"Se mettre la rate au court-bouillon".

Se mettre la rate au court-bouillon

Cette expression du langage familier en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : être contrarié, s'inquiéter, se faire du souci inutilement, sans raison.

Elle est assez proche des idiotismes corporels "Se biler", "Se faire de la bile", "Se faire du mauvais sang" et "Se faire un sang d'encre".

Il existe en effet de nombreuses autres façons de dire "S'inquiéter" en français.

Cette expression fait référence au court-bouillon, qui est un liquide de cuisson.

Et bien que remontant sans doute à l'Antiquité, elle semble ne dater, sous cette forme, que du XXe siècle.

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.cnews.fr

"Un cornichon".

Un cornichon

Ce substantif masculin désigne :

Des cornichons encore sur pied
Des cornichons encore sur pied
  • au sens propre, dans le langage courant : une plante herbacée annuelle de la famille des cucurbitacées, cultivée pour ses fruits, récoltés avant maturité et confits dans le vinaigre, consommés principalement comme condiment.
Des cornichons, à peine cueillis
Des cornichons, à peine cueillis

Un bocal de cornichons au vinaigre

Le cornichon est de la même espèce que le "Concombre", dont il partage du reste le nom scientifique (Cucumis sativus).

  • et au sens figuré, dans le registre familier : une personne peu intelligente.

On dit par exemple : "Ce grand cornichon de Kevin a encore fait des siennes".

Source : wikipedia.org

5 façons de dire : "Faire très froid".

Les idiotismes animaliers "Faire un froid de canard" et "Faire un froid de loup" appartiennent au langage courant.

Tout comme "Faire un froid sibérien" ou "Geler à pierre fendre".

Et "Faire un froid de gueux" relève du registre soutenu.

"Un terrain miné", "Être en terrain miné" ou "Avancer en terrain miné".

La locution nominale masculine "Un terrain miné" appartient au langage courant désigne :

  • au sens propre : un terrain ou une zone garni de mines, d'explosifs,
  • par extension : un lieu ou une zone dangereuse,
  • et au sens figuré : un sujet délicat.

On dit par exemple : "Avec l'adoption pour les couples homosexuels, le gouvernement avance en terrain miné".

Ou : "Fais attention avec ce sujet : tu es en terrain miné".

Et l'on peut également utiliser - dans le même registre de langue - l'expression "Terrain glissant"Source : www.larousse.fr

"Mettre les pieds dans le plat".

Cette locution verbale du registre familier qui doit interloquer nos amis étrangers signifie, au sens figuré : commettre une bévue grossière, une gaffe, une bourde, un grave impair, créant ainsi une situation embarrassante.

Par exemple :

  • en abordant une question délicate avec une franchise brutale,
  • en abordant un sujet délicat sans détour,
  • en commettant une indiscrétion impardonnable,
  • en évoquant gauchement un sujet épineux,
  • en parlant sans ménagement,
  • en disant une chose brutalement, par mégarde et manque de tact.

Sources : lemondedufrancais.com, www.linternaute.fr, www.expressio.fr

"Se bouger le cul", "Se bouger le popotin", "Se bouger les fesses", "Se remuer le cul", "Se remuer les fesses" et "Se remuer le popotin".

"Se bouger le cul", "Se bouger les fesses", "Se remuer le cul" sont des locution verbales relevant du registre  argotique.

Tandis que "Se bouger le popotin" et "Se remuer le popotin" appartiennent au registre familier.

Mais toutes les cinq sont des idiotismes corporels.

Et elles signifient, selon le contexte :

  • passer à l'action, se mettre au travail.
  • ou : se dépêcher.

On dit par exemple :

    • "Il va falloir se bouger le cul pour réussir à être à l'heure".
    • "Il serait temps que tu te bouges le popotin si tu veux avoir ton bus".
    • "Si tu ne te bouges pas les fesses rapidement, mon pote, tu vas la perdre cette gonzesse".
    • "Tu devrais te remuer le cul pour trouver un boulot vite fait, je crois".
    • ou : "Si on ne se remue pas le popotin, on va rater l'appel".

Et on les utilise souvent sous forme d'interjections :

    • "Bouge-toi le cul !" ou "Bouge ton cul !".
    • "Bouge-toi le popotin !" ou "Bouge ton popotin !".
    • "Bouge-toi les fesses !" ou "Bouge tes fesses !".
    • "Remue-toi le cul !" ou "Remue ton cul !".
    • "Remue-toi le popotin !" ou "Remue ton popotin !".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Se dépêcher" en français.

"Faire sa Joséphine" .

Cette jolie locution verbale du registre argotique signifie : faire sa mijaurée, faire sa chochotte ; affecter un air de chasteté, repousser avec indignation les propositions galantes d'un homme.

On dit par exemple : "Elle fait sa Joséphine, mais on connaît son passé !".

Sources : laliste.net, www.russki-mat.net et www.languefrancaise.net

"Faire tapisserie".

Cette locution verbale du registre familier s'utilise - au sens figuré - pour évoquer :

  • à l'origine :
    • une personne qui assiste à un bal, une fête ou une grande réunion, sans y prendre part, sans participer à ce qui se passe.
    • et en particulier : une femme, que personne n'invite à danser.

Au XIXe siècle, lors des bals, les jeunes filles sans cavalier attendaient en effet immobiles le long des murs de la salle de danse, à l'image des personnages figés d'une tapisserie.

