Ces différentes locutions nominales du registre familier en forme d'idiotismes alimentaires désignent - au sens figuré - un chien de petite ou de moyenne taille, doté de pattes très courtes et d'un corps très allongé.
On surnomme généralement ainsi le "Basset".
Un basset artésien normand
Ainsi que le "Teckel".
Un teckel à poil ras
Les formes "Un saucisson SUR pattes" et "Une saucisse À pattes"sont moins courantes que "Un saucisson À pattes" et "Une saucisse SUR pattes".
J'aime beaucoup cette expression du registre familier en forme de locution verbale et d'idiotisme alimentaire.
"Sucrer les fraises" s'utilise depuis le tournant du XXe siècle et signifie, par plaisanterie (un tantinet douteuse), au sens figuré : avoir les mains qui tremblent de façon visible, être agité de tremblements nerveux incontrôlés.
Et par extension : être gâteux, atteint d'une maladie dégénérative, manifester des signes de vieillesse.
On dit par exemple : "La grand-mère de ma copine est vraiment très très âgée : elle sucre les fraises".
Ou : "J'espère bien pouvoir un jour m'offrir un beau voyage avec mes filles avant de sucrer les fraises".
Ce type de tremblement des mains ressemble en effet beaucoup au mouvement que font celles-ci lorsque l'on sucre les fraises au sens propre :
armé d'une main d'une coupe pleine de ces fruits rouges,
et de l'autre d'un sucrier à trous ou d'une cuillère à sucre (percée de trous), il faut secouer la seconde main au-dessus de la première afin d'obtenir des fraises au sucre.
Cette expression ne doit pas être confondue avec la locution verbale "Être aux fraises".
Sources : www.expressions-francaises.fr, www.expressio.fr et wiktionary.fr
Ces deux amusantes locutions nominales du langage courant en forme d'idiotismes corporels désignent - au sens figuré - : un animal ou une personne ayant tout le temps faim, qui mange beaucoup, qui a un très gros appétit, voire incapable de contrôler son alimentation.
Sources : www.dictionaire.reverso.net et wiktionary.org
Cette locution nominale et son apocope désignent ce que l'on appelle couramment "le gaz hilarant".
Ce composé chimique, également appelé "Oxyde nitreux" ou "Hémioxyde d'azote", est un gaz incolore a l'odeur et au goût légèrement sucrés.
Il s'agit d'un puissant gaz à effet de serre, 298 fois plus puissant que le gaz carbonique, devenu le premier contributeur à la destruction de la couche d'ozone !
Il suffit en effet de remplir un ballon de baudruche avec le contenu d'une cartouche, puis d'inhaler le gaz ainsi transféré dans le ballon.
Ainsi s'explique le grand nombre de cartouches argentées vides et de ballons dégonflés que vous avez certainement dû remarquer depuis quelque temps, au moins dans certains quartiers, jonchant souvent les pelouses des parcs et des cités, ainsi que les trottoirs de nos villes...
son extrême facilité d'accès :
Le protoxyde d'azote est en effet en vente libre dans sa version "gaz pour syphon", ce qui permet de se droguer en toute légalité !
et son prix absolument dérisoire:
On trouve ce "gaz pour syphon" à un prix défiant toute concurrence et à la portée de n'importe quel jeune enfant, puisque par exemple à 4 euros les 6 cartouches chez Casino, soit seulement 66 centimes pièce !
Et même à 134,95€ les 400 cartouches sur le site bienmanger.com, mis en avant par Google, soit 33,7 centimes pièce !
Lot de 400 cartouches de "gaz siphon professionnelles N2O pour chantilly" en vente sur le site bienmanger.com
Ou encore à 219€ les 600 cartouches chez le même fournisseur, pour les crétins ne sachant pas compter (36,5 centimes pièces, soit 8,3% plus cher !).
Voilà bien quatre substantifs féminins que l'on peut malheureusement souvent confondre, alors qu'ils ne désignent pas vraiment la même chose !
"Cochonnaille" ou "Charcutaille" appartiennent au registre familier et désignent la viande et les abats de cochon diversement apprêtés, traditionnellement appelés dans le langage courant "Charcuterie".
On dit par exemple : "Le président Chirac ne résistait pas à une bonne assiette de cochonailles".
"Cochonnerie" relève du langage courant et désigne :
l'état d'une chose ou d'une personne extrêmement malpropre ; d'une malpropreté digne du cochon.
