86 façons de dire "Être très fatigué".

Être épuisé

Nous disposons tout d'abord, dans le registre argotique, des locutions verbales "En avoir plein le dos",  "En avoir plein les pattes", "En avoir sa claque", "Être cané", "Être claqué", "Être cramé", "Être crevé", "Être dans le pâté", Être défoncé", "Être ensuqué", "Être naze", "Être nazebrok" (ou "Être nazebroque") ou "Ne plus pouvoir arquer".

"En avoir plein les jambes", "Être à plat", "Être au bout du rouleau", "Être bouilli", "Être dans un état proche de l'Ohio", "Être essoré", "Être flagada", "Être fracassé", "Être moulu", "Être raplapla", Être sur les jantes" ou "Être rétamé", "Être rincé", "Être subclaquant", "Être vermoulu" ou "Être vidé" relèvent du registre familier. Ainsi que "Être flapi" (ou "Être flappi"), "Être HS", "Être kaput", "Être lessivé" ou "Être Hors Service".

Ou "Être cuit", "Être à ramasser à la petite cuillère", "Être en compote" et "Être ratacuit", qui sont également des idiotismes alimentaires. De même que "Être en capilotade", qui est mon expression préférée dans ce domaine.

Ainsi que l'étrange idiotisme musical "Avoir avalé la trompette", qui ne s'utilise que dans le domaine du football ou la formule "Faire de l'huile" qui relève du jargon cycliste ; les locutions verbales "Être bouilli", "Être carbo" (par apocope de carbonisé), "Être carbonisé", "Être dans le gaz", "Ne plus avoir de gaz" et "Ne plus tenir en l'air" relevant de tous les sports.

Enfin, ""Être au bout de sa vie" et "Être en PLS" sont surtout utilisées par les jeunes.

Les formules imagées "Être sur le flanc", "Être sur les rotules", "Être sur les genoux", ainsi que la locution "Ne plus en pouvoir" ("Je n'en peux plus") relèvent du langage courant.

De même que "Être à bout de forces", "Être achevé", "Être abattu", "Être accablé de fatigue", "Être anéanti", "Être épuisé", "Être mort", "Être mort de fatigue", "Être sans énergie", "Être sans force", Être vidé", "N'en pouvoir plus", "Ne plus tenir debout", "Ne plus parvenir à garder les yeux ouverts", "Ne plus parvenir à rester éveillé", "Ne plus pouvoir avancer", "Ne plus pouvoir metttre un pied devant l'autre", "Tomber de fatigue" ou "Tomber de sommeil".

Enfin "Être éreinté", "Être exténué", Être fourbu", "Être harassé", "Être las", "Être rompu", "Être rompu de fatigue", et "Être vanné" relèvent du registre soutenu.

Quant à nos amis bretons, ils disent : "Être éouimpé" (ou "Être ewimpé"), nos amis lyonnais "Avoir les jambes en pâte à quenelle" et nos amis du Nord "Être tanné".

Ne dites pas : "Mon pote a pris cher quand les flics l'ont chopé après avoir grillé un feu." !

Mais : "Mon copain a été sévèrement puni quand les policiers l'ont arrêté après être passé au feu rouge." !

Ou mieux encore : "Mon ami a subi une lourde condamnation lorsque les représentants de l'ordre l'ont interpellé après avoir indûment franchi un feu de signalisation." !

Vous passerez ainsi du registre argotique au langage courant ou au registre soutenu.

"Prendre cher".

Cette expression peut avoir différentes significations, en fonction du contexte :

  • dans le registre familier, elle signifie : demander ou exiger des honoraires élevés,

On dit par exemple : "J'ai un super cardiologue mais il prend cher".

  • et, dans le registre populaire, :
    • avoir bien vieilli, ou s'être physiquement dégradé,

On dit par exemple : "J'ai revu Alain Delon, à la télévision, l'autre jour : il a pris cher, le pauvre !".

Ou : "J'ai été surpris en revoyant une vieille amie du lycée, récemment : elle a pris cher :".

    • être ivre ou puissamment drogué,

On dit par exemple : "Stéphane a picolé toute la soirée : il a pris cher !".

    • subir une sévère réprimande ou une lourde condamnation.

On dit par exemple : "Mathias a pris cher quand son père a vu son bulletin tout pourri !".

Ou : "Mon pote a pris cher quand les flics l'ont chopé après avoir grillé un feu".

    • s'endommager, s'user.

On dit par exemple : "On voit qu'il était à ton grand-père et que ton vieux et ses frangins s'en sont longtemps servi de ce vélo : il a pris cher !".

Source : wikipedia.org

"Une branleuse".

Une taqueuse

Ce terme polysémique du registre argotique désigne :

  • autrefois, dans le domaine de l'imprimerie :
    • une machine - appelée ordinairement de nos jours "Une taqueuse" - servant, après le tirage et avant le massicotage et le pliage, agrafage ou reliage, à aligner les feuilles de façon homogène. On appelle cette opération le "Taquage" ou "Déramage".

Celui-ci s'effectue à l'aide d'une table équipées d'un moteur de vibration ainsi que de deux butées latérales et d'une butée à l'arrière. Pour aligner les bords de la rame de papier, la table s'incline vers la gauche ou vers la droite tout en vibrant.

Grâce à ces vibrations, la "branleuse" égalise les piles de papier afin que les feuilles soient parfaitement superposées les unes sur les autres.

Une taqueuse
Une taqueuse
    • ainsi que l'ouvrière travaillant sur ce type de machine ; son équivalent masculin étant surnommé... "Le branleur".
  • une personne de pâle envergure menant une vie oisive.

On dit par exemple : "Cette petite branleuse ne fout rien de ses journées".

  • une masturbatrice, une personne de sexe féminin qui masturbe ou se masturbe.

Sources : www.cnrtl.fr et wikipedia.org

9 façons de dire "À la suite".

"De rang" appartient au registre familier.

"À la file", "D'affilée", "De suite", "L'un après l'autre" (ou "L'une après l'autre") ou "Sans interruption" relèvent toutes du langage courant.

Tandis que la locution verbale "Sans discontinuer", l'adverbe "Consécutivement" ou l'adjectif "Consécutif" (ou "Consécutive") appartiennent au registre soutenu.

"Un pisse-pas-là".

Pisse-pas-là

Ce mot du registre familier désigne un arceau métallique, parfois hérissé de piquants, destiné à préserver les angles des murs de l'urine des passants.

Plus ou moins efficaces, il en existe de très nombreuses variations.

8 façons de dire "sale".

Le français nous propose différents synonymes de l'adjectif "sale".

Le registre populaire nous propose "craspec"", "dégueulasse" et son apocope "dégueu".

Et nous avons dans le registre argotique "cradingue" et son apocope "crade" ainsi que "crado".

Enfin le registre familier nous offre la gémination "cracra".

Et le langage courant "malpropre".

"Le corps du délit n'est pas forcément un cadavre" !

Il s'agit en effet d'un objet prouvant matériellement l’existence d’un délit ou d’un crime.

Il peut donc certes s'agir d'un cadavre. Mais tout aussi bien d'une fenêtre brisée, d'une porte forcée ou d'un véhicule carbonisé.

Pourquoi est-il difficile de critiquer les sadomasochistes ?

Réponse
Parce que les coups et les douleurs, ça ne se discute pas !
Explication du calembour
Il résulte de la paronymie entre la formule « Les coups et les douleurs, ça ne se discute pas ! » et l’expression idiomatique « Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas !« 

9 façons de dire "Les règles".

Le registre argotique nous propose "les anglais", "les coquelicots", "les ours" et "les ragnagnas".

Certaines personnes - souvent des hommes, me semble-t-il -, apparemment traumatisées à l'idée d'évoquer, ne serait-ce que par la parole, ce sujet qui les traumatise manifestement, utilisent, dans le langage courant, des formules telles que "les machins" ou "les trucs".

"Les menstrues" relèvent du registre désuet et "les menstruations" ou "les saignements menstruels" du registre soutenu.