"Camper sur ses positions".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme militaire relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre, dans le domaine militaire : ne plus se déplacer, s'installer en un lieu le plus favorable possible pour attendre l'ennemi.

On dit par exemple : "À partir d'avril, les deux armées n'avancent plus et campent sur leurs positions".

Camper sur ses positions, au sens propre

  • et au sens figuré, dans le domaine politique ou social : maintenir son opinion, ne pas changer d'avis ; refuser toute concession.

On dit par exemple : "La direction de l'entreprise et les syndicats ne dialoguent plus et campent sur leur position".

Les grévistes CGT d'une raffinerie (octobre 2022)

Source : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Arracher le coeur" et "Constituer un arrache-coeur".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent du langage courant.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • causer une grande peine,

On dit par exemple : "Quitter l'Australie m'a arraché le coeur".

  • être la source d'une grande peine,

On dit par exemple : "Divorcer a constitué pour moi un arrache-coeur".

Le substantif "un arrache-coeur" a été popularisé par le succès de "L'arrache-coeur", dernier roman signé Boris Vian, publié en 1953 et conçu comme le premier volet d’une trilogie intitulée "Les fillettes de la reine", qui n’a jamais vu le jour.

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

"Agiter le drapeau blanc", "Lever le drapeau blanc" ou "Porter un drapeau blanc".

Des soldats russes sur un véhicule blindé arborant un drapeau blanc

"Un drapeau blanc" est une locution nominale en forme d'idiotisme chromatique et d'idiotisme textile désignant : un signal demandant un cessez-le-feu et des négociations.

Il s'agit du symbole de la paix le plus ancien et le plus universel, dont l'usage est fixé en 1899 par l'annexe à la Convention de La Haye concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre.

Les locutions verbales "Agiter le drapeau blanc", "Lever le drapeau blanc" ou "Porter un drapeau blanc"signifient donc, selon le contexte, que l'on est désarmé et a l'intention de négocier ou de se rendre.

Sources : wikipedia.org et www.vie-publique.fr

15 façons de dire "Une grosse poitrine" ou "Des gros seins".

"Des loches" relève du registre argotique.

Tandis que "De gros poumons", "De la conversation", "Des airbags", "Des ballons", "Des doudounes", "Des obus" et "Du monde au balcon", relèvent du registre familier.

De même que les idiotismes comportant des noms de fruits et légumes "Des melons" et "Des pastèques".

Ou encore, dans le Nord-Pas-de-Calais, "Des totottes".

Et les formules "Une forte poitrine" "Être fortement bustée", "Avoir de la conversation" ou "Avoir du monde au balcon".

"Rouge comme un coq", "Rouge comme une écrevisse", "Rouge comme une pivoine" ou "Rouge comme une tomate".

"Rouge comme un coq", "Rouge comme une écrevisse", "Rouge comme une pivoine" ou "Rouge comme une tomate" : une jeune femme victime d'un coup de soleil

Ces différentes locutions adjectivales en forme d'idiotismes chromatiques relèvent toutes du registre familier.

Et elles qualifient :

  • le visage d'une personne devenant écarlate, après un effort, une émotion ou un effort intense,
  • ou parfois : son corps tout entier, après une trop longue exposition au soleil.

On dit par exemple :

  • "Mon oncle était rouge comme un coq après avoir voulu porter tout seul un coffre à moitié plein de vieux outils" (idiotisme animalier),

"Rouge comme un coq"

  • "Ma copine était rouge comme une écrevisse après avoir passé la journée au soleil sans chapeau" (idiotisme animalier),

Une écrevisse

  • "Ma mère était rouge comme une pivoine quand notre voisin lui a dit qu'elle avait la plus jolie poitrine du quartier" (idiotisme botanique),

"Rouge comme une pivoine"

  • et "Mon copain est devenu rouge comme une tomate quand la prof de maths lui a fait remarquer que sa braguette était ouverte" ( (idiotisme botanique).

Source : wiktionary.org

"Se bousculer au portillon" ou "Ne pas se bousculer au portillon".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes des transports relèvent du registre familier.

Elles font référence au temps où l’accès aux quais du métro parisien était réglé par des portillons automatiques, lesquels provoquaient une bousculade à l’ouverture.

"Se bousculer au portillon" : voyageurs passant par les portillons automatiques d'une station de métro à Paris, en 1962, France. (Photo by Jean-Louis SWINERS/Gamma-Rapho via Getty Images)
Voyageurs passant par les portillons automatiques d'une station de métro à Paris (75), en 1962 (© Jean-Louis Swiners/Gamma-Rapho via Getty Images)

Et elles signifient, au sens figuré :

  • "Se bousculer au portillon" : y avoir une forte affluence, beaucoup de monde.

On dit par exemple : "Ça se bouscule au portillon pour pouvoir intégrer cette filière".

  • et "Ne pas se bousculer au portillon" : y avoir une faible affluence, peu de monde.

On dit par exemple : "Ça ne se bouscule pas au portillon pour les soldes cette année".

"Ne pas se bousculer au portillon" : une rue commmerçante presque déserte"Ne pas se bousculer au portillon" : une galerie marchande presque déserte

Source : witionary.org

"Filer un mauvais coton".

Une femme africaine ilant du coton à la main

Cette locution verbale en forme d'idiotisme textle relève du registre familier.

Et elle se dit, au sens figuré :

  • d'une personne dont la santé ou le moral décline au point de donner de graves inquiétudes.

On dit par exemple : "Mon grand-oncle file un mauvais coton. Je crains ne pas le revoir vivant l'été prochain".

  • ou d'une personne sur une pente dangereuse où elle risque de perdre sa fortune, son crédit, sa réputation, sa probité.

On dit par exemple :"Tu files un mauvais coton, mon vieux : encore un coup comme celui-là et plus personne ne te fera confiance !".

Source : wiktionary.org

"Rentrer à la maison".

Cette locution verbale qui relève du langage courant est fréquemment utilisée au sens figuré par les commentateurs sportifs.

Et elle signifie alors : être éliminé.

On dit par exemple : "S'ils ne battent pas la Norvège ce soir, les français vont rentrer à la maison plus tôt que prévu".

"Grimper au rideau" et "Faire grimper au rideau".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes textiles ne manquent pas d'étonner nos enfants ou nos amis étrangers.

Et pour cause, relèvant du registre familier, elles signifient au sens figuré :

  • "Grimper au rideau" : jouir, prendre son pied (registre argotique).

On dit par exemple : "Mon nouveau mec ne m'a encore jamais fait grimper au rideau...".

  • et "Faire grimper au rideau" : faire jouir.

On dit par exemple : "Ma nouvelle gonzesse je la fait grimper au rideau à chaque fois !".

Sources : wiktionary.org et www.lefigaro.fr

"Faire les gros yeux" à quelqu'un.

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie :

  • adresser un regard noir de mécontentement et de réprobation,

On dit par exemple : "Fais attention avec ton ballon dans le salon. Tu sais que t'aimes pas voir papa te faire les gros yeux !".

  • et par extension : menacer ou faire des reproches.

On dit par exemple : "Ne pouvant plus faire grand chose, je me suis contenté de partir en faisant les gros yeux".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Claquer du bec".

J'aime beaucoup cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier qui relève du registre argotique.

Le bec désignant la bouche dans ce même registre, la formule "Claquer du bec" nous assimile à un oiseau et signifie, au sens figuré : avoir très faim.

On dit par exemple : "J'ai pas graillé depuis des plombes : je claque du bec".