On dit par exemple : "Mais où as-tu donc trouvé cette cochonnerie ?".
Ou : "Ce type est d'une cochonnerie incroyable".
une chose sale, mauvaise ou malsaine ;
On dit par exemple : "Arrête de faire des cochonneries".
Ou : "Cesse-donc de manger des cochonneries à longueur de journée".
une chose sans valeur, de très mauvaise qualité ; une "Cochonnerie".
On dit par exemple : "Tu devrais jeter toutes ces cochonneries".
Ou : "Ce fauteuil en promotion était une véritable cochonnerie !".
ou : une parole ou une action obscène, indécente, relevant de la paillardise, de la grivoiserie, de la gaudriole, voire de la pornographie ; une "Cochonceté".
On dit par exemple : "Il ne cesse de lui dire des cochonneries".
et "Cochonceté" - un mot que j'aime beaucoup - appartient au registre familier et désigne également :
une chose sans valeur, de très mauvaise qualité ; une "Cochonceté".
Le rayon jambon sous plastique d'une grande surface alimentaire
On dit par exemple : "Pour mon ancienne copine, le jambon ou les légumes sous plastique - même bio - n'étaient que des cochoncetés !".
Le rayon légumes bio sous plastique d'une grande surface alimentaire
ou : une parole ou une action obscène, indécente, relevant de la paillardise, de la grivoiserie, de la gaudriole, voire de la pornographie ; une "Cochonceté".
On dit par exemple : "Ce type est connu pour ne proférer que des cochoncetés".
Ou : "Mon fils et sa copine s'étaient enfermés dans la chambre pour faire des cochoncetés !".
Ce mot du langage courant peut avoir en français deux significations différentes.
Et cela, à la grande surprise, parfois, de nos amis étrangers ou de certains jeunes migrants allophones, que j'ai pu avoir l'occasion de côtoyer, qui nous expliquaient qu'ils n'avaient pas faim lorsque nous leur annoncions qu'ils allaient avoir un avocat !
Ce mot désigne en effet, selon le contexte :
un juriste, dont les fonctions traditionnelles sont de conseiller, représenter, d'assister et de défendre ses clients (personnes physiques ou morales) en justice, en plaidant pour faire valoir leurs droits et, plus généralement, pour les représenter.
L'avocat a également une fonction de conseil mais aussi de rédacteur d'actes.
ou : le fruit de l'avocatier, un arbre originaire du Mexique, qui est, de loin, le premier producteur mondial de ce fruit (à lui seul 30 % de la production mondiale), ainsi que le premier exportateur et le premier consommateur.
Je raffole personnellement de ce fruit utilisé en salade ou pour faire du guacamole.
On peut facilement faire pousser chez soi un avocatier à partir de simples noyaux d'avocat.
Pour l'anecdote, le mot "avocat" provient de l'espagnol "aguacate", lui-même dérivé d'un mot d'une langue locale signifiant "testicule", par analogie avec la forme de cet organe.
La signification de ce substantif masculin varie en fonction du niveau de langage employé, puisqu'il désigne :
Un couple de canards colverts (la femelle est à gauche et le mâle à droite)
dans le langage courant : un oiseau aquatique, au cou court, au large bec jaune, aplati, aux très courtes pattes, palmées et aux longues ailes pointues, domestiqué ou non.
Le canard domestique est utilisé après gavage, pour la production de foie gras, de confits et de magrets.
Un élevage de canards
dans le registre familier : le fait de tremper brièvement un morceau de sucre dans le café et de le croquer ensuite sans le laisser fondre dans la tasse ou entre les doigts,
et dans le registre argotique: un journal.
Des journaux ou "Canards" dans le registre argotique
"Le Canard Enchaîné" est ainsi un hebdomadaire satirique français paraissant le mercredi, fondé le 10 septembre 1915 par Jeanne Maréchal et Maurice Maréchal et Henri-Paul Deyvaux-Gassier.
Le "Canard Enchaîné" n° 5023 du 1er février 2017
Comptant parmi les plus anciens titres de la presse française actuelle, c'est aussi, depuis les années 1960, un journal d'investigation révélant nombre d'affaires scandaleuses, très attaché à la protection des sources d'information des journalistes.