  • et aujourd'hui, par extension : une personne restant inactive parce que non sollicitée.

On dit par exemple : "Je me demande vraiment pourquoi on me fait venir à ces réunions, où je fais tapisserie deux heures durant chaque semaine".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Mouiller le maillot".

Cette locution verbale du registre familier signifie : faire des efforts, se dépenser physiquement ; se donner du mal, travailler durement, s'impliquer.

Elle est principalement utilisée - au sens propre - dans le domaine sportif, notamment dans celui du football.

Mais on l'emploie également au sens figuré.

On dit par exemple : "Le président souhaite que ses ministres s'investissent davantage et mouillent le maillot".

Source : www.languefrancaise.net et dictionnaire.reverso.net

"Le piment oiseau" et "Le piment langue d'oiseau".

Piment oiseau

Il s'agit de deux variétés de piments très miquants, parfois confondues.

  • "Le piment oiseau" ou "Piment martin" est un petit piment rouge ou vert, qui est une variété principalement antillaise.

Dans l'échelle de Scoville simplifiée, qui mesure de la force des piments, il est classé à un degré 8 (torride), légèrement plus fort que le piment de Cayenne.

Autrefois, avant que les traitements chimiques soient utilisés, ces piments se trouvaient en abondance dans les champs de canne.

    • Le nom "Piment d'oiseau" viendrait de ce que les oiseaux en sont très friands et en rejetent les graines dans leurs fientes.
    • Et le nom "Piment Martin" serait issu de celui du "Martin triste", un petit oiseau passereau.

Un Martin triste

Ce piment peut parfois être appelé "Piment langue d'oiseau", mais cette appellation est plus large et correspond à ce que l'on appelle plus communément le "Pili-pili".

Piment oiseau

  • et "Le piment langue d'oiseau" également appelé "Pili-pili", auquel j'ai déjà consacré un article.

Source : wikipedia.org

"Être à deux doigts de" ou "Passer à deux doigts de".

Ces locutions verbales du registre familier en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme numérique signifient, au sens figuré :

  • "Être à deux doigts de quelque chose" : être presque à son objectif, sur le point de l'atteindre.

On dit par exemple : "Mon mari est à deux doigts d'obtenir enfin son permis de conduire".

  • et "Passer à deux doigts de quelque chose" : passer à fort peu de distance, tout près ; frôler.

On dit par exemple : "Je suis passé à deux doigts de la mort".

Source : wiktionary.org

 

"Le banc" et "La profondeur de banc".

Ce mot et cette formule relèvent du vocabulaire et du jargon sportif en général et plus particulièrement, me semble-t-il, du football et du basket-ball.

  • "Le banc" est un substantif masculin du registre familier en forme d'ellipse lexicale, désignant "Le banc de touche", c'est à dire :
    • au sens propre : un abri ou un espace hors terrain, situé le long de la ligne de touche, où des joueurs remplaçants sont réunis en attendant d'entrer en jeu en cours de partie.
Banc de touche du stade Malherbe, à Caen (14)
Banc de touche du stade Malherbe, à Caen (14)
    • et par métonymie : le groupe des joueurs remplaçants.

On dit par exemple : "Le banc du PSG est impressionnant cette saison".

Le banc de touche du PSG (Paris Saint-Germain Football Club) en novembre 2013
Le banc de touche du PSG (Paris Saint-Germain Football Club) en novembre 2013
  • et "La profondeur de banc" est une locution nominale du registre familier désignant, au sens figuré : l'importance numérique - mais aussi la richesse - du groupe des joueurs remplaçants dont dispose une équipe.

Autrement dit : la quantité (et la qualité) des joueurs susceptibles d'entrer en jeu en cours de partie, pour remplacer les joueurs titulaires blessés, fatigués ou en méforme.

On dit par exemple : "La profondeur de banc du Real Madrid des "Galactiques" de 2003 laisse pantois !".

L'un des bancs les plus incroyables de l'histoire : celui des "Galactiques" du Real Madrid, en 2003, avec Raul, Beckham, Figo, Ronaldo et Zidane
L'un des bancs les plus incroyables de l'histoire du football mondial : celui des "Galactiques" du Real Madrid, en 2003, avec Raul, Beckham, Figo, Ronaldo et Zidane (*)

(*) : Raul Gonzalez Blanco (Espagne), David Beckham (Angleterre), Luis Figo (Espagne), Ronaldo Luís Nazario de Lima (Brésil) et Zinedine Zidane (France).

Source : wikipedia.org

"À la baguette" ou "Être à la baguette".

Cette locution adverbiale ("À la baguette") et cette locution verbale ("Être à la baguette") en forme d'idiotismes musicaux appartiennent au langage courant.

Et elles font naturellement référence à la baguette de chef d'orchestre et non à la baguette de pain ou à la baguette de sourcier.

Baguete de chef d'orchestre et son étui
Baguete de chef d'orchestre et son étui

Et elles signifient :

  • au sens propre : diriger un orchestre ou une formation musicale.

On dit par exemple : "Ce soir nous recevons l'orchestre de Paris, avec Daniel Barenboïm à la baguette".

Être à la baguette

  • et au sens figuré : diriger, organiser quelque chose.

On dit par exemple : "L'équipe du PSG réagit parfaitement bien et c'est Neymar qui est à la baguette".