"Pierre Cardin".

Il s'agit du nom d'usage du couturier et home d'affaires français d'origine italienne Pietro Costante Cardin, né le 2 juillet 1922.

Pierre Cardin est une personnalité incontournable dans la mode des cinquante dernières années, tantôt couturier visionnaire, tantôt homme d’affaires invétéré.

Ayant intégré la haute couture en 1957, il y restera environ dix ans. Il présenta la fin des années 1950 une collection de prêt-à-porter qui fit grand bruit et fut considéré, avec Paco Rabanne et André Courrèges, comme l'inventeur de la mode futuriste dans les années 1960.

Sa marque, "Pierre Cardin", est aujourd'hui présente, sous formes de franchises, dans plus de 100 pays, faisant de lui l'un des cinq Français les plus connus au monde.

Source : wikipedia.org

"Lino Ventura".

Lino Ventura

Il s'agit du nom d'usage de l'acteur italien Angiolino Giuseppe Pasquale Ventura, né le 14 juillet 1919 et mort le le

Ayant réalisé la majeure partie de sa carrière en France, il fut d'abord lutteur professionnel (champion d'europe poids moyens en 1950) puis catcheur, avant de devenir, par hasard, acteur aux côtés de Jean Gabin, en 1954, dans "Touchez pas au grisbi" de Jacques Beker.

Affiche du film français "Touchez pas au grisbi" de Jacques becker (1954)

D'abord cantonné à des seconds rôles d'hommes de main ou de brutes, il devient une vedette dès la fin des années 1950, avant d'être, deux décennies durant, l'un des acteurs les plus populaires et rentables du cinéma français, avec 130 millions d’entrées.

Père de quatre enfants dont une fille handicapée, il a fondé, avec sa femme Odette, en 1966, l'association "Perce-Neige", destinée à venir en aide aux personnes handicapées mentales.

Je le considère personnellement comme le meilleur interprète des dialogues du génial Michel Audiard ; que ce soit à travers ses répliques de :

Affiche du film français "Un taxi pour Tobrouk" de Denys de la Patellière (1961)

  • "Un taxi pour Tobrouk" de Denys de la Pattelière (1961),

Affiche du film français "Les tontons flingueurs" de Georges Lautner (1963)

Affiche du film français "Cent mille dollars au soleil" de Henri Verneuil (1964)

Affiche du film français "la métamorphose des cloportes" de Pierre Granier-Deferre (1965)

  • ou "La métamorphose des cloportes" de Pierre Granier-Deferre (1965), pour ne citer que mes quatre préférés.

Source : wikipedia.org

"Anticonstitutionnellement".

Cet adverbe signifie "d'une manière anticonstitutionnelle, de façon contraire aux règles  constitutionnelles de l’organisation des pouvoirs publics d’un gouvernement".

Il est relativement célèbre car traditionnellement considéré ou réputé être le plus long mot de la langue française avec ses 25 lettres.

Il n'en est pourtant absolument rien puisque :

  • le mot "intergouvernementalisation" est plus long qu'"anticonstitutionnellement" (26 lettres),
  • ainsi que la forme conjuguée "anticonstitutionnalisassions", du verbe "anticonstitutionnaliser" (28 lettres),
  • enfin, il est possible d’en trouver d'encore plus longs, dès lors que l’on entre dans des domaines techniques, notamment en chimie, en médecine ou en physique, spécialement avec les noms autodescriptifs de molécules. Le record de longueur - avec 50 lettres ! - appartient ainsi à une molécule aux propriétés bactéricides nommée "diisobutylphénoxyéthoxyéthyldiméthylbenzylammonium".

Citons également, pour l'anecdote et en guise de conclusion, les trois noms de communes les plus longs de France, avec 38 lettres chacun :

  • "Beaujeu-Saint-Vallier-Pierrejux-et-Quitteur" (70),
  • "Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont" (14),
  • et "Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson" (51).

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Ça m'pose une interrogation" ni "C'est des sujets sur lesquels c'est pas si simple d'y répondre" !

Comme l'a déclaré le député LREM Richard Ramos, le 14 août 2019, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "CELA M'AMÈNE À M'INTERROGER" et "CE SONT des sujets AUXQUELS IL N'est pas si simple DE répondre" !

Pour ces deux déclarations pitoyables je décerne sans hésiter à cet élu de la Nation mon label de médiocrité "Fâchés avec le français"

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Mesdemoiselles, soyez à la pointe de la mode : adoptez donc dès à présent le "Cerebral shrinkage" ou "Brain atrophy" ! !

Vous avez aimé le "Thigh gap" et lui courez désespérément après ?

Non contente d'avoir déjà perdu je ne sais combien de kilos, vous vous attachez désormais à obtenir un "Ab crack" ?

Alors essayez donc, sans tarder, le "Cerebral shrinkage" ou "Brain atrophy", dont je pressens d'ores et déjà qu'il sera l'ultime étape de cette course folle à la beauté féminine cadavérique !

... même si ces deux locutions anglo-saxonnes ne sont naturellement que pure invention satirique de ma part !

Pourquoi dire : "Un ab crack" ?

Emily Ratajkowski

Et pas : "Une fente abdominale" !

Érigé par les utilisatrices de réseaux sociaux comme la performance musculaire ultime et le summum de ce qui peut aguicher un homme, ce défi esthétique exige d'avoir une ligne creuse partant de la poitrine, entre les côtes, allant jusqu'au nombril, voire au pubis, dessinant une sorte de tranchée en travers du corps !

Les photos de mannequins ou actrices telles que l'états-unienne Emily Ratajkowski semblent malheureusement avoir popularisé cette tendance inepte.

Sur un thème contigu, je me permets de vous recommander mon article consacré au "Thigh gap".

Ainsi que celui intitulé "Mesdemoiselles soyez à la pointe de la mode : adoptez donc dès à présent le "Cerebral shrinkage" ou "Brain atrophy" !"

Source : www.madamelefigaro.fr

Pourquoi dire : "Un thigh gap" ?

Un thigh gap

Et pas : "Un écart entre les cuisses" ?

Cette locution désigne en effet l'espace entre les cuisses que possèdent certaines femmes lorsqu'elle se tiennent debout, les pieds joints.

Sur un thème contigu, je me permets de vous recommander mon article consacré à l'"Ab crack".

Ainsi que celui intitulé "Mesdemoiselles, soyez à la pointe de la mode : adoptez donc dès à présent le "cerebral shrinkage" ou "brain atrophy" !"

"À l'époque" ne signifie pas "Autrefois" !

Je suis exaspéré par cet usage erroné, de plus en plus répandu, de la locution adverbiale "À l'époque".

Ce fut d'abord ma jeune belle-fille, tout juste âgée d'une dizaine d'années, il y a de cela aujourd'hui plus de 15 ans, que je devais reprendre systématiquement, ainsi que ses camarades, lorsque je les entendais dire ex abrupto : "À l'époque il y avaient des dinosaures" ou "À l'époque les gens roulaient en carrosse".

Mais à quelle époque ?

Désormais, cependant, je l'entend de plus en plus fréquemment dans la bouche d'adultes (et pour cause, ladite jeune femme ayant, à présent, 26 ans révolus !), et ce, y compris dans les organes d'information !

Or "À l'époque" n'a bien évidemment jamais signifié "Autrefois", pas plus qu'il n'est possible de l'utiliser seule, sans période de référence !

Très concrètement, voici les quatre seules façons possibles d'utiliser cette locution :

  • "À l'époque de".

Par exemple : "À l'époque de Louis XIV les nobles roulaient en carrosse".

  • "À l'époque où".

Par exemple : "À l'époque où j'ai rencontré ta mère, je vivais à Paris et, elle, à Aix-en-Provence".

  • "À cette époque" ou "À l'époque" : si et seulement si l'on a posé au préalable un cadre temporel.

Par exemple : "J'ai longtemps vécu à Paris (75). À cette époque j'allais au cinéma au moins 100 fois par an".

Ou : "J'ai passé mon baccalauréat à Saint-Germain-en-Laye (78), car à l'époque, il n'y avait pas de lycée à "Conflans Sainte-Honorine (78), où je demeurais".

On ne dit pas : "Ça va ternir l'image de nous" !

Comme l'a lamentablement déclaré, le 14 août 2019, le jeune toulousain nettoyant bénévolement les plages, interrogé sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

Mais : "Cela va ternir NOTRE image" !

Comme souvent en pareil cas, je suis proprement effaré par la propension de toutes ces personnes, manifestement peu exercées à s'exprimer de manière correcte, à s'efforcer systématiquement de trop rehausser leur niveau de langue lorsqu'elles sont interrogées par un journaliste. Ce qui donne souvent d'elles l'image d'une personne incapable de construire une phrase correcte, alors que ce n'est pas forcément le cas.

Ici par exemple : ce jeune aurait naturellement bien mieux fait de se contenter de dire "Ça va abîmer notre image", phrase qui me semble avoir été largement à sa portée. Je ne peux en effet pas croire que l'on ne puisse pas dire "notre image" - et non "l'image de nous" - dès lors que l'on connaît la signification du verbe "ternir".

Même s'il ne relevait que du langage courant, le verbe "abîmer" était largement suffisant : nul besoin d'aller se creuser les méninges pour trouver le verbe "ternir", qui relève davantage du registre soutenu, pour ensuite se vautrer lamentablement, tout concentré qu'il était, le pauvre, en achevant sa phrase par "l'image de nous", qui le ridiculise en le faisant passer pour un analphabète, qu'il n'est clairement pas.

Je ne saurais trop conseiller aux jeunes ou aux personnes ne maniant pas notre langue avec aisance, de se contenter de phrases simples du langage courant, voire familier, plutôt que d'essayer en vain de rehausser leur niveau de langue.

Et de ne surtout pas chercher à vouloir utiliser des mots, verbes ou expressions du registre soutenu ne relevant clairement pas de leur vocabulaire actif.

Ne sachant les maîtriser correctement, c'est la catastrophe assurée.

"15 façons de dire être chauve".

Le registre familier est très riche pour qui souhaite évoquer l'absence de cheveux chez un individu : "Avoir la boule à zéro", "Avoir le crâne lisse comme une boule de billard", "Avoir un crâne d'oeuf", "Ne pas avoir un poil sur le caillou" ou "Ne plus avoir un poil sur le caillou".

Ainsi que l'idiotisme corporel "Être chauve comme un genou".

Il existe aussi les formules "Être dégarni" (langage courant) et "Être déplumé" (registre familier), mais qui correspondent à une personne possédant encore quelques cheveux.

Dans le langage courant, vous pouvez également dire, tout simplement, "Ne plus avoir de cheveux".

Personnellement, j'adore l'idiotisme animalier "Faire le désespoir des poux" (registre familier).

La formule "Être atteint de chauveté" est vraiment - me semble-t-il - très laide et ne s'utilise absolument plus (registre désuet).

Enfin, "Avoir une calvitie" relève du registre soutenu.

L'héritage langagier de la télévision nous offre "Avoir une coupe à la Kojak" ou "Être coiffé comme Kojak".

Et l'héritage langagier du cinéma : "Avoir une coupe à la Yul Brynner" ou "Avoir une coupe Yul Brynner" (lequel s'était rasé à partir de 1951 pour son rôle du roi de Siam dans la comédie musicale de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein "Le roi et moi").