Ce substantif masculin peut avoir différentes significations en fonction du niveau de langue :
dans le langage courant, il désigne ainsi : une confiture élaborée à partir de jus de raisin, de sucre, parfois de vin doux, auquel on ajoute souvent des fruits (poires, coings en particulier).
Le raisiné nécessite des raisins très mûrs et très sucrés provenant de coteaux ensoleillés.
Le raisiné se fait généralement avec du raisin noir, mais le "raisiné bourguignon" et le "raisiné de Montpellier" se font avec du raisin blanc.
et dans le registre argotique : le sang.
J'ai évoqué dans un autre article "Du raisiné sur les bafouilles", un superbe récit complet en six planches réalisé en 1956 par Morris et Goscinny, que j'ai personnellement découvert en 1980 et qui m'a permis d'apprendre la signification de ce mot.
Ce petit mot polysémique change de sens selon le registre de langue et désigne respectivement :
dans le langage courant :
en architecture : un mur bas servant d'appui à une grille, une colonnade ou une arcade.
un meuble : à l'origine un gros coffre de bois, destiné au transport.
Puis un meuble de grandes dimensions, tel qu'un buffet.
On dit par exemple : "On a voulu se débarrasser du vieux bahut du salon, mais ça nous a pris deux jours, à trois, pour monter le buffet suédois Sküngred qu'on s'est acheté à la place !".
un récipient en inox utilisé comme ustensile de cuisine dans les cuisines professionnelles.
dans le registre argotique :
un camion, un véhicule poids-lourd.
On dit par exemple :"Tu aurais vu les files de bahuts sur l'autoroute : c'était impressionnant !".
"Un bahut" ou "un tacot", c'est à dire : un taxi, dans le registre argotique
On dit par exemple : "J'ai eu du mal à trouver un bahut pour rentrer ; j'ai failli rentrer à pinces".
et dans le registre populaire : un collège ou un lycée.
On dit par exemple : "Ras le bol du bahut ! Vivement la fac...".
Le collège Jules-Ferry (devenu Lycée) à Conflans Sainte-Honorine (78), où j'ai étudié de la 6e à la 3e, de septembre 1972 à juin 1976Le lycée Le Corbusier, à Poissy (78), où j'ai étudié de la seconde à la terminale, de septembre 1976 à juin 1979Le Lycée Jules-Ferry, à Paris (75), place Clichy, où Diane Kurys a tourné "Diabolo menthe" en 1977 et où j'ai fait un début d'hypokhâgne en septembre et octobre 1979, avant de débarquer à Nanterre (92), en histoire et en droit.
En 1980, Michel Nerval a réalisé un film intitulé "Le bahut va craquer !" :
Voilà bien une série de locutions verbales d'apparence très simples qui doivent pourtant parfois surprendre nos amis étrangers.
En voici les différentes significations :
"Dresser la table" ou Mettre la table" (langage courant) signifie : Dresser le couvert, mettre le couvert. C'est à dire disposer la nappe et les couverts sur la table où l'on s'apprête à manger.
Cette formule remonte au Moyen Âge, lorsque certains repas de fête ou banquets réunissaient de très nombreux convives. Posséder en nombre suffisant des tables telles que nous les connaissons de nos jours aurait été inutile. Aussi les "tables" n'étaient elles que des planches posées sur des tréteaux. "Dresser la table" ou "Mettre la table" signifiait alors que l'on déplaçait les planches et les tréteaux là où l'on désirait se restaurer.
On dit par exemple : "Les enfants, vous viendrez mettre la table s'il vous plaît !".
"Être à table" (langage courant) signifie : Être en train de manger ; qu'il s'agisse du déjeuner ou du dîner.
"Passer à table" (langage courant) signifie : S'aprêter à manger ; qu'il s'agisse - là aussi - du déjeuner ou du dîner.
On dit par exemple : "Nous passsons à table généralement vers vingt heures".
On dit également (langage courant) : "Se mettre à table".
et "Se mettre à table" signifie :
dans le langage courant : S'aprêter à manger ; qu'il s'agisse - là aussi - du déjeuner ou du dîner.
On dit par exemple : "Tu peux me rappeler un peu plus tard, s'il te plaît, nous allions nous mettre à table".
On dit également (langage courant) : "Passer à table".
et dans le registre argotique, dans le vocabulaire et jargon de la police : "Passer aux aveux, avouer".
On dit par exemple : "Raymond le balafré va passer à table : le commissaire s'occupe de lui depuis trois heures".