"Al Uderzo" ou "Albert Uderzo".

Albert Uderzo

Il s'agit des noms de plume du dessinateur de bande dessinée français Alberto Aleandro Uderzo, né le 25 avril 1927 et mort le 24 mars 2020.

René Goscinny et Albert Uderzo
René Goscinny et Albert Uderzo

Fidèle complice du scénariste français René Goscinny, nous devons notamment à ce véritable génie du dessin les séries humoristiques :

  • "Jehan Pistolet", le corsaire, créé en 1952 avec René Goscinny,
Jehan Pistolet d'Albert Uderzo et rené Goscinny
Jehan Pistolet d'Albert Uderzo et rené Goscinny
  • "Oumpah-Pah", le Peau-rouge, créée en 1958 avec rené Goscinny,
Le premier album d'Oumpah-Pah le peau-rouge (1961)
Le premier album d'Oumpah-Pah le peau-rouge (1961)
  • et bien sûr "Astérix", le Gaulois, créée en 1959 avec René Goscinny.
Le célébrissime dessin d'illustration de la quatrième de couverture des albums d'Astérix
Le célébrissime dessin d'illustration de la quatrième de couverture des albums d'Astérix
La toute première case de la première planche des aventures d'Astérix le gaulois, parue le 29 octobre 1959, dans le numéro un du journal "Pilote" (couleurs d'origine)
La toute première case de la première planche des aventures d'Astérix le gaulois, parue le 29 octobre 1959, dans le numéro un du journal "Pilote" (couleurs d'origine)
La toute première case de la première planche des aventures d'Astérix le gaulois, parue le 29 octobre 1959, dans le numéro un du journal "Pilote"
La toute première case de la première planche des aventures d'Astérix le gaulois, parue le 29 octobre 1959, dans le numéro un du journal "Pilote"
La toute première case de la première planche des aventures d'Astérix le gaulois, parue le 29 octobre 1959, dans le numéro un du journal "Pilote" (nouvelles couleurs de 2006)
La toute première case de la première planche des aventures d'Astérix le gaulois, parue le 29 octobre 1959, dans le numéro un du journal "Pilote" (nouvelles couleurs de 2006)
  • mais également - beaucoup l'ont, je crois, malheureusement oublié - la série "Tanguy et Laverdure", créée en 1959 avec Jean-Michel Charlier, et devenue à la télévision (1967-1970 puis 1988-1991) et au cinéma (2005) "Les chevaliers du ciel", dont il fut le premier dessinateur.
"L'école des aigles" (1961), premier album de la série de bande dessinée franco-belge "Tanguy et laverdure", créée en 1959 par Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier
"L'école des aigles" (1961), premier album de la série de bande dessinée franco-belge "Tanguy et laverdure", créée en 1959 par Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier

"Morris".

Le dessinateur belge Morris

Il s'agit du nom de plume du dessinateur et scénariste belge Maurice de Bevere, né le 1er décembre 1923 et mort le 16 juillet 2001.

Lucky Luke par Morris
Lucky Luke par Morris

Membre de l'École de Marcinelle ou École de Charleroi, il a créé, en 1946, le célèbre cow-boy de bande dessinée Lucky Luke, auquel - cas assez peu fréquent dans la profession - il a consacré l'intégralité de sa carrière.

J'ai évoqué dans un autre article "Du raisiné sur les bafouilles", le récit complet en six planches réalisé en 1956 constituant sa seule histoire ne se situant pas dans l'univers de Lucky Luke.

Source : wikipedia.org

"Le dessinateur à voix".

J'aime beaucoup ce surnom que le grand Hergé avait attribué en guise de clin d'oeil amical à son collaborateur Edgar P. Jacobs, qui avait en effet été artiste lyrique jusqu'en 1940, avant de devenir dessinateur et de créer les célèbres "Blake et Mortimer".

Sans doute le père de "Tintin et Milou" était-il aussi amusé que moi par le caractère pléonastique de la locution "chanteur à voix", à laquelle sa formule pleine d'humour faisait évidemment référence.

"Edgar P. Jacobs".

Edgar P. Jacobs

Le nom de ce géant belge de la bande dessinée, maître de la "ligne claire", qui créa la légendaire série "Blake et Mortimer", en 1947, ne se prononce évidemment pas "Edgar "Pi" Jacobs", "à l'anglaise", comme l'a lamentablement fait le journaliste français Laurent Goumarre dans son émission radiophonique "Le nouveau rendez-vous", sur France Inter, le 6 juin 2019. Et ce, après l'avoir appelé "Edgar "Pi" James", qui plus est !

Mais tout simplement : "Edgar "Pé" Jacobs" !

Il s'agit en effet du nom de plume d'Edgard (avec un "d") Félix Pierre Jacobs, né le 30 mars 1904 et mort le 20 février 1987, un très grand monsieur, dont j'ai eu l'immense honneur d'éditer, sous forme de cartes postales, dans la première partie des années 1980, les couvertures des premiers albums de "Blake et Mortimer", ainsi que de nombreux dessins ou cases parmi les plus célèbres.

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"Un sabot de Denver".

Un sabot de Denver

Il s'agit d'un dispositif conçu pour empêcher un véhicule automobile de circuler.

Pouvant de nos jours revêtir de très nombreuses formes en fonction des fabricants et des pays, il doit cependant son nom de "sabot" au fait qu'il était, à l'origine, constitué d'un gros bloc métallique, entourant la roue du véhicule de telle sorte que l'un et l'autre soient inamovibles.

Ce dispositif est essentiellement utilisé par les forces de police en lieu et place de l'enlèvement du véhicule. Mais il peut également être utilisé à des fins de sécurité, afin d'éviter qu'il ne soit volé.

Comme son nom l'indique, le nom de cet objet provient de la ville de Denver (Colorado) (États-Unis d'Amérique), qui fut la première à mettre en œuvre ce système.
Il a été inventé en 1944 par Frank Marugg, qui en a déposé le brevet en 1958, mais sa première utilisation date de 1955.

Frank Marugg comptait des amis parmi les politiciens locaux et les responsables de la police de sa ville, ce qui lui a permis de proposer son invention pour résoudre le problème de vandalisme et de vols sur les véhicules mis en fourrière, pour lesquels la municipalité était obligée d’indemniser les propriétaires.

Depuis, les états-uniens surnomme cet objet "La botte" ou - curieusement - "Le pit bull".

Personnellement, c'est de façon verbale que j'avais appris son nom, lorsque j'avais 6 ou 7 ans et habitait Courbevoie (92), à proximité immédiate de Paris (75), de 1965 à 1969, période à laquelle le "Sabot de Denver" a été adopté dans notre pays.

J'avais bien imaginé, malgré mon très jeune âge, que le nom de cet appareil provenait de la ville où on l'avait inventé. Mais comme on l'avait alors prononcé sabot de -dan-ver" (au lieu de "dène - veure")" et que j'ignorais alors l'existence de cette ville états-unienne de "Denver", je n'ai pas compris (pas de réseau internet à l'époque, hélas, pour le gamin assoiffé de connaissance que j'étais !) pourquoi on disait un sabot "de d'Anvers" (du nom de la ville belge, que je connaissais, elle, ne me demandez pas pourquoi !) et pas un sabot "d'Anvers". Oui, je sais, tout petit déjà j'étais un pinailleur !

Fort heureusement pour ma culture générale, le hasard fait parfois bien les choses et l'explication me fut assez rapidement donnée, grâce à la sortie, en avril 1968, de "La diligence", le 32e album de Lucky-Luke, par Morris et Goscinny.

"La diligence", 32e album des aventures de "Lucky-Luke" (avril 1968)

Dans ce superbe décalque du film américain de 1939 "La chevauchée fantastique", première collaboration officielle des légendaires John Ford et John Wayne (*), le génial René Goscinny exposait en effet, en préambule, à travers le texte d'une affiche placardée sur tous les murs de la ville : "Demain, une diligence quittera Denver à destination de San Francisco avec un chargement d’or d’une valeur sans précédent ! Le conducteur sera Hank Bully. La Wells Fargo & Cie s’est assuré le concours du célèbre Lucky Luke en sa qualité d’escorte spéciale. La Wells Fargo passe toujours !" ; l’objectif de ce qui est encore de nos jours l'une des plus grandes banques états-unienne étant naturellement de redorer le blason de son service de convoyage de fonds, régulièrement attaqué.

Le mystère était donc levé !

Et tant mieux car la sortie de cet album s'accompagnait, pour moi, d'une très mauvaise nouvelle.

Cet ouvrage, souvent mentionné, par les amateurs comme par les spécialistes, comme le meilleur de la série, était en effet le premier album cartonné de la série, à la suite du passage de Morris et Goscinny chez Dargaud, l'éditeur d'Astérix ; Morris étant mécontent des albums Dupuis, brochés, dont il estimait qu'ils ne rendaient pas suffisamment hommage à son héros.

Mais cette montée en gamme s'accompagnait malheureusement d'une explosion du prix unitaire, qui avait évidemment bigrement inquiété le fervent collectionneur que j'étais déjà, au vu de la faiblesse de mes moyens financiers de tout petit garçon ! Songez donc qu'il allait désormais falloir débourser environ 7FF (1,07€), contre 4,50FF (0,69€) auparavant, si mes souvenirs sont exacts !

Encore une fois, comme dirait l'autre, "Tout ceci ne nous rajeunit pas" !

Sources : wikipedia.org et achat-voiture.ooreka.fr

(*) : John Wayne avait en effet déjà tourné six fois sous la houlette de John Ford, entre 1928 et 1930, mais sans jamais être crédité au générique.

"Duran Duran".

Le groupe britannique Duran Duran

C'est dans le cinéma que ce groupe de new wave britannique, fondé en 1978 à Birmingham (Angleterre) (Royaume-Uni) est allé chercher son curieux nom en forme de gémination.

Plus exactement dans "Barbarella", un film franco-italien de science-fiction réalisé, en 1968, par le français Roger Vadim, un homme fondamentalement dénué de tout sens esthétique et à la vie sentimentale décidément marquée par la déveine, puisque successivement obligé de vivre avec la célèbre pléiade de boudins difformes : Annette Stroyberg, Brigitte Bardot, Jane Fonda, Catherine Deneuve et Marie-Christine Barrault !

Affiche du film "Barbarella"

Le film constitue une adaptation de la bande dessinée avant-gardiste du même nom, créée en 1962 par le français Jean-Claude Forest, et mettant en scène celle qui fut considérée comme la première héroïne "pour adultes", pourtant bien innocente au regard de nos critères actuels !

On y trouve, quoi qu'il en soit, le savant fou "Durand Durand", dont nos jeunes musiciens ont anglicisé le nom en en supprimant les "d" pour en faire celui de leur célèbre groupe.

Ainsi "Durand Durand" (duran-duran) est il devenu "Duran Duran" (durane-durane).

À l'instar du groupe français "Birdy Nam Nam" (beur-di nam-nam), qui francisera quelques années plus tard la réplique "Birdy Num Num" (beur-di neum-neum), du film "La party", en en remplaçant les "u" par des "a".

Pour vous rajeunir un peu : des images de ce groupe, avec leur tube planétaire de 1983, "The reflex" :

"Marcello", "Raphaël" ou "Raphaël Marcello".

Le dessinateur de bande dessinée italien Raffaele Carlo Marcello dit Marcello

Il s'agit des trois noms de plume de Raffaele Carlo Marcello, un dessinateur de bande dessinée italien, né le 16 novembre 1929 et mort le 23 décembre 2007.

"John Parade le patrouilleur de l'espace", une série de Marcello et Maric (1976-1979) "Cristal", une série de Marcelo et Maric (1981-1988)

 

Il est l'auteur des séries "John Parade, Patrouilleur de l'Espace" (1976-1979), "Cristal" (1981-1988) et "Wayne Thunder" (1987-1988), avec Alain de Kuyssche.

Wayne Thunder T2 "La porte de 1 "Le continent perdu" (1988) de Marcello et Alain de Kuyssche
Wayne Thunder T2 "La porte de 1 "Le continent perdu" (1988) de Marcello et Alain de Kuyssche

Mais, pour une grande partie des garçons de ma génération, lecteurs du journal "Pif Gadget", il demeure avant tout l'inoubliable dessinateur du célèbre Docteur Justice.

"Docteur Justice", une série de Marcello et Ollivier (1970-1990)

Source : wikipedia.org

 

16 animaux marins de fiction entrés dans notre imaginaire collectif.

Ce petit inventaire regroupant 16 noms d'animaux marins de fiction relevant de 6 espèces différentes est évidemment loin d'être exhaustif. Mais il a néanmoins le mérite d'exister et de nous montrer à quel point les animaux de fiction ont aujourd'hui envahit notre imaginaire collectif !

1 BALEINE : Moby Dick

2 CRABES : Mr Krabs (également appelé Eugène H. Crabs ou Capitaine Krabs) ("Bob l'éponge") et Sébastien ("La petite sirène")

2 DAUPHINS : Flipper ("Flipper le dauphin") et Oum ("Oum le dauphin blanc")

1 ÉTOILE DE MER : Patrick ("Bob l'éponge")

7 POISSONS : Bubulle ("Gaston Lagaffe"), Cléo ("Pinocchio"), Dory, Marin et Nemo ("Le monde de Nemo"), Maurice (publicité télé de 2001 pour ChocoSuis' de Nestlé) et Polochon ("La petite sirène")

3 POULPES : Carlo (également appelé Carlo tentacule ou La Pieuvre) ("Bob l'éponge"), Ursula ("La petite sirène") et Hank ("Le monde de Dory")

"Un caméo".

Ce terme italien ("cameo" ou "cammeo") désigne, dans le monde du théâtre, du cinéma ou de la bande dessinée, l'apparition fugace dans un récit d'un acteur, d'une actrice, du réalisateur ou d'une personnalité déjà célèbre.

Le caméo est avant tout un clin d'œil, c'est pourquoi il n'est généralement pas crédité. Il est bref et souvent anecdotique, car il n'influe généralement pas sur le cours de l'histoire. Il peut être ouvertement montré, ou bien décelable par les seuls spectateurs avertis.

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"Un diptyque" ou "Un triptyque".

Il s'agit - comme l'indique son étymologie grecque - d'une œuvre en deux volets ou en trois volets.

Le diptyque/triptyque est en effet un ensemble composé de deux/trois unités distinctes qui entretiennent une correspondance.

Il s'est d'abord longtemps agit de peintures ou de sculptures composées de deux panneaux, fixes ou mobiles. Et à usage essentiellement religieux.

De plus en plus, de nos jours, cependant,  le terme s'utilise dans de nouveaux domaines artistiques :

  • dans la photographie : en parlant de deux/trois photographies s'alimentant visuellement l'une l'autre dans un but esthétique ou documentaire.

Par exemple : Plan général-détails. Ou deux/trois plans d'une même scène à deux/trois époques différentes.

  • dans le cinéma :
    • en parlant de deux films complémentaires qui, toutefois, ne se font pas suite.

Par exemple : "Mémoires de nos pères" et "Lettres d'Iwo Jima" est un diptyque de Clint Eastwood (2006), présentant la bataille d'Iwo Jima (1945) d'un point de vue américain et d'un point de vue japonais.

    • Ou d'une œuvre complète originellement mais scindée en deux parties pour des raisons commerciales.

Par exemple : "Kill Bill 1" et Kill Bill 2" de Quentin Tarantino (2003 et 2004). Conçu à l'origine comme un seul film,mais séparé en deux parties en raison de sa longueur (environ 4 heures pour les deux volets réunis).

Ou "1900" de Bernardo Bertolucci (1976) qui durait 5H20 et est donc sorti en deux parties.

    • Par abus de langage, les termes "diptyque" et "triptyque" sont désormais souvent utilisés pour désigner toutes les séries de deux ou trois films, sans distinction.
  • dans la bande dessinée :
    • en parlant de deux albums complémentaires qui, toutefois, ne se font pas suite.
    • ou d'une œuvre complète originellement mais scindée en deux parties pour des raisons commerciales.

Par exemple : Les deux albums de Tintin, "Les sept boules de cristal" et "Le temple du soleil", d'Hergé (1947 et 1948), ou "Le diable des sept mers" d'Hermann (2008 et 2009).

    • Par abus de langage, les termes "diptyque" et "triptyque" sont désormais souvent utilisés pour désigner toutes les séries de deux ou trois albums, sans distinction.
  • dans la musique : en parlant d'une œuvre en deux ou trois parties.

Celles-ci, quoique séparées, sont indissociables du fait de leur lien musical.

Par exemple : la "Toccata et fugue en ré mineur", œuvre pour orgue écrite par Jean-Sébastien Bach entre 1703 et 1707, est un diptyque.