figuré :

  • un traitement médicamenteux très puissant,

On dit par exemple : "Le médecin m'a prescrit un remède de cheval qui m'a permis de retourner travailler rapidement".

  • ou : des mesures draconniennes, très sévères.

On dit par exemple : "Le redressement de ce journal passe par l'application d'un remède de cheval".

 

 

"Avoir les oreilles qui sifflent".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré, que l'on parle de vous - en mal - en votre absence ; que l'on vous critique.

On dit par exemple : "J'ai dû avoir les oreilles qui sifflaient, hier soir, après mon départ.

"Mettre le Petit Jésus dans la crèche".

"Mettre le Petit Jésus dans la crèche"

Cette locution verbale change radicalement de sens en fonction de niveau de langue employé, puisqu'elle signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : ajouter l'enfant Jésus dans la crèche, dans la nuit du 24 au 25 décembre, date anniversaire de sa naissance présumée, à Béthléem (Palestine), en l'an zéro (alors qu'il serait vraisemblablement plutôt né à Nazareth (Israël) entre l'an -6 et l'an - 4... avant lui-même).

On dit par exemple : "Colombe, Sophie-Charlotte, Domitille, Isaure, Marie-Bénédicte, Jean-Eudes, Enguerand, Côme, Childéric, Godefroy, venez tous ! Il est minuit, nous allons déposer l'enfant Jésus dans la crêche !".

  • et au sens figuré, dans le registre populaire : pénétrer sexuellement, c'est à dire introduire son sexe dans celui de sa partenaire !

On dit par exemple : "Ma Raymonde va faire ses 50 piges demain... alors j'vas aller au marché lui offrir un joli bouquet d'marguerites et rev'nir i' mettre le Petit Jésus dans la crèche".

"Un marchand de tapis" et "Une discussion de marchands de tapis".

Un marchand de tapis

Ces deux locutions nominales en forme d'idiotismes textiles désignent, au sens figuré et de façon péjorative :

  • une personne négociant âprement, marchandant exagérément,

On dit par exemple : "Ce vendeur est un véritable marchand de tapis".

  • et : une négociation âpre, exagérée ; un marchandage abusif.

On dit par exemple : "Tu aurais vu cette négociation : une véritable discussion de marchands de tapis".

Source : wiktionary.org

 

"Fricasser chair et poisson".

Cette jolie locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme animalier relève du registre désuet et du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : faire bonne chère, bien manger, ripailler.

Source : www.cnrtl.fr

"Blond comme les blés" ou "Blonde comme les blés".

Un petit garçon "blond comme les blés"

Cette très jolie locution adjectivale en forme d'idiotisme botanique s'utilise généralement pour qualifier la couleur d'une chevelure.

Elle relève du langage courant et signifie tout simplement : blond(e), proche du jaune doré, à l'image des épis dorés du blé mûr.

Un champ de blé mûr

On dit par exemple : "Enfant, j'étais blond comme les blés".

Source : usito.usherbrooke.ca

"Ne pas faire un pli".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme textile remonterait au XVIIe siècle.

Relevant du registre familier, elle signifie, au sens figuré : ne pas poser de problème, ne causer aucune difficulté, se dérouler sans anicroches.

On dit par exemple : "Ça n'a pas fait un pli : mon père nous prête sa maison pour l'été".

Sources : www.academie-francaise.fr, www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Mettre les mains dans le cambouis".

"Mettre les mains dans le cambouis"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre famiier.

Elle fait référence au "Cambouis", cette graisse ou huile noircie par le frottement des organes d'une machine.

Et elle signifie, au sens figuré : se confronter à un problème de manière pratique ; effectuer un travail ingrat ou difficile ; régler soi-même un problème.

On dit par exemple : "Notre patron n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à aider ses équipes lorsque cela s'avère nécessaire".

Trois autres locutions verbales idiomatiques utilisées au sens figuré et relevant également du registre familier ont à peu de choses près la même signification :

  • "Faire le sale boulot",
  • "Se salir les mains" (idiotisme corporel),
  • "Mettre la main à la pâte" (idiotisme alimentaire).

Sources : www.expressio.fr et wiktionary.org