"Faire son beurre".

Faire son beurre

Cette locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire appartient au registre argotique.

Et elle signifie, au sens figuré : s'enrichir ; faire des bénéfices ; prospérer ; gagner de l'argent ; profiter de quelque chose ; faire son profit de quelque chose, y trouver un intérêt.

On dit par exemple : "Il ne gagne pas d'argent avec ses chambres : c'est avec le restaurant de l'hôtel qu'il fait son beurre".

Ou : "Avec la pandémie de maladie à coronavirus 2019, le commerce en ligne fait son beurre".

Sources : www.languefrancaise.net, www.expressio.fr

"Être né avec une cuillère en argent dans la bouche".

Cuillère de bébé en argent massif "Charlie bear" de chez Christofle

Cette expression du langage courant signifie, au sens figuré : être sinon rentier, du moins un privilégié, issu d’une famille très aisée et ayant la chance de n'avoir eu aucune préoccupation financière depuis sa naissance.

Elle comporte en général une connotation négative et est essentiellement utilisée afin de discréditer une personne.

Il s'agit d'une expression qui nous vient d'Angleterre, où elle serait apparue pour la première fois en 1712. Et l'on sait qu'elle est employée aux États-Unis d'Amérique depuis au moins 1780 ("Born with a silver spoon in his mouth" c'est à dire "Né avec une cuillère en argent dans la bouche").

Elle n'a cependant dû s'imposer chez nous que dans la seconde partie du XIXe siècle.

"Être né avec une cuillère en argent dans la bouche" est - comme souvent - une expression directement liée à la religion chrétienne.

Même si elle semble s'être relativement perdu, la tradition voulait en effet que, lorsqu’un bébé venait au monde, son parrain lui offrait une cuillère le jour de son baptême. Une cuillère en argent soulignait la richesse de la famille, puisque dans les milieux moins aisés, on utilisait des cuillères en bois, qui furent par la suite principalement fabriquées en étain. Le mot anglais "Spoon" ("Cuillère") constitue d’ailleurs une déformation du mot "Spon", qui désignait un copeau de bois, la cuillère étant taillée dans un gros éclat de bois.

Offrir une cuillère en argent à son filleul était donc un signe visible de son aisance et de la bonne éducation qu’il recevrait, à l’abri de tout embarras financier.

Source : www.lefigaro.fr, "Les 1001 expressions préférées des Français" (Georges Planelles, 2011)

Pourquoi ne faut-il jamais demander à une boulangère si elle a de grosses miches ?

Réponse
Afin d’éviter de se prendre un pain dans la gueule !
Explication du calembour
Il résulte de la polysémie de la locution verbale « Prendre un pain », qui signifie « Recevoir un coup violent » dans le registre argotique.

 

"Un coche" ou "Une coche".

  • "Un coche" est un substantif masculin désignant autrefois (registre désuet) :

Un coche tracté par des chevaux, au XIXe siècle

    • une grande voiture, non suspendue, tirée par des chevaux, assurant le transport des voyageurs,

Un véhicule hippomobile

    • et par extension : toute voiture tirée par des chevaux ou "hippomobile".

On retrouve notamment ce terme dans les expressions "Louper le coche", Manquer le coche" ou "Rater le coche" et "La mouche du coche".

Un coche d'eau, autrefois

    • ou un chaland des fleuves halé par des chevaux, également appelé "Coche d'eau".
  • tandis que "Une coche" est un substantif féminin désignant :

Une coche typographique

 

    • en typographie : un symbole graphique servant à marquer un élément dans une liste, dans un texte, etc.

De nombreux observateurs en ornithologie, surnommés "Cocheurs", utilisent ainsi les coches afin de noter, sur leur liste de contrôle, les noms des oiseaux déjà observés dans leur vie ou au cours de l'année.

Une coche de flèche sur la corde d'un arc

    • en tir à l’arc : l'entaille (ou la pièce entaillée rajoutée) au bout du fût d'une flèche, qui empêche celle-ci de glisser sur la corde de l’arc,
    • autrefois : la femelle du cochon,

Une truie

    • et de nos jours, en charcuterie : une truie reproductrice arrivant en fin de carrière de reproduction, destinée à être abattue, et dont la chair est plus savoureuse que celle du cochon de boucherie.

Sources : www.cnrtl.fr et wikipedia.org

"Mitonner".

Ce verbe change radicalement de signification selon le registre de langue, puisqu'il signifie :

  • dans le langage courant :
    • cuire à feu doux, bouillir doucement.

On dit par exemple : "Chic : ma grand-mère va me mitonner une petite soupe dont elle a le secret !".

    • préparer, mijoter quelque chose avec soin, peu à peu et généralement en secret, en vue d'un certain résultat.

On dit par exemple :" On mitonne un gros coup pour la nuit du réveillon".

    • dorloter quelqu'un, l'entourer de prévenances, généralement à des fins intéressées.

On dit par exemple : " Je vais te mitonner un séjour de rêve pour tes prochaines vacances,".

    • et dans le registre argotique :

 

      • raconter un conte, distraire par une histoire.

On dit par exemple : "Tu ne vas encore me mitonner pour m'emprunter ma bagnole !".

      •  mentir.

On dit par exemple : "Ce type n'arrêtait pas de mitonner tout le monde !".

Source : wiktionary.org

 

"Renarder".

"Renarder", "Aller au renard", "Balancer un renard", "Cracher un renard", "Écorcher le renard", "Faire un renard", "Lâcher un renard" ou "Piquer un renard", c'est à dire "Vomir".

Ce verbe étrange du registre argotique signifie : vomir.

Et il est naturellement à rapprocher des idiotismes animaliers particulièrement imagés "Aller au renard", "Balancer un renard", "Cracher un renard", "Écorcher le renard", "Faire un renard", "Lâcher un renard" et  "Piquer un renard".

Mais il existe encore beaucoup d'autres façons de dire "Vomir" en français.

"Prendre pour un jambon" ou "Prendre pour une quiche".

J'aime beaucoup ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes alimentaires, qui relèvent du registre familier et  signifient : prendre pour un abruti ou prendre pour un idiot.

Sur ce même sujet, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux différentes façons de dire : "Prendre pour un idiot".

"Un bivalve", "un pélécypode" ou "Un lamellibranche".

Coquillages bivalves

Ce substantif masculin désigne un mollusque d'eau douce ou d'eau de mer possédant une coquille double, à deux valves, pouvant s'entrouvrir et se refermer.

Les "bivalves" sont également nommée "pélécypodes" ou "lamellibranches".

Et cette classe de coquillages le plus souvent comestibles et appartenant aux "fruits de mer" comprend notamment : les palourdes, les bulots, les clams, les coques, les coquilles Saint-Jacques, les couteaux, les huîtres, les moules, les palourdes, les pétoncles et les praires.

Source : fr.vikidia.org

"Se croire le premier moutardier du Pape".

J'adore cette expression française très ancienne en forme d'idiotisme numérique, d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme religieux.

Elle signifie dans le registre familier et au sens figuré : avoir une haute opinion de soi-même, se donner des airs d’importance, se prendre à tort pour une personne importante.

Autrement dit : être un sot vaniteux.

Ou, dans le registre vulgaire : "Péter plus haut que son cul".

Ainsi que l'attesta le lexicographe Émile Littré, dès la deuxième édition de son célèbre dictionnaire (1872-1877), "Il n’y a pas de moutardier parmi les officiers du pape" et ce titre ronflant n'est bien évidemment qu’une pure invention comique.

L'expression est décrite pour la première fois dans le Dictionnaire de Trévoux de 1771 et on la trouve chez plusieurs auteurs du XVIIIe siècle, ainsi que dans le célèbre conte d'Alphonse Daudet "La Mule du Pape" (1887).

Sources : www.expressions-francaises.fr et wiktionary.org

"Tartiner".

Tartiner de beurre des tranches de pain de mie

Ce verbe du langage courant signifie :

  • au sens propre : étaler, étendre (du beurre, de la confiture, de la pâte à tartiner, etc.) sur une tranche de pain, appelée "tartine".

On dit par exemple : "Lorsque j'étais enfant, ma mère me tartinait mon pain pour le petit-déjeuner".

  • par extension, dans le registre familier : étaler une substance quelconque.

On dit par exemple : "Ma copine se tartine le visage de crème avant de se coucher".

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • en remettre une couche, insister, répéter, en rajouter ou rouvrir un débat clos.

On dit par exemple : "Je ne vais pas tartiner, mais je voudrais tout de même ajouter que...".

    • ou : écrire des "tartines", délayer en de longues phrases le contenu de sa pensée.

On dit par exemple : "Les notes de mon patron sont pénibles à lire car il tartine beaucoup".

Source : wiktionary.org

10 façons de dire : "Prendre pour un idiot" ou "Tu me prends pour un idiot !".

Dans le langage courant, on peut naturellement se contenter de formules telles que "Tu me prends pour un abruti !" ou "Tu me prends pour un crétin !".

Mais comme souvent, cependant, le registre familier s'avère bien plus parlant. Ainsi, en utilisant les idiotismes alimentaires "Tu me prends pour un jambon !" ou "Tu me prends pour une quiche !", vous affirmez bien plus nettement votre courroux !

De même qu'avec les idiotismes animaliers "Tu me prends pour une buse !" ou "Tu me prends pour une tanche !".

Et ce beaucoup plus, à mon sens, qu'en usant du registre argotique avec "Tu me prends pour un con !", "Tu te fous de moi !" ou "Tu te fous de ma gueule !".

Lequel registre argotique est même - pour moi - devancé par le registre soutenu : "Tu fais injure à mon intelligence !"

 

"Fruitière" et "Une fruitière".

  • l'adjectif féminin "Fruitière" appartient au langage courant et signifie : qui porte des fruits ou qui concerne les fruits,

Une fruitière : fromagerie traditionnelle de montagne où est transformé du lait cru en fromage, dans les massifs du Jura et des Alpes

  • et "Une fruitière" est un substantif féminin peu connu du grand public, désignant, dans les massifs du Jura et des Alpes, tant en France qu'en Suisse : une fromagerie traditionnelle de montagne où est transformé du lait cru en fromage.
Fruitière à comté dans le Jura
Fruitière à Comté dans le Jura

Source : wikipedia.org