"Les nuits d'un damoiseau" de Robeurt Féneck ou 17 délicieuses expressions imagées évoquant la fellation et la masturbation

Cette drolatique chanson constitue une parodie méconnue de la célèbre chanson grivoise de 1963 "Les nuits d'une demoiselle", écrite par Guy Breton, composée par Raymond Legrand et interprétée par Colette Renard.

Comme dans celle-ci, l'interprète, "Robeurt Féneck", y énumère pas moins de 17 délicieuses expressions imagées et "poétiquement incorrectes" pour reprendre ses mots, évoquant la fellation et la masturbation, envisagée cette fois du côté masculin.

Les nuits d'un damoiseau

Que c'est bon d'être damoiseau, car le soir dans mon petit lit,
Quand Mars à Vénus fait son show, quand doucement tombe la nuit,

Je m'fais sucer la mignardise, je m'fais essorer le pinceau,
Je m'fais r'dresser la tour de Pise, je m'fais souffler dans le manchot,
Je m'fais mousser le créateur, je m'fais secouer le goupillon,
C'est là qu'elle cria Vive l'ampleur ! en sortant la mine du crayon,
Je me fais plumer le caribou, chatouiller l'étendard sacré,
Si en zinc étaient mes dessous, c'est l'angélus qu'on entendrait,
Je me fais jouer du trombone, j'aimerais glisser le dieu Râ,
J'aurais dû éviter la bonne et invoquer la déesse Kâ,
Je m'fais lustrer le bras de nain, le grand ridé, le Mont Pelé,
Il fallait bien dans ces quatrains, un p'tit hommage au sieur Perret,
Je me fais gonfler le colosse, mamourer les bijoux en prime,
Je n'ai jamais vu Mykonos, y a pas d'rapport, c'est pour la rime,
Je me fais lustrer le grand chauve, taquiner le complet pour dames,
Avant qu'il ne devienne tout mauve, demande Grâce, ne rende l'âme,

Et vous demanderez peut-être ce que je fais le jour durant,
Oh, cela tient en peu de lettres, le jour, je dors, tout simplement.

Pour les amateurs, il existe une autre version de cette parodie, sensiblement moins poétique et d'un auteur dont j'ignore le nom, énumérant 27 expressions du registre argotique évoquant la fellation et la masturbation masculine.

"Robert Denero".

Peu de gens le savent, je crois, mais c'est le nom d'artiste sous lequel l'acteur américain Robert De Niro figure au générique de son premier film, "Le mariage" ("The wedding party"), de Brian De Palma.

Film de fin d'études, coréalisé par Wilford Leach (son professeur d'art dramatique) et Cynthia Munroe (une amie étudiante du Sarah Lawrence College), ce film tourné en plusieurs fois entre 1963 et 1965 ne sortit sur les écrans qu'en 1969, grâce au succès de "Greetings", sorti en 1968, avec toujours Brian De Palma derrière la caméra et Robert De Niro devant (*).

Robert de Niro

Celui-ci avait été découvert par Brian De Palma en 1963, lors d'une audition ouverte organisé à Greenwich Village à New York (New York) (États-Unis), lors duquel il avait impressionné le jeune réalisateur par ses improvisations, alors qu'il n'avait pas encore 20 ans et ne pouvait donc même pas signer lui-même son contrat, la majorité étant à 21 ans.

(*) : Ils tourneront encore ensemble "Les nuits de New york"/"Hi, mom !" en 1970 et "Les incorruptibles" en 1987.

Doit-on dire "Un apogée" ou "Une apogée" ?

Réponse
Il s’agit d’un mot masculin !

Ce joli mot désigne, je vous le rappelle, :

  • au sens propre : le point où un astre (tel que la lune ou le soleil) est le plus éloigné de la Terre (l'antonyme de l'"apogée" est le "périgée"),
  • et, au sens figuré, le point le plus élevé, le plus haut degré.

On dit par exemple : "Être à l'apogée de sa carrière".

"Dormir sur la béquille".

Béquille latérale de motocyclette

J'aime beaucoup cette expression très imagée du registre argotique.

Elle fait référence, au sens figuré, à la béquille latérale des motocyclettes ou des bicyclettes, un dispositif constitué d’une simple patte métallique repliable vers l’arrière, permettant de maintenir droit un deux-roues à l’arrêt.

Moto sur sa béquille latérale

Et elle signifie donc, pour un homme, être frustré sexuellement, la verge en érection, au moment de se coucher.

"La péninsule ibérique".

Carte de la péninsule ibérique

Il s'agit de la péninsule située à la pointe sud-ouest de l'Europe, à l'extrême Sud-Ouest de la France.

Entourée par la mer Méditerranée au Sud et au Sud-est, l’océan Atlantique au Sud-Ouest, à l’Ouest et au Nord-Ouest, et les Pyrénées au Nord-Est qui séparent l’Espagne de la France, la péninsule ibérique comprend actuellement :

  • l'Espagne,
  • le Portugal,
  • Andorre,
  • Gibraltar,
  • ainsi que - on a très souvent tendance à l'oublier -: la "Haute-Cerdagne", ce petit territoire français situé de l'autre côté des Pyrénées, également appelé "Cerdagne française" ou "Cerdagne sous administration française" (par opposition à la "Basse Cerdagne", "Cerdagne espagnole" ou "Cerdagne sous administration espagnole") !

Source : wikipedia.org

"Le maître du suspense".

Il s'agit du surnom du réalisateur britannique Alfred Hitchcock, né le 13 août 1899 et mort le 29 avril 1980, peu de temps après avoir été anobli.

Nous lui devons 53 longs métrages, réalisés au cours d'une éblouissante carrière de 60 années, effectuée tant en Angleterre qu'aux États-Unis d'Amérique.

Tant par leur succès public que par leur réception et leur postérité critiques, certains d'entre eux comptent parmi les plus importants du septième art : "Les 39 marches", "Fenêtre sur cour", "Sueurs froides" ("Vertigo"), "La mort aux trousses", "Psychose" et "Les oiseaux", pour n'en citer que quelques uns.

Doué d'un sens aigu de l'autopromotion, notamment au travers de ses caméos, Hitchcock, interprète de son propre personnage, demeure l'une des personnalités du XXe siècle les plus reconnaissables et les plus connues à travers le monde.

Il est considéré comme l'un des réalisateurs les plus influents sur le plan stylistique.

Pionnier de nombreuses techniques dans le genre du "Thriller", il a installé les notions de "Suspense" et de "MacGuffin" dans l'univers du cinéma.

Et la "blonde hitchcockienne" est devenu l'un des archétypes du septième art.

Source : wikipedia.org

"Une pige".

Ce terme peut avoir d'assez nombreuses significations, en fonction du registre de langue utilisé, :

  • C'est ainsi, dans le langage courant, :
    • une longueur arbitraire, prise comme référence,
    • une tige graduée permettant de repérer plusieurs valeurs d'une grandeur (longueur, niveau, etc.),
    • une pièce cylindrique calibrée, en acier trempé, utilisée pour le réglage de machines-outils ou la mesure d'entraxes,
    • un instrument servant à mesurer l'épaisseur du cuir, du carton, etc.,
    • et, enfin, autrefois, en imprimerie, le nombre de signes qu'un compositeur devait réaliser durant un temps donné.
  • dans le registre familier :
    • une rémunération à l'article, au travail occasionnel, effectué par un journaliste, un rédacteur, un correcteur,

On dit par exemple : "Travailler à la pige pour un éditeur".

    • ou le travail ainsi effectué.

On dit par exemple : "Effectuer des piges pour un quotidien".

  • et dans le registre populaire :
    • une année.

On dit par exemple : "Désosser la vieille lui a fait prendre 15 piges de plus au Raoul !".

    • ou une année d'âge.

On dit par exemple : "La nénette à Bébert est en cloque ; elle a même pas 20 piges".

Et il faut bien reconnaître que les acceptions les plus couramment utilisées sont indiscutablement celles des registres familier et populaire.

"Thelonious Monk".

Il s'agit d'un musicien de jazz américain, né le 10 octobre 1917 et mort le 17 février 1982.

Pianiste et compositeur, il reste célèbre pour son style d'improvisation, ainsi que pour avoir écrit de nombreux standards de jazz.

À titre personnel, je n'ai cependant véritablement compris et su écrire son nom qu'à l'âge de 19 ans, et dans des circonstances pour le moins cocasses.

Étant en effet parvenu à me faire inviter à monter "prendre un dernier verre", après l'avoir raccompagnée chez elle, par une charmante jeune femme d'au moins quinze ans mon aînée, rencontrée par hasard au sortir d'une soirée, je me suis lamentablement ridiculisé en lui expliquant que non, je ne connaissais pas "Monk", son musicien de jazz préféré, mais seulement "Niousmonk"... "Theo Niousmonk", me semblait-il !

Fort heureusement pour moi, la mine consternée que je fis alors, en réalisant l'étendue de ma bourde, provoqua l'attendrissement de la mélomane et me sauva la mise !

"Se faire bectares tout cru".

C'est dans le génial "Le cave se rebiffe", réalisé en 1961 par Gilles Grangier, que Michel Audiard fait dire cette superbe réplique à Jean Gabin : "I' vont t'bectares tout cru les vilains !".

Autrement dit : "Te becqueter tout cru", "Te bouffer tout cru", "Te manger tout cru", "Ne faire de toi qu'une bouchée".

39 façons de dire : "Ne pas s'inquiéter".

Le registre vulgaire nous propose "S'en ballec", "S'en battre les couilles" ou "S'en branler".

Tandis que le registre argotique met à notre disposition "Ne pas se biler", "Ne pas se cailler", "Ne pas se faire de bile", "Ne pas se faire de mouron", "S'en battre l'oeil", "S'en cogner", "S'en contrefoutre", "S'en foutre" ou "S'en tamponner le coquillard", dont personnellement je raffole.

Les formules "Ne pas s'en faire", "S'en contrefiche", "S'en ficher" ou "S'en moquer comme d'une guigne" relèvent du registre familier.

Et nous disposons, dans le langage courant, des formules "Ne pas avoir peur de", "Ne pas être angoissé par", "Ne pas être être inquiet", "Ne pas être préoccupé par", "Ne pas être être soucieux de", "Ne pas s'embarrasser de", "Ne pas se faire de mauvais sang", "Ne pas se faire de souci", "Peu m'importe" ou "S'en moquer".

Enfin, le registre soutenu nous offre lui aussi de nombreuses possibilités avec "Demeurer indifférent à", "Être indifférent à", "Faire peu de cas de", N'être aucunement/nullement angoissé par/inquiet de/préoccupé par/soucieux de", "Ne faire guère de cas de", "Ne pas se préoccuper de", "Ne pas se soucier de", voire "Peu m'importe".

Ainsi que ma formule préférée : "Peu me chaut" !

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à "Toutes les façons de dire "S'inquiéter" en français.

"O. Menor" et "M.Oats".

 

Il s'agit des pseudonymes en forme de calembours des ACI français Jean-Jacques Goldman ("Homme en or" en anglais) et Marc Lavoine ("Oats" signifie "avoine" en anglais) pour l'écriture et la composition de trois chansons de 1993 de Marc Lavoine : "Ici-Bas", "L'aventure humaine" et "Tu me suffiras".

Jean-Jacques Goldman a également utilisé, entre 1979 et 2004, les pseudonymes "Sam Brewski", "First prayer" et "Sweet memories", auquel j'ai consacré un autre article.

"Une ventouse".

Ce mot peut revêtir différentes significations :

  • c'était d'abord, autrefois, en médecine, une sorte de petite ampoule ou cloche de verre, que l’on appliquait sur la peau et dans l’intérieur de laquelle on raréfiait l’air au moyen d'une flamme ou par un procédé mécanique, afin de soulever la peau et de faire venir le sang. Poser une ventouse se disait alors "Ventouser".

  • mais aussi, par analogie, un organe de fixation et de succion, dont sont pourvus quelques animaux aquatiques comme le calamar, la sangsue, la pieuvre (ou poulpe) ou le ténia, et à l’aide desquels ils se fixent ou sucent, en faisant le vide,

  • par extension, une calotte ou coupelle de caoutchouc, élastique et hermétique, pouvant se fixer par pression sur des surfaces planes et lisses,

  • ainsi qu'un outil à main constitué d'un manche et d'une calotte de caoutchouc en forme de cloche, conçu pour déboucher mécaniquement un conduit inaccessible au moyen d'autres outils, en créant une dépression,

Source : wikipedia.org