"Une daube".

  • au sens propre ce mot désigne une manière de préparer certaines viandes avec un assaisonnement particulier et de les cuire à l’étouffée à très petit feu,

On parle par exemple de daube provençale.

  • et, par extension, la viande accommodée de cette manière,
  • mais il sert également à évoquer un objet ou un spectacle de mauvaise qualité, bon à jeter (registre argotique).

On dit par exemple : "J'aimais bien ses premières réalisations, mais son nouveau film est vraiment une grosse daube !".

Sur le même thème, je vous recommande la lecture de mon article "Quelle est la différence exactement entre un navet et un nanar ?".

"Une AOP".

Il s'agit d'une Appellation d'Origine Protégée, dénomination, en langue française, d'un signe d'identification de la Communauté européenne, visant à préserver les appellations d'origine de produits agricoles.

Créé en 1992, ce label désigne des produits qui ont été produits, transformés et élaborés dans une aire géographique déterminée, en mettant en œuvre le savoir-faire reconnu de producteurs locaux et des ingrédients provenant de la région concernée".

"Une AOC".

Il s'agit d'une Appellation d'origine contrôlée,

Ce label officiel français permet d'identifier un produit dont les étapes de fabrication (production et transformation) sont réalisées dans une même zone géographique et selon un savoir-faire reconnu.

C'est la combinaison d'un milieu physique et biologique avec une communauté humaine traditionnelle qui fonde la spécificité d'un produit AOC.

L'AOC française répond aux critères de l'AOP européenne.

Et, depuis 2012, pour les produits autres que le vin, le terme AOC est remplacé par AOP dès que le produit est enregistré au niveau européen.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Du roblochon" !

Mais : "Du reblochon" !

Le reblochon ou reblochon de Savoie est une AOC désignant un fromage français produit en Savoie (73) et Haute-Savoie (74).

Il s'agit d'un fromage au lait cru et entier de vache, à pâte pressée non cuite et croûte lavée, fabriqué à partir du lait cru de races bovines montagnardes Abondance, Tarine et Montbéliarde.

En forme de cylindre plat, il mesure environ 14 centimètres de diamètre et 3,6 centimètres de haut, pour un poids moyen d'environ 500 grammes.

Sa croûte est jaune-orangé, recouverte d'une fine "mousse blanche" attestant d'un bon affinage en cave fraîche.

Source : wikipedia.org

"Un navet".

Navets
  • au sens propre, il s'agit d'un légume-racine ; c'est à dire d'une plante herbacée bisannuelle cultivée comme plante potagère ou fourragère pour sa racine charnue allongée ou arrondie, et consommée comme légume.
  • mais au sens figuré, il s'agit d'une oeuvre d'art dépourvue de valeur. Et en particulier, de nos jours, d'un film de cinéma jugé mauvais, insipide ennuyeux, sans doute en référence au goût assez fade du légume.

Le navet cinématographique ne doit cependant pas être confondu avec le nanar, qui amuse et fait rire.

"Trier des lentilles avec des gants de boxe" ou "Mettre des gants de boxe pour trier des lentilles".

Cette expression très imagée s'utilise pour caractériser une tâche qui risque de prendre beaucoup de temps, en raison d'une totale inadaptation de l'équipement ou des moyens disponibles.

Par exemple : "Espérer pouvoir contrôler le contenu des conteneurs transitant par les ports français au regard des moyens humains et matériels dont disposent les services de douane, c'est comme trier des lentilles avec un gant de boxe !".

Pourquoi que l'fils à Mimile, qu'est pas veinard, i' doit toujours boire son chocolat chaud dans un verre ?

Réponse
Parce que son vieux (« son père », dans le registre argotique) manque de bols !
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre l’expression « Manquer de bol » (« Manquer de chance » dans le registre familier) et la formule « Manquer de bols » (les récipients).
La même question dans le langage courant
« Pourquoi le fils d’Émile, qui est malchanceux, doit-il toujours boire son chocolat chaud dans un verre ?« .

 

Monsieur et madame Auré ont un fils, très ami avec celui de leurs voisins, les Jeuné. Comment s'appelle-t-il ?

Réponse
Rick : Rick Auré, l’ami du petit des Jeuné !
Explication du calembour
Il résulte de l’homonymie entre « Rick Auré, l’ami du petit des Jeuné » et « Ricoré, l’ami du petit-déjeuner » ; célèbre slogan publicitaire français des années 1980 !

"Une religieuse".

Ce mot polysémique désigne :

Une religieuse

  • avant toute chose une femme membre d'une communauté religieuse féminine, devant généralement obéir aux vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, que l'on appelle également "Nonne", "Moniale" ou "Soeur" et, dans le registre familier, "Bonne soeur".,

Religieuse au chocolat et religieuse au café

  • mais également une pâtisserie à base de pâte à choux et de crème pâtissière, généralement au chocolat ou au café, inventée vers 1856, à Paris (75), au "Café Frascati", un établissement tenu par un glacier napolitain.

La recette est identique à celle de l'éclair, hormis la présentation, puisque la religieuse est composée de deux choux posés l'un sur l'autre, dont le chou supérieur, qui est censé représenter la tête, est deux fois plus petit.

Source : wikipedia.org

Spécial MENSA : "L'auberge espagnole, c'est quand...

... chacun amène sa bouffe !

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre les locutions « amène sa bouffe » (nourriture, en argot) et « à Mensa bouffe » (mange, en argot).

MENSA est une association internationale créée en 1946 à Oxford (Angleterre du Sud-Est) (Grande-Bretagne), offrant un environnement stimulant aux personnes HPI ou HQI présentant un score dans les 2% de meilleure réussite aux tests de QI.

En France, où l'association existe depuis 1965, ses membres, les mensans, ont coutume, lorsqu'ils se rencontrent pour un repas, de pratiquer l'auberge espagnole, c'est à dire de manger ce que chaque convive a apporté.

"Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger !".

Qui ne se souvient de cette réplique de Valère, dans la comédie en prose de 1668, "L'avare ou l'école du mensonge"!

Cet aphorisme attribué originellement à Socrate devient, sous la plume de Molière, une superbe dénonciation de la gloutonnerie justifiée par l'avarice.

Resituons la scène : Harpagon (l’Avare) voulant donner un grand dîner à peu de frais, convoque son cuisinier, maître Jacques, afin de convenir avec lui du menu du festin. Celui-ci lui présente une carte pantagruélique que l’avare trouve beaucoup trop fournie. Valère, l'amant de la fille d’Harpagon, soucieux de s'attirer les bonnes grâces de celui qu'il projette d'avoir comme beau-père, apostrophe ainsi le cuisinier :

"Est-ce que Monsieur a invité des gens pour les assassiner à force de mangeaille ? Allez-vous en lire un peu les préceptes de la santé et demander aux médecins s’il n’y a rien de préjudiciable à l’homme que de manger avec excès. Apprenez, maître Jacques, vous et vos pareils que c’est un coupe-gorge qu’une table remplie de trop de viandes ; que, pour se montrer ami de ceux que l’on invite, il faut que la frugalité règne dans les repas qu’on donne et que, suivant le dire d’un ancien : "Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger"". (Acte III, Scène 5)