Cette locution verbale du registre argotique signifie, au sens figuré : être affamé après avoir été longtemps sans manger.
On dit par exemple : "Le lundi soir, quand je rentre chez moi à 23 heures, après mon entraînement de foot, sans avoir bouffé depuis le déjeuner , j'ai vraiment les crocs !".
"Dégueuler", "Gerber" et "Quicher" relèvent du registre argotique.
Ainsi que les idiotismes animaliers particulièrement imagés : "Aller au renard", "Balancer un renard", "Cracher un renard", "Écorcher le renard", "Faire un renard", "Lâcher un renard", "Piquer un renard" (le substantif masculin "renard" constitue ici une ellipse de la locution nominale féminine "queue de renard") et "Renarder".
"Dégobiller" et "Dégurgiter" (restituer presque intact un aliment que l'on avait avalé) appartiennent au registre familier.
Ainsi que "Quicher", qui n'est toutefoisusité qu'à Marseille (13) et en Provence.
"Rendre" ou "Rendre tripes et boyaux" relèvent du langage courant.
De même que les verbes "Expulser", "Rejeter" ou "Restituer", qui sont parfois utiliser en ce sens, accompagnés de locutions nominales du type "Son repas".
Tandis que "Régurgiter" relève du registre soutenu.
Sources : crisco2.unicaen.fr, wiktionary.org, www.languefrancaise.net et Le Robert
Ce verbe, qui peut s'écrire de trois façons différentes est construit à partir du substantif masculin "Bec".
Et il signifie :
au sens propre, dans le langage courant, pour un oiseau :
Un cormoran bectant un cygne blanc sur le lac d'un parc londonien, c'est à dire : le frappant à coups de becDes perroquets qui se bectent, c'est à dire : se frappent du bec et même se mordent
frapper, piquer plus ou moins fortement à coups de bec,
saisir de la nourriture ; prendre par becquées.
Des perruchent qui se bectent, c'est à dire : se caressent à coups de becDes pigeons qui se bectent, c'est à dire : se caressent à coups de bec
ou : caresser à coups de bec.
et au sens figuré, dans le registre argotique, pour un être humain :
embrasser.
On dit par exemple : "Regarde-les ces deux-là : toujours en train de se béqueter".
ou : manger.
On dit par exemple : "Le temps que j'aille aux toilettes, ce goinfre m'a becté mon dessert !".
Cette locution verbale du langage courant signifie :
au sens propre, dans le langage courant : avoir encore faim ; continuer d'avoir faim après avoir mangé.
On dit par exemple : "Tu imagines bien qu'avec un poulet pour quatre adultes et trois adolescents, nous sommes restés sur notre faim".
et ausens figuré, dans le registre familier : voir ses attentes déçues ; être insatisfait ;ne pas obtenir autant que ce que l'on attendait ou espérait.
On dit par exemple : "Je suis resté sur ma faim avec ce documentaire, car il n'expliquait pas grand chose".
Sources : Le Robert, www.expressio.fr et wiktionary.org
Ces trois locutions adjectivalesantonymes très imagées signifient respectivement :
"Être clair comme de l'eau de roche" : être parfaitement clair (langage courant).
On dit par exemple : "La situation est claire comme de l'eau de roche : ils s'aiment et veulent se marier !".
et "Être clair comme du jus de boudin" (idiotisme alimentaire) ou "Être clair comme du jus de chique" : ne pas être clair du tout, être trouble, obscur (registre familier).
On dit par exemple : "L'intrigue est claire comme du jus de chique : on ne comprend rien à rien !".
Ou : "Je n'ai rien compris à ton histoire : c'est clair comme du jus de boudin !".
Cette expression du registre familier signifie : se défausser, se débarrasser d'une affaire embarrassante, gênante, difficile ou délicate en confiant sa gestion à une autre personne.
On dit par exemple : "Comme à son habitude, le ministre a refilé la patate chaude à l'un de ses collaborateurs".
Sources : Le Robert, www.expressio.fr, www.languefrancaise.net et www.joellerochette.com
Cette interjection, qui ne manque pas d'interloquer nos amis étrangers et nos jeunes enfants, relève du registre familier.
Et elle constitue une ellipse de "IL VA FALLOIR FAIRE ceinture !".
Elle fait référence à la locution verbale "Faire ceinture", qui est déjà elle-même une ellipse de "Faire USAGE DE SA ceinture".
Dire à quelqu'un "Ceinture !" revient donc à lui ordonner ou, à tout le moins, à l'inviter fermement à se priver de nourriture (au sens propre) ou de quelque chose (au sens figuré).
Un médecin nutritionniste peut par exemple annoncer à un patient : "Vous oubliez complètement les barres chocolatées et les tartines de confiture au petit-déjeuner : ceinture !".
Ou un père, furieux après les mauvais résultats scolaires de son fils : "Terminé les jeux vidéo : ceinture